2004 Compendium des recherches sur l'environnement financées par le MAAARO: Qualité de l'air (QA)
| Page d'accueil de 2004 Compendium des recherches sur l'environnement financées par le MAAARO | QA1 Oxydation électrochimique des composés odorants du fumier de porcChef de projet : Nigel Bunce Durée du projet : Mai 2001 - avril 2003 Numéro OASIS : 25606 Résumé : La phase résiduelle du fumier, qui serait moins volumineuse et aurait une plus forte teneur en solides, pourrait alors être traitée de la même façon que le fumier liquide de bovins. Les travaux effectués jusqu'ici sur des composés modèles permettent de penser que cette approche est peut être réalisable. Dans le cadre de ce projet, on procédera à la mesure de l'efficacité des procédés électriques et à l'identification des produits d'oxydation, ce qui complétera les travaux déjà effectués sur des composés modèles; on effectuera également une " validation de concept " sur du fumier liquide de porcins. QA2 La biofiltration comme outil de lutte contre les odeurs et la poussière dans les porcheriesChef de projet : Michael Dixon Durée du projet : Mai 2003 - avril 2006 Numéro OASIS : 26001 Résumé : L'ammoniac est un composé très soluble et biologiquement actif. Ces propriétés en font un excellent candidat pour la biofiltration. Ce procédé représente peut-être une solution sans danger et rentable aux problèmes d'odeurs et de poussière dans les porcheries. La biofiltration consiste à faire passer l'air contaminé dans une matrice de matériaux organiques, ce qui permet d'éliminer de nombreux contaminants atmosphériques. Cette approche convient particulièrement bien à l'industrie porcine parce que 1) la biomasse végétale constitue un important puits d'azote, et elle réduit donc les concentrations d'ammoniac, et 2) la conception des biofiltres végétaux devrait favoriser le dépôt des poussières, dont la concentration serait ainsi réduite. Dans les élevages de porcs, ce système peut être employé en circuit fermé, l'air sortant du biofiltre étant directement renvoyé dans la porcherie. Cela aura pour effet de réduire la concentration de contaminants chimiques comme l'ammoniac et physiques comme la poussière. Dans les élevages porcins, les coûts de ventilation et connexes seront donc réduits, et les animaux et les employés vivront dans un milieu plus sain. L'air peut également passer une seule fois dans le biofiltre, dont la fonction est alors de réduire les émissions de composés odorants dans l'environnement. Les objectifs du projet sont les suivants : 1) évaluer l'efficacité de l'élimination de l'ammoniac et de la poussière atmosphériques par les biofiltres intérieurs; 2) tester un prototype dans un contexte de recherche, et 3) développer et évaluer des biofiltres à l'échelle dans des porcheries commerciales. QA3 Modélisation de la destinée des polluants agricoles gazeuxChef de projet : Grant Edwards Durée du projet : Mai 1999-avril 2003 Numéro OASIS : 24300 Résumé : Il importe de comprendre leur destinée dans l'environnement et leurs effets sur celui-ci, et ce, pour plusieurs raisons (santé et sécurité des humains et des animaux, conformité aux exigences réglementaires, évaluation des effets environnementaux relatifs des différentes options agricoles, et amélioration des pratiques de gestion agricole). Pour répondre à ce besoin d'information, on a élaboré un logiciel de modélisation mathématique complet et global décrivant la dispersion, le transport et le dépôt des substances émises par l'activité agricole. QA4 Modulation de la fermentation intestinale et de l'absorption des éléments nutritifs en vue de réduire les effets néfastes de la production porcine sur l'environnementChef de projet : Ming Fan Durée du projet : Mai 2003 - décembre 2005 Numéro OASIS : 26082 Résumé : En mettant au point un additif alimentaire efficace pour éliminer l'odeur du fumier de porc et améliorer la qualité de la viande, on contribuera à maintenir la compétitivité de l'industrie porcine ontarienne sur le marché mondial. Des études préliminaires semblent indiquer que l'ajout de suppléments alimentaires à base de polysaccharides non amylacés permet de réduire très efficacement la production globale d'ammoniac et de sulfure ainsi que les émissions en provenance du fumier de porc. Il sera nécessaire de faire des recherches pour comprendre les facteurs qui déterminent la biogenèse des composés odorants par la fermentation intestinale; ces recherches