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SF6020 – Occurrence de pathogènes entériques et modes de résistance aux agents antimicrobiens dans des produits de dinde et de veau pour la vente au détail sélectionnés dans le Sud-Ouest de l’Ontario

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 22 août 2006
Dernière révision : 22 août 2006

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Chercheur :

Carl Ribble, PhD, Département des sciences de l’alimentation, Université de Guelph

Objectifs :

  1. Déterminer la prévalence d’isolats de Campylobacter spp., Salmonella et E. coli sensibles et résistants aux agents antimicrobiens, prélevés sur de la viande fraîche de dinde et de veau vendue au détail et provenant d’une région géographique prédéterminée de l’Ontario.
  2. Étudier les modes de résistance aux agents antimicrobiens d’isolats de Campylobacter spp., Salmonella et E. coli prélevés sur de la viande fraîche de dinde et de veau vendue au détail et provenant d’une région géographique prédéterminée de l’Ontario.

Avantages prévus :

  1. Par les résultats de cette étude, contribution au maintien du niveau de sécurité de l’approvisionnement alimentaire en Ontario et à la protection de la santé publique; pour ce faire : production de données préliminaires sur la prévalence de divers types de pathogènes en Ontario; recueil de données utiles aux travaux d’évaluation des risques; production de données préliminaires en vue de la mise sur pied de programmes d’assurance de la qualité fondés sur le HACCP à la ferme; acquisition de nouvelles connaissances sur les risques de propagation, le long de la chaîne alimentaire, de souches de Campylobacter, Salmonella et E. coli résistantes aux agents antimicrobiens; et mise en place des fondements de travaux ultérieurs pouvant inclure des recherches sur l’association entre l’emploi d’agents antimicrobiens à la ferme et l’occurrence de bactéries résistantes à ces produits et susceptibles de contaminer la viande de dinde et de veau vendue au détail, et la mise sur pied d’un système de surveillance active des organismes pathogènes alimentaires résistants aux agents antimicrobiens au Canada.

Sommaire des résultats de recherche :

Le principal mode d’infection par Campylobacter et Salmonella est l’ingestion d’aliments contaminés, bien que l’infection puisse également résulter d’un contact direct avec des animaux ou d’un contact indirect par l’intermédiaire d’eau contaminée. Pendant les procédures normales d’abattage et de manutention, les denrées alimentaires d’origine animale peuvent être contaminées par des bactéries provenant du système digestif de l’animal, et ce, même en présence de mesures d’hygiène strictes. Il est fréquent que des personnes soient exposées à ces bactéries par la consommation de viande crue ou mal cuite, d’aliments mal réfrigérés ou de denrées qui ont subi une contamination croisée à partir de viande ou de volailles crues (p. ex. par des planches à découper ou des ustensiles de cuisine).

Dans les systèmes de production des produits d’origine animale, l’emploi d’agents antimicrobiens pour la prévention et le traitement des maladies peut provoquer une sélection des souches de Campylobacter, Salmonella et E. coli qui sont résistantes à ces produits. Certains des agents antimicrobiens employés chez les animaux sont identiques ou étroitement apparentés à ceux qui servent au traitement des maladies humaines. Les personnes ayant consommé des aliments contaminés par ces bactéries résistantes aux agents antimicrobiens peuvent tomber malades plus gravement et plus longtemps si les médecins les traitent à l’aide d’antibiotiques auxquels ces bactéries sont déjà résistantes.

Dans cette étude, les chercheurs ont déterminé que Campylobacter, Salmonella et E. coli générique sont parfois présents sur la viande fraîche de dinde et de veau rouge ainsi que dans d’autres viandes crues. Ces résultats font ressortir l’importance des bonnes méthodes de manutention des produits alimentaires et de cuisson de la viande chez le consommateur. De plus, chez les organismes trouvés sur ces produits carnés, on a relevé une certaine résistance à des antibiotiques qui sont employés dans le traitement des patients humains. Cette constatation montre bien à quel point il est important d’entreprendre d’autres recherches sur le lien entre d’une part l’emploi de produits antimicrobiens à la ferme et d’autres facteurs de risque, et d’autre part la contamination des produits alimentaires par des bactéries résistantes aux agents antimicrobiens.

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