Renseignements sur la santé des pollinisateurs destinés aux producteurs

Renseignements sur la santé des pollinisateurs destinés aux producteurs

Exigences concernant les semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes

Dans le cadre de la stratégie plus vaste visant à protéger les pollinisateurs, l’Ontario a introduit de nouvelles règles le 1er juillet 2015, pour réduire le nombre d’acres plantés avec des semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes.

Les exigences (Règlement de l’Ontario 63/09) ont créé la catégorie 12, une nouvelle catégorie de pesticides pour les semences de maïs et de soya traitées avec trois insecticides à base de néonicotinoïdes : l’imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine. Le règlement prévoit également de nouvelles règles pour la vente et l’utilisation de semences traitées, qui restreignent l’utilisation de semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes aux emplacements où un besoin a été démontré. Le règlement a été déployé progressivement afin d’aider les agriculteurs à s’adapter aux nouvelles exigences.

À compter du 31 août 2016, les agriculteurs devront présenter les documents suivants à leur représentant commercial, vendeur ou à l’entrepreneur en traitement de semences afin d’acheter ou de semer des semences traitées aux néonicotinoïdes :

Numéro de certificat de lutte intégrée contre les ennemis des cultures

  • Après avoir réussi le cours de lutte intégrée contre les ennemis des cultures pour le maïs et le soya, les agriculteurs recevront leur agrément (consultez le french.ipmcertified.ca pour vous inscrire et obtenir davantage de détails). La formation sur la lutte intégrée contre les ennemis des cultures est offerte gratuitement jusqu’au 30 avril 2017. Les agriculteurs peuvent suivre la formation sur la lutte intégrée contre les ennemis des cultures dans une salle de classe à différents endroits ou virtuellement grâce au campus de Ridgetown de l’Université de Guelph. Une fois émis, le certificat est valide pour cinq ans (c.-à-d. que les agriculteurs n’auront qu’à suivre la formation tous les cinq ans). Rendez-vous à french.ipmcertified.ca pour vous inscrire et pour obtenir des détails supplémentaires. À ce jour, plus 10 000 agriculteurs ont suivi avec succès la formation.

Rapports d’évaluation parasitaire

  • Rapports d’évaluation parasitaire (inspection du sol)
    • Un rapport est nécessaire pour chaque 100 acres (ou les superficies plus petites) de champ ou de parcelle sur lesquels vous comptez semer des semences de maïs ou de soya traitées aux néonicotinoïdes. Les semences de maïs ou de soya traitées aux néonicotinoïdes ne peuvent être utilisées que dans les sections d’application du bien agricole identifiées dans les rapports d’évaluation parasitaire.
    • Nouveau format digital pour la formule d'Inspection du sol - rapport d'évaluation parasitaire
      • Une nouvelle version numérique de la formule d'Inspection du sol - rapport d'évaluation parasitaire a été lancée le 31 juillet 2017.
      • La formule en format numérique rend facile la soumission de la formule aux vendeurs de semences traitées dans le cadre du processus d'achat de pesticides de catégorie 12 par les producteurs, et aide les vendeurs de semences traitées à satisfaire aux exigences concernant la soumission des formules de rapport d'évaluation parasitaire au MAAARO.
      • Le formulaire numérique Inspection du sol - rapport d'évaluation parasitaire peut être rempli en ligne et soumis par Internet.
      • Le nouveau format numérique comprend un outil de cartographie en ligne, Agri Cartes, servant à faire le croquis de surface d'application qui fait partie de la formule d'Inspection du sol - rapport d'évaluation parasitaire.
  • Rapports d’évaluation parasitaire (inspection du sol)
    • Si le pourcentage de pertes de plants dans une culture de maïs ou de soya atteint ou dépasse le seuil de pertes de plants pour cette culture fixé dans le Guide d’évaluation parasitaire, un pesticide de la catégorie 12 peut être utilisé sur le bien agricole dans une section qui respecte les critères suivants :
  • Une déclaration écrite qui précise que les principes de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été tenus pour compte.

Apprenez-en plus sur les exigences relatives aux semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes à ontario.ca/neonicotinoides.

