SR9088 - Stratégies de gestion de lutte contre la cécidomyie du chou-fleur dans les cultures de crucifères en Ontario

Auteur : Anna Formusiak, Analyste de recherche/MAAARO
Date de création : 19 septembre 2006
Dernière révision : 18 mars 2011

Le ministère a financé ce projet dans le cadre du Programme de nouvelles orientation de recherche de 2001.

Chercheuse principal

Dre Rebecca H. Hallett, Faculté de biologie environnementale, Université de Guelph (site Web en anglais seulement)

Objectifs

  1. Examiner les paramètres du cycle biologique de la cécidomyie du chou-fleur en Ontario.

  2. Évaluer les variétés résistantes ou sensibles aux dommages de la cécidomyie du chou-fleur.

  3. Évaluer l’efficacité des insecticides, nouveaux ou enregistrés, dans le contrôle de la cécidomyie du chou-fleur.

  4. Déterminer l’étendue réelle de la cécidomyie du chou-fleur dans les zones de production des cultures crucifères.

Avantages escomptés

  1. Amasser de nouvelles connaissances sur un insecte nuisible au sujet duquel aucune information n’existe en Amérique du Nord.

  2. Les pratiques de gestion mises en place contribueront à la réduction des pertes provoquées par cet insecte et à accroître la compétitivité de l’industrie des cultures de crucifères.

  3. Les renseignements produits fourniront immédiatement de l’information de contrôle et biologique nécessaire aux cultivateurs de crucifères en Ontario, aux dépisteurs et au personnel de soutien chargé de ce problème.

  4. La détermination de la distribution totale et courante de la cécidomyie du chou-fleur contribuera à la planification des stratégies visant la limitation des incidences de la cécidomyie du chou-fleur à l’échelle de l’industrie.

Résultats

Un modèle prédictif exact du développement de la cécidomyie du chou-fleur permettra aux cultivateurs de sélectionner et d’appliquer les insecticides selon le cycle de vie de la cécidomyie du chou-fleur; les recherches se sont ainsi concentrées sur la validation d’un modèle européen existant sur les urgences liées à la cécidomyie du chou-fleur et sur la mise en place d’un nouveau modèle inspiré des conditions ontariennes.

Le modèle a été testé pendant deux saisons de culture (2003 et 2004) en respectant les conditions ontariennes mais, étant donné qu’il ne prenait en considération que la température, il n’a pas permis de prédire avec exactitude la présence de la cécidomyie du chou-fleur adulte. Par conséquent, les chercheurs de l’Université de Guelph ont mis en place un nouveau modèle qui comprend également les paramètres d’humidité dont l’importance est connue dans le développement de la cécidomyie du chou-fleur. Le nouveau modèle a été élaboré à l’aide du logiciel de modélisation spécialisé DymexTM, conçu par la société australienne Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization (CSIRO). À la différence du modèle européen, le nouveau modèle préliminaire prédit de façon plus exacte l’urgence liée à la cécidomyie du chou-fleur pendant toute la saison. Ce nouveau modèle est actuellement remanié de sorte qu’il soit plus précis durant les tests de développement (planifiés pour la saison 2005) et pour augmenter sa capacité de valider les données sur la population de cécidomyie du chou-fleur.

Il est impossible d’éradiquer la cécidomyie du chou-fleur. Toutefois, grâce à un modèle prédictif exact, les cultivateurs espèrent être en mesure de contenir les infestations de la cécidomyie du chou-fleur sous les niveaux entraînant des pertes économiques. Le modèle validé devrait être un outil prédictif autonome pour cueillir des renseignements régionaux sur les populations de cécidomyie du chou-fleur. Ce modèle peut également être utilisé de pair avec des appâts de phéromones bien entretenus, ainsi qu’avec des dépistages réguliers accomplis par un conseiller qualifié, et ce, pour fournir de l’information exacte sur les périodes de pointe des populations de cécidomyie du chou-fleur à l’échelle locale.

Les pratiques de gestion de la cécidomyie du chou-fleur doivent intégrer des approches culturelle et chimique. L’International Swede Midge Taskforce recommande une rotation d’au moins trois ans des cultures de plantes crucifères et un contrôle des mauvaises herbes des crucifères afin de prévenir une prolifération des populations de cécidomyie du chou-fleur.

Pour de plus amples renseignements à ce sujet et sur d’autres recherches visant la cécidomyie du chou-fleur, veuillez communiquer avec la Dre Rebecca Hallett, Faculté de biologie environnementale, Université de Guelph, Guelph, Ontario, N1G 2W1; 519-824-4120 poste 54488; rhallett@uoguelph.ca.

Informations complémentaires

 


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 888 466-2372
Courriel : research.omafra@ontario.ca