SF6044 - Contrôle de salmonella et des autres pathogènes présentant un danger pour la santé publique sur les fermes porcines de l'ontario

Auteur : Moustapha Oke - analyste recherchiste/DRI
Date de création : 19 juillet 2005
Dernière révision : 5 novembre 2009

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Chercheur :

Robert Friendship, Ph.D., Département de médecine des populations animales, Université de Guelph

Objectifs :

Formuler des stratégies d'intervention efficaces pour minimiser sur les fermes porcines de l'Ontario la prévalence des pathogènes pouvant influer sur la santé publique.

Objectifs spécifiques :

  1. Évaluer si l'acidification de l'eau constitue une méthode efficace pour réduire la prévalence de Salmonella dans les excrétions des porcs de marché et si l'on peut réduire celle de Yersinia enterocolitica ou l'éliminer au moyen de bonnes techniques d'hygiène.

  2. Mieux comprendre la prévalence et la propagation des pathogènes sur les fermes ayant une charge élevée de pathogènes.

  3. Mettre au point et évaluer un essai ELISA de détection des anticorps de Salmonella.

Impact Anticipé :

Élaborer des outils de surveillance et des stratégies d'intervention pratiques pour aider les éleveurs de porc de l'Ontario à se conformer aux normes de sécurité alimentaire de l'avenir.

Sommaire des Résultats de Recherche :

Nous avons visité vingt troupeaux où Salmonella et Yersinia ont été isolés précédemment. Des échantillons ont été prélevés de façon à représenter divers groupes d'âge. Fait surprenant, un seul isolat de Yersinia a été récupéré, ce qui peut indiquer que la prévalence de ce pathogène dépend des saisons, puisque des études d'isolement précédentes ont été réalisées en hiver et que cette étude a été effectuée durant l'été. Salmonella a été trouvé dans la plupart des fermes. La plus forte prévalence de Salmonella est survenue à la fin de la phase de nourricerie et il s'est produit une diminution graduelle de la prévalence de Salmonella tout au long de la période de finition.

Ces résultats indiquent que dans la plupart des fermes, les porcs entrent dans les unités d'engraissement et de finition en portant déjà Salmonella, de sorte que les procédures de nettoyage complètes et de biosécurité strictes au stade d'engraissement ne sont pas efficaces pour réduire le problème dans ces fermes. Une étude a été menée sur un site où la moitié des cases ont été entièrement lavées et désinfectées avant l'introduction des porcs tandis que l'autre moitié ont été seulement raclées. La prévalence de Salmonella a été similaire dans les deux groupes. Certaines études par observation ont permis de constater que l'approche plus hygiénique peut même mener à des taux plus élevés de Salmonella que l'absence de lavage. Si l'on recourt à l'hygiène, il est important que les fermes mettent également en œuvre une stratégie d'intervention contre Salmonella au stade de nourricerie. Nous avons étudié l'utilisation de l'acidification hydrique comme méthode de contrôle. Les cases traitées ont reçu de l'eau contenant une solution commerciale d'acide propionique et formique pour réduire le pH à 3, comparativement à l'eau de contrôle dont le pH était supérieur à 7. Le fait d'acidifier l'eau potable des porcs de nourricerie n'a pas réduit la prévalence de Salmonella dans cette étude. Presque tous les tests effectués sur les échantillons indiquaient la présence de Salmonella. Dans des études plus récentes, nous avons trouvé que l'emploi de bouillie liquide fermentée était avantageux pour le contrôle de Salmonella de sorte que l'effet probiotique peut s'avérer plus important que celui de l'acidification.

Nous avons examiné les méthodes de suivi de la présence ou de l'absence de Salmonella et avons comparé les tests sérologiques avec des cultures techniques. Nous concluons que la sérologie peut être utile pour les programmes de dépistage mais la culture est beaucoup plus utile en ce qu'elle permet de mieux sérotyper l'isolat et définir les profils de résistance aux antimicrobiens. Ces renseignements supplémentaires sont essentiels. Le sérovar de Salmonella le plus commun à avoir été isolé sur ces fermes ontariennes était Salmonella Typhimurium DT104, un agent pathogène couramment associé aux maladies d'origine alimentaire et qui résiste à de multiples antibiotiques.

Nos conclusions sont que Salmonella pose des difficultés considérables pour ce qui est du contrôle à l'échelle de la ferme. Il est nécessaire d'effectuer d'autres études afin d'élaborer une technique faisable pour la réduction ou l'élimination de cette grave menace pour la santé.

 


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