ARF20 - Nouveaux catalyseurs constitués de ruthénium et de fer pour l'hydrogénation de graines et la pyrolyse de biocarburants en biodiesel de 2e et 3e générationMAAARO, Agriculture et Agroalimentaire Canada, et Éthanol GreenField Inc. (anciennement Les Alcools de Commerce Inc.) ont subventionné conjointement ce projet en 2008, via le Fonds de recherche-développement sur les carburants de remplacement renouvelables et autres. Chercheur principalDr Marcel Schlaf, département de chimie, Université de Guelph (site Web en anglais seulement) Objectifs
Avantages escomptés
RésultatsLes catalyseurs utilisés dans le cadre de ce projet comprennent un ion métallique de transition, ici le ruthénium ou l'osmium, qui est maintenu dans une configuration spatiale et électronique particulière, ce qui lui confère sa réactivité et sa forme du fait un centre catalytiquement actif. En présumant que ces réactions requièrent un environnement à haute température et possiblement acide, les catalyseurs ont été conçus de manière à supporter de telles conditions à l'aide de ligands, c'est-à-dire des molécules organiques de synthèse ayant la capacité de maintenir l'ion métallique fermement en place tout en protégeant le catalyseur contre la décomposition et en optimisant son activité. Deux types de catalyseurs ont été utilisés au cours du projet. Un système basé sur le ruthénium a été conçu et synthétisé par le laboratoire du professeur Schlaf, de l'Université de Guelph. Ce catalyseur ne montrait aucune activité de conversion des triglycérides en alcools gras ou en alcanes, lorsque testé avec des substrats modèles de triglycérides. Le second catalyseur, basé sur l'osmium, a été conçu et synthétisé par le professeur Gusev et son équipe à l'Université Wilfrid-Laurier. Ce catalyseur a aussi été testé à l'Université de Guelph et n'a montré aucune activité de conversion des triglycérides en alcools gras. Ainsi, bien que les catalyseurs étudiés n'aient pas permis d'atteindre l'objectif premier, qui était de générer des alcanes, le projet de recherche a néanmoins permis d'établir qu'il était possible, à l'aide de ces catalyseurs homogènes, de convertir directement l'huile dérivée du soja ou du maïs en composés de plus haute valeur, les alcools gras, qui peuvent trouver application dans la fabrication de produits tels que le savon à vaisselle, les dentifrices et les shampooings. Des procédés techniques mis au point sur la base de ces résultats pourraient éventuellement se révéler énergétiquement et monétairement avantageux par rapport aux procédés existants. Combinés à des catalyseurs hétérogènes déjà disponibles commercialement, ces systèmes pourraient possiblement permettre de convertir directement les huiles en longues chaines d'alcanes dépourvues d'oxygène, qui représenteraient donc des carburants de type diesel (biodiesel de seconde génération) chimiquement stables et à haute valeur énergétique. L'atteinte de l'un ou l'autre des buts (soit la production d'alcools gras ou de diesel à partir d'huiles de graines) nécessitera encore l'optimisation de la structure des catalyseurs et des conditions de réaction, de même qu'une évaluation de la faisabilité technique et économique réelle de ces transformations à plus grande échelle. Informations complémentaires
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 888 466-2372 Courriel : research.omafra@ontario.ca
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