Plan d'action pour la santé des pollinisateurs

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Table des matières

  1. Introduction
  2. Nos pollinisateurs
  3. Pourquoi est-ce si important d'agir?
  4. Stratégie ontarienne pour la santé des pollinisateurs
  5. Plan d'action pour la santé des pollinisateurs
  6. Travailler ensemble à déployer le plan
  7. Glossaire
  8. Bibliographie

Lettre du ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

En janvier 2016, j'ai demandé vos commentaires sur une ébauche de plan d'action pour favoriser la santé des pollinisateurs. La réponse a été excellente et, maintenant que nous avons analysé les commentaires reçus et examiné vos recommandations, je suis heureux de publier le Plan d'action de l'Ontario pour la santé des pollinisateurs.

Ce plan fait partie de la Stratégie pour la santé des pollinisateurs plus vaste de la province et vise à aider à améliorer la santé de tous les insectes pollinisateurs qui soutiennent un secteur agroalimentaire fort et un environnement sain. Le plan se fonde sur des mesures, des échéanciers et la responsabilisation alors que nous allons de l'avant. Il est conçu pour être adaptable et pourra être rajusté lorsque de nouvelles preuves fondées sur la recherche deviendront accessibles.

Une approche collaborative est au cœur de nos efforts pour protéger les pollinisateurs. Pour l'avenir, nous continuons à saluer et à forger de nouveaux partenariats tout en conservant nos relations actuelles.

Alors que l'Ontario continue à exercer un rôle de direction dans la protection des pollinisateurs, je nous encourage tous à travailler ensemble et à concrétiser nos objectifs.

Je vous prie d'agréer mes plus sincères salutations.

Jeff Leal
Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Introduction

Les pollinisateurs sont essentiels à la santé des écosystèmes, en plus de jouer un rôle déterminant dans le secteur de l'agriculture en Ontario. Ils fournissent l'un des plus importants services aux écosystèmes de la planète - la pollinisation. Plus du tiers de notre alimentation provient directement ou indirectement des plantes pollinisées par les insectes, et environ 80 pour cent des espèces de plantes à fleurs sauvages n'existeraient pas sans pollinisation. Les pollinisateurs sont essentiels à notre secteur agricole - les pollinisateurs d'élevage et sauvages permettent d'injecter 992 millions de dollars annuellement dans l'économie de l'Ontario.

Malgré l'importance critique des pollinisateurs pour l'économie et l'environnement, les recherches menées partout dans le monde montrent des déclins préoccupants des populations de pollinisateurs dus à un certain nombre d'agents stressants interdépendants - notamment les maladies et les ravageurs, l'exposition aux pesticides, la réduction de l'habitat et le changement climatique. L'Ontario n'a pas évité ces problèmes : il est également confronté à des diminutions des pollinisateurs et de la santé de ceux-ci.

Plan d'action de l'Ontario pour la santé des pollinisateurs

Le plan décrit de nombreuses mesures pour aborder l'éventail varié d'agents stressants qui ont des répercussions sur les pollinisateurs. Voici des exemples :

  • Restaurer, améliorer et protéger un million d'acres d'habitat des pollinisateurs en Ontario.
  • Publier à des fins de consultations un document de travail sur la modernisation du cadre législatif pour l'apiculture qui sera publié à des fins de consultations. Les propositions de modernisation comprendraient notamment des dispositions reliées à la formation de l'apiculteur, des exigences actualisées pour l'emplacement des ruches, la tenue de dossiers et la traçabilité, ainsi que des outils modernisés pour la lutte contre les ennemis des cultures et les maladies.
  • Lancer un appel de recherche spécial (un million de dollars) pour financer la nouvelle recherche abordant les principales lacunes en matière de connaissances sur la santé des pollinisateurs.
  • Lancer une campagne numérique de sensibilisation pour encourager la population ontarienne à planter des jardins favorables aux pollinisateurs.
  • Recueillir des données provenant des programmes de surveillance afin d'établir des données de base sur l'état des abeilles mellifères d'élevage, des pollinisateurs sauvages et des résidus de pesticides dans l'environnement.
  • Mener des évaluations de la vulnérabilité au changement climatique auprès de certaines espèces de pollinisateurs sauvages.
  • Compiler et promouvoir les pratiques de gestion optimales (PGO) que les apiculteurs devraient respecter lorsqu'ils hivernent leurs colonies d'abeilles mellifères, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, qui peuvent aider à optimiser les taux de survie hivernale, en gérant les colonies de manière à assurer une santé, une force et des magasins à miel adéquats.
  • Continuer les activités de formation et de sensibilisation pour les agriculteurs et les autres intervenants intéressés portant sur les PGO en ce qui concerne la lutte intégrée contre les ennemis des cultures afin d'appuyer le déploiement du règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes.
  • Continuer à travailler avec les agriculteurs et les autres intervenants au moyen d'une gamme de programmes, comme l'Initiative de gérance agroenvironnementale des Grands Lacs, afin de soutenir les pollinisateurs de même que la restauration et l'amélioration de l'habitat.
  • Élaborer du matériel éducatif sur la biosécurité pour les producteurs serricoles afin d'aider à réduire la propagation des agents pathogènes des bourdons d'élevage aux pollinisateurs sauvages.

Pour connaître la liste complète des mesures et leur échéancier, nous vous invitons à poursuivre votre lecture.

En élaborant des partenariats et des initiatives qui renforcent la santé des pollinisateurs, nous œuvrons à concrétiser la vision de l'Ontario qui souhaite abriter des populations de pollinisateurs en santé qui contribuent à un approvisionnement alimentaire viable et qui soutiennent des écosystèmes résilients ainsi qu'une économie solide.


Saviez-vous que...
Grâce à Cultivons l'avenir 2 (CA2), un programme de financement fédéral-provincial, les agriculteurs ont eu accès à du financement à frais partagés pour permettre aux familles d'agriculteurs d'accroître leur conscientisation environnementale et de cerner les sujets revêtant une préoccupation environnementale ainsi que les mesures à déployer sur leurs exploitations agricoles en élaborant un plan agro-environnemental (PAE). Une fois le plan agricole réalisé, CA2 soutient les mesures circonscrites dans le PAE, notamment celles qui favorisent l'habitat des pollinisateurs comme la construction de brise-vent et la plantation de cultures abris.


Nos pollinisateurs

Photo d'un papillon sur une fleur

Plusieurs espèces partout dans le monde, notamment un petit nombre d'oiseaux et de mammifères, fournissent des services de pollinisation. En Ontario, la majorité des pollinisateurs sont des insectes. Les abeilles sont l'insecte pollinisateur le plus spécialisé en raison d'un éventail de caractéristiques physiques leur permettant de collecter et d'entreposer du pollen. Les abeilles sauvages présentent une variété de tailles, de formes et de couleurs. Elles ont des besoins diversifiés en matière d'habitat, de sites de nidification, de types de fleurs qu'elles visitent et de la saison pendant laquelle elles sont actives. En Ontario, deux groupes les plus communs d'abeilles sauvages sont les abeilles solitaires et les abeilles sociales nichant à terre. Le présent Plan d'action se concentre sur deux principaux groupes d'insectes pollinisateurs :

  • les pollinisateurs sauvages, comme les bourdons, les abeilles solitaires, les papillons, les papillons nocturnes, certains coléoptères et mouches;
  • les abeilles d'élevage, notamment les abeilles mellifères et certaines espèces de bourdons.

Abeilles d'élevage

Les abeilles mellifères d'élevage ne font pas que produire du miel, mais elles pollinisent aussi un large éventail de cultures ontariennes, dont les pommes, les abricots, les asperges, les bleuets, les courges et le canola. Les abeilles mellifères sont responsables de la pollinisation de 80 pour cent de toutes les cultures agricoles exigeant une pollinisation par des insectes et sont les pollinisateurs les plus rentables à l'échelle mondiale.

En 2016, il y avait plus de 2 800 apiculteurs inscrits en Ontario, gérant un total de plus de 97 000 colonies d'abeilles mellifères; les apiculteurs de l'Ontario ont produit environ 8 880 000 livres de miel, d'une valeur de 27 millions de dollars. Les apiculteurs produisent également des produits de cire d'abeille pour les ventes au détail. Mais surtout, les producteurs horticoles ont besoin des ruches des apiculteurs pour des services de pollinisation afin d'accroître la production et les rendements des cultures. Certaines des colonies d'abeilles mellifères de l'Ontario sont aussi transportées chaque année afin de polliniser des cultures de bleuets et de canneberges d'une valeur de plus de 70 millions de dollars dans l'est du Canada - et la demande pour de tels services de pollinisation va en augmentant.

Les bourdons, les mégachiles de la luzerne et les abeilles maçonnes sont d'autres espèces de pollinisateurs d'élevage présentes en Amérique du Nord. Les bourdons sont très utilisés en Europe et ici au Canada comme principal pollinisateur d'élevage pour la production en serre de tomates et de poivrons. Les bourdons font maintenant l'objet d'essais comme pollinisateurs potentiels pour les canneberges, les bleuets et le ginseng.

Pollinisateurs sauvages

Photo d'une abeille sauvage butinant une fleur

Des études antérieures montrent que l'Ontario représente un point névralgique de la biodiversité canadienne pour les pollinisateurs sauvages, avant 420 des plus de 855 espèces d'abeilles inscrites à l'échelle nationale. Il s'agit de la diversité des abeilles la plus élevée de toutes les provinces. Même si la valeur des pollinisateurs sauvages pour l'agriculture en Ontario n'a pas été évaluée, de récentes études réalisées ailleurs suggèrent que les pollinisateurs sauvages peuvent être plus importants que ce que l'on pensait au départ.