permettront également de déterminer les teneurs optimales en suppléments alimentaires constitués de fibres exogènes facilement disponibles pour améliorer le taux d'absorption des éléments nutritifs, la croissance et la qualité de la iande. QA5 Traitement du fumier de porc pour en réduire les effets sur l'environnementChef de projet : Ron Fleming Durée du projet : Mai 2003 - avril 2007 Numéro OASIS : 26003 Résumé : Dans de nombreux cas, il faut combiner la technologie dont on fait la promotion avec d'autres techniques pour créer un système complet de traitement. Ce projet vise à déterminer le potentiel de divers systèmes de traitement pour ce qui est de la réduction des effets environnementaux néfastes. Il portera sur les odeurs, les éléments nutritifs, les pathogènes et des gaz à effet de serre. QA6 Boisement des terres marginalesChef de projet : Glenn Fox Durée du projet : Mai 2003 - avril 2004 Numéro OASIS : 26101 Résumé : Ce projet consistera à construire un modèle stochastique coûts-bénéfices sur lequel les décideurs pourront se fonder pour évaluer cette option. En Ontario, tout projet relatif au boisement pourra intéresser les agriculteurs et propriétaires de terres agricoles marginales, et l'étude portera donc sur les incitatifs appropriés à leur intention. Les mécanismes institutionnels visant à faciliter le boisement en Ontario devront également faire l'objet de recherches plus poussées. QA7 Piégeage de carbone et émissions d'oxyde nitreux dans les agrosystèmes fondés sur les arbresChef de projet : Andrew Gordon Durée du projet : Mai 2002 - avril 2006 Numéro OASIS : 25467 Résumé : Les arbres constituent un puits naturel à long terme de CO2 atmosphérique. Ce mécanisme pourrait servir à immobiliser de plus grandes quantités de carbone dans les champs puisque, même à de faibles densités, les arbres contribuent à améliorer la teneur des sols en carbone par la chute annuelle des feuilles et le renouvellement des racines fines. L'objectif de cette recherche est donc de mesurer et d'évaluer quantitativement le taux de piégeage du carbone et l'équilibre du carbone dans une culture intercalaire placée entre des arbres, puis de comparer ces résultats à ceux d'une monoculture. Selon notre hypothèse, les systèmes de culture intercalaire placée entre des arbres permettront de piéger de plus grandes quantités de carbone que les systèmes agricoles traditionnels et ce, sans perte significative de productivité. Dans le Sud de l'Ontario, l'adoption réussie de tels systèmes de culture ouvrira de nouvelles possibilités d'acquisitions de crédits pour le carbone (Kyoto, boisement) dans le secteur agricole, et elle pourrait représenter une réduction significative à long terme des teneurs en CO2 de l'atmosphère. Selon les recherches préliminaires effectuées à la station de recherches agroforestières de l'Université de Guelph, en Ontario, la quantité totale moyenne de carbone piégée dans les parties permanentes des espèces d'arbres à croissance rapide (peuplier hybride, clone DN 177, densité de 111 arbres/ha) serait de 14 t/ha. De plus, le total de l'apport de carbone au sol par les feuilles mortes et le renouvellement des racines fines depuis 13 ans se chiffrait à 25 t/ha environ. Sur ce site expérimental, la quantité totale de carbone piégée pendant la même période est donc voisine de 39 t/ha. En théorie, cela signifie que ce système a immobilisé 156 t de CO2/ha au cours des 13 dernières années. On évalue qu'après la libération de CO2 par les microorganismes, le potentiel net de piégeage des seuls arbres est de 1,65 t/ha par an, soit environ 7 t/ha de CO2. Le taux net de piégeage après l'intégration d'arbres dans les cultures est quatre fois plus élevé que celui qu'il est généralement possible d'obtenir dans les cultures traditionnelles. Cette recherche produira également des résultats quantitatifs sur le potentiel de réduction des émissions de N2O par quatre voies principales : 1) réduction des charges de nitrate dans les cours d'eau, 2) amélioration de l'efficacité de l'absorption d'azote, 3) réduction des quantités d'engrais azoté consommées et 4) amélioration de l'immobilisation de l'azote par l'accroissement du rapport C/N. Ces deux volets de recherche (piégeage du carbone et quantification de la réduction des émissions de N2O) porteront sur des systèmes agricoles opérationnels et complets, que l'on comparera avec des exploitations traditionnelles du Sud de