SF6021 - Comprendre les obstacles
à une mise en oeuvre efficace du HACCP dans le secteur de la transformation
des aliments en Ontario
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d'accueil de aperçus des projets de recherche en 2002 |
Chercheur :
S. Henson, PhD, Département des affaires et de l’économie
agricole, Université de Guelph
Objectifs :
- Apporter de nouvelles connaissances concernant les facteurs qui ont
un effet sur l’adoption du HACCP par les entreprises de transformation
des aliments en Ontario et identifier des stratégies efficaces
permettant de réduire les obstacles à cette démarche.
Avantages prévus :
- Meilleure connaissance du processus de mise en œuvre du HACCP,
des coûts connexes au niveau de l’entreprise ainsi que des
avantages, de la nature et de la portée des obstacles qui peuvent
entraver son adoption dans le secteur de la transformation des aliments
en Ontario.
- Un ensemble de stratégies efficaces et rentables d’élimination
des obstacles à la mise en œuvre du HACCP avec intégration
dans un cadre que le MAAARO pourra appliquer directement au secteur
de la transformation des aliments.
Sommaire des résultats de recherche :
Les chercheurs du Département des affaires et de l’économie
agricole de l’Université de Guelph ont passé deux
ans à examiner le processus de mise en œuvre du HACCP dans
le secteur de la transformation des aliments de l’Ontario. Cette
étude se fonde sur un sondage et des entrevues réalisées
auprès de divers gestionnaires de la sécurité alimentaire
de plusieurs secteurs, et elle constitue l’analyse la plus détaillée
portant sur la mise en œuvre du HACCP dans le secteur de la transformation
des aliments au Canada. Les résultats de ces travaux font ressortir
l’importance du rôle joué par le personnel de production,
de supervision et de gestion pour ce qui est de la réussite de
la mise en œuvre du HACCP. Globalement, le temps passé par
la main‑d’œuvre était vu comme le principal élément
de coût lié à la fois à la mise en œuvre,
au fonctionnement et au maintien du système de HACCP. Ces coûts
étaient généralement plus élevés que
ce qui avait été prévu lors de la planification de
la mise en œuvre du HACCP. Les coûts d’investissement
liés au nouveau matériel et aux consultants se sont avérés
être beaucoup moins élevés, ce qui va peut‑être
à l’encontre d’une idée répandue.
La motivation du personnel était aussi le principal obstacle
à la mise en œuvre du HACCP, avec la tenue de dossiers et
la gestion du procédé. Plus spécifiquement, le besoin
de maintien de l’effectif et le manque de motivation du personnel
étaient considérés comme les facteurs ayant la plus
forte influence sur le processus de mise en œuvre du HACCP dans
les installations de traitement des aliments. Cependant l’une des
principales retombées bénéfiques de la mise en œuvre
du HACCP était une conscientisation du personnel en ce qui concerne
l’hygiène et la sécurité des aliments, ce qui
l’a davantage motivé à maintenir de meilleurs contrôles
de l’innocuité des aliments.
Les résultats de la recherche montrent qu’on doit se doter
d’outils de formation permettant d’aborder les questions de
dotation dont l’importance est la plus perceptible pour ce qui est
de la mise en œuvre du HACCP. Ces outils pourraient porter en premier
lieu sur les principaux défis liés à l’organisation
et à la motivation, et ils pourraient s’adresser aux superviseurs
et gestionnaires de production et autres. En outre, on devrait encourager
et faciliter le dialogue entre les gestionnaires qui ont réussi
la mise en œuvre du HACCP et ceux qui envisagent d’entreprendre
cette démarche, ce qui permettrait d’identifier les « meilleures
pratiques », notamment en matière de dotation en personnel.
Si vous souhaitez obtenir d’autres renseignements sur cette recherche,
n’hésitez pas à communiquer avec Spencer Henson,
PhD, de l’Université de Guelph (519‑824‑4120,
poste 53134, shenson@uoguelph.ca)