La pollinisation joue un rôle fondamental en préservant les écosystèmes et soutient tous les organismes qui dépendent de ressources provenant de plantes à fleurs (p. ex., des graines pour les oiseaux, l'abri fourni par des arbres et des arbustes à fleurs, etc.). Alors que l'abeille mellifère d'élevage est peut-être le pollinisateur le plus connu, les abeilles sauvages sont des pollinisateurs plus efficaces sur une base individuelle. Certaines espèces de pollinisateurs sauvages transportent de plus grandes quantités de grains de pollen, ce qui en fait des pollinisateurs plus efficaces. Les pollinisateurs sauvages peuvent butiner dans des conditions plus fraîches que les abeilles, ce qui permet la pollinisation de plantes qui éclosent au début du printemps et à la fin de l'automne.

Les recherches ont démontré que l'amélioration de l'efficacité des abeilles mellifères pollinisatrices dans l'agriculture peut être réalisée en encourageant ou en introduisant des espèces d'abeilles sauvages dans une région. On a découvert que la présence d'abeilles sauvages augmente l'efficacité de la pollinisation des abeilles mellifères comparativement à un verger dont la pollinisation était uniquement assurée par des abeilles mellifères.

Pourquoi est-ce si important d'agir?

Partout dans le monde, des signes indiquent que les abeilles d'élevage et les pollinisateurs sauvages subissent un stress et sont, dans certains cas, en déclin. Parallèlement à cela, le besoin pour des services de pollinisation pour plusieurs cultures agricoles continue de croître. L'Ontario ne fait pas exception à ces tendances internationales : certaines recherches concernant précisément l'Ontario montrent que la province subit des déclins semblables tout en étant confrontée à une augmentation de la demande pour des services de pollinisation, en particulier de la part d'abeilles d'élevage.

L'industrie considère une perte annuelle durant l'hiver de 15 pour cent comme étant acceptable. Depuis 2007, les pertes subies durant l'hiver en Ontario ont varié d'un faible 12 pour cent en 2012 à un seuil historique de 58 pour cent en 2014.

Même si les renseignements sur les populations de pollinisateurs sauvages en Ontario sont limités, les études montrent que certaines espèces (p. ex., le bourdon à tache rousse qui est maintenant une espèce en péril) ont vu leur nombre chuter de manière importante. Les déclins des populations de pollinisateurs sauvages documentés à l'échelle mondiale montrent que près de 50 pour cent des extinctions d'insectes concernent des espèces visitant des fleurs. Les tendances internationales suggèrent que les déclins de pollinisateurs sont le résultat des répercussions interdépendantes de plusieurs agents stressants - notamment les maladies, les ravageurs, l'exposition aux pesticides, la réduction de l'habitat et le changement climatique.

Les agriculteurs de l'Ontario sont d'incroyables intendants de nos terres. Depuis 2005, ils ont démontré un engagement ferme envers l'environnement, réalisant plus de 23 900 projets bénévoles de Plan agro-environnemental sur leurs fermes. Ce travail représente un investissement total de 366 millions de dollars en améliorations agricoles, y compris 99 millions de dollars en financement à frais partagés fédéral-provincial, environ 26 millions de dollars provenant d'autres programmes à frais partagés et une contribution de 228 millions de dollars des agriculteurs.

En plus des efforts de la collectivité agricole, plus de 60 pour cent des personnes interrogées dans le cadre des consultations relatives au Plan d'action pour la santé des pollinisateurs ont indiqué qu'elles seraient prêtes à contribuer financièrement à des organismes favorisant la santé des pollinisateurs, et 70 pour cent ont indiqué qu'elles seraient prêtes à mener des activités liées à l'habitat, tant sur la ferme que dans des territoires urbains. Ces résultats montrent une volonté énorme de travailler ensemble, de combler les lacunes et de collaborer sur un sujet aussi critique que la santé des pollinisateurs.

Nous convions toutes les parties, y compris les organismes environnementaux, les groupes de protection de la nature, le milieu universitaire, l'industrie et les collectivités, à se joindre à nos agriculteurs et à faire partie de la solution en mettant leurs ressources en commun. Nous invitons les organismes de tout l'Ontario à investir au cours de la prochaine année afin de promouvoir l'intendance environnementale et la santé des pollinisateurs.

Les organismes présentés dans ce rapport sont un exemple formidable de ce travail et nous les encourageons à continuer et à aller plus loin!

Stratégie ontarienne pour la santé des pollinisateurs

Une photo d'un tableau expliquant la stratégie de santé des pollinisateurs de l'Ontario

Texte équivalent

En novembre 2014, le gouvernement de l'Ontario a lancé la première Stratégie pour la santé des pollinisateurs de la province qui décrit deux objectifs ambitieux :

  • Réduire les taux de mortalité durant l'hiver des abeilles mellifères d'élevage à 15 pour cent d'ici 2020.
  • Parvenir à une réduction de 80 % du nombre d'acres plantés avec des semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes d'ici 2017.

En 2016, un troisième objectif ambitieux dont nous faisons part pour la première fois dans ce plan a été ajouté :

La Stratégie comporte trois volets :

Une photo des trois composantes de la Stratégie pour la santé des pollinisateurs

Texte équivalent

Les deux premiers volets de la Stratégie - un soutien financier pour le secteur apicole et le Règlement de l'Ontario 63/09 qui réduit l'utilisation des semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes - ont été lancés. La publication du troisième et dernier volet de la Stratégie, le Plan d'action pour la santé des pollinisateurs (le plan), complète le lancement des trois volets de la stratégie à multiples facettes.

Le Programme d'aide financière aux apiculteurs et le régime d'Assurance-production contre la mortalité des abeilles

Un élément clé de la Stratégie ontarienne pour la santé des pollinisateurs est l'engagement d'établir un programme financier pour aider les apiculteurs confrontés à des taux élevés de pertes de ruches d'abeilles. En 2014-2015, le Programme d'aide financière aux apiculteurs (PAFA) a été élargi afin de couvrir les mortalités d'abeilles. Plus de 5,4 millions de dollars en paiements aux termes du PAFA ont été distribués durant les années du programme 2014 et 2015 dans le cadre d'un effort combiné pour favoriser la santé des colonies d'abeilles dans la province.

En septembre 2015, le PAFA a été remplacé de manière permanente par un régime d'Assurance-production contre la mortalité des abeilles afin de couvrir les pertes hivernales causées par des périls assurés comme le froid excessif, les dommages causés par la glace, ainsi que les maladies et les ravageurs qu'il est impossible de contrôler adéquatement. Au cours de sa première année, 35 apiculteurs possédant plus de 13 200 colonies ont participé au régime.

Réglementation des semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes

Le 1er juillet 2015, le Règlement de l'Ontario 63/09 aux termes de la Loi sur les pesticides est entré en vigueur. Le règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes sera déployé progressivement sur deux saisons de croissance. Le règlement a créé une nouvelle catégorie de pesticides (catégorie 12) pour les semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes, et limite son utilisation aux situations où un besoin est démontré en raison de la présence de ravageurs.

Plan d'action pour la santé des pollinisateurs

Le plan est le troisième volet de la Stratégie. En nous fondant sur des partenariats existants et en élaborant de nouveaux partenariats et de nouvelles initiatives qui renforcent la santé des pollinisateurs, nous concrétiserons la vision de l'Ontario d'abriter des populations de pollinisateurs en santé qui contribuent à un approvisionnement alimentaire viable et qui soutiennent des écosystèmes résilients ainsi qu'une économie solide.

Plan d'action pour la santé des pollinisateurs

Mobilisation du public

Ce plan est le résultat d'observations importantes fournies par le public et plusieurs intervenants intéressés par la question de la santé des pollinisateurs.

En novembre 2014, le gouvernement de l'Ontario a publié un document de travail exhaustif sur sa Stratégie pour la santé des pollinisateurs, incluant une proposition de règlement pour réduire l'utilisation des pesticides à base de néonicotinoïdes en Ontario. Les mesures proposées dans le document de travail intitulé Santé des pollinisateurs : Une proposition visant à réduire l'utilisation des pesticides à base de néonicotinoïdes en Ontario a reçu un énorme soutien pour améliorer la santé des pollinisateurs.

Une gamme de mesures a été proposée et a été développée lors de tribunes interactives qui se sont tenues à Guelph en août 2015 et en février 2016 avec des experts et des intervenants clés de tous les secteurs. Plus de 50 chefs de file de l'ensemble de l'Ontario ont participé à chaque séance afin d'aborder des sujets qui comprenaient notamment les suivants :

  • les agents stressants pour la santé des pollinisateurs;
  • l'amélioration de la santé des pollinisateurs;
  • la manière de tirer profit des possibilités de partenariat;
  • l'identification des mesures nécessaires et des prochaines étapes.

L'ébauche du Plan d'action de l'Ontario pour la santé des pollinisateurs a été publiée dans le Registre environnemental du 22 janvier au 7 mars 2016, donnant au public l'occasion de le commenter. Ce plan final et adaptable intègre les commentaires reçus durant le processus de consultation et continue d'être un appel à l'action afin d'inciter toute la population ontarienne à jouer un rôle pour améliorer la santé des pollinisateurs. Et nous savons que vous êtes prêts à participer! Dans le cadre des consultations relatives au plan :

  • 75 pour cent des personnes qui ont répondu au sondage en ligne ont indiqué avoir la volonté de promouvoir les pollinisateurs grâce à de l'éducation et à de la sensibilisation;
  • 80 pour cent ont indiqué être prêts à participer à des recherches;
  • 90 pour cent ont précisé être prêts à créer et à maintenir des territoires viables pour la santé des pollinisateurs.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué à ce cheminement et qui ont fourni des idées et commentaires qui ont aidé à forger le Plan d'action de l'Ontario pour la santé des pollinisateurs. Notre vision est de faire de l'Ontario le foyer de populations de pollinisateurs en santé qui contribuent à un approvisionnement alimentaire viable et qui favorisent des écosystèmes résilients et une économie forte. Nous vous remercions de lire le présent plan - votre dévouement contribuera à améliorer la santé des pollinisateurs en Ontario.