Aperçu du Règlement de l’Ontario 63/09 aux termes de la Loi sur les pesticides : Nouvelles exigences liées à la santé des pollinisateurs

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Ressources concernant les exigences liées aux semences de maïs ou de soya traitées aux néonicotinoïdes

  • Voici une liste de ressources pour aider les producteurs à comprendre et à adopter les nouvelles exigences pour les semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes.
Renseignements généraux
Renseignements sur le dépistage et l’évaluation parasitaire

Si vous désirez imprimer des exemplaires des ressources ci-dessus en format PDF pour vos prochaines réunions professionnelles, veuillez communiquer avec le Centre d’information agricole au 1 877 424-1300.

Pratiques de gestion optimales visant à réduire les risques pour les pollinisateurs

Les pratiques de gestion optimales (PGO) qui suivent permettent de réduire le risque d’exposition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs à la poussière libérée par les semences traitées. Même si les PGO présentent plusieurs options, il est conseillé de combiner plusieurs options dans la mesure du possible afin d’obtenir les meilleurs résultats qui soient.

Lisez et respectez l’étiquette et les instructions des pesticides et des semences

Suivez en tout temps les instructions (comme le port de l’équipement de protection individuelle et le respect des zones tampons) fournies sur l’étiquette des pesticides ou des semences traitées afin de réduire les risques pour la santé humaine et l’environnement.

Pratiquez la lutte intégrée contre les ennemis des cultures lors du choix de traitements de semences

Pratiquer la lutte intégrée contre les ennemis des cultures est essentiel pour une lutte contre les ennemis des cultures viable. Cette approche peut comprendre des pratiques culturales pour décourager les ennemis des cultures (p. ex., la rotation de cultures), l’identification adéquate du problème parasitaire et des facteurs de risque.

Communiquez régulièrement avec les apiculteurs afin de mieux protéger les abeilles mellifères

L’échange d’information et la collaboration entre les agriculteurs, les ouvriers chargés du semis et les apiculteurs au sujet de la date des semis de graines traitées et de l’emplacement des ruches peuvent aider à réduire le risque d’incidents touchant les abeilles. Cette communication permettra aux agriculteurs de savoir où sont situées les ruches à proximité de leurs champs. Le fait d’avertir les apiculteurs avant de procéder aux semis permettra à ceux-ci de prendre des mesures pour protéger ou déménager temporairement leurs ruches lorsque cela est possible et veiller à ce que les abeilles aient accès à des sources d’eau potable.

  • Les apiculteurs doivent indiquer aux agriculteurs où se trouvent leurs ruches.
  • Les agriculteurs doivent signaler aux apiculteurs la date des semis de graines traitées et des épandages de pesticides.

Sachez reconnaître l’habitat des pollinisateurs et veillez particulièrement à réduire leur exposition à la poussière contaminée

Les abeilles récoltent pollen et nectar sur les cultures, les arbres et les mauvaises herbes en fleur, et puisent leur eau des mares ou du sol humide des champs et des environs. Les pollinisateurs peuvent être exposés à la poussière libérée par les semences traitées et transportée dans l’air ou déposée sur leurs sources de nourriture et d’eau.

  • Pendant la saison des semis, les mauvaises herbes comme le pissenlit et les arbres en fleur, notamment l’érable, le saule, l’aubépine, le pommier et d’autres essences, constituent d’importantes ressources pour les pollinisateurs qui butinent.
  • La dérive de la poussière qui s’échappe du semoir peut se produire, peu importe les conditions météorologiques. Un temps très sec ou venteux peut accroître l’exposition des pollinisateurs parce que de telles conditions favorisent le transport des particules de poussière. Évitez de semer des graines traitées dans ces conditions si des végétaux en fleur, des sources d’eau stagnante ou des ruches se trouvent en aval du vent, et suivez les pratiques optimales permettant de réduire l’exposition à la poussière contaminée.
  • Supprimez les mauvaises herbes en fleur dans le champ à ensemencer pour ne pas attirer des pollinisateurs qui y butineraient.

Gérer votre matériel de plantation afin de diminuer la dérive des particules de poussière

Selon les recherches, des concentrations importantes de néonicotinoïdes s’échappent des semoirs à pression négative lors des semis et risquent de quitter le champ en raison de la dérive. Il n’existe que très peu d’information sur le risque d’exposition lié aux autres types de semoirs. Les agriculteurs doivent veiller à réduire ou à contrôler la quantité de particules de poussière contaminée par des insecticides s’échappant de leurs semoirs.

