SR9083 - Détecter les régions importantes pour la surveillance de la pollution de l'eau en matière d'excédent d'eau saisonnier et annuel

Auteur : Anna Formusiak, Analyste de recherche/MAAARO
Date de création : 19 septembre 2006
Dernière révision : 18 mars 2011

Le ministère a financé ce projet dans le cadre du Programme de nouvelles orientation de recherche de 2001.

Chercheuse principal

Dre Claudia Wagner-Riddle, Land Resource Science, Université de Guelph (site Web en anglais seulement)

Objectifs

  1. Assembler les données météorologiques historiques demandées pour deux régions climatiques de l’Ontario.

  2. Appliquer un modèle de simulation informatisée aux données climatiques afin d’estimer les composants liés à l’excédent d’eau saisonnier et annuel pour les deux régions climatiques.

  3. Calculer la variabilité des composants d’excédent d’eau pour chaque saison de l’année et pour chaque région.

  4. Déterminer la magnitude des différences dans la variabilité des excédents d’eau entre les régions pour chaque saison.

  5. Spécifier si ces différences sont importantes pour la contamination des eaux souterraines ou pour l’écoulement dans les conduites d’eau.

Avantages escomptés

  • S’il y a des différences importantes lorsque des excédents d’eau extrême risquent de se produire dans les régions climatiques de l’Ontario, cette information constituera une mise en garde pour les gestionnaires de l’eau municipale, pour l’Office de la protection de la nature et pour les fermiers.

Résultats

La variabilité de l’excédent d’eau saisonnier et annuel dans sept régions de l’Ontario fait l’objet d’une évaluation et d’une analyse. On entend par excédent l’eau résultant des précipitations qui s’écoule sur la surface des terres ou à travers le profil du sol jusqu’à finir par atteindre la surface libre de la nappe. Un modèle informatisé simulant l’écoulement de l’eau dans le sol, incluant les conditions de prise en charge, d’évapotranspiration, de gel et de dégel, a été utilisé pour évaluer le surplus d’eau. Le modèle a été appliqué aux données climatiques quotidiennes à partir du 1er janvier 1954 jusqu’au 31 décembre 2001 pour les sites d’enregistrement de sept régions climatiques : Harrow, Guelph, Mount Forest, Smithfield, Ottawa, Kapuskasing et Emo. Une culture de maïs et des conditions types de profil de sol ont été utilisées pour chaque région à titre de données pour le modèle informatisé.

On a constaté des différences importantes dans la moyenne des excédents d’eau saisonniers et annuels des sept régions. La variabilité d’une année à l’autre a été significative. La majorité des excédents d’eau s’est produite en hiver et au printemps et, certains printemps, l’excédent a dépassé les précipitations. Cette dernière situation pourrait être attribuable aux chutes de neige hivernales qui se sont poursuivies jusqu’au printemps avant qu’elle ne fonde. Le drainage profond a dépassé l’écoulement dans quatre des sept sites. Des trois sites où l’écoulement a dépassé le drainage profond dans le cas du profil de sol type, la différence était plus prononcée à Kapuskasing, à cause d’une fonte des neiges hors du commun au printemps. Le drainage profond a été relativement réduit à Emo et à Harrow.

Les régions les plus importantes pour la surveillance de l’excédent d’eau, sous l’angle du drainage excessivement profond estimé et d’une possibilité de contamination des eaux souterraines, se trouvent dans la ceinture de neige à l’est du Lac Huron et dans les régions où les sols sablonneux prédominent, ainsi qu’on l’a constaté à Smithfield.

Informations complémentaires

 


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