Responsabilité et supervision

Un comité directeur interministériel sera responsable de superviser le déploiement et de présenter des rapports sur le progrès de la Stratégie pour la santé des pollinisateurs. Reconnaissant que ce plan est par sa nature souple et adaptable, le gouvernement mobilisera aussi des experts techniques pour l'aider dans des domaines clés alors que le déploiement du plan ira de l'avant.

Ce plan identifie clairement les ministères et les organismes responsables de chaque mesure et prévoit un échéancier pour leur achèvement. Les ministères identifiés seront responsables de mettre en œuvre leurs mesures individuelles et de présenter des rapports au comité directeur.

Des renseignements à jour sur les pollinisateurs de l'Ontario, notamment les progrès réalisés par rapport à chaque objectif, seront partagés publiquement par le truchement de notre portail virtuel sur les pollinisateurs (www.ontario.ca/pollinisateurs). Des rapports sur les progrès réalisés concernant nos objectifs ambitieux liés aux taux de mortalité durant l'hiver et à la réduction de l'utilisation des semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes seront annuellement rendus publics. Les progrès concernant l'objectif lié à l'habitat seront publiés lorsque les renseignements seront disponibles. La surveillance et l'analyse des données ainsi que les nouveaux résultats de recherche seront aussi évalués sur une base continue et les rapports seront partagés au fur et à mesure.

Les quatre agents stressants

Les études montrent que les pollinisateurs subissent un stress croissant. Plusieurs motifs ou agents stressants sont considérés comme étant responsables de leur déclin et peuvent être groupés dans quatre grandes catégories :

  • les maladies, les ravageurs et la génétique;
  • l'exposition aux pesticides;
  • la réduction de l'habitat et la mauvaise nutrition;
  • le changement climatique et les conditions météorologiques.

Afin de progresser vers l'atteinte de nos résultats stratégiques et la concrétisation de notre vision, l'Ontario prend des mesures pour aborder chacun des quatre agents stressants identifiés comme ayant des répercussions sur la santé des pollinisateurs, en plus de se fonder sur la recherche et la surveillance, ainsi que sur les efforts d'éducation et de sensibilisation.

A pictochart des quatre facteurs de stress

Texte équivalent

Agent stressant : Maladies, ravageurs et génétique


La gestion des maladies et des ravageurs des abeilles mellifères et des bourdons est essentielle pour aborder les pertes de colonies et pour minimiser la propagation des ravageurs et des agents pathogènes.


De quelle manière les maladies et les ravageurs affectent-ils les pollinisateurs en Ontario?

Les ravageurs et les maladies sont considérés comme deux des principaux risques pour les pollinisateurs. Les abeilles d'élevage et les pollinisateurs sauvages souffrent de plusieurs maladies et d'infestations de ravageurs. Les mieux documentées sont celles qui concernent les abeilles mellifères. Cependant, certains virus, champignons et parasites sont aussi connus pour infecter les bourdons d'élevage ainsi que des espèces de pollinisateurs sauvages. En plus des maladies et des agents pathogènes survenant naturellement, les dernières années ont vu apparaître des préoccupations concernant les agents pathogènes se transportant des populations de bourdons et d'abeilles mellifères d'élevage aux populations de pollinisateurs sauvages de l'Ontario.


Saviez-vous que…
Le varroa est un parasite externe de taille relativement grande qui se nourrit des liquides organiques des abeilles mellifères adultes ou en développement. Le varroa peut notamment transmettre des agents pathogènes, en particulier des virus (p. ex., le virus des ailes déformées). Le varroa s'est propagé de sa zone d'origine en Asie à la plupart des parties du monde, notamment l'Ontario depuis le début des années 1990. Même si presque toutes les colonies d'abeilles mellifères en Amérique du Nord sont maintenant infectées par le varroa, le principal enjeu est la capacité des apiculteurs de contrôler efficacement la gravité des infestations.


Une photo de verroa acariens sur les rayons de miel

Selon les recherches, un facteur destructeur important influençant la perte de colonies d'abeilles mellifères durant l'hiver est le Varroa. Même s'il existe des traitements qui aident à maintenir de faibles niveaux d'infestations de varroa, la résistance dans certaines populations de varroa à des types particuliers de traitements est fréquente et répandue. Le varroa continue de constituer un enjeu important pour préserver la santé des abeilles mellifères. Le contrôle de cet acarien est par conséquent une pratique apicole essentielle pour la survie des colonies d'abeilles mellifères. Il est donc important que nous comprenions les meilleures manières de lutter contre le varroa dans les colonies d'abeilles mellifères, ainsi que de trouver de nouveaux moyens de traiter le varroa, tout en causant une nuisance minimale aux abeilles mellifères elles-mêmes.

D'autres ravageurs et maladies présentent des risques pour la santé des abeilles d'élevage, dont les suivants :

  • La loque américaine (une maladie bactérienne) est l'une des maladies les plus virulentes et contagieuses des abeilles mellifères et peut détruire des colonies et contaminer le matériel apicole.
  • Le petit coléoptère des ruches est un nouveau ravageur envahissant en Ontario dont la présence peut avoir des implications commerciales pour les apiculteurs, puisque sa présence peut empêcher ou limiter le déplacement des colonies d'abeilles hors des frontières provinciales. À ce jour, cependant, il n'a pas été impliqué dans des pertes de colonies à grande échelle et, dans plusieurs cas, s'est avéré être gérable. Le MAAARO collabore avec l'industrie apicole sur une stratégie pour continuer à atténuer la portée du petit coléoptère des ruches en Ontario et offrir aux apiculteurs les outils dont ils ont besoin pour gérer ce ravageur et garder leurs colonies en santé.

Les chercheurs examinent maintenant l'importance des interactions, non seulement entre les maladies et d'autres agents stressants environnementaux (p. ex., la maladie et la nutrition ou l'exposition aux pesticides), mais aussi entre les différents agents stressants (p. ex., les infestations de varroa avec d'autres agents pathogènes), qui affectent la santé des abeilles individuellement et la résilience de la colonie.

Comment les pratiques de gestion apicoles et la génétique peuvent-elles renforcer les pollinisateurs en Ontario?
Une photo de deux ruches en bois dans un verger à Niagara

Grâce à un élevage sélectif, les abeilles mellifères sont sélectionnées pour une variété de caractéristiques souhaitées, notamment un comportement docile, une production de miel accrue et une résistance à certains ravageurs et à certaines maladies. En identifiant différentes caractéristiques génétiques, les apiculteurs peuvent être capables de circonscrire les caractéristiques présentant un intérêt et élever sélectivement des abeilles qui sont plus résilientes aux agents pathogènes. Les chercheurs en Ontario ont enquêté sur le rôle de la génétique dans la résistance aux ravageurs et aux maladies avec certains résultats positifs. Par exemple, on a découvert que certaines abeilles mellifères étaient moins vulnérables à l'acarien de l'abeille. Sélectionner des caractéristiques chez les abeilles mellifères peut fournir une protection supplémentaire contre les ravageurs et les maladies, en particulier puisque certains ravageurs et agents pathogènes peuvent développer une résistance à des méthodes de traitement établies.

Une gestion adéquate des colonies d'abeilles mellifères est essentielle pour leur succès et leur survie. Les colonies doivent être adéquatement gérées pour parvenir à une production et à une lutte contre les ennemies des cultures efficaces. Il est important pour les apiculteurs de tenir compte des recommandations actuelles lorsqu'ils déploient des pratiques de gestion optimales (PGO) dans leur exploitation, notamment l'application d'une approche de lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Le secteur apicole est dynamique et les techniques pour lutter contre les ravageurs évolueront parallèlement à l'évolution de la science concernant l'élevage d'abeilles.

Que fait-on pour aborder les maladies, les ravageurs et la génétique chez les pollinisateurs d'élevage?

Une photo d'abeilles sur un nid d'abeilles

En vertu de la Loi sur l'apiculture de la province, le Programme d'apiculture du MAAARO collabore avec les apiculteurs pour conserver la viabilité du secteur apicole de l'Ontario en utilisant notamment les moyens suivants :

  • exécuter la Loi sur l'apiculture de l'Ontario en exigeant que les apiculteurs s'inscrivent auprès du MAAARO, offrir des services d'inspection et délivrer des permis;
  • donner des renseignements sur les PGO et les options de lutte intégrée contre les ennemis des cultures;
  • surveiller et évaluer l'état de santé des abeilles mellifères en Ontario et préparer des rapports à ce sujet (consulter la partie Recherche et surveillance pour de plus amples détails).

L'Ontario possède une législation en matière d'apiculture depuis plus d'un siècle. L'actuelle Loi sur l'apiculture, créée en 1987, n'a pas été actualisée de façon importante en près de deux décennies. Depuis ce temps, l'industrie a évolué et de nouveaux ravageurs et de nouvelles maladies sont apparus et représentent un enjeu pour les apiculteurs en Ontario. Des changements sont également survenus dans la manière dont l'industrie et le gouvernement approchent la supervision de la santé animale, notamment un accent plus grand mis sur la gestion des renseignements, l'analyse des données et la biosécurité. Avoir accès rapidement à des renseignements précis et à jour concernant les modèles de déplacement, les maladies et les ravageurs ainsi que les pratiques de gestion peut aider à promouvoir une réponse mieux coordonnée et une coopération plus grande entre le gouvernement et les partenaires de l'industrie. D'autres secteurs de production animale en Ontario ont déjà fait des avancées importantes dans ce domaine.

