Compendium des recherches sur l'environnement financées par le MAAARO: Qualité du sol (QS)

Auteur : Paul Brine - Analyste de recherche/MAAARO
Date de création : 30 septembre 2005
Dernière révision : 22 septembre 2009

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QS1 Avantages environnementaux, économiques et sanitaires de la production de viande de bœuf élevé en pâturage

Chef de projet : E. Ann Clark
Plant Agriculture
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 52508
eaclark@uoguelph.ca

Chercheurs collaborateurs : I. Mandell, Animal and Poultry Science, et P. Voroney, Land Resource Science

Durée du projet : Mai 2002 - janvier 2006

Numéro OASIS : 25851

Résumé :
La production de plantes fourragères vivaces (pâturage bonifié et foin) est le type de culture qui occupe le plus de superficie en Ontario, soit deux millions d'hectares ou 44 % de l'ensemble des terres cultivées de la province. Les pâturages revêtent une importance particulière pour l'alimentation en toute saison des troupeaux reproducteurs, ce qui inclut les bovins et les ovins. Cependant on est surpris de constater qu'on sait si peu de choses de l'effet de certaines espèces végétales sur le rendement du bétail, qu'il s'agisse du gain de poids ou de qualité de la viande ou du lait. Certains avantages économiques pourraient découler, par exemple, d'une meilleure connaissance des effets des espèces végétales et de la gestion sur la quantité et la qualité de l'acide linoléique conjugué présent chez les bovins nourris à l'herbe.

La rentabilité du réensemencement des pâturages est imprévisible parce que ni la persistance des espèces ainsi semées, ni les effets de chacune des espèces végétales sur le gain de poids des animaux n'ont été étudiés en conditions réelles. Cependant le réensemencement est l'une des pratiques les plus coûteuses et les plus souvent recommandées pour améliorer le rendement des pâturages. L'objectif ultime de cette recherche en cours est de déterminer s'il est plus rentable d'investir dans l'amélioration d'un peuplement existant ou dans l'établissement d'un nouveau peuplement.

On peut prétendre que les pâturages ont un effet net salutaire sur l'environnement, que ce soit par le piégeage du carbone ou par la réduction de l'érosion ou de la dégradation, ou encore par la rétention de l'azote instable. Cependant, dans la région, il y a peu de données permettant de corroborer ces hypothèses. En observant les gains et les pertes de carbone en réponse à la gestion des peuplements de plantes fourragères vivaces, on pourra mieux comprendre dans quelle mesure les pâturages peuvent servir les besoins de la société dans son ensemble.

Les objectifs du projet sont les suivants : 1) évaluer et comparer les effets de l'épandage d'herbicide et du travail du sol sur la teneur en carbone, les fractions carbonées, la masse volumique apparente et d'autres indices de qualité du sol; 2) comparer les retombées économiques, les gains de poids des animaux et le rendement des peuplements des vieux pâturages et des pâturages nouvellement semés au cours des années, les deux groupes étant soumis à un broutage intensif tournant; 3) établir la relation entre le rendement des vaches ou des veaux et les variations de composition du mélange de semis (et en particulier la perte des espèces semées) au cours de la durée de vie commercialement réaliste d'un peuplement; 4) évaluer les effets de la composition des espèces végétales en acides gras sur la teneur en acide linoléique conjugué et en acides gras oméga-3 de la viande du bétail nourri sur ces pâturages.

QS2 Évaluation de la gestion du bétail, du compostage, des sols et des récoltes pour les systèmes de culture biologique et de transition en Ontario

Chefs de projet :

E. Ann Clark
Plant Agriculture
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 52508
eaclark@uoguelph.ca

R. Martin
Centre d'agriculture biologique du Canada
Truro N.-É. B2N 5E3
(902) 893-6679
rmartin@nsac.ns.ca

Paul Voroney
Land Resource Science
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 53057
pvoroney@lrs.uoguelph.ca

Durée du projet : Juin 2002 - janvier 2004

Numéro de projet : SR9123

Résumé :
La production biologique est exigeante et nécessite beaucoup de connaissances sur les processus biologiques et de compétences relatives à la gestion des sols, des cultures et du bétail. Très peu de travaux de recherche ont porté sur cet aspect émergent qui revêt pourtant une importance croissante au Canada et chez nos partenaires commerciaux. Ce manque d'information est un obstacle au développement futur de l'agriculture biologique au Canada. Pour aider les agriculteurs intéressés à faire la transition des méthodes traditionnelles de production agroalimentaire aux méthodes biologiques, on devra entreprendre un effort concerté et investir dans la recherche, la formation et les transferts de technologie.

L'une des questions de recherche essentielles est celle de l'effet du bétail et des fourrages sur la durabilité des fermes biologiques. Le bétail doit être associé à une superficie appropriée de cultures et, par ailleurs, l'énergie et les éléments nutritifs peuvent être recyclés à la ferme sous forme de fumier de bétail composté. Les monogastriques (poulets et porcs) peuvent convertir les sous-produits non fibreux à la ferme. Les ruminants consomment les fourrages qui sont cultivés pour améliorer la qualité du sol. Les résidus de fourrage non digérés contiennent des fibres qui se transforment en matière organique du sol. Beaucoup de fermes sans bétail procèdent à la récolte et à la vente des fourrages qu'elles produisent et ont besoin d'amendements acquis à l'extérieur. Ce sondage permettra de recueillir des données en vue d'évaluer les caractéristiques des sols, les rendements des cultures ou des troupeaux, les intrants en éléments nutritifs et en énergie et les extrants ainsi que la rentabilité; il couvrira des fermes organiques et en transition avec et sans bétail, et dont les cultures comportent des proportions variables de plantes fourragères.

