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SF6018 - Optimisation pratique
du processus d'ozonisation pour l'amélioration de la sûreté
microbienne et de la qualité des aliments
| Page
d'accueil de aperçus des projets de recherche en 2002 |
Chercheur :
Hongde Zhou, École de génie, Université de Guelph
Objectifs :
- Apporter de nouvelles connaissances sur l’ozonisation dans l’industrie
de la transformation des aliments, à partir fraises fraîches
et de poivrons verts cultivés en présence de E. coli
O157:H7, Listeria spp. et Salmonella spp.
- Quantifier la cinétique d’inactivation de divers contaminants
bactériens dans des conditions plus réalistes en faisant
varier les conditions de croissance bactérienne.
- Effectuer des tests semi‑discontinus pour permettre de comparer
et vérifier les résultats des tests discontinus menés
en laboratoire.
- Évaluer diverses techniques de mise en solution qui peuvent
être employées dans le traitement des aliments.
- Modifier et vérifier l’applicabilité du modèle
intégré de processus d’ozonisation élaboré
par le chercheur principal pour la transformation des aliments.
- Produire les lignes directrices réglementaires et de conception
qui permettront de maîtriser efficacement les risques microbiens
tout en maintenant la compétitivité économique.
Avantages prévus :
- Meilleure compréhension des aspects importants de la mise en
contact avec l’ozone et production d’un système efficace
à cet effet, ce gaz étant dissous dans l’eau où
il s’attaque aux microorganismes cibles. Pour les fins de la conception
de l’installation et de l’évaluation des risques,
on créera également un programme informatique fondé
sur le modèle intégré d’ozonisation.
Sommaire des résultats de recherche :
Avec l’inquiétude croissante que suscitent les risques de
contamination microbienne et la formation de sous‑produits chlorés
toxiques, la désinfection par ozonisation est considérée
comme une solution de rechange prometteuse pour l’industrie de la
transformation des aliments; en effet ce gaz a un fort pouvoir germicide
et une forte réactivité, et il se décompose spontanément
en produits non toxiques.
De nombreuses expériences ont été menées
à l’aide d’un réacteur d’ozonisation par
lots spécialement conçu pour ce projet; on a mis à
l’essai différents temps de contact, concentrations, pH et
températures. Pour représenter les fruits et légumes
à transformation minimale, on a choisi les fraises fraîches
et la laitue découpée en lanières étant donné
leur importance pour les producteurs et les consommateurs ontariens ainsi
que leur susceptibilité à la contamination microbienne.
On a examiné l’efficacité du traitement contre les
microorganismes en mesurant l’inactivation de E. coli,
Listeria et Salmonella spp. qui avaient été
inoculées à la surface des produits. On a analysé
la qualité des aliments par la mesure de la fermeté, du
brunissement ou de la décoloration, des quantités d’oxygène
et de dioxyde de carbone libérées pendant l’emballage,
et du dégagement de l’acidité de titration et de solides
solubles totaux dans l’eau. Pour évaluer les effets éventuels
de l’ozonisation sur la durée d’entreposage du produit,
on a effectué des essais sur la flore naturelle (organismes mésophiles
et psychrotrophes, levures et moisissures). À des fins de comparaison,
on a également effectué d’autres tests de désinfection
au chlore étant donné que l’emploi de cette méthode
est généralisé dans la pratique. On s’est ensuite
servi des données ainsi recueillies pour déterminer les
diverses cinétiques de désinfection. On a formulé
un nouveau modèle d’ozonisation en appliquant les principes
de dynamique des fluides informatique pour calculer les paramètres
hydrodynamiques des contacteurs d’ozone. On a ensuite couplé
ce modèle au transfert de masse de l’ozone, à la décroissance
de l’ozone et à la cinétique de désinfection
pour calculer la concentration d’ozone dissous et l’efficacité
de la désinfection.
Les principales conclusions sont les suivantes :
- L’ozone peut inactiver efficacement tous les microorganismes
testés qui étaient présents à la surface
des fruits et légumes frais. À une dose inférieure
à 10 mg/L, il tue tous les microorganismes testés
présents sur les échantillons au moins aussi efficacement
qu’une dose de 200 mg/L de chlore. De plus le traitement
à l’ozone a peu d’effets néfastes sur la qualité
des aliments.
- L’ozonisation est très efficace pour tuer les microorganismes
présents dans l’eau, ce qui représente un grand
potentiel pratique pour la réutilisation de l’eau pendant
la transformation des aliments.
- Les microorganismes d’origine naturelle sont beaucoup plus difficiles
à inactiver à l’ozone que ceux qui ont été
inoculés en laboratoire à la surface des échantillons
de fruits et légumes frais. Dans la fourchette des doses d’ozone
(de 1,5 à 5,0 mg/L) et des temps de contact (de 2 à
5 min) employés dans cette étude, la réduction
des mésophiles, des psychrotrophes, des levures et des moisissures
était respectivement de 0,11 à 1,08, 0,35 à 1,55
et 0,29 à 1,32 -log.
- L’efficacité de l’inactivation augmentait en même
temps que la dose d’ozone. En outre, on a observé que le
taux d’inactivation par l’ozone peut être calculé
approximativement à l’aide du modèle cinétique
simple de Chick et Watson. Cependant le taux d’inactivation se
stabilise après un temps de contact de plus de cinq minutes,
peut‑être à cause de la présence de sous‑groupes
de microorganismes plus résistants.
- Les substances qui s’échappent des fruits et légumes
par lixiviation pendant l’ozonisation accélèrent
significativement la décroissance de l’ozone dans l’eau
parce qu’elles produisent des réactions concurrentes, ce
qui a pour effet de réduire l’efficacité de la désinfection
par l’ozone.
- En pratique, l’efficacité de la désinfection par
l’ozone est significativement réduite par le retour du
produit de réaction dans le contacteur, ce qui fait ressortir
l’importance de la conception de ce dispositif. À cet effet,
on recommande un modèle de système intégral pouvant
décrire les effets combinés de l’hydrodynamique
du contacteur, le transfert de masse de l’ozone, la décroissance
de l’ozone et la cinétique de désinfection en vue
de l’évaluation et de la conception rationnelles d’un
procédé. Étant donné les avantages de la
désinfection par l’ozone plutôt que par le chlore
dans l’industrie alimentaire, on recommande fortement la mise
en place d’un projet pilote de tests qui permettrait de poursuivre
la validation des résultats de cette recherche, d’explorer
le potentiel de réutilisation de l’eau et de fournir d’autres
données opérationnelles.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 888 466-2372
Courriel : research.omafra@ontario.ca
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