En travaillant avec des partenaires clés, comme l'Ontario Beekeeper's Association (OBA), l'Association canadienne des apiculteurs professionnels (ACAP), la Table ronde nationale sur la santé des abeilles, l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), le gouvernement continuera de tabler sur ce travail important, concentrant ses efforts sur les domaines suivants :

  • examen de la législation du secteur apicole;
  • renforcement des PGO des apiculteurs;
  • compréhension de la génétique des abeilles mellifères.

Examen de la législation du secteur apicole

Le gouvernement publiera un document de travail à des fins de consultation afin de moderniser le cadre législatif sur l'apiculture de la province (MAAARO; 2017).

Les propositions de modernisation pourraient notamment comprendre des dispositions reliées à ce qui suit :

  • la formation des apiculteurs;
  • des exigences actualisées pour l'emplacement des ruches;
  • la tenue de dossiers et la traçabilité (par exemple, des exigences claires pour enregistrer les déplacements de colonies);
  • des outils modernisés pour la lutte antiparasitaire et contre les maladies, notamment des mesures de biosécurité améliorées.

Renforcement des pratiques de gestion optimales (PGO) des apiculteurs concernant les maladies et les ravageurs

Reconnaissant le rôle essentiel que jouent les apiculteurs dans la lutte contre les ennemis des cultures et contre les maladies et pour favoriser la santé générale des abeilles et des ruches, le gouvernement de l'Ontario s'allie à l'OBA afin d'appuyer des possibilités accrues en matière d'éducation et de formation pour les apiculteurs. En voici des exemples :

  • Élaborer et offrir une gamme d'activités et de programmes qui visent à améliorer les connaissances des apiculteurs sur les problèmes émergents, la recherche, les PGO et la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Cela comprend de continuer à offrir le programme de transfert de technologie de l'OBA qui conçoit du matériel en collaboration avec des chercheurs, le gouvernement et le milieu universitaire et de la recherche appliqués (MAAARO et OBA; en cours). Les activités de transfert des connaissances et des technologies comprendront les éléments suivants :
    • organisation et prestation d'ateliers de formation pour les apiculteurs;
    • facilitation du transfert des connaissances sur la recherche actuelle et les problèmes émergents au secteur apicole élargi grâce à des programmes en ligne et de formation des formateurs et lors de conférences de l'industrie et de réunions d'associations locales;
    • augmentation des occasions d'éducation et de formation concernant les PGO des apiculteurs, la biosécurité et la lutte intégrée contre les ennemis des cultures au moyen de documents imprimés et en ligne.
    • stratégies visant à aborder précisément la lutte contre les ravageurs présentant un risque élevé - le varroa et le petit coléoptère des ruches y compris la collaboration avec l'ACAP sur des stratégies pour lutter contre le varroa; le travail avec les partenaires fédéraux pour aider à faciliter l'homologation de nouveaux traitements contre le varroa. les communications régulières avec l'industrie et les chercheurs sur les besoins en matière de lutte contre le varroa, notamment la publication de recommandations relatives au traitement; et le développement et la prestation de séances de sensibilisation abordant la sensibilisation au petit coléoptère des ruches et son contrôle.
  • Continuer à exiger que les PGO recommandées par le ministère soient suivies par les apiculteurs afin d'être admissibles au régime d'Assurance-production contre la mortalité des abeilles (MAAARO et AgriCorp; en cours).
  • Incorporer les PGO recommandées dans les ateliers de biosécurité obligatoires que les producteurs doivent suivre pour recevoir un financement de mise en œuvre de Cultivons l'avenir 2 (CA2) (MAAARO; en cours);
  • Élaborer du matériel éducatif sur la biosécurité pour les producteurs serricoles afin d'aider à réduire la propagation des agents pathogènes des bourdons d'élevage aux pollinisateurs sauvages (MAAARO; 2017).

Compréhension de la génétique des abeilles mellifères

La génétique des abeilles mellifères joue un rôle sur la résilience des colonies aux infestations de ravageurs.

  • Le gouvernement appuie l'Ontario Beekeepers Association afin de maintenir la disponibilité annuelle d'abeilles mellifères sélectionnées pour les apiculteurs en Ontario (MAAARO et OBA; 2017). Grâce à l'Ontario Resistant Honey Bee Selection Initiative l'OBA améliorera la génétique des abeilles mellifères au moyen d'un élevage sélectif afin d'obtenir les caractéristiques suivantes :
    • résistance accrue aux maladies du couvain et aux acariens;
    • augmentation du comportement d'hygiène désirable;
    • rendement en miel accru.

La modernisation de la législation sur les apiculteurs, combinée à l'augmentation des possibilités d'éducation et de formation concernant les pratiques de gestion optimales des apiculteurs et au fait de s'assurer de la résilience de nos colonies d'abeilles mellifères, aidera l'Ontario à atteindre un objectif clé de notre Stratégie pour la santé des pollinisateurs : améliorer la génétique; et réduire les répercussions des maladies et des ravageurs sur les pollinisateurs.


Pleins feux sur un partenaire :

Le mandat de l'Ontario Beekeepers' Association (OBA) est de garantir une industrie apicole dynamique et viable en Ontario. Le MAAARO a fourni un appui financier à l'OBA pour soutenir des initiatives, notamment la prestation d'une formation spécialisée et la recherche sur des ravageurs et des maladies présentant un risque élevé. Au cours des dernières 20 années, le MAAARO a fourni trois millions de dollars à l'OBA afin d'appuyer des activités de l'industrie et des activités de sensibilisation pour favoriser l'amélioration de la santé des pollinisateurs. Travaillant de concert, l'OBA et le MAAARO continueront à veiller à ce que les apiculteurs de l'Ontario aient des PGO solides à leur disponibilité.


Agent stressant : Exposition aux pesticides

Photo de NNI pesticides semences traitées


Le terme pesticide renvoie à une vaste catégorie de produits qui sont précisément conçus pour lutter contre un ravageur. Un pesticide peut lutter contre un champignon, une mauvaise herbe ou un insecte ravageur. La catégorie de pesticides qui présente habituellement le plus grand risque potentiel tant pour les pollinisateurs sauvages que pour les abeilles d'élevage sont les insecticides. Même si les insecticides visent à lutter contre les insectes ravageurs, ils peuvent aussi nuire à des insectes utiles comme les abeilles.


Comment l'exposition aux pesticides se répercute-t-elle sur les pollinisateurs en Ontario?

En Ontario, l'utilisation de pesticides en agriculture a évolué au cours des dernières décennies. L'accent a davantage été mis sur la réduction des risques pour la santé humaine et l'environnement et sur l'amélioration des efforts en matière d'éducation concernant l'utilisation sécuritaire et adéquate de pesticides. De plus, des efforts accrus ont été faits pour parvenir à des pesticides à risque réduit qui tendent à cibler davantage des ravageurs précis et dont le spectre n'est par conséquent pas aussi large que les pesticides utilisés par le passé.


Saviez-vous que…
Le MAAARO et le MEACC offrent une formation sur la lutte intégrée contre les ennemis des cultures pour les producteurs de maïs et de soya par l'entremise du campus de Ridgetown de l'Université de Guelph. Cette formation est exigée en vertu du règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes. La formation aborde des sujets comme les principes de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures, notamment l'identification des ravageurs du maïs et du soya, l'implantation de PGO, les nouvelles exigences réglementaires concernant les pesticides de la catégorie 12 et la protection des pollinisateurs contre l'exposition aux néonicotinoïdes. En date du 31 octobre 2016, plus de 10 000 personnes avaient suivi cette formation.


Les pesticides à base de néonicotinoïdes, communément utilisés comme traitement des semences, ont été largement utilisés en agriculture partout dans le monde et en Ontario, depuis le milieu des années 1990. Cependant, de plus en plus de preuves scientifiques indiquent que certains néonicotinoïdes sont hautement toxiques pour les abeilles et d'autres insectes pollinisateurs. Les répercussions ayant été rapportées comprennent la longévité réduite des abeilles adultes, les capacités réduites de butinage et de navigation, un rendement réduit d'apprentissage et de la mémoire, une tolérance réduite aux agents pathogènes et une croissance réduite des colonies. Précisément, il existe des incidents documentés dans des conditions réelles où des abeilles mellifères ont subi les contrecoups de l'utilisation de semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes. Des recherches suggèrent également que des répercussions négatives sur les bourdons, certains papillons et des invertébrés aquatiques sont aussi vraisemblables.

Quelle a été la réponse réglementaire du gouvernement de l'Ontario aux néonicotinoïdes?

Photo de NNI pesticides semences traitées

En juillet 2015, l'Ontario est devenu la première collectivité publique de l'Amérique du Nord à légiférer sur des interdictions qui s'appliquent aux semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes, aux termes de la Loi sur les pesticides. Le règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes a créé une nouvelle catégorie de pesticides pour les semences de maïs et de soya traitées avec trois néonicotinoïdes (l'imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine) en plus de restreindre l'utilisation de semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes aux zones où un besoin a été démontré. Les exigences sont déployées progressivement afin de permettre aux cultivateurs de s'ajuster, avec un objectif ambitieux de parvenir à une réduction de 80 % du nombre d'acres plantés avec des semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes d'ici 2017, de la manière décrite dans la Stratégie ontarienne pour la santé des pollinisateurs.