l'Ontario. Actuellement, il n'existe pas de données de cette nature pour ces types de systèmes au Canada ou aux États-Unis. QA8 (QE) Réduction du potentiel de libération d'azote, de phosphore et de méthane dans les fermes de production laitière intensive de l'OntarioChef de projet : B. McBride Chercheurs collaborateurs : D. McKnight, J. Fisher, P. Sharpe, Collège de Kemptville, V. Osbourne, Animal and Poultry Science Durée du projet : Mai 2003 - avril 2006 Numéro OASIS : 26056 Résumé : Dans les fermes de production laitière intensive, qui sont nombreuses en Ontario, les principales sources de dégradation environnementale sont les excès d'azote (N) et de phosphore (P) produits par le fumier, ainsi que les émissions atmosphériques de méthane (CH4). L'azote et le phosphore contaminent les sols et les eaux souterraines et de surface, et le méthane est un puissant gaz à effet de serre qui contribue au changement climatique et au réchauffement planétaire. L'objectif de ce projet est de permettre de mieux comprendre les facteurs, principalement alimentaires, qui influencent la production de N, P et CH4 par les bovins laitiers. On prévoit que ces travaux mèneront à l'élaboration de programmes stratégiques de suppléments alimentaires pour les élevages bovins laitiers de la province en vue de la réduction des quantités de N, P et CH4 qu'ils libèrent dans l'environnement. Les autres avantages qui en découleront seront une productivité accrue et une réduction des coûts des aliments, le tout se soldant par un accroissement net du revenu agricole. Cette recherche contribuera à aider les producteurs laitiers ontariens à mieux répondre à leurs obligations en matière de gestion des éléments nutritifs. QA9 Développement d'une approche multi échelles pour une gestion de l'azote adaptée au siteChef de projet : Ivan O'Halloran Durée du projet : Mai 2003 - avril 2004 Numéro OASIS : 26045 Résumé : QA10 Effet de la modulation de l'épandage d'engrais azotés sur les rendements des cultures et sur le potentiel d'émission d'oxyde nitreux du solChef de projet : Ivan O'Halloran Durée du projet : Mai 2002 - avril 2003 Numéro OASIS : 25870 Résumé : On connaît raisonnablement bien certains des facteurs qui ont une influence sur les émissions de N2O du sol; cependant on a une mauvaise vue d'ensemble, notamment pour ce qui est des paysages variables. L'épandage d'engrais azotés accroît le potentiel d'émission de N2O. Cependant l'effet final de la modulation de l'épandage de N sur les émissions de N2O dépendra de la correspondance entre les surfaces qui auraient pu recevoir des quantités excessives d'engrais azoté et celles qui ont le plus de chances de produire du N2O. L'objet de cette étude était de poursuivre les travaux sur la modulation spatiale de l'épandage d'engrais azotés dans les champs de maïs, ce qui inclut le calcul des taux d'épandage les plus économiques (MERN, most economic rate of N) et des prédictions sur la modulation de l'épandage d'engrais azotés. On a également étudié l'effet possible de la modulation de l'épandage de N sur les émissions de N2O. QA11 (QE) Production de champignons et lutte contre les ravageursChef de projet : Danny L. Rinker Durée du projet : Mai 2002 - avril 2006 Numéro OASIS : 25748 Résumé : Pour ce qui est des questions environnementales, on déterminera quel est le système mécanique ou horticole (ou quels sont les systèmes mécaniques ou horticoles) qui permet le mieux de réduire les émissions malodorantes du compost, et quelles sont les pratiques de culture qui permettent de réduire ou d'éliminer les quantités de pesticides contenues dans les eaux grises. En ce qui concerne la lutte contre les insectes et les maladies, on poursuivra les efforts de mise au point de mesures de protection contre le trichoderme et d'autres maladies. En matière de production et de qualité des champignons, on étudiera la tache bactérienne par le biais de l'évaluation des matériaux de production et de leurs effets sur le rendement et la qualité, et par l'ajout de produits chimiques dans l'eau d'arrosage. QA12 Stratégies d'adaptation pour la gestion des risques climatiques dans l'agriculture ontarienneChef de projet : Barry Smit Durée du projet : Mai 2003 - avril 2004 Numéro OASIS : 26019 Résumé : Il est largement reconnu que pour pouvoir faire face à ces situations, il vaut mieux comprendre les risques en question et améliorer les options de gestion. De très nombreux organismes gouvernementaux