Dans ce projet, on tentera également de savoir quelles sont les quantités de gaz à effet de serre émises par les composts, et si elles peuvent être réduites. Les fermes biologiques tirent de nombreux avantages du compostage : stabilisation des fumiers, réduction du nombre de pathogènes, du volume et des odeurs. Cependant les émissions de CO2, N2O et NH3 pendant le processus de compostage sont bien documentées, et s'il est possible d'ajouter certaines substances pour réduire ces mêmes émissions, le processus n'en sera que plus écologique.

Les caractéristiques du sol sont elles différentes en présence d'un système traditionnel ou d'un système biologique? Les défenseurs de la culture organique soutiennent qu'ils créent des systèmes durables et résilients parce qu'ils nourrissent le sol. On s'attend à ce que la caractérisation de paires de fermes organiques et traditionnelles permette d'élucider les différences entre ces deux systèmes.

Les paramètres qui seront évalués lors de cette recherche font partie de ceux qui sont obligatoires pour les systèmes biologiques durables selon la définition de Main (2001) : rentabilité, risques d'érosion du sol, accroissement de la teneur du sol en carbone, efficacité de l'absorption de l'azote, risques de lixiviation des nitrates, efficacité de la consommation énergétique et risques d'émissions de gaz à effet de serre.

QS3 (QE) Physiologie reproductive et végétative dans les systèmes de gestion avancée de culture des pommes

Chef de projet : John Cline
Plant Agriculture
Université de Guelph
Simcoe ON N1G 2W1
(519) 426-7127 p. 331
jcline@uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 2002 - avril 2006

Numéro OASIS : 25788

Résumé :
La culture de la pomme, dont la valeur est estimée à environ 400 millions de dollars, est la principale activité de production fruitière de l'Ontario. Elle couvre une grande diversité de régions productrices, de cultivars, de porte-greffes et de types de sols; par conséquent il existe toute une gamme de besoins en matière de recherche, ce qui représente de nombreux défis pour ceux qui s'efforcent de trouver des solutions aux problèmes du secteur à court et à long terme. Le but de ce projet est d'étudier et de mieux faire connaître la physiologie des pommiers. Son principal objectif est d'élucider les facteurs qui influencent le rendement et la qualité des fruits. Certains travaux portent sur l'évaluation des nouveaux cultivars et de leur potentiel de production de revenus de marché élevés ou de création de marchés et de produits à créneau sur les sols et dans les conditions climatiques qui existent en Ontario. On recherche de nouveaux cultivars résistants aux ravageurs et à la maladie pour réduire les quantités de résidus de produits chimiques agricoles et de pesticides. D'autres recherches portent sur l'utilisation des porte greffes nanifiants de Malus et sur leur effet sur la précocité, l'efficacité du mode de culture et la vigueur des arbres ainsi que sur le rendement de diverses combinaisons cultivar-porte-greffes dans plusieurs systèmes de production intensive. Des recherches sont également en cours sur les techniques horticoles avancées comme les nouveaux systèmes de formation sur les vergers et les systèmes d'arrosage avancés (p. ex. irrigation souterraine au goutte à goutte); on relève également des progrès dans l'emploi des substances biologiques produites par les végétaux telles que les gibbérellines pour la régulation de la floraison et de la fructification en vue de réduire l'éclaircissage à la main, ainsi que l'emploi de la prohexidione-calcium pour réduire la croissance végétative. Ce projet de recherche comporte aussi des études de gestion des sols visant à évaluer les avantages des amendements recyclés à partir de sources agricoles et industrielles pour l'implantation des arbres, le mode de culture et la durabilité de l'activité agricole; il englobe aussi des travaux sur les besoins des végétaux en éléments nutritifs en vue de l'amélioration de la qualité des fruits et du rendement. L'objet de ces travaux est de permettre aux pomiculteurs de l'Ontario de produire en tout temps des fruits de première qualité et d'avoir une activité compétitive et rentable fondée sur des pratiques agricoles durables.

QS4 Optimisation de la valeur des biosolides des papeteries comme amendement du sol sur les terres agricoles de l'Est ontarien

Chef de projet : Bill Curnoe
Collège de Kemptville
Université de Guelph
Kemptville ON K0G 1J0
(613) 258-8336 p. 333
bcurnoe@kemptvillec.uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 1999 - avril 2003

Numéro OASIS : 23800

Résumé :
L'épandage de déchets de papeteries sur les terres agricoles pourrait représenter une méthode économique et écologique d'élimination pour l'industrie du papier et une forme d'amendement pour les agriculteurs. L'élimination de ce type de déchets est rendue problématique par l'accroissement des coûts d'enfouissement, la diminution du nombre de sites et les exigences réglementaires de plus en plus sévères en matière d'incinération.