  • Suivez le mode d’emploi fourni par le fabricant du semoir et tenez-vous au courant des nouvelles pratiques d’utilisation.
  • Veillez au nettoyage et à l’entretien régulier du semoir, y compris le boîtier du ventilateur et la trémie des semoirs pneumatiques. Utilisez par exemple un aspirateur pour éliminer toute trace de poussière.
  • S’il le faut, installez des déflecteurs afin de diriger la poussière qui s’échappe vers le sol et de réduire ainsi la dérive des particules de poussière.

Évitez de produire de la poussière en manipulant et en chargeant des semences traitées

  • Manipulez les sacs de semences avec soin durant le transport, le chargement et le déchargement afin de réduire l’abrasion, l’émission de poussière et les déversements accidentels.
  • Évitez de charger ou de nettoyer le semoir près des colonies d’abeilles et des endroits où butinent les abeilles comme des cultures, des arbres ou des mauvaises herbes en fleur.
  • Évitez de mettre le semoir en marche à des endroits où la poussière produite par l’appareil pourrait entrer en contact avec des colonies d’abeilles mellifères ou des pollinisateurs qui butinent.

Utilisez le bon lubrifiant d’écoulement des semences

Les lubrifiants d’écoulement des semences peuvent modifier la production de poussière libérée durant le semis.

Seul un agent de fluidité réduisant la poussière est permis avec des semences de maïs ou de soya traitées avec de la clothianidine, de l’imidaclopride ou du thiaméthoxame (p. ex., Poncho, Cruiser, Gaucho, Stress Shield, etc.). Suivez attentivement les instructions sur l’étiquette de l’agent de fluidité.

Respectez des pratiques adéquates de nettoyage et d’élimination des déchets

Prenez soin de nettoyer le matériel après le semis et respectez les exigences provinciales et municipales en matière d’élimination des déchets :

  • Les semences déversées ou exposées et les particules de poussière doivent être enterrées dans le sol ou être enlevées de la surface du sol.
  • Éloignez les semences traitées et les particules de poussière des eaux de surface.
  • Ne laissez pas de sacs vides ni de surplus de semences traitées dans les champs ou l’environnement.
  • Participez aux programmes de récupération des sacs de semences lorsqu’ils sont offerts.

Signalez tous les cas suspects d’intoxication aux pesticides chez des insectes pollinisateurs

Pour signaler un cas suspect lié au semis de semences traitées ou à l’épandage de pesticides, communiquez avec l’organisme fédéral ou provincial responsable.

La page Web de Santé Canada sur la protection des pollinisateurs fournit les coordonnées de ces organismes ainsi que d’autres renseignements.

Accroître l’habitat favorable aux pollinisateurs à la ferme

L’accroissement de l’habitat pour les pollinisateurs autour de votre ferme n’aura pas que des répercussions sur l’amélioration de la santé des pollinisateurs, mais aidera également à améliorer le rendement des cultures qui dépendent des pollinisateurs. Gérer les zones près de votre maison, de vos bâtiments agricoles, des ourlets agricoles, des terres marginales de manière à favoriser les fleurs, les plantes et les arbres indigènes qui fleurissent tout au long de la saison de croissance, et offrir des sites de nidification contribuera à améliorer l’habitat des pollinisateurs.

Manières d’accroître l’habitat des pollinisateurs sur votre exploitation agricole :

  • augmenter la diversité de fleurs dans les terres cultivées et les vergers avoisinants en plantant des fleurs sauvages et des plantes indigènes, dans la mesure du possible;
  • planter des fleurs sauvages et des vivaces indigènes dans les haies, les ourlets agricoles et les bandes tampons afin d’offrir des sites de nidification et de butinage non destinés à la culture;
  • choisir des vivaces indigènes qui fleurissent avant et après la floraison des vergers afin d’établir des pollinisateurs dans le secteur;
  • installer des boîtes de nidification artificielles comme des nids trappes ou des « hôtels pour abeilles » afin d’offrir des sites de nidifications de rechange aux pollinisateurs;
  • minimiser la tonte des bords de route et des terres marginales afin d’accroître la disponibilité de fleurs;
  • conserver des terrains naturels et semi-naturels près des terres agricoles, dans la mesure du possible.

Programmes et ressources du gouvernement

Pour en savoir davantage


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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