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SF6023 - Évaluation des modes d'utilisation des pesticides dans la propagation des bactéries pathogènes aux cultures horticoles

Auteur : Moustapha Oke - analyste recherchiste/DRI
Date de création : 22 août 2006
Dernière révision : 10 Novembre 2009

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Chercheur :

Richard Holley, PhD, Département des sciences de l’alimentation, Université du Manitoba

Objectifs :

  1. Évaluer les risques possibles liés à la sécurité alimentaire et liés à l’épandage, sur les cultures horticoles, de pesticides préparés avec de l’eau provenant de la ferme et de qualité bactériologique inconnue.

Avantages prévus :

  1. Identification de pesticides exigeant des précautions particulières lors de la manipulation, du mélange ou de l’entreposage.
  2. Chez les fabricants, prévention de problèmes éventuels par l’ajout de biocides ou d’étiquettes de mise en garde, ou par le réexamen des ingrédients de formulation.
  3. Actuellement, évaluation des risques potentiels et explication possible de flambées d’origine alimentaire qui, dans le passé, ont été causées par la consommation de fruits et légumes.
  4. À l’avenir, recherches sur les facteurs liés aux pesticides ou sur les ingrédients susceptibles de favoriser la croissance de pathogènes (bactéries ou protozoaires).

Sommaire des résultats de recherche :

Au cours des deux dernières décennies, la consommation de fruits et légumes a augmenté au Canada et, pendant la même période, l’incidence des maladies d’origine alimentaire liées aux denrées fraîches s’est également accrue. Comme on soupçonnait que les pesticides pouvaient constituer un véhicule de contamination des fruits et légumes par des pathogènes, on a entrepris les travaux dont il est question ici pour évaluer le potentiel de croissance des bactéries dans les pesticides dilués tels qu’ils sont employés à la ferme. On a examiné la capacité de survie ou de croissance de Salmonella, E. coli, Listeria et Shigella dans sept pesticides utilisés dans le secteur horticole de l’Ontario. Au laboratoire, à l’exception de Bravo 500, il s’est avéré que la plupart des pesticides avaient un certain effet inhibiteur sur les bactéries pathogènes. De toutes les bactéries, Salmonella était celle qui survivait le mieux et Listeria était celle qui survivait le moins bien dans les pesticides. De façon générale, les bactéries survivaient mal dans les pesticides à des températures élevées ou à de fortes concentrations. Au champ, après un délai recommandé d’un jour avant la récolte, on a retrouvé E. coli et Salmonella sur des plants de tomates qui avaient été ainsi traités. E. coli et Salmonella ont survécu plus longtemps dans de l’eau vaporisée sur les plantes que dans Bravo, et elles ont persisté jusqu’à 26 et 56 jours respectivement. Selon les résultats de ces travaux, l’emploi de pesticides après leur date d’expiration pourrait faciliter la croissance des bactéries indésirables.

 

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 888 466-2372
Courriel : research.omafra@ontario.ca