Il a été démontré que certains déchets solides (biosolides) issus du traitement des eaux usées des papeteries et actuellement à l'étude pouvaient être une source d'éléments nutritifs, et en particulier d'azote, pour les cultures; ces déchets permettent également d'améliorer l'état d'ameublissement des sols lourds et d'accroître la capacité de rétention de l'eau des sols sablonneux. Il subsiste une incertitude quant à la disponibilité de l'azote (N) dans ces déchets après leur incorporation dans le sol et quant à leur contribution au rendement des cultures. On s'interroge aussi sur les effets physiques à long terme de ces déchets. Le moment de l'épandage est aussi déterminant pour la disponibilité de l'azote que l'est le taux d'épandage. Du point de vue de l'industrie papetière, étant donné les contraintes liées à l'entreposage, il serait souhaitable que l'épandage sur les terres agricoles se fasse au printemps et en automne, mais peu de recherches ont porté sur l'étude et la caractérisation des meilleures techniques d'épandage.

On a effectué une évaluation des effets de l'épandage de déchets de biosolides de papier sur la croissance des plantes et sur les propriétés biologiques, physiques et chimiques du sol. À la lumière des résultats de cette étude, on formulera des recommandations sur les meilleures pratiques de gestion en matière d'épandage de ce type de déchets. Le recyclage plus systématique des déchets de papeterie sur les terres agricoles pourrait être avantageux à la fois pour les agriculteurs et pour l'industrie papetière, et cette pratique pourrait contribuer à stimuler la production agricole de l'Est ontarien.

QS5 Quantification des effets néfastes de la mauvaise synchronisation des labours dans les systèmes traditionnel et sans travail du sol

Chef de projet : Bill Curnoe
Collège de Kemptville
Université de Guelph
Kemptville ON K0G 1J0
(613) 258-8336 p. 333
bcurnoe@kemptvillec.uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 1999 - avril 2003

Numéro OASIS : 23790

Résumé :
Dans un sondage récent, les producteurs de maïs de l'Ontario citaient le compactage comme étant le problème de conservation de l'eau et du sol le plus fréquent sur leurs terres. On estime que ce phénomène a pour effet de réduire les rendements de dix pour cent (10 %) en moyenne.

Dans le cadre du présent projet de recherche sur le terrain, on a effectué une caractérisation complète des paramètres physiques et mécaniques du limon argileux de North Gower (un million d'acres dans l'Est ontarien). On a évalué la performance d'un pénétromètre, qui mesure à la fois la résistance du sol et sa teneur en eau, comme outil de mesure de la résistance du sol et de son degré de compactage. On s'est fondé sur ce jeu de données de référence pour quantifier les variations spatiales et temporelles (saisonnières) du comportement du sol et du rendement des récoltes en réponse aux pratiques culturales et au travail du sol sur de longues périodes.

Les résultats de cette étude permettront aux producteurs de mieux orienter leurs décisions relatives à la gestion des sols et aux conséquences des pratiques culturales et de travail du sol sur les limons argileux de North Gower.

QS6 (QE) Identification des paramètres pédologiques et des pratiques culturales qui réduisent les risques de contamination des sols ou de l'eau

Chef de projet : Bill Curnoe
Collège de Kemptville
Université de Guelph
Kemptville ON K0G 1J0
(613) 258-8336 p. 333
bcurnoe@kemptvillec.uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 1999 - avril 2003

Numéro OASIS : 23790

Résumé :
Depuis la tragédie de Walkerton, on remarque un accroissement considérable des inquiétudes que suscite auprès du public la contamination des sols et de l'eau par l'épandage de fumiers, de biosolides d'égouts et de bioproduits industriels sur les terres agricoles. Depuis 1994, le collège de Kemptville a démontré qu'il était possible de procéder à l'épandage de biosolides (pâtes et papiers) sur les champs de maïs de façon environnementalement responsable tout en réduisant les coûts des intrants agricoles. Les agriculteurs qui souhaiteront inclure l'épandage de fumiers et de biosolides dans leur plan de gestion des éléments nutritifs devront se plier à un plus grand nombre d'exigences réglementaires. Les politiques publiques et les définitions des meilleures pratiques de gestion devront se fonder sur des résultats scientifiques valides. L'interdiction pure et simple de l'épandage de biosolides sur les terres agricoles serait la voie la plus prudente en matière de réduction de la contamination du sol et de l'eau, mais le producteur ontarien aurait des difficultés à s'y conformer. La version actuelle et améliorée de la réglementation provinciale (taux d'épandage, etc.) représente une première étape en ce sens; cependant les problèmes de contamination des sols et de l'eau liés à l'écoulement par les macropores doit faire l'objet d'une meilleure quantification dont les résultats scientifiques pourront servir de fondement à l'élaboration de nouvelles politiques. Les objectifs du projet sont les suivants : 1) identifier et quantifier en quoi les divers instruments de travail du sol et d'épandage ainsi que le recours ou non à des méthodes préalables au travail du sol peuvent réduire l'écoulement par les macropores dans les limons argileux; 2) identifier et quantifier les paramètres hydriques des sols cultivés (c'est à dire préparés en vue de l'épandage de biosolides) ayant pour effet de réduire le risque d'écoulement par les macropores; 3) évaluer la réponse des cultures, l'efficacité de l'absorption des éléments nutritifs et le potentiel d'écoulement par les macropores après un épandage de biosolides sur des lots soumis à différentes pratiques culturales, et évaluer les changements affectant les propriétés des sols sous l'effet de l'incorporation de biosolides.