et de l'industrie ont reconnu que les changements climatiques et la création de nouvelles stratégies d'adaptation devraient constituer des domaines de recherche prioritaires. L'objectif du projet est d'identifier des stratégies de gestion efficace des risques climatiques et météorologiques dans le secteur agroalimentaire ontarien, et de produire des données utiles à la production et à la prise de décision de gestion, ainsi qu'aux programmes d'assurance et d'assistance en présence d'un climat changeant. On identifie les principaux risques climatiques et les principales opportunités pour l'agriculture ontarienne, on évalue les implications pour les producteurs et le secteur agroalimentaire ainsi que les modes d'adaptation possibles, ce qui inclut les méthodes d'insertion de la gestion des risques climatiques dans les meilleures pratiques de gestion, la planification agricole et les programmes gouvernementaux. QA13 (QS) Caractérisation des émissions atmosphériques et des résidus de cendres produits par les petits appareils commerciaux installés à la ferme pour l'incinération de cadavres d'animauxChef de projet : Bill Van Heyst Durée du projet : Mai 2003 - décembre 2004 Numéro OASIS : 25983 Résumé : Ce projet de recherche permettra de recueillir l'information nécessaire à la prise de décisions relatives aux orientations en matière d'incinération de cadavres d'animaux. QA14 (QE) Émissions de gaz à effet de serre, élimination des polluants atmosphériques et lixiviation des nitrates dans les systèmes de gestion conçus pour le piégeage du carboneChef de projet : Claudia Wagner-Riddle Chercheurs collaborateurs : T. Gillespie, G. Parkin, G. Thurtell et J. Warland, Land Resource Science Durée du projet : Mai 1999 - avril 2003 Numéro OASIS : 24030 Résumé : Les pratiques de gestion se répercutent sur les émissions de gaz à effet de serre, l'élimination des polluants atmosphériques et la lixiviation des nitrates. La mise en uvre d'un système de meilleures pratiques de gestion et d'épandage a permis de ramener les pertes d'azote vers l'environnement à 9,5 kg/ha alors qu'avec les méthodes conventionnelles elles étaient de 63 kg/ha. Cette diminution n'était pas seulement le résultat de l'épandage de moins grandes quantités de N dans les meilleures pratiques de gestion, mais également de la meilleure absorption des engrais azotés ajoutés; en effet, la proportion de perte des quantités d'azote épandues est passée de 42 % pour les méthodes conventionnelles à 19 % pour les meilleures pratiques de gestion. Les meilleures pratiques de gestion entraînaient donc des pertes par formation d'oxyde nitreux et par lixiviation qui étaient significativement inférieures à ce qu'elles étaient avec les méthodes conventionnelles. Les rendements étaient les mêmes dans les deux systèmes, ce qui indique que cette réduction des pertes n'a pas affecté la productivité des cultures. Le maintien de la surveillance des pertes issues de ces deux systèmes permettra de tester ces résultats dans différentes conditions météorologiques ainsi que les effets à long terme des méthodes sans travail du sol sur le profil pédologique. QA15 Développement de procédés de digestion anaérobie pour le traitement des fumiers de porc et des effluents transformésChef de projet : H. Zhou Durée du projet : Mai 2001 - avril 2004 Numéro OASIS : 25614 Résumé :
Des expériences d'envergure ont été menées sur différents systèmes de digestion anaérobie dans des conditions mésophiles et thermophiles. On a également étudié d'autres paramètres de traitement importants dont le pH, le temps de rétention des boues ainsi que les concentrations d'ammoniac et d'hydrogène sulfuré. Les résultats préliminaires ont montré que la digestion anaérobie ne donnait pas les mêmes résultats dans les fermenteurs en discontinu et dans les digesteurs infiniment mélangés à écoulement continu. Pendant la digestion anaérobie du fumier de porc, l'accumulation de NH3 et de H2S peut entraîner une forte réduction de la production de biogaz, notamment dans des conditions thermophiles. De plus, on a démontré que ces deux types d'inhibition étaient synergiques, c'est à dire que la présence de l'un de ces composés accentuait l'effet de l'autre. Dans certains cas, la digestion anaérobie effectuée dans des conditions mésophiles peut même donner de meilleurs résultats que celle effectuée dans des conditions thermophiles.
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