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Ministry of Agriculture, Food and Rural Affairs

Spongieuse

Larve mature de la spongieuse « Criblures » laissées sur les feuilles par les larves de la spongieuse Larve de la spongieuse
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Nom scientifique
Lymantria dispar (Linnaeus)

Identification
Œufs :

  • En amas contenant de 300 à 1 000 œufs,
  • Recouvert d’une natte fibreuse velue,
  • D’abord beiges, puis pâlissent sous l’effet de l’exposition à l’air.

Larves :

  • Jaunes, grises ou noires et portent de longs poils fins,
  • Juste sous la tête de la larve apparaissent cinq paires de points bleus suivies de six paires de points rouges,
  • Les larves mesurent de 6 à 7 cm de longueur,
  • La larve parvenue à maturité mesure de 30 à 65 mm de longueur et est très velue.

Pupes :

  • Couvertes de boucliers protecteurs en forme de poire d’environ 2,5 à 5,0 cm de longueur et de couleur brune.

Papillons adultes :

  • Noirs et blancs,
  • La femelle possède des ailes blanches ornées de motifs noirs,
  • Le mâle a des ailes gris foncé décorées de motifs pâles.

Dommages :

  • Petits trous appelés criblures sur les feuilles.

Souvent confondue avec
Juste sous la tête de la larve apparaissent cinq paires de points bleus suivies de six paires de points rouges. Ces points permettent de distinguer les larves de spongieuses des autres grosses chenilles velues.

Période d’activité
La spongieuse hiverne sous la forme d’amas d’œufs. Les œufs éclosent au printemps et les larves commencent immédiatement à se nourrir en mangeant les feuilles du stade prébouton rose jusqu’à la floraison. Les larves se transforment en pupes pour environ deux semaines au milieu de l’été. La spongieuse est généralement présente dans les vergers jusqu’en juillet. Les œufs hivernants sont pondus en août et en décembre. On compte une seule génération par année.

Notes de surveillance
Noter tout indice de l’activité de la part de la spongieuse lors des inspections périodiques du verger. Durant la période qui s’étend du stade prébouton rose au stade calice, vérifier 5 pousses terminales et 5 boutons (bourgeons fructifères) de chacun de 10 pommiers (soit 50 boutons et 50 pousses en tout) à la recherche de signes de l’activité alimentaire des chenilles. La spongieuse est généralement présente dans les vergers jusqu’en juillet.

Seuils d’intervention
Il est généralement recommandé d’intervenir dès qu’on détecte la présence de 12 à 15 larves sur un total de 100 boutons et pousses terminales inspectés.

Advanced

Nom scientifique
Lymantria dispar (Linnaeus)

Identification
Les femelles pondent des amas d’œufs contenant de 300 à 1 000 œufs et les recouvrent d’une natte fibreuse velue. Ces œufs sont d’abord beiges, puis pâlissent sous l’effet de l’exposition à l’air. Les larves sont jaunes, grises ou noires et portent de longs poils fins. Juste sous la tête de la larve apparaissent cinq paires de points bleus suivies de six paires de points rouges. Ces points permettent de distinguer les larves de spongieuses des autres grosses chenilles velues. Les larves mesurent de 6 à 7 cm de longueur. Les pupes de spongieuses sont couvertes de boucliers protecteurs en forme de poire d’environ 2,5 à 5,0 cm de longueur et de couleur brune. Les papillons adultes sont noirs et blancs. La femelle possède des ailes blanches ornées de motifs noirs, tandis que le mâle a des ailes gris foncé décorées de motifs pâles. La larve parvenue à maturité mesure de 30 à 65 mm de longueur et est très velue. Les femelles adultes ne peuvent voler et comptent sur les phéromones qu’elles émettent pour attirer les mâles.

Les larves mâchent les feuilles, laissant derrière elles de petits trous appelés criblures. Quand elles ne se nourrissent pas, les larves se reposent sur une natte de soie qu’elles tissent sur le revers des feuilles.

Souvent confondue avec
Juste sous la tête de la larve apparaissent cinq paires de points bleus suivies de six paires de points rouges. Ces points permettent de distinguer les larves de spongieuses des autres grosses chenilles velues.

Biologie
La spongieuse hiverne sous la forme d’amas d’œufs regroupant de 100 à 1 500 œufs déposés sur les troncs, sous les branches et sur l’écorce des arbres. Les œufs éclosent au printemps et les larves commencent immédiatement à se nourrir en mangeant les feuilles. Les larves passent par cinq à six stades larvaires, puis se transforment en pupes au milieu de l’été. Les larves des premier à troisième stades larvaires se nourrissent de l’aube jusqu’au milieu de la matinée, puis se protègent de la chaleur du jour en se réfugiant sous l’écorce des arbres ou la couverture herbacée du sol. Les larves des quatrième à sixième stades larvaires se nourrissent la nuit, du coucher au lever du soleil (toutefois, les larves se nourriront jour et nuit si les densités de population deviennent trop fortes). La période larvaire s’étend sur une quarantaine de jours, de l’éclosion des œufs à la pupaison, celle-ci durant environ deux semaines. Les œufs hivernants sont pondus en août et en décembre. On compte une seule génération par année.

Période d’activité
Les œufs éclosent au printemps et les larves commencent immédiatement à se nourrir en mangeant les feuilles du stade prébouton rose jusqu’à la floraison.  Les larves se transforment en pupes pour environ deux semaines au milieu de l’été. La spongieuse est généralement présente dans les vergers jusqu’en juillet.

Notes de surveillance
Noter tout indice de l’activité de la part de la spongieuse lors des inspections périodiques du verger. Durant la période qui s’étend du stade prébouton rose au stade calice, vérifier 5 pousses terminales et 5 boutons (bourgeons fructifères) de chacun de 10 pommiers (soit 50 boutons et 50 pousses en tout) à la recherche de signes de l’activité alimentaire des chenilles. La spongieuse est généralement présente dans les vergers jusqu’en juillet.

Seuils d’intervention
Il est généralement recommandé d’intervenir dès qu’on détecte la présence de 12 à 15 larves sur un total de 100 boutons et pousses terminales inspectés.

Moyens de lutte

  • Les chenilles défoliatrices du printemps font face à de nombreux prédateurs et parasites. Parmi ces prédateurs, on compte les carabes (famille des Carabidae), les pentatomes ou punaises des bois (famille des pentatomidés), les réduves (famille des réduviidés) et les araignées.
  • Pour maintenir et favoriser les ennemis naturels des chenilles défoliatrices du printemps, il faut des traitements d’insecticides seulement si le seuil d’intervention est atteint, et choisir pour ce faire les produits les plus bénins à spectre le plus étroit possible.  
  • Certains oiseaux, comme les mésanges, le merle bleu de l’Est, les fauvettes et les pics-bois se nourrissent volontiers de chenilles.
  • Les guêpes parasites (Braconidae, Ichneumonidae) et les mouches (Tachinidae) attaquent aussi les chenilles, tandis que les minuscules guêpes Trichogramma parasitent souvent les œufs des papillons nocturnes.
  • Diverses maladies virales et fongiques affectent également les populations de chenilles, notamment lors des printemps doux et pluvieux.
  • Pour connaître le choix d’insecticides, voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.