QS7 Intégration de la rotation des cultures, du travail du sol, des cultures-abris, du fumier et des éléments nutritifs dans les systèmes de production durable

Chef de projet : Bill Deen
Plant Agriculture
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4124 p. 53397
bdeen@uoguelph.ca

Chercheur collaborateur : Bill Curnoe, Collège de Kemptville

Durée du projet : Mai 2002 - avril 2006

Numéro OASIS : 25749

Résumé :
L'objectif de ce projet est d'évaluer les effets environnementaux et agronomiques des systèmes culturaux existants et nouveaux. Il portera sur les quatre volets suivants :

  • identification des contraintes associées aux systèmes de travail réduit du sol et mesures d'atténuation connexes (sans travail du sol, travail du sol par bandes en automne et au printemps, modulation de l'épandage des éléments nutritifs dans le travail par bandes en automne);
  • élaboration de recommandations (travail du sol, rotation des cultures, moment de l'épandage, type de fumier et taux d'épandage, amendements du sol, cultures-abris) pour l'épandage de fumier en automne en vue de réduire les pertes d'azote (lixiviation, volatilisation, écoulement préférentiel, etc.), les avantages agronomiques du fumier devant être conservés pour la culture de l'année suivante;
  • meilleure compréhension des effets à long terme des systèmes de rotation et du travail du sol sur les propriétés du sol et le rendement des cultures;
  • élaboration de systèmes d'amélioration de l'absorption de l'azote par le maïs, notamment dans les systèmes de production de maïs-soya-blé en Ontario.

QS8 Amélioration de la durabilité et de la gestion des éléments nutritifs d'un bassin versant agricole

Chef de projet : Glen Filson
Environmental Design and Rural Development
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 56231
Gfilson@oac.uoguelph.ca

Chercheurs collaborateurs : P. Stonehouse, Agriculture Economics and Business, R. Rudra, School of Engineering, et P. Voroney, Land Resource Science

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2005

Numéro OASIS : 26043

Résumé :
Ce projet vise à mesurer la portée de la protection des ressources naturelles de la région du ruisseau Canagagigue, et il couvre chacun des types de mesures de protection qui s'appliquent au secteur agroalimentaire : meilleures pratiques de gestion, bandes tampons, plans agro-environnementaux (PAE), plans de gestion des éléments nutritifs (PGEN), etc. On évaluera la portée possible des bénéfices ou des coûts nets liés à chacun de ces types de mesures de protection pour les exploitations agricoles situées à différents endroits et ayant diverses caractéristiques identifiées par modélisation GAMES. Ce projet permettra l'identification des exploitations de toutes les tailles qui représentent tous les niveaux de conformité environnementale et tous les groupes de denrées. En plus d'étudier la portée de l'application des meilleures pratiques de gestion, on évaluera les politiques publiques de rechange en matière de partage des coûts de l'adoption de ces mesures. Nous entendons commencer à examiner l'impact de la mise en œuvre de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs (LGEN) sur les agriculteurs du ruisseau Canagagigue au cours des quatre prochaines années en nous fondant sur des entrevues réalisées sur place et des tests de sol. On procédera également à la collecte de données connexes pour évaluer les effets des efforts de conservation sur la qualité de la vie des agriculteurs et autres habitants des régions rurales. L'hypothèse de départ est que la LGEN, dont certains supposaient qu'elle devait régir les fermes de taille industrielle, aura des effets plus néfastes sur la viabilité des petites fermes que des grandes exploitations. Même si les petites exploitations n'ont pas besoin d'élaborer leurs PGEN dans l'immédiat, le chercheur entend, par le biais d'une expérimentation effectuée sur place, déterminer quels sont les effets relatifs perçus sur ces mêmes fermes en comparaison des exploitations plus importantes.

QS9 Effet des systèmes de gestion de l'environnement sur l'agriculture et l'environnement en Ontario

Chef de projet : John Fitzgibbon
Environmental Design and Rural Development
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 56784
jfitzgib@rpd.uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2005

Numéro OASIS : 26092

Résumé :
Les programmes de gestion environnementale font partie du système de production agricole ontarien depuis plus de 20 ans. Il s'agit le plus souvent de mesures volontaires liées à des programmes d'incitatifs. Dans la plupart des cas, ils visent la prévention des dommages environnementaux et l'amélioration des pratiques plutôt que la remise en état. Au cours des dernières années, en agriculture, les mesures de prévention se sont fondées de plus en plus sur la réglementation plutôt que sur la gérance. La nature de la relation entre les approches réglementaire et volontaire n'est pas clairement définie. Il est donc devenu important d'évaluer l'efficacité de chacune de ces deux approches, et ainsi on pourra définir la relation qui existe entre elles pour élaborer les programmes et structures réglementaires à venir. Seules quelques études portent sur l'évaluation des effets de ces programmes de gérance. Jusqu'à présent, on n'a effectué aucune évaluation globale des effets couvrant la qualité de l'environnement, la viabilité de l'activité agricole et l'acceptation par le consommateur et le public. La présente recherche consistera en une évaluation intégrée des effets des divers systèmes de gestion de l'environnement dans l'agriculture ontarienne, et elle couvrira les programmes réglementaires et volontaires passés, actuels et en préparation. Elle comportera l'élaboration et la mise en œuvre d'un modèle d'évaluation d'impact englobant les volets sociaux, économiques et environnementaux des programmes qui ont été élaborés et mis en vigueur dans le passé (Programme de dépollution des plages rurales, Programme d'établissement d'un couvert végétal permanent, PAMPA, PAE, etc.). Ce cadre de travail servira à l'évaluation des programmes qui sont actuellement proposés en matière de gestion environnementale en agriculture (nouveau programme des plans agro-environnementaux, gestion des éléments nutritifs, protection de l'eau de source, établissement d'une couverture végétale permanente, etc.). L'évaluation portera sur trois principaux aspects, soit les effets sur la gestion des exploitations agricoles, les effets sur la qualité de l'environnement et les effets sur l'acceptation des pratiques agricoles par le public. Les résultats de cette évaluation permettront d'orienter la création de programmes intégrés de gestion agro-environnementale pouvant mener à des systèmes de gestion agricole viables, à un environnement durable et à une acceptation du mode de production agricole par le public. Ils serviront également d'outils pour la création de politiques agro-environnementales qui feront connaître le système de production agricole ontarien comme étant l'un des plus avancés pour ce qui est de la création d'un environnement de qualité.

