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Écosystème à biofiltre vivant pour la purification de l’air des édifices

Auteur : Dr. Mike Dixon - département de biologie environnementale/Université de Guelph
Date de création : 19 septembre 2006
Dernière révision : 19 septembre 2006

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Il est difficile de maintenir un bon niveau de qualité de l’air dans les édifices alors que la société nord‑américaine s’est industrialisée et que nous passons plus de 80 pour cent de notre temps à l’intérieur. Au Canada, les conditions climatiques sont très variables et on accorde une grande importance aux économies d’énergie; pour faciliter le maintien de conditions confortables à intérieur des édifices, on rend donc ceux‑ci étanches à l’air extérieur. Dans certains cas, il peut en résulter une accumulation de gaz provenant des meubles, des tapis, des carreaux de plafond et des revêtements muraux. Ces gaz, appelés composés organiques volatils (COV), peuvent également faire augmenter les risques de problèmes de santé si on ne les élimine pas.

Un projet de recherche financé par le MAAARO a mené à la création d’une nouvelle méthode d’épuration de l’air intérieur. Il s’agit d’une méthode de biofiltration à l’aide d’un biofilm formé de plantes vivantes et de microbes bénéfiques; le biofiltre ainsi constitué dégrade les polluants et produit de l’oxygène tout en épurant l’air sans gaspiller d’énergie.

Cette recherche pourrait avoir de nombreuses retombées bénéfiques pour toutes les personnes qui travaillent ou qui vivent dans les édifices ainsi équipés, notamment celles qui souffrent d’affections telles que l’asthme, la fatigue, les maux de tête, l’irritation des yeux, la fièvre et les infections. Cette technologie présente une vaste gamme d’avantages, y compris la réduction de la consommation d’énergie, l’amélioration de la qualité de l’air et une certaine valeur esthétique. Cette recherche sur l’utilisation des plantes, qui est financée par le MAAARO et menée à l’Université de Guelph, pourrait jouer un rôle dans la lutte contre le « syndrome des édifices hermétiques », et elle pourrait un jour mener à des applications dans le domaine de l’exploration spatiale.

Comme exemple des retombées bénéfiques de cette recherche, le collège Humber de Toronto est maintenant équipé d’un nouveau mur vivant d’une hauteur de quatre étages jouant le rôle de filtre à air. Comme autre exemple des avantages du projet original, citons également la création de la société Air Quality Solutions Ltd. de Guelph, qui offre des biofiltres végétaux à usage résidentiel et industriel.

Cette recherche, menée à l’université de Guelph et financée par le MAAARO et l’industrie, a aussi bénéficié d’un financement de CRESTech (Centre for Research in Earth and Space Technology, maintenant connu sous le nom de Earth and Environmental Technologies), un centre d’excellence de l’Ontario (OCE), et de l’octroi d’une bourse de recherche de l’OCE pour l’aide à la commercialisation de cette technologie. Le projet de recherche original était également financé par d’autres partenaires de collaboration comme Canada Life Assurance Co., Adason Properties Ltd., Air Quality Solutions, NORCAT, l’Agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne.

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