Les agriculteurs ont également joué un rôle actif pour favoriser la santé des pollinisateurs en implantant les mesures proactives de l'ARLA pour la production de maïs et de soya. Cela comprend l'utilisation de lubrifiants d'écoulement des semences réduisant la poussière, le respect de nouvelles normes d'emballage et des modifications au matériel de plantation en installant des déflecteurs.


Saviez-vous que...
En 2009, le gouvernement de l'Ontario a introduit une interdiction concernant l'utilisation de pesticides à des fins esthétiques pour les pelouses, les jardins, les parcs et les cours d'école.


En plus des pesticides utilisés pour protéger les cultures, l'exposition aux pesticides peut survenir lorsque les apiculteurs appliquent des produits directement sur leurs ruches afin de contrôler les infestations d'acariens, et les infections fongiques et bactériennes. Une recherche du programme de transfert de technologie de l'Ontario Beekeepers' Association appuyée par le gouvernement de l'Ontario, est en cours et vise à étudier les effets des traitements contre les ravageurs et les agents pathogènes, notamment des produits naturels comme les huiles essentielles sur la santé des abeilles mellifères. Une recherche plus poussée concernant les systèmes de gestion apicole, les contrôles chimiques et leur effet sur les pollinisateurs est un volet essentiel d'un cadre pour la lutte intégrée contre les ennemis des cultures.

Quelles autres mesures sont déployées pour réduire l'exposition des pollinisateurs aux pesticides?

Alors que les progrès en matière de réduction de l'utilisation des pesticides sur les terres agricoles continuent, de nouveaux efforts sont nécessaires pour garantir une population de pollinisateurs abondante et en santé.

À l'automne 2013, le MAAARO a lancé un appel de recherche intitulé nouvelles orientations de recherche sur la santé des abeilles et les pratiques de gestion optimales reliées à l'exploitation de grandes cultures. Cet appel appuie le besoin de recueillir des renseignements supplémentaires sur la santé des abeilles et explorer les PGO pour minimiser les facteurs de risque potentiels auxquels sont confrontées les abeilles mellifères d'élevage. Les priorités de financement ont été élaborées en consultation avec le Groupe de travail de l'Ontario sur la santé des abeilles et les organismes agricoles clés. Un total de cinq propositions de recherche ont reçu au total près d'un million de dollars en financement. Ces projets comprennent l'examen des effets des néonicotinoïdes sur la santé des abeilles, et la manière dont ces facteurs de risque pourraient être gérés au moyen d'outils de lutte contre les ennemis des cultures et des PGO de rechange. Les résultats aideront à informer le public et le gouvernement alors que nous continuons à aller de l'avant. Les résultats des projets seront partagés au fur et à mesure qu'ils seront disponibles sur notre portail virtuel sur les pollinisateurs sous l'onglet recherche.

Le gouvernement de l'Ontario appuie aussi la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et l'éducation des agriculteurs et des apiculteurs, afin de réduire l'exposition des pollinisateurs aux pesticides. Nous offrons également du soutien et de la surveillance pour la réglementation des semences traitées aux néonicotinoïdes.

Soutenir la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et la formation des agriculteurs

Les agriculteurs ont déjà fait des contributions importantes pour favoriser la santé des abeilles et continuent à agir dans ce sens. Afin de soutenir ces efforts, voici ce que fera le gouvernement de l'Ontario :

  • Continuer les activités de formation et de sensibilisation pour les agriculteurs et les autres intervenants intéressés portant sur les PGO en ce qui concerne la lutte intégrée contre les ennemis des cultures afin d'appuyer le déploiement du règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes (MAAARO; en cours);
    • le MEACC et le MAAARO offriront des activités de formation continue et de sensibilisation pour favoriser la compréhension des nouvelles règles sur la vente et l'utilisation des semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes en Ontario;
    • en tant qu'élément essentiel de ce soutien, l'accent sera mis sur la formation en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures pour les agriculteurs et sur les activités de soutien autour des évaluations parasitaires;
  • Établir le profil et présenter des PGO pour l'utilisation des pesticides en agriculture, notamment celles qui réduisent l'exposition des pollinisateurs aux pesticides. Les publications comprennent : Guide de protection des grandes cultures, le Guide agronomique et les feuilles d'information (MAAARO; en cours);
  • Continuer à travailler avec le secteur agricole pour soutenir la production agricole et les pratiques d'intendance des terres qui réduisent l'exposition des pollinisateurs aux pesticides grâce à CA2 (MAAARO; 2018).

Saviez-vous que…
En réponse à un nombre élevé d'incidents en matière de mortalité des abeilles en 2012 et 2013, l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a annoncé en 2014 des mesures pour réduire l'exposition des pollinisateurs à la poussière générée durant la plantation de semences de maïs et de soya traitées. Les mesures incluaient ce qui suit :

  • l'exigence d'utiliser un lubrifiant d'écoulement des semences réduisant la poussière lors de la plantation de semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes;
  • des PGO pour protéger les pollinisateurs durant l'épandage de pesticides et la mise à jour des pratiques optimales pour la protection des pollinisateurs et l'usage responsable des semences traitées;
  • des avertissements et des directives améliorées sur les étiquettes d'emballage des pesticides et des semences sur la manière de protéger les abeilles.

En ce qui concerne ces mesures de l'ARLA, du financement pour les producteurs ontariens a été rendu accessible aux termes de l'Initiative de gérance agroenvironnementale des Grands Lacs afin d'installer des déflecteurs sur le matériel de plantation.


Soutenir la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et la formation des apiculteurs, relativement à la gestion des pesticides dans les ruches

Les protocoles de lutte intégrée contre les ennemis des cultures exigent que les apiculteurs utilisent des produits homologués pour traiter des ravageurs dans les ruches comme les acariens et les maladies bactériennes. S'ils ne sont pas utilisés correctement, ces traitements peuvent avoir des répercussions négatives sur la santé des abeilles mellifères. Les efforts continus pour accroître et améliorer les PGO pour les apiculteurs et les recommandations pour la lutte intégrée contre les ennemis des cultures assureront une utilisation appropriée de ces produits.

Soutenir le Règlement de l'Ontario 63/09 et en surveiller les répercussions

  • Afin de soutenir le règlement sur le traitement des semences traitées aux néonicotinoïdes, le gouvernement de l'Ontario :
    • Déploiera un programme proactif d'inspection des vendeurs de semences traitées et continuera à délivrer des permis de vendeur afin de garantir un degré élevé de compréhension et de conformité au règlement;
    • Fera de la formation et de la sensibilisation auprès des vendeurs de semences traitées afin de s'assurer que les nouvelles exigences réglementaires sont comprises.
  • Le MAAARO a créé un modèle virtuel du nom de croquis pour le rapport d'évaluation parasitaire pour aider les agriculteurs à produire les croquis de champ qui sont nécessaires pour remplir les formulaires d'évaluation parasitaire aux termes du règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes. Ce modèle se trouve dans l'Atlas de l'information agricole du MAAARO à ontario.ca/agricartes. Il permet aux agriculteurs de sélectionner l'emplacement de leur ferme et les zones d'application et il remplira automatiquement les renseignements de position exigés pour le croquis. Une fois complété, les agriculteurs peuvent sauvegarder le croquis et le soumettre électroniquement ou l'imprimer afin de le soumettre avec les formulaires exigés (MAAARO; terminé).
  • Le gouvernement de l'Ontario surveille les répercussions du règlement sur les semences de maïs et de soya traitées aux néonicotinoïdes (pesticides de catégorie 12) au moyen de différentes initiatives, comme les suivantes :
    • Établir une base de référence des pratiques pour les systèmes de culture (p. ex., le sol travaillé par rapport au sol non travaillé; les cultures abris utilisées). Actuellement, la méthodologie est établie afin de surveiller les changements dans le travail du sol et les semis avec couverture de résidus de culture en raison du règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes (MAAARO et UdeG; en cours jusqu'en 2020);
    • Analyser et résumer les données recueillies au soutien du règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes :
      • Les renseignements tirés des formulaires Rapport d'évaluation parasitaire (pour l'inspection des sols et l'inspection des cultures) nous permettront de cerner les zones potentielles de pression parasitaire sur le maïs et le soya en Ontario et la quantité des pertes associées (MAAARO; en cours);
      • Les renseignements tirés des formulaires Rapport de ventes et de transfert présentés annuellement par les vendeurs de semences traitées fournissent un sommaire annuel des semences de maïs et de soya vendues ou transférées, y compris celles traitées aux néonicotinoïdes (MEACC; annuellement).

De plus, les activités de surveillance observeront aussi les néonicotinoïdes et les autres résidus de pesticides dans l'environnement, la santé des cours d'eau (notamment la diversité de la santé des macro-invertébrés aquatiques), les pratiques pour les systèmes de culture, la qualité de l'eau municipale et les pressions exercées par les ravageurs sur le maïs et le soya. Pour une description de ces activités de surveillance environnementale, consulter la partie « Recherche et surveillance ».

La poursuite de nos efforts pour parvenir à un cadre solide pour la lutte intégrée contre les ennemis des cultures (grâce à la formation et à des outils pour les apiculteurs et les agriculteurs ainsi qu'à du soutien et à de la surveillance concernant le règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes) aidera l'Ontario à concrétiser un objectif clé de notre Stratégie pour la santé des pollinisateurs : un degré d'exposition réduit des pollinisateurs aux pesticides.