QS10 (QE) Lignes directrices pour la production et les éléments nutritifs dans la culture du raisin en Ontario

Chef de projet : Helen Fisher
Plant Agriculture
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
905 562-4141 p. 142
hfisher@uoguelph.ca

Durée du projet : Avril 2003 - mars 2007

Numéro OASIS : 26088

Résumé :
On connaît très mal le phénomène d'absorption de l'azote (N) par la vigne et les quantités de cet élément qui sont prélevées par le biais de la récolte des fruits en Ontario. On a donc besoin de recherches (portant si possible sur différents types de sols) pour documenter les périodes d'absorption active de N et les périodes de teneur maximale et minimale dans la vigne pendant la saison de croissance. Cette démarche permettra de définir la fenêtre appropriée d'épandage de N sous une forme disponible à court terme (p. ex. NH4NO3 par irrigation fertilisante) ou, à l'inverse, de prévoir la disponibilité de N pour cette même fenêtre en présence de formes à libération lente (fumiers secs, foin, déchets de papier, marc de raisin, etc.). Dans le cadre de ce projet, on étudiera la disponibilité de l'azote après l'épandage de divers amendements organiques pendant le processus normal de production du raisin, l'utilisation de divers amendements du sol à l'échelle (résidus de fibre de papeterie, déchets de marc de raisin), l'absorption de l'azote après des épandages coordonnés, la réponse des vignes greffées ou non à la présence d'eau et la réponse des raisins à l'irrigation fertilisante et à l'arrosage (qualité des fruits et fermentation). On touchera également à la géométrie des vignobles, à l'évaluation des cultivars pour la production d'anthocyanine et à l'évaluation de l'adaptation des cultivars ou porte-greffes dans des districts autres que Niagara.

QS11 Meilleures pratiques de gestion : obstacles et opportunités concernant l'épandage de biosolides de papeteries sur les grandes cultures

Chef de projet : Michael Goss
Land Resource Science
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 52491
mgoss@uoguelph.ca

Chercheurs collaborateurs : J. O'Sullivan, Plant Agriculture et J. Lauzon, Land Resource Science

Durée du projet : Mai 2002 - avril 2005

Numéro OASIS : 25871

Résumé :
L'épandage de biosolides sur les terres agricoles suscite une inquiétude croissante dans le public. Ce procédé apporte des éléments nutritifs (N et P) aux cultures et de la matière organique aux sols, et il permet également d'éliminer les déchets. Actuellement, il existe des lignes directrices sur les quantités de biosolides, l'état du sol en présence duquel les épandages sont permis et les délais d'attente entre ceux ci et la récolte (MOE-MAAO, 1996). Cependant la teneur à partir de laquelle les métaux présents dans les biosolides deviennent toxiques pour les plantes varie d'un type de sol à l'autre et n'est pas bien définie. De plus, on connaît mal la destinée à court et à long terme des métaux issus des biosolides épandus sur les sols agricoles. Il est possible que les recommandations des lignes directrices actuelles soient trop restrictives pour ce qui est du nombre d'épandages-années pouvant mener à une teneur maximale admissible de métaux dans les sols. Pour les grandes cultures de l'Ontario, il faut établir des lignes directrices permettant l'épandage de quantités maximales de déchets de papeterie sans contamination du sol et sans inhibition de la croissance et du développement de la récolte. Si l'on établissait des lignes directrices à cet effet pour les principales denrées telles que le maïs et le soya (environ cinq millions d'acres en Ontario), cela permettrait une bien meilleure mise en valeur des déchets organiques de ce type. Cependant les nouvelles lignes directrices devront protéger la qualité et la sécurité des denrées alimentaires ainsi que la qualité de l'eau et de l'environnement tout en permettant une utilisation plus généralisée des biosolides sur les terres agricoles. Cela faciliterait l'élimination des déchets, et cela permettrait d'optimiser l'emploi des éléments nutritifs pour les producteurs tout en allant dans le sens des recommandations relatives aux déchets biosolides des papeteries. Les objectifs du projet sont les suivants : 1) évaluer les meilleures pratiques de gestion pour ce qui est de l'emploi des biosolides de papeterie (taux optimaux, moment et fréquence des épandages); 2) évaluer les meilleures pratiques de gestion pour ce qui est de l'emploi des biosolides de papeterie en fonction des exigences visant les fréquences d'épandage; 3) élaborer des meilleures pratiques de gestion pour l'emploi de biosolides de papeterie conjointement avec le fumier et d'autres formes de déchets y compris les biosolides d'égouts; 4) définir les effets des biosolides sur la structure du sol et d'autres paramètres de productivité du sol; 5) établir le bilan des teneurs en métaux des biosolides de papeterie qui seront épandus sur des cultures de maïs et de soya.

QS12 Épandage de biosolides sur les terres agricoles

Chef de projet : Beverley Hale
Land Resource Science
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 53434
bhale@lrs.uoguelph.ca

Chercheur collaborateur : L. Evans, Land Resource Science

Durée du projet : Mai 1999 - avril 2003

Numéro OASIS : 24280

Résumé :
Ce programme de recherche couvrait des travaux effectués à l'université de Guelph et des recherches en cours menées par R. M. McBride à l'université Cornell. La nature des biosolides d'égouts évolue en même temps que les méthodes de traitement des déchets d'égouts. N est actuellement le facteur limitant des boues, mais en présence des nouvelles méthodes de floculation, P et les métaux pourraient devenir à leur tour les composantes déterminantes du taux maximal d'épandage de ces mêmes boues. L'" objectif " global de cette recherche était l'examen de la pertinence des lignes directrices actuelles sur l'épandage des biosolides dans le contexte actuel; on remarque en effet une résistance croissante du public à l'égard de l'épandage de ces produits sur les terres agricoles, ainsi que des pressions de plus en plus fortes en faveur de méthodes d'élimination mettant à profit leur contenu en éléments nutritifs. En l'occurrence, la recherche a porté sur certaines questions entourant la destinée des métaux présents dans les biosolides et la disponibilité du phosphore des biosolides pour les plantes.

QS13 (QE) Métaux non réglementés présents dans les biosolides : risques pour la santé de l'environnement, des végétaux et des humains

Chef de projet : Beverley Hale
Land Resource Science
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 53434
bhale@lrs.uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 1999 - avril 2003

Numéro OASIS : 25877

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2004

Numéro OASIS : 26085

Résumé :
L'épandage de biosolides permet aux agriculteurs d'ajouter aux sols des éléments nutritifs et de la matière organique en quantités suffisantes pour stimuler la production des récoltes. Comme ces matériaux sont gratuits, cette pratique permet de faire diminuer les prix des intrants de l'activité agricole. L'épandage de biosolides sur les terres permet aussi de réduire les coûts importants qui sont liés à leur enfouissement et à leur incinération. Il faut cependant répondre aux inquiétudes que l'épandage des biosolides sur les terres agricoles suscite dans le public, d'autant plus que la station d'épuration des eaux usées d'Ashbridges Bay, dans la Région du Grand Toronto, n'effectue plus l'incinération. Les évaluations des risques liés à de nombreux métaux présents dans les biosolides épandus sont relativement bien élaborées. Cependant les évaluations visant d'autres contaminants issus des biosolides sont peu au point, notamment pour ce qui est des substances organiques, des pathogènes et des cinq métaux non réglementés. Actuellement, aucune évaluation des risques liés à ces métaux ne peut être effectuée parce qu'il n'existe pas de données sur leur teneur dans les biosolides ni sur leur absorption par les plantes et leur accumulation dans celles ci. La quantification de ces cinq métaux non réglementés dans les biosolides de l'Ontario et de leur absorption par les végétaux cultivés sur les sols de la province permettra donc d'améliorer les évaluations des risques liés à l'épandage des biosolides sur les terres agricoles. Il ne doit faire aucun doute que les lignes directrices sur l'épandage des biosolides ont pour effet de protéger la qualité des aliments et des sols ainsi que la santé humaine et, pour ce faire, elles doivent couvrir tous les contaminants possibles.

Les responsables de la réglementation s'intéressent au thallium, à l'étain, au béryllium, à l'antimoine et à l'argent parce qu'on sait très peu de choses de leur présence dans les biosolides en Ontario, de leur destinée ou de leurs effets après l'épandage sur les sols agricoles. Dans le cadre de ce projet de recherche, on effectuera une étude sur les biosolides produits par les usines de traitement des eaux d'égouts de la province pour mesurer les concentrations de ces métaux non réglementés qui seraient ajoutées aux sols agricoles. Une nouvelle analyse des échantillons de sol et de plantes cultivées sur des lots ayant reçu des biosolides permettra d'établir s'il y a eu une augmentation mesurable de ces métaux dans les systèmes agricoles dans les conditions réelles. Pour déterminer le potentiel de transfert de ces métaux le long de la chaîne alimentaire, on évaluera leur biodisponibilité pour les plantes cultivées dans ces sols et pour les mammifères par l'intermédiaire de leurs aliments.

QS14 Programme de préservation des terres agricoles : options de politiques pour la protection des terres agricoles et des collectivités rurales

Chef de projet : Stewart Hilts
Department of Land Resource Science
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 52447
shilts@uoguelph.ca

Chercheur collaborateur : W. Caldwell, Environmental Design and Rural Development

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2005

Numéro OASIS : 25951

Résumé :
En Ontario, on sait que les pertes de terres agricoles sont dues aux deux phénomènes que sont l'étalement urbain et les aménagements non agricoles dispersés. La croissance des villes de la province a accaparé 19 % des terres agricoles de catégorie 1 et, dans l'ensemble des régions rurales, les aménagements non agricoles dispersés ont eu un effet tout aussi significatif et peut être même plus insidieux. En l'an 2021, on prévoit que l'Ontario comptera trois millions d'habitants de plus. Dans ce contexte changeant, la stabilité des collectivités rurales et la viabilité de la production agricole seront sérieusement menacées.

