Notes d'allocution - Ministre des Affaires rurales

Sommet de l'Ontario rural, discours

Date : Le 3 mars 2014

Lieu : Best Western Inn, Cobourg

Mots : 3 290

Bonjour,

Je tiens d'abord à vous remercier, chacun et chacune d'entre vous, d'avoir pris le temps de venir ici, malgré vos horaires chargés, pour assister au tout premier Sommet de l'Ontario rural.

Le « partenariat » est un mot que nous entendrons souvent aujourd'hui.

Comme nous le savons tous, le progrès va de pair avec les partenariats que nous créons dans les collectivités partout en Ontario.

Pour ma part, je vous considère, ainsi que les organisations que vous représentez, comme d'importants partenaires, alors que nous poursuivons nos efforts pour renforcer nos collectivités et les entreprises en milieu rural.

J'aimerais aussi remercier le Rural Ontario Institute d'avoir concrétisé le projet du sommet auquel nous assistons aujourd'hui.

Cet organisme compte parmi mes premières rencontres en ma qualité de ministre des Affaires rurales.

Ses dirigeants m'avaient alors fait part d'idées perspicaces quant aux meilleurs moyens de mobiliser et de représenter nos collectivités rurales. Je leur suis reconnaissant pour leurs conseils et leurs efforts constants afin de mieux répondre aux besoins de l'Ontario rural.

Une question revient constamment au sein du gouvernement et parmi nos partenaires : « Qu'est-ce que l'Ontario rural? »

Comme vous êtes nombreux à le savoir, pour la mise en œuvre de programmes de financement ou la prestation de services, une collectivité est considérée comme étant « rurale » lorsque sa population est inférieure à 100 000 habitants.

Cependant, bien franchement, le calcul n'est pas si simple.

L'Ontario rural est diversifié et a plusieurs facettes.

Il n'en existe pas une définition unique, et la perception du concept de « ruralité » varie.

Bon nombre de ceux et celles qui vivent « à la campagne », dans les villages et les hameaux, comptent sur les services que leur fournissent des villes comme Cobourg, Port Hope et Peterborough, ma ville natale.

Cela comprend non seulement les services de base, comme la présence d'épiceries et de pharmacies, mais aussi les services sociaux essentiels, notamment les soins de santé offerts par les hôpitaux et les cabinets de médecin ainsi que l'aide à l'emploi.

Cependant, s'il est si difficile de définir l'adjectif « rural », c'est surtout parce que son sens le plus important, le sentiment d'appartenance à la communauté qu'il suscite, n'est guère facile à mesurer.

Le sentiment d'appartenance à la communauté est souvent l'expression des ressources, des croyances et des valeurs communes d'une collectivité. Et nos collectivités, tricotées serré, reposent sur les partenariats de collaboration.

Tous les résidants de l'Ontario, peu importe où ils habitent, méritent un accès équitable aux programmes et services gouvernementaux. Il reste toutefois que certaines collectivités rurales et plus petites se heurtent à des difficultés pour la prestation de soins de santé, la formation professionnelle, l'investissement dans l'infrastructure et le développement économique local – tous des éléments clés pour assurer la vitalité d'une collectivité.

Par ailleurs, les exemples de réussite abondent dans l'Ontario rural, et nous pouvons tous en tirer des leçons ou miser sur les réalisations pour aller plus loin, par l'élaboration de bonnes politiques d'intérêt public, en collaboration avec nos collectivités rurales et plus petites.

Ce sommet offre une excellente occasion de discuter de questions touchant les infrastructures sociale et économique qui modèleront l'avenir de l'Ontario rural, y compris :

  • la promotion d'initiatives d'expansion commerciale novatrices et l'édification de collectivités réceptives à l'investissement;
  • la création de débouchés pour améliorer les compétences de notre effectif rural, notamment celles des jeunes, des immigrants et des résidants ruraux en général;
  • la proposition de solutions aux difficultés que doivent parfois surmonter les collectivités rurales pour assurer une croissance économique durable et la création d'emplois;
  • et la prestation de soins de santé, si importante pour soutenir le renforcement des collectivités rurales.

Infrastructure sociale

La façon de travailler ensemble dans nos collectivités rurales est fondamentalement différente par rapport aux grands centres urbains.

Laissez-moi vous donner un exemple.

Tous les ordres de gouvernement et toutes les organisations de la province font face à des contraintes budgétaires.

Et nous savons tous qu'il faut maintenir et améliorer constamment certains services importants, comme les soins de santé.

Les soins de santé coûtent plus de 48 milliards de dollars et absorbent environ 42 p. 100 du budget total des programmes de l'Ontario.

Il est important de comprendre qu'en Ontario, une proportion de 33 p. 100 du budget des soins de santé est consacrée à 1 p. 100 des patients qui ont des besoins complexes. Les patients qui ont des besoins complexes représentent 5 p. 100 de la population de la province, mais on dépense pour eux environ les deux tiers du budget des soins de santé.

Et 50 p. 100 d'entre nous, ceux dont la santé est meilleure, utilisent seulement 1 p. 100 du budget des soins de santé. Aussi, plutôt que de nous attaquer à nos difficultés budgétaires de la façon traditionnelle, c.-à-d. un poste après l'autre, en examinant ce que nous dépensons pour les hôpitaux, les médicaments, les soins prolongés, etc., nous devons surtout voir comment nous pouvons mieux répondre aux besoins des patients.

Souvent, les coûts élevés sont attribuables à la duplication des services que reçoivent les patients, et à l'usage fréquent que nous faisons de ces services.

Le fait de recevoir des soins de santé supplémentaires n'améliore pas nécessairement l'état de santé des patients.

Cela a souvent pour effet d'accroître les besoins et de réduire l'accès à des médecins, à des spécialistes et à d'autres professionnels des services de soutien communautaires.

En certains cas, les patients deviennent des visiteurs assidus des salles d'urgence parce qu'ils ne savent plus où aller.

Ces visites imprévues aux salles d'urgence font exploser les coûts des soins de santé.

C'est pourquoi notre gouvernement va de l'avant avec les Maillons santé communautaires.

Ce modèle élimine les cloisonnements dans le système de soins de santé et fait travailler en équipe les patients et les professionnels de la santé. C'est une initiative novatrice qui repose essentiellement sur le partenariat.

Pensons, par exemple, aux personnes âgées souffrant de démence ou du diabète, et qui reçoivent de l'aide des services sociaux.

Selon toute probabilité, plusieurs personnes s'occupent de les aider.

Mais ce n'est pas tout.

Il faut se rappeler les instructions que donnent toutes ces personnes et se soumettre à une panoplie d'examens.

De plus, il faut prendre des médicaments régulièrement et suivre un régime alimentaire adapté à son état de santé.

Les personnes qui s'occupent de tels patients ne communiquent pas entre elles pour s'assurer qu'ils reçoivent les meilleurs soins possible.

Si l'état de santé se détériore, on n'aura peut-être d'autre choix que de se présenter à une salle d'urgence ou dans un hôpital, c.-à-d. la solution la plus coûteuse offerte par notre système de soins de santé.

Notre gouvernement a créé le modèle des Maillons santé communautaires pour que les patients reçoivent des soins personnalisés élaborés en collaboration avec une équipe de fournisseurs de soins de santé.

L'initiative des Maillons santé communautaires est très importante, et ce, pour plusieurs raisons :

Premièrement, elle montre que le gouvernement tire des leçons de ce qui se passe dans nos collectivités rurales.

En fait, ce modèle de soins s'inspire d'un partenariat entre la Change Foundation et l'Hôpital Northumberland Hills, situé ici même, à Cobourg.

Il est en voie d'être adopté dans toute la province. Vous voyez maintenant pourquoi je veux savoir ce que vous faites dans votre collectivité. Ce sont des idées comme les vôtres, conçues pour et par les collectivités, qui peuvent changer la donne à l'échelle du système.

Deuxièmement, l'initiative Maillons santé communautaires ne serait pas possible si nos petites collectivités ne reposaient pas déjà sur des partenariats « tricotés serré ».

Si plusieurs personnes sont appelées à s'occuper du même patient, il est bon que leurs enfants fréquentent la même école.

Je veux dire par là que, souvent, les gens des collectivités rurales se connaissent, ce qui facilite grandement le travail d'équipe.

Une infrastructure des soins de santé moderne assure l'excellence des services et offre des avantages qui vont bien au-delà de l'amélioration de la santé des patients.

Elle contribue à la santé globale de la collectivité, car la réussite et la prospérité de toute collectivité reposent sur une infrastructure sociale solide, comme les soins de santé, l'éducation et les services sociaux.

Dans nos collectivités, l'infrastructure sociale, en particulier les établissements scolaires, constitue un facteur de cohésion et une importante source d'emplois.

Cette infrastructure sociale contribue à la vigueur des collectivités. Elle influence également la capacité de stimuler la croissance économique et de se préparer à accueillir les investissements.

Infrastructure économique

Cela nous amène à discuter de l'infrastructure économique.

L'un des plus grands défis des collectivités rurales de l'Ontario consiste à demeurer compétitives dans l'économie de plus en plus mondialisée d'aujourd'hui.

Les collectivités rurales de l'Ontario apportent à elles seules 106 milliards de dollars au PIB de la province. Elles jouent un rôle essentiel pour l'avenir de l'Ontario.

Toutefois, de nombreuses collectivités ont éprouvé de grandes difficultés.

Une entreprise qui emploie 10 personnes, cela peut sembler bien peu dans une grande ville.

Mais, dans les collectivités rurales, ce type d'entreprise est au cœur de la vie économique. La prospérité des petites municipalités est étroitement liée au succès des petites et moyennes entreprises qui s'y trouvent.

Pour un grand nombre de collectivités, il est difficile de retenir ces entreprises.

Dans certains cas, ces entreprises se voient forcées de fermer leurs établissements dans les petites collectivités.

La clé de notre avenir réside dans le succès des mesures que nous prenons ensemble pour prévenir les pertes d'emploi ou y remédier en attirant d'autres entreprises.

Le gouvernement joue à cet égard un rôle important et doit veiller au succès de ces entreprises locales. Nous devons, par exemple, moderniser le système fiscal pour rendre notre économie plus compétitive et nous attaquer au coût de l'électricité, qui freine le développement des entreprises.

C'est pourquoi nous avons prolongé jusqu'en 2015 la déduction pour amortissement.

Cela encouragera les fabricants de l'Ontario à investir davantage dans leurs installations.

Notre gouvernement a également l'intention de réduire de 265 millions de dollars les impôts aux entreprises d'ici 2015.

De plus, nous avons prolongé le programme qui permet aux entreprises de radier le coût de la machinerie et des équipements, et de réduire de moitié le taux d'imposition des investissements dans les nouvelles entreprises.

Nous avons également réduit le taux d'imposition général des entreprises, qui est maintenant plus bas que le taux combiné du gouvernement central des États‑Unis et de n'importe lequel des États de ce pays.

Nous avons aussi réduit le taux d'imposition des entreprises des secteurs de la fabrication et de la transformation, de l'extraction minière, de la foresterie, de l'agriculture et de la pêche.

Enfin, nous avons éliminé l'impôt sur le capital, qui faisait obstacle aux nouveaux investissements.

En conséquence, le fardeau fiscal des entreprises de l'Ontario est réduit de 2,1 milliards de dollars par année.

Ce n'est pas tout...

Depuis 2009, nous avons réduit l'impôt global des entreprises de 8,5 milliards de dollars par année en abaissant le taux d'imposition des sociétés et en éliminant l'impôt sur le capital.

Même si elle a été difficile sur le plan politique, l'introduction de la TVH a été une bonne décision.

Elle préservera la compétitivité de l'Ontario et, pour les entreprises ontariennes, se traduira par des économies de 4,6 milliards de dollars par année en taxes enchâssées seulement et de 635 millions de dollars en frais d'observation.

En raison de toutes ces mesures, en 2011, le magazine Forbes a classé le Canada au premier rang des meilleurs pays où investir, mentionnant plus particulièrement la réforme du régime fiscal de l'Ontario comme facteur clé.

Nous savons que le gouvernement provincial doit rester actif pour investir dans les nouveaux emplois.

C'est pourquoi nous avons créé les fonds de développement de l'Est et du Sud-Ouest de l'Ontario.

Ces fonds nous ont permis d'investir dans des entreprises comme Answer Precision Tool à Kitchener, Protoplast à Cobourg, NutraBlend Foods à Cambridge et Flying Colours à Peterborough.

Au total, nous avons injecté plus de 100 millions de dollars dans le développement économique régional par l'entremise de ces deux fonds, lesquels ont entraîné un investissement total de près de un milliard de dollars.

Ces sommes ont contribué à la création et au maintien de plus de 24 400 emplois dans les collectivités de l'ensemble de l'Ontario.

Depuis son lancement en octobre 2012, le Fonds de développement du Sud-Ouest de l'Ontario a consenti plus de 36 millions de dollars, générant des investissements d'entreprises de plus de 340 millions et favorisant la création de plus de 1 800 nouveaux emplois ainsi que le maintien de 7 200 emplois existants.

Pour sa part, depuis son lancement en 2008, le Fonds de développement de l'Est de l'Ontario a consenti plus de 68 millions de dollars, générant des investissements d'entreprises de plus de 655 millions et favorisant la création de plus de 2 900 nouveaux emplois ainsi que le maintien de 12 500 emplois existants.

Nous devons aussi nous assurer de garder des tarifs d'électricité concurrentiels.

Des représentants de mon bureau ont récemment rencontré des dirigeants locaux pour discuter de cette question, et nous continuons de chercher des moyens pour répondre aux préoccupations à cet égard.

Il y a plusieurs façons de résoudre les problèmes liés aux tarifs d'électricité.

Par exemple, l'an dernier, grâce au Programme des tarifs préférentiels d'électricité pour le secteur industriel, des entreprises sont devenues admissibles aux tarifs d'électricité parmi les plus bas en Amérique du Nord en échange de la création d'emplois et de l'attraction de nouveaux investissements en Ontario.

Toute mesure visant à mieux positionner nos collectivités pour protéger les emplois manufacturiers et en attirer d'autres est essentielle à la réussite économique future de l'Ontario rural.

Bénéficiant d'un taux d'imposition des sociétés parmi les moins élevés au Canada, nos plus grandes entreprises, y compris les fabricants, procurent un soutien important aux administrations locales, de même qu'au gouvernement provincial.

Leur réussite, en retour, nous profite directement, nous aidant à financer des services sociaux essentiels, comme l'éducation et les soins de santé. En fait, 30 p. 100 des recettes fiscales de tous les ordres de gouvernement proviennent du secteur manufacturier.

Cependant, notre tâche n'est pas terminée.

Votre connaissance avancée du secteur manufacturier est cruciale dans les efforts que nous déployons ensemble pour élaborer des stratégies efficaces pour lui, axées sur enjeux ruraux.

Nous devons aussi reconnaître le fait que l'Ontario est une économie d'exportation. Pensons, par exemple, à Global Med, à Trenton, une entreprise qui exporte dans une trentaine de pays et emploie 200 personnes.

Notre gouvernement doit aussi créer un climat favorable à la prospérité de nos entreprises.

Il s'agit notamment d'obtenir l'engagement de nos éventuels partenaires commerciaux et d'établir des ententes pour vendre nos produits et services – au Canada et dans le monde entier.

Les dirigeants locaux comme vous sont déjà prêts à participer activement à la promotion de votre collectivité à l'étranger…

Et c'est pourquoi nous tenons à connaître votre opinion afin que notre gouvernement puisse continuer à vous fournir le soutien dont vous avez besoin.

C'est aussi la raison pour laquelle le premier ministre a mis au défi notre secteur agroalimentaire de créer 100 000 nouveaux emplois d'ici 2020 et a lancé le Fonds de promotion des produits alimentaires locaux pour nous aider à atteindre cet objectif ambitieux.

Nous devons aussi veiller à ce que les 79 000 petites et moyennes entreprises rurales de l'Ontario continuent de croître et de prospérer.

En effet, nous savons tous que les entrepreneurs sont les piliers de notre économie rurale.

Et c'est pourquoi nous avons réduit l'impôt des petites entreprises, qui passe de 5,5 à 4,5 p. 100.

Nous savons aussi que l'investissement dans l'économie du savoir donnera à l'Ontario un avantage concurrentiel tant aujourd'hui que demain.

C'est la raison pour laquelle nous allons mettre en place des maternelles à temps plein pour donner à nos enfants le meilleur départ possible dans la vie afin de mieux les préparer pour l'avenir.

Par ailleurs, tandis que nous faisons la promotion de l'innovation et de l'esprit d'entreprise, nous avons lancé la Stratégie d'emploi pour les jeunes, qui permettra de créer environ 30 000 possibilités d'emploi pour ce groupe d'âge.

Nous continuerons d'investir dans des programmes de formation et de perfectionnement pour favoriser le retour au travail.

Voilà dix ans, nous avons déployé des efforts pour améliorer les services de télécommunication dans les régions rurales de l'Ontario.

Depuis, la technologie et les besoins des collectivités ont changé.

Pour stimuler les économies locales et favoriser l'investissement, l'accès à Internet demeure fondamental.

Si nous voulons que les entrepreneurs et les entreprises prospèrent dans les régions rurales de l'Ontario, nous devons leur procurer les outils nécessaires. C'est pourquoi l'accès au service Internet à large bande est essentiel.

Et, depuis 2007, nous avons investi près de 120 millions de dollars dans l'infrastructure du réseau à large bande au sein des collectivités rurales.

C'est-à-dire que 90 p. 100 des résidants de l'est de l'Ontario, plus d'un demi-million de résidants et d'entreprises du sud de l'Ontario et vingt-six communautés des Premières Nations au nord de l'Ontario ont à présent accès à un service haute vitesse à large bande.

Grâce au leadership de l'Eastern Ontario Wardens Caucus, le réseau à large bande est maintenant accessible dans leur région.

Il s'agit là d'un autre exemple de collaboration entre le gouvernement et ses partenaires sur le terrain, qui savent d'emblée ce dont leurs entreprises ont besoin pour prospérer.

Dans ma propre région de Peterborough, je souligne souvent les difficultés que doivent surmonter les collectivités situées le long de l'autoroute 7 entre Peterborough et Ottawa.

Au fil des ans, l'achalandage dans cette région a diminué à cause de l'expansion des autoroutes 401 et 417, ce qui a entraîné une baisse du tourisme et de la circulation locale qui soutenaient autrefois ces petites localités.

C'est pourquoi il faut avant tout user de prudence en planifiant le développement économique d'une municipalité pour garantir son succès.

Il est aussi essentiel que les municipalités s'adaptent à l'évolution des conditions économiques.

Et c'est là que des initiatives comme le Programme de développement économique des collectivités rurales (DECOR) entrent en jeu.

Depuis 2003, l'Ontario a investi 167 millions de dollars dans 418 projets DECOR générant plus de 1,2 milliard de dollars en activités économiques locales et créant plus de 35 000 emplois.

Les projets de revitalisation DECOR ont permis de générer 9,5 dollars pour chaque dollar investi et de créer ou conserver 261 emplois par million de dollars investis.

Depuis que je suis devenu ministre des Affaires rurales, nous avons relancé le programme DECOR. Inutile de préciser que ce programme – le seul en son genre au gouvernement – fait toute la différence pour les collectivités rurales.

Et aujourd'hui, j'aimerais annoncer deux nouveaux projets DECOR...

Nous accordons un nouveau financement de 100 000 $ à la Ville de Port Hope qui pourra ainsi se doter d'un plan stratégique pour exécuter les tâches suivantes :

  • concevoir un programme de formation-mentorat pour entreprises qui permettra d'améliorer le service à la clientèle;
  • aider les entrepreneurs locaux à concevoir et à mettre en œuvre des plans d'affaires et des stratégies de marketing pour faire croître leur entreprise;
  • concevoir des outils pour stimuler l'économie locale (p. ex. un guide sur le démarrage d'une entreprise dans le centre-ville).

Port Hope est un bon exemple de municipalité qui utilise la gamme d'outils fournis par mon ministère et les financements s'y rattachant, afin de mettre au point une planification de développement économique prudente.

Dans le cadre du même programme, nous accordons aussi à la Ville de Cobourg un financement de 125 000 $ pour lancer une initiative d'amélioration communautaire qui consistera :

  • à concevoir un plan directeur, lequel comprendra un recensement détaillé des sites du patrimoine locaux, afin de redonner de la vitalité au centre-ville pour que celui-ci soit à l'image de l'identité locale;
  • à créer, au moyen d'un site Web, une visite virtuelle de Cobourg pour attirer de nouveaux résidants et des promoteurs potentiels;
  • à élaborer un plan pour innover et revitaliser les lieux dans le centre-ville qui sont consacrés aux arts et à la culture.

Si cette démarche aboutit, l'initiative de Cobourg pourrait être utilisée comme modèle dans toute la province.

C'est la preuve qu'en travaillant ensemble et en étant à l'écoute des collectivités locales, nous sommes en mesure de créer une bonne politique publique qui aura pour effet de renforcer notre économie dans l'ensemble de la province.

Mon ministère est aussi prêt à travailler avec les municipalités rurales qui cherchent des conseils et de l'assistance sur la manière d'attirer de nouveaux investissements et de créer des emplois.

Nous disposons de conseillers formés pour évaluer les besoins en développement économique aux échelles locale et régionale.

Ces conseillers, à leur tour, travaillent avec la collectivité à chaque étape du processus –des évaluations initiales au suivi continu, en passant par les recommandations sur le programme.

Il existe un autre service à la disposition des collectivités rurales, un outil Internet appelé Analyst. Cet outil facile à utiliser fournit un accès à des données économiques régionales exactes et actuelles.

À ce jour, 140 organismes de développement ont accédé à Analyst pour soutenir 190 initiatives de développement économique en Ontario.

Ces services sont offerts pour aider toutes les collectivités rurales de la province, et je vous encourage à les découvrir pour savoir dans quelle mesure ils pourraient aider votre collectivité.

Bon nombre d'entre vous présents aujourd'hui connaissent déjà bien ces programmes, et, dans le cadre de nos délibérations, je vous invite à préciser comment ils vous ont été utiles ainsi qu'à vous prononcer sur les améliorations qui pourraient y être apportées.

Conclusion

À vrai dire, à mes yeux, l'Ontario rural incarne la notion de possibilité.

Le fait de vous apercevoir ici, rassemblés aujourd'hui, renforce ma conviction que, collectivement, nous pouvons exploiter nos ressources pour renforcer nos collectivités rurales dès aujourd'hui et pour demain.

Malgré des défis à relever, l'Ontario est en position de force pour progresser.

Notre province a enregistré un gain de 95 800 nouveaux emplois uniquement en 2013. Je suis ici pour parler en termes positifs. Ne sombrons pas dans le pessimisme ou le défaitisme.

Nous œuvrons activement à la promotion des nombreux atouts de l'Ontario pour attirer des emplois et des investissements, et nous continuons de miser sur l'avantage concurrentiel que nous apporte un secteur de la recherche et du développement de renommée mondiale.

Nous veillons aussi à solidifier les bases de l'infrastructure sociale afin de fournir des soins de santé de meilleure qualité et d'accroître les possibilités d'apprentissage pour nos enfants.

Et j'espère sincèrement que vous savez, comme moi, que votre travail, votre créativité, votre désir d'innover et votre passion de la province continueront d'avoir une incidence ce que nous entreprenons en tant que gouvernement.

Je crois à l'importance de travailler de concert avec mes partenaires et de respecter mes engagements.

C'est pourquoi, lorsque des municipalités s'adressent à moi et me disent avoir besoin d'un financement durable, prévisible et permanent pour les infrastructures, je réponds en un seul mot : oui.

Pour être réceptives à l'investissement, les collectivités ont besoin d'un financement pour l'amélioration d'éléments essentiels à l'infrastructure, comme les routes et les ponts.

Nos moyens de mesurer les progrès et de cerner les difficultés doivent s'appuyer sur les meilleures données disponibles quant à ce qui fonctionne.

Je suis donc heureux de constater la présence de deux leaders du développement rural avec nous aujourd'hui, M. David Freshwater et M. Robert Greenwood.

Mais le succès ne sera possible pour l'Ontario que si ses petites villes et ses villages réussissent eux-mêmes.

Sachez que vous pouvez compter sur un ministre des Affaires rurales qui défend vos intérêts au gouvernement et attire l'attention sur les besoins uniques de l'Ontario rural.

De fait, parmi les enjeux qui me tiennent à cœur, en tant que ministre, figure la défense des intérêts ruraux à la table du Cabinet.

Nous sommes ici aujourd'hui parce que nous savons que vous êtes à l'avant-poste et œuvrez au bénéfice de l'Ontario rural chaque jour.

Vous comprenez les défis auxquels nous sommes tous confrontés et savez que nous avons des obstacles à surmonter.

Aujourd'hui, j'aimerais vous entendre plus au sujet de ce que vous entreprenez.

Les réalisations de chacun sont porteuses de leçons. Nous devons mieux comprendre vos stratégies locales pour mieux réagir aux difficultés économiques avec lesquelles vous êtes aux prises.

Je sais que, par la collaboration, nous parviendrons à de bien meilleurs résultats pour bâtir des collectivités rurales plus saines et plus fortes en Ontario.

Merci.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : OMAF and MRA Staff
Date de création : 24 avril 2014
Dernière révision : 24 avril 2014