Agent stressant : Réduction de l'habitat et mauvaise nutrition

Une photo d'une abeille sur un arbre


L'habitat des pollinisateurs en Ontario est une région qui procure des ressources en nectar et en pollen, des sites de nidification et d'hivernage ou des plantes hôtes de larves qui favorisent les populations de pollinisateurs. L'habitat des pollinisateurs peut se retrouver dans des zones naturelles, ainsi que dans des installations agricoles et bâties.


Pourquoi l'habitat des pollinisateurs est-il important?

Les pollinisateurs sauvages ont évolué conjointement avec les communautés végétales indigènes de l'Ontario, et il est donc important de conserver les pollinisateurs afin de maintenir la santé, la diversité et la fonction de ces systèmes écologiques importants. Les pollinisateurs sauvages jouent un rôle important dans le maintien de l'écosystème puisque la majorité des plantes à fleurs doivent être pollinisées par des insectes. Ceci fournit aussi des aliments et un abri aux espèces sauvages, favorise les écoservices fournis par ces communautés végétales (p. ex., la séquestration du carbone, la stabilisation des sols et la purification de l'air) et nous procure des possibilités récréatives. Plusieurs des espèces en péril de l'Ontario dépendent directement des pollinisateurs pour leur reproduction et leur survie ou pour se nourrir et avoir un habitat. Dix insectes pollinisateurs ont été inscrits sur la liste des espèces en péril et des mesures sont prises par le gouvernement afin de protéger ces espèces et leurs habitats.

Les pollinisateurs ont besoin d'habitat (sites d'alimentation et de nidification) pour soutenir notre secteur agricole et nos systèmes écologiques. La restauration et l'amélioration de l'habitat des pollinisateurs peuvent avoir des répercussions positives, qu'il s'agisse d'augmenter les jardins et les parcs urbains, les ourlets agricoles et les promontoires, ou le terrain le long des routes ou des lignes électriques.

Quel est l'état de l'habitat des pollinisateurs en Ontario?

Une photo d'un brise-vent

L'habitat des pollinisateurs est menacé par la dégradation, la fragmentation et les pertes directes. La majeure partie des répercussions sur l'habitat sont survenues dans le sud de l'Ontario où la perte d'habitats naturels a été la plus importante. Des changements progressifs et cumulatifs de l'habitat peuvent avoir des effets significatifs.

Quelles sont les mesures adoptées pour favoriser l'habitat des pollinisateurs?

Le gouvernement de l'Ontario reconnaît qu'il existe un large éventail de groupes et d'organismes qui participent à la restauration, l'amélioration et la protection de l'habitat des pollinisateurs. En voici quelques exemples :

  • Tallgrass Ontario (TGO) est une organisation non gouvernementale fondée en 1999 pour coordonner les travaux d'une variété de groupes et d'organismes qui veulent entreprendre des programmes de conservation afin de déployer le plan de rétablissement pour les communautés de pâturages du Sud de l'Ontario (Recovery Plan for Grassland Communities of Southern Ontario). Ces communautés de pâturages fournissent un habitat idéal pour plusieurs espèces de pollinisateurs sauvages, ainsi que pour le butinage des abeilles d'élevage. TGO a reçu récemment une subvention de 75 000 $ de la Fondation Trillium pour son initiative visant à créer des corridors pour les pollinisateurs. La subvention servira à éduquer les propriétaires fonciers publics et privés et à exercer des pressions sur eux afin qu'ils envisagent d'utiliser des pâturages et des espèces végétales indigènes pour leurs bords de route, corridors de services publics et parcs.
  • Au printemps 2016, la société General Mills Canada a lancé sa campagne « Ramenons les abeilles » pour ses céréales Cheerios au miel et aux noix. Cette campagne fructueuse sensibilise les consommateurs sur la santé des pollinisateurs grâce à la boîte des céréales populaires, à des publicités télévisuelles et à des plateformes de médias sociaux. La société General Mills s'est aussi alliée à l'entreprise de semences Vesey durant cette campagne pour distribuer plus de 115 millions de semences aux consommateurs afin d'encourager la plantation de jardins favorables aux pollinisateurs. Ce nombre a nettement dépassé l'objectif initial de la société qui voulait distribuer 35 millions de semences (soit une fleur pour chaque Canadien).
  • Le ministère des Transports (MTO), le Sydenham Field Naturalists et le Réseau d'intendance de la région rurale de Lambton se sont alliés afin de fournir un habitat de grande qualité aux pollinisateurs et aux autres espèces le long du passage Prairie de la route 40 - une allée de 39 kilomètres qui couvre environ 170 acres.

Le gouvernement de l'Ontario œuvre à assurer une collaboration entre ces efforts, et plusieurs autres, afin d'accroître la quantité et la qualité des habitats pour les pollinisateurs sur des terres publiques et privées dans le sud de l'Ontario grâce à leur restauration et à leur amélioration. Ces efforts appuieront tant les pollinisateurs sauvages que les pollinisateurs d'élevage.

Nous avons regroupé nos mesures relatives à l'habitat dans trois grandes catégories : partenariats en matière d'intendance; tabler sur les politiques et les programmes actuels; offrir des subventions et des mesures incitatives.

Partenariats en matière d'intendance

Quatre-vingt-dix-huit pour cent des terres dans le sud de l'Ontario, où la perte et la dégradation de l'habitat de pollinisateur ont été les plus importantes, sont des terres privées. La restauration de l'habitat des pollinisateurs sera appuyée par l'esprit d'initiative du gouvernement et des partenariats clés pour aider à :

  • Restaurer, améliorer et protéger un million d'acres d'habitat des pollinisateurs en Ontario. Le gouvernement s'est engagé à réaliser un nouvel objectif ambitieux pour la restauration, l'amélioration et la protection de l'habitat des pollinisateurs. Pour atteindre cette cible, nous établirons un comité gouvernemental sur l'habitat (MRNF et MAAARO, en cours).
    • Ce comité, constitué de ministères ayant un intérêt dans l'habitat des pollinisateurs, s'est engagé à restaurer, à améliorer et à protéger l'habitat sur les terres appartenant au gouvernement, dans la mesure du possible (p. ex., des aires de conservation, des lieux d'enfouissement, des corridors routiers, etc.), de façon cohérente avec les approches de conservation de l'habitat à grande échelle pour l'Ontario. À ce jour, les ministères ayant confirmé leur participation sont le INF, le MAM, le MLO, le MEACC, le MTO et le MAAARO.
    • Le comité travaillera aussi avec des organismes et des partenaires clés pour aider à appuyer les activités de restauration et d'amélioration sur leurs terres (par exemple, des associations et des organismes comme l'Ontario Horticultural Association, Hydro One, l'Agence ontarienne des eaux, la Commission des parcs du Niagara, les Jardins botaniques royaux, l'Ontario Power Generation, ainsi que les offices de protection de la nature, les services publics du secteur privé et les municipalités).
  • Établir et déployer un cadre pour mesurer l'objectif ambitieux d'un million d'acres et en rendre compte (MRNF et MAAARO; en cours).
  • Continuer les discussions avec l'industrie pour assurer la disponibilité de mélanges de graines indigènes de l'Ontario (p. ex., des fleurs sauvages et des herbes indigènes) pour la plantation d'habitats naturels pour les pollinisateurs (MAAARO et MRNF; en cours).

Le travail pour aider à soutenir les activités de restauration et d'amélioration de l'habitat des pollinisateurs comprend notamment :

  • Installer un jardin favorable aux pollinisateurs sur des terres appartenant au gouvernement autour de Queen's Park, et s'allier avec l'Ontario Horticulture Association afin d'encourager la plantation de collectivités favorables aux pollinisateurs (MAAARO et MEACC; 2017).
  • Travailler avec les collectivités autochtones pour favoriser leur participation à l'intendance de l'habitat des pollinisateurs (MRNF; en cours).
  • Créer un habitat pour les pollinisateurs dans les sites de gestion des déchets, y compris l'introduction de plantes indigènes favorables aux pollinisateurs, la participation aux dénombrements annuels d'abeilles et l'aide à l'élaboration de pratiques exemplaires (MEACC et Société ontarienne de gestion des déchets [SOGD]; 2017).
  • Travailler avec le Stewardship Network of Ontario (SNO) pour encourager la restauration et l'amélioration de l'habitat des pollinisateurs sur les terres privées grâce au partage et à l'échange de renseignements (p. ex., PGO) avec les groupes locaux d'intendance (MRNF; en cours).
  • Augmenter l'habitat des pollinisateurs sur les terres du MTO (MTO; en cours).
  • Encourager l'établissement d'habitat pour les pollinisateurs sur les terres contrôlées par le ministère de l'Infrastructure et intégrer les principes à l'appui dans sa politique immobilière (INF; 2017).
  • Faciliter les liens entre les propriétaires fonciers et les gestionnaires de parcs et d'espaces ouverts importants, comme les départements des parcs des loisirs municipaux, les offices de protection de la nature et l'Ontario Trails Council, afin d'explorer les initiatives liées à l'habitat des pollinisateurs (MRNF et MAAARO; en cours).

Saviez-vous que…
Un bon exemple de l'augmentation de l'habitat des pollinisateurs sur les terres appartenant au ministère des Transports (MTO) est la promenade Rt. Hon. Herb Gray à Windsor. Elle comprend plus de 295 acres d'espace vert, dont 183 sont des paysages écologiques qui comprennent une prairie d'herbes hautes et une savane de chênes - un habitat de choix pour les pollinisateurs. Au-delà du corridor, dans des zones de restauration associées à la promenade, 150 hectares supplémentaires de prairie d'herbes hautes servant d'habitat sont en voie d'être restaurés. Le MTO s'est aussi allié à la ville de Windsor et à l'Office de protection de la nature de la région d'Essex pour un effort ponctuel visant à restaurer environ 150 acres de prairies d'herbes hautes servant d'habitat dans la zone naturelle Spring Garden.