Cette recherche a pour objectifs l'identification, la recommandation et la mise en œuvre de stratégies de protection des terres pour l'agriculture. Grâce à ces travaux, la communauté rurale et agricole comprendra mieux les grandes tendances de développement qui ont cours en Ontario. Ce projet permettra également d'établir des liens avec l'Initiative de croissance intelligente et il mettra au jour les relations entre la protection des terres agricoles, un environnement rural de qualité et des collectivités rurales saines.

La recherche vise les résultats suivants :

  • évaluation d'outils de rechange pour la protection des terres agricoles (au Canada et aux États Unis);
  • propositions spécifiques au gouvernement provincial concernant les outils et les textes de loi appropriés;
  • rapport analytique des tendances en matière de perte de terres agricoles en Ontario;
  • rapport analytique relatif à l'impact des propriétaires terriens ruraux non agriculteurs sur la protection des terres agricoles et sur les collectivités rurales;
  • réunion annuelle provinciale où l'on pourra mettre en commun et évaluer les outils de protection des terres agricoles et les questions connexes;
  • exploitation d'une fiducie opérationnelle des terres agricoles devant mener à terme des projets initiaux.

QS15 (QE) Évaluation des approches de politiques de rechange pour encourager l'adoption des meilleures pratiques de gestion

Chef de projet : Stewart Hilts
Department of Land Resource Science
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 52447
shilts@uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2004

Numéro OASIS : 26084

Résumé :
La communauté agricole, dans les efforts qu'elle a entrepris pour en arriver à la durabilité environnementale, reste confrontée à un grand défi, à savoir la mise en place de moyens permettant de persuader le plus efficacement possible les agriculteurs d'adopter certaines habitudes de conservation, ou " meilleures pratiques de gestion ". Étant donné que le public accorde de plus en plus d'importance à la question de la qualité de l'eau, il est devenu essentiel que les agriculteurs adoptent des pratiques adéquates en matière de gestion des éléments nutritifs et de l'eau.

Initialement, ce projet de recherche est né du programme PINUE (Partners in Nitrogen Use Efficiency), un projet de collaboration avec un petit groupe d'agriculteurs de la région située à l'ouest de Waterloo. Il s'est ensuite étendu à l'étude de l'adoption des pratiques de conservation par les agriculteurs et les autres propriétaires terriens des régions rurales. Une étude internationale a permis de faire une évaluation comparative des recherches effectuées au Canada, notamment avec ce qui se fait en Europe, aux États-Unis et en Australie.

Les travaux de terrain et la production de rapports du projet PINUE ont été prolongés au moins jusqu'en mars 2003. Ce projet constituera le suivi final de la collaboration établie par le PINUE. Ce suivi comprendra une évaluation de l'utilité des résultats du PINUE pour la municipalité dans les mois ayant suivi la fin de la rédaction des rapports de terrain. On poursuivra l'évaluation des approches en matière de politiques d'appui à l'adoption des meilleures pratiques de gestion.

QS16 Étude des meilleures pratiques de gestion pour la remise en état des sols agricoles compactés en Ontario

Chef de projet : Ray A. McBride
Land Resource Science
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 52492

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2005

Numéro OASIS : 25966

Résumé :
Ce projet répond à trois objectifs de recherche : études préliminaires de terrain visant à déterminer l'utilité de la technique de capacitance électrique comme méthode rapide et non destructive d'évaluation de la masse racinaire à l'état frais des grandes cultures (p. ex. maïs), et également comme méthode d'évaluation de l'impact de la résistance mécanique élevée à la pénétration des racines lors des études de compactage du sol; tests et affinement préliminaire d'une méthode de laboratoire à échelle réduite pour la mesure des indices de masse volumique sèche maximale et de teneur maximale en eau dans un test de compactage Proctor modifié; et études préliminaires de terrain sur la fiabilité des prédictions fondées sur la fonction de pédotransfert pour la mesure du degré de surcompactage du sol et le besoin d'allègement et de travail du sol en profondeur sur les fermes coopératives appartenant à plusieurs propriétaires, dans tout le Sud de l'Ontario où la compaction du sol est perçue comme un facteur limitant des rendements.

QS17 Élaboration de systèmes de gestion écologique des végétaux

Chef de projet : Allan McKeown
Plant Agriculture
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 426-7127 p. 329
amckeown@uoguelph.ca

Chercheur collaborateur : Mary Ruth McDonald, Plant Agriculture

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2006

Numéro OASIS : 25945

Résumé :
Ce projet porte sur les volets des systèmes de production des denrées végétales et de gestion des éléments nutritifs et de l'eau qui visent à maintenir les rendements, à améliorer la qualité et à étudier les interrelations avec les maladies des plantes tout en réduisant l'impact environnemental. La production de denrées végétales doit répondre à des défis considérables que sont la réduction de l'empreinte environnementale et l'adaptation au changement climatique, tout en répondant aux exigences des consommateurs en matière de rendement et de qualité. Ce projet vise à aider les producteurs à s'adapter à la gestion des éléments nutritifs et à la conservation des ressources. La gestion de l'irrigation est une méthode connue d'amélioration de l'efficacité de l'utilisation de l'azote. Nous prévoyons d'étudier les relations existant entre l'efficacité de l'utilisation de l'azote et la consommation d'eau d'espèces végétales sélectionnées en vue d'une optimisation et d'une conservation de ces ressources. Nous nous intéresserons surtout aux cultures de choux et de denrées telles que les carottes et le maïs sucré. Les besoins en éléments nutritifs des choux doivent être étudiés parce que ces cultures exigent des quantités importantes d'azote pour atteindre une qualité et un rendement suffisants et parce qu'elles peuvent laisser de grandes quantités d'azote sur place sous forme de résidus. On devra quantifier les besoins en azote des cultivars modernes et les quantités d'azote résiduel laissées dans le champ sous forme de résidus. On étudiera les moyens permettant de réduire les quantités d'azote épandues sur les cultures et perdues sous forme de résidus ainsi que les effets que cela aura sur les éléments nutritifs disponibles lors d'une culture subséquente.

QS18 (QA) Production de peupliers hybrides pour le piégeage du carbone et l'utilisation des biosolides sur les terres agricoles du Nord de l'Ontario

Chef de projet : John Rowsell
Station de recherche agricole de New Liskeard
Collège de Kemptville
Université de Guelph
CP 6007
New Liskeard ON P0J 1P0
(705) 647-8525 p. 221
jrowsell@onlink.net

Durée du projet : Mai 2002 - avril 2006

Numéro OASIS : 25776

Résumé :
Ce projet portera sur des peupliers hybrides et des biosolides de papeterie; son objet est de constituer une source locale de matières premières pour l'industrie des produits forestiers dans le district de Rainy River, ce qui devrait permettre de soutenir les principaux moteurs économiques des collectivités rurales de la région. On détournera une ressource utilisable (clarifibre) initialement destinée à l'enfouissement pour créer un potentiel de piégeage du carbone et contribuer ainsi à répondre aux engagements pris par le Canada dans le cadre du protocole de Kyoto. Les objectifs de recherche sont de démontrer la possibilité de production de peupliers hybrides dans le district de Rainy River et d'étudier l'utilisation de paillis de biosolides primaires de papeterie (clarifibre) comme méthode de lutte contre les mauvaises herbes pour la production de peupliers hybrides.

QS19 Évaluation des réponses structurelles et fonctionnelles des communautés microbiennes des sols et des sédiments aux boues d'égouts et aux produits pharmaceutiques

Chef de projet : Paul Sibley
Environmental Biology
Université de Guelph
Guelph ON N1G 2W1
(519) 824-4120 p. 52707
psibley@evb.uoguelph.ca

Durée du projet : Mai 2003 - avril 2005

Numéro OASIS : 26024

Résumé :
On pratique fréquemment l'épandage de boues d'égouts pour reconstituer la teneur en éléments nutritifs et en carbone des sols agricoles. Bien qu'il existe des lignes directrices bien établies et des meilleures pratiques de gestion, cette méthode suscite encore des inquiétudes chez le public, notamment en raison du risque perçu de contamination pathogène. Cependant de fortes réticences portent également sur l'ajout au sol de contaminants (métaux, surfactants, composés organiques, produits pharmaceutiques et antimicrobiens) lors de l'épandage de boues d'égouts. En Ontario, des teneurs maximales admissibles ont été fixées pour certains contaminants (métaux) dans les boues d'égouts, mais il n'existe pas de lignes directrices de cette nature pour d'autres contaminants parce qu'on manquait d'information sur leur destinée dans l'environnement et sur leur toxicité. Par conséquent il reste une forte incertitude pour ce qui est des risques liés à beaucoup de ces substances pour la santé humaine et celle de l'environnement. De plus en plus d'indices permettent de penser que les produits pharmaceutiques d'origine anthropique pourraient constituer une catégorie non négligeable de contaminants présents dans les boues d'égouts. Des études récentes montrent que de nombreux produits pharmaceutiques se trouvent à de fortes concentrations dans les boues d'égouts et qu'ils persistent dans le sol pendant plusieurs mois après l'épandage de celles ci sur les champs. Actuellement, il existe peu d'information sur la destinée ou les effets des produits pharmaceutiques dans les sols agricoles. Comme de nombreux produits pharmaceutiques ont une activité antimicrobienne, les communautés de microorganismes du sol pourraient être particulièrement vulnérables à leur action. Les objectifs de la recherche sont les suivants : 1) détermination des types de produits pharmaceutiques présents dans les boues d'égouts et de leurs concentrations; 2) évaluation de leur persistance relative; 3) évaluation des effets des boues d'égouts et des produits pharmaceutiques sur les communautés microbiennes des sols et des sédiments; 4) détermination des risques que représentent les produits pharmaceutiques pour les communautés microbiennes du sol si l'épandage des boues est effectué conformément aux meilleures pratiques de gestion actuelles. L'une des questions clés devant être élucidées est de savoir si les modifications subies par la structure des communautés microbiennes exposées aux boues d'égouts et aux produits pharmaceutiques s'accompagnent de modifications de leur capacité fonctionnelle (p. ex. nitrification).

 


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Courriel : research.omafra@ontario.ca