Pleins feux sur un partenaire :

Alternative Land Use Services (ALUS) est un programme agricole communautaire qui donne à la population canadienne l'occasion de jouer un rôle actif dans la construction d'un environnement plus sain en fournissant du soutien aux agriculteurs pour améliorer et maintenir les écoservices. ALUS s'allie aux agriculteurs pour la conservation et la restauration de zones naturelles. Ces zones réhabilitées ont des avantages naturels comme la création d'habitats pour le poisson et la faune, les espèces en péril et les pollinisateurs indigènes. L'organisme est actif en Ontario depuis 2007 et des centaines de familles agricoles ontariennes participent à des projets ALUS partout dans la province, notamment la plantation de parcelles pour les pollinisateurs, et des visites d'intendance environnementale.


Tabler sur les politiques et les programmes actuels

Nous examinerons et nous intègrerons les directives sur les pollinisateurs dans les politiques, les lignes directrices et les programmes du gouvernement lorsque l'occasion se présentera, notamment :

  • Tabler sur les efforts à l'échelle de la province pour améliorer la conservation du patrimoine naturel et de la biodiversité, y compris la Stratégie de la biodiversité de l'Ontario et La biodiversité, c'est dans notre nature (le plan de mise en œuvre du gouvernement pour la stratégie). La Stratégie et le plan de mise en œuvre fournissent un cadre élargi pour améliorer la conservation en Ontario, au moyen de mesures qui mobilisent les personnes, réduisent les menaces à la biodiversité, améliorent la résilience de l'écosystème et améliorent les connaissances dont profiteront les pollinisateurs (MRNF; en cours);
  • Travailler avec les municipalités pour promouvoir le développement de réseaux du patrimoine naturel bien reliés dans le sud de l'Ontario qui favorisent l'habitat des pollinisateurs. Cela comprend l'élaboration de documents d'orientation sur les caractéristiques, les fonctions et les critères concernant des réseaux du patrimoine naturel bien conçu pour aider à maintenir la diversité biologique et géologique, les fonctions naturelles, des populations viables d'espèces indigènes et des écosystèmes (MRNF et MAM et MLO; 2018);
  • Renforcer la protection du patrimoine naturel dans le Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe dans le cadre de l'Examen des plans d'aménagement du territoire. La province a entrepris un examen des quatre plans d'aménagement du territoire provincial du sud de l'Ontario en 2015 (Plan d'aménagement de l'escarpement du Niagara, Plan de conservation de la moraine d'Oak Ridges, Plan de la ceinture de verdure et Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe). La province s'est engagée à faire d'autres consultations et à actualiser les plans en 2016. Des protections accrues du patrimoine naturel seront à l'avantage de l'habitat des pollinisateurs (MAM, MLO et MRNF; 2016);
  • Mettre en œuvre les mesures de rétablissement énoncées dans les déclarations du gouvernement de l'Ontario en réponse à des problématiques et continuer à protéger l'habitat en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition pour les pollinisateurs sauvages, les plantes pollinisées par des insectes et les autres espèces qui partagent leur habitat et qui sont inscrites sur la Liste des espèces en péril en Ontario (MRNF; en cours);
  • Favoriser le déploiement du Plan stratégique de l'Ontario contre les espèces envahissantes. L'adoption de la Loi sur les espèces envahissantes à l'automne 2015 fournit un cadre législatif pour aider à la détection précoce et à l'éradication des espèces envahissantes et la lutte contre ces dernières qui peuvent menacer les habitats des pollinisateurs (MRNF; en cours);
  • Explorer les occasions d'améliorer les programmes incitatifs pour les propriétaires privés qui conservent les habitats des pollinisateurs (MRNF; 2017);
  • Garantir que l'habitat des pollinisateurs est tenu pour compte lors de la planification de l'aménagement des terres de la Couronne (MRNF; 2018);
  • Intégrer des directives pour maintenir et améliorer les habitats de pollinisateurs dans les lignes directrices pour la planification des zones protégées pour Parcs Ontario (MRNF; 2017);
  • Accroître la sensibilisation du public à la santé des pollinisateurs grâce au Programme éducatif du patrimoine naturel de Parcs Ontario (MRNF; en cours);
  • Examiner les lignes directrices sur les normes applicables aux lieux d'enfouissement pour possiblement inclure une stratégie de plantation pour les pollinisateurs pour la zone de remblai comme couverture finale, ainsi que pour les zones avoisinantes (MEACC); 2017);
  • Intégrer un accent sur la santé des pollinisateurs dans les fiches techniques du Plan agro-environnemental, les documents sur les PGO et les ateliers dans le cadre du processus d'examen normal (MAAARO; en cours);
  • Des mesures pour favoriser la santé des pollinisateurs seront intégrées dans le développement d'une stratégie de conservation des terres humides et dans un nouveau plan d'adaptation au changement pour l'Ontario (MRNF et MEACC; en cours).
Offrir des subventions et des mesures incitatives

Le gouvernement de l'Ontario table sur une série de programmes de financement des ministères pour appuyer des projets de restauration, d'amélioration et de création de l'habitat des pollinisateurs. Le gouvernement continuera à déployer des efforts qui auront les effets suivants :

  • Soutenir les intervenants en restaurant et en améliorant l'habitat qui avantage les pollinisateurs et d'autres espèces grâce à des programmes de financement en matière d'intendance - p. ex., le Programme de financement pour l'intendance environnementale des terres et la restauration des habitat, le Programme ontarien visant à planter 50 millions d'arbres, le Plan conjoint des habitats de l'Est, l'Initiative de gérance agroenvironnementale des Grands Lacs, CA2, le Fonds d'intendance des espèces en péril (MAAARO et MRNF; en cours);
  • Travailler avec les agriculteurs par le truchement de l'Initiative de gérance agroenvironnementale des Grands Lacs pour appuyer le déploiement de PGO en vertu du Programme d'encouragement à la santé des terres agricoles (p. ex., l'installation de bandes tampons et de brise-vent, des modifications au travail du sol et au matériel, l'abandon des terres fragiles), qui comprend une augmentation des projets à coûts partagés axés sur les pollinisateurs (MAAARO; 2017).

Travailler avec le gouvernement, nos partenaires et nos organismes pour diriger l'établissement d'un habitat amélioré sur un ensemble de terres privées et publiques, associé aux efforts pour restaurer et améliorer l'habitat des pollinisateurs grâce aux politiques, programmes et mesures incitatives actuellement en place, aidera l'Ontario à réaliser un objectif clé de notre Stratégie pour la santé des pollinisateurs : améliorer l'habitat et la nutrition des pollinisateurs.

Agent stressant : Changement climatique et conditions météorologiques

Une photo d'un syrphe voler sur un arbuste


Le climat de la Terre change. À l'échelle mondiale, des preuves indiquent une augmentation des températures de l'air et des océans, la fonte générale de la neige et de la glace et la montée du niveau de la mer. Au Canada, nous constatons déjà une augmentation des températures, des changements des modèles de pluviosité et des augmentations de certains types de conditions météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur. De récentes études ont montré que les pollinisateurs sauvages sont très vulnérables au changement climatique.


Comment le changement climatique se répercute-t-il sur les pollinisateurs?

Même s'il est difficile de prédire les répercussions précises du changement climatique, elles pourraient contribuer aux déclins des pollinisateurs en modifiant l'équilibre entre les abeilles et leur environnement, notamment en accroissant leur exposition et leur vulnérabilité aux maladies. Des preuves existent déjà en Ontario indiquant que le changement climatique induit des dégels printaniers plus précoces qui entraînent la floraison de plusieurs plantes plus tôt que la normale. Par conséquent, les espèces de pollinisateurs pourraient subir des déclins de leurs populations si les plantes éclosent lorsque les pollinisateurs sont en sommeil. Les pollinisateurs ont aussi besoin de ressources alimentaires sur une base continue, et des modifications dans les changements saisonniers clés comme la période de floraison et l'émergence des insectes pourraient entraîner des écarts dans la succession des fleurs et causer un manque de nourriture pour les pollinisateurs ou les colonies qui vivent plus longtemps.

Les aires de répartition géographiques des pollinisateurs peuvent aussi se déplacer lorsque les températures augmentent. Les abeilles qui prospèrent dans les milieux tropicaux devraient élargir leurs aires de répartition, alors que les abeilles qui préfèrent les climats avec des températures plus tempérées verront leurs aires de répartition diminuer et sont à risque de voir leur population décliner.

En plus de l'augmentation graduelle de la température, le changement climatique est aussi la cause de phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents comme des orages, des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses. Les très grands froids peuvent avoir des répercussions graves sur les pollinisateurs déjà stressés par le changement climatique en causant des pertes hivernales élevées. Les pollinisateurs ayant une mobilité moins grande, comme les petits coléoptères et les abeilles qui nichent à terre, peuvent être les plus affectés par des événements comme une inondation. Les conditions météorologiques extrêmes peuvent tuer des insectes individuels, mais aussi avoir des répercussions négatives sur des colonies ou des populations locales entières (p. ex. en interrompant le butinage et l'accouplement).


Saviez-vous que…
Les températures extrêmes combinées avec un approvisionnement en nourriture irrégulier, peuvent mettre une pression intense sur les pollinisateurs et peuvent entraîner des maladies et des décès. Un exemple de conditions météorologiques extrêmes en Ontario a été le dégel printanier le plus précoce jamais enregistré de 2012. Cet événement, causé par des températures printanières beaucoup plus douces que la normale, a eu des répercussions importantes sur les écosystèmes de l'Ontario. On a rapporté des arbres fruitiers qui ont fleuri cinq semaines avant la date prévue et qui ont ensuite subi des dommages massifs en raison d'un gel survenu à la fin d'avril. Le refroidissement soudain a anéanti environ 80 pour cent des fleurs de pommiers, ce qui a entraîné des rendements inférieurs de plus de la moitié pour les producteurs de fruits tendres en plus de réduire la disponibilité d'autres espèces de plantes à fleurs.


Quelles mesures sont prises pour favoriser les pollinisateurs alors que notre climat change?

L'Ontario a fait preuve d'esprit d'initiative et d'engagement dans la lutte contre le changement climatique grâce à la publication d'une Stratégie en matière de changement climatique (2015) et d'un Plan d'action contre le changement climatique (2016) qui seront déployés au cours des cinq prochaines années. Des travaux sont également en cours pour renouveler le plan d'adaptation de l'Ontario au changement climatique (Faire face au changement climatique) qui explorera en profondeur d'autres moyens de promouvoir la santé et la sécurité alimentaire des pollinisateurs et qui soutiendra le secteur agricole, alors qu'il s'adapte aux répercussions climatiques. Les mesures décrites dans le présent document visent plutôt à soutenir la résilience des pollinisateurs afin qu'ils soient capables de mieux résister aux stress d'un climat qui change.

Gérer les répercussions du changement climatique

Une photo d'un papillon sur une fleur

Le gouvernement de l'Ontario adopte des mesures pour gérer les répercussions du changement climatique sur les pollinisateurs, notamment :

  • Compiler et promouvoir les PGO que les apiculteurs devraient respecter lorsqu'ils hivernent leurs colonies d'abeilles mellifères, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, qui peuvent aider à optimiser les taux de survie hivernale, en gérant les colonies de manière à assurer une santé, une force et des magasins à miel adéquats (MAAARO; 2017);
  • Mener des évaluations de la vulnérabilité au changement climatique auprès de certaines espèces de pollinisateurs sauvages (MRNF; 2018);
  • Dans la cadre de la Stratégie de l'Ontario en matière de changement climatique et du Plan d'action contre le changement climatique, et des mises à jour futures à Faire face au changement climatique, le gouvernement explorera les possibilités d'harmoniser les objectifs liés au changement climatique avec l'agriculture et le milieu naturel afin de soutenir la santé des pollinisateurs et de renforcer la résilience des milieux naturels et de l'agriculture (MEACC, MRNF et MAAARO; en cours). Ces mesures comprennent notamment:
    • protéger et restaurer les terres humides, les pâturages et les forêts;
    • augmenter les espaces verts qui offrent un habitat aux pollinisateurs;
    • soutenir la santé des pollinisateurs grâce à des initiatives provinciales reliées à la santé des sols et au changement climatique.

L'harmonisation avec les objectifs de la province en matière de changement climatique, qui comprendra la réduction des vulnérabilités au climat et l'augmentation de la résilience climatique de nos écosystèmes, favorisera la santé des pollinisateurs et aidera l'Ontario à atteindre un objectif clé de notre Stratégie pour la santé des pollinisateurs : une résilience accrue des pollinisateurs au changement climatique et aux conditions météorologiques.


Saviez-vous que…
Abeilles mellifères : Le changement climatique peut aussi modifier la distribution et la diversité des espèces de fleurs. Des étés inhabituellement pluvieux ou des conditions particulièrement sèches pourraient avoir un effet sur les types floraux se trouvant dans une région donnée et sur la quantité de pollen et de nectar qu'ils produisent. Parce que les abeilles mellifères dépendent d'une variété de sources florales et d'une suffisance de pollen et de nectar pour rester en santé, ces effets du changement climatique en aval pourraient se répercuter sur le type et la qualité d'éléments nutritifs que les abeilles mellifères reçoivent. Le changement climatique peut également causer un stress indirect pour les abeilles mellifères lorsqu'il est mélangé à d'autres facteurs. Par exemple, les ravageurs et les agents pathogènes peuvent devenir un problème plus important en présence de températures plus chaudes.

Bourdons sauvages : Une étude réalisée en Ontario et examinant les impacts du changement climatique sur les pollinisateurs a constaté que les espèces de bourdons sauvages avec des tolérances climatiques très étroites présentent un risque plus élevé de déclin. Cette étude a aussi montré que les espèces vivant près de leurs tolérances climatiques maximales sont plus à risque de déclin et, en fin de compte, d'extinction.

Ressources naturelles et écosystèmes : « Un climat évoluant vers des conditions plus chaudes, plus humides et plus sèches porte atteinte à l'environnement naturel et menace la biodiversité. Par exemple, le changement climatique pourrait avoir des effets néfastes sur le cycle de vie des espèces sauvages et gérées de pollinisateurs comme les abeilles et les papillons, desquelles dépendent environ 80 pour cent de toutes les plantes à fleurs. En préservant la nature, en restaurant les écosystèmes et en adaptant la gestion des ressources naturelles, nous réduisons la vulnérabilité et améliorons la résilience aux effets du changement climatique. » - Stratégie de l'Ontario en matière de changement climatique


Recherche et surveillance

Une photo d'une boîte d'abeilles entourée par les abeilles


La recherche et la surveillance seront utilisées pour faire le suivi des progrès relatifs aux objectifs et aux cibles fixés pour la santé des pollinisateurs. Les renseignements obtenus sont un volet intégral de notre approche de gestion adaptative.


De quelle manière la recherche et la surveillance contribueront-elles à la réussite du plan?

Même si nous avons d'excellentes connaissances concernant les abeilles mellifères, nous avons encore beaucoup de choses à apprendre sur l'ensemble des pollinisateurs. Combler les lacunes dans nos connaissances, parallèlement aux efforts de surveillance environnementale du gouvernement, contribuera à améliorer notre compréhension des populations de pollinisateurs et de leur état de santé partout en Ontario.

Le gouvernement reconnaît l'importance de surveiller les pollinisateurs sauvages et d'élevage pour réaliser les objectifs suivants :

  • améliorer les connaissances fondamentales sur l'abondance, la diversité et l'état des pollinisateurs d'élevage de l'Ontario (p. ex., les données de base fondamentales concernant la charge de ravageurs et d'agents pathogènes dans les abeilles mellifères d'élevage; l'état et les tendances des pollinisateurs sauvages);
  • obtenir des preuves des impacts des mesures d'atténuation, notamment celles déployées dans le cadre du présent plan;
  • obtenir des preuves pour orienter la prise de décisions futures et les stratégies d'atténuation efficaces.

Le plan décrit les programmes de surveillance qui ont été établis pour obtenir les données de base sur l'état des abeilles mellifères d'élevage, des pollinisateurs sauvages et des résidus de pesticides dans l'environnement. Les données recueillies au fil du temps grâce à ces programmes de surveillance fourniront une compréhension de la santé des abeilles mellifères et mesureront les progrès réalisés par rapport aux nombreuses mesures du plan et de l'ensemble de la Stratégie pour la santé des pollinisateurs.

En plus de la surveillance, le gouvernement fixera des priorités pour la recherche portant sur la santé des pollinisateurs, et harmonisera les programmes de recherche nouveaux et existants et en tirera avantage afin de combler les lacunes reliées à la santé des pollinisateurs. La sensibilisation aux principaux besoins en matière de recherche et de surveillance peut aussi servir à encourager la collaboration en recherche et à orienter les travaux de recherche entrepris par d'autres.

Un comité interministériel coordonnera l'analyse des résultats de notre surveillance et de la recherche fondée sur les preuves afin d'adapter ce plan au besoin. Ensemble, nous concrétiserons notre vision visant à faire de l'Ontario le foyer de populations de pollinisateurs en santé qui contribuent à un approvisionnement alimentaire viable et qui favorisent des écosystèmes résilients et une économie forte.

Quelles sont les mesures prises pour appuyer la recherche et la surveillance concernant la santé des pollinisateurs?

Le gouvernement de l'Ontario a déjà investi dans un nombre important de projets de recherche et d'activités de surveillance qui ont orienté les bases de ce plan. Les mesures qui suivent démontrent notre investissement continu dans la connaissance fondée sur les preuves afin d'orienter les initiatives liées à la santé des pollinisateurs.


Saviez-vous que…
En 2015, les chercheurs de l'Université de Guelph ont entrepris un examen exhaustif de la littérature intitulé Status and Trends of Pollinator Health in Ontario (financé par le truchement du partenariat MAAARO/Université de Guelph). Cet examen a identifié 18 700 articles parmi lesquels environ 1 500 se sont avérés être pertinents à la situation de l'Ontario. Cet examen s'est avéré être important dans l'élaboration de ce plan et il aidera à évaluer les priorités et à allouer les fonds de recherche à l'avenir.


Recherche

  • Rendre accessibles les résultats du Programme de nouvelles orientations de recherche et du programme de recherche du partenariat du MAAARO et de l'UdeG 2013-2014 (MAAARO; en cours).
  • Partager les renseignements pertinents en matière de recherche et de surveillance sur le site Web sur la santé des pollinisateurs (MAAARO, MRNF et MEACC; 2016).
  • Lancer un deuxième appel de recherche spécial (un million de dollars) pour financer la nouvelle recherche abordant les principales lacunes en matière de connaissances sur la santé des abeilles (MAAARO et Institut de recherche agricole de l'Ontario, 2017). Le gouvernement de l'Ontario priorisera et financera des projets de recherche qui amélioreront nos connaissances des principaux agents stressants influençant la santé des pollinisateurs et soutiendra les travaux de recherche pour comprendre, prévenir et recouvrer les pertes de pollinisateurs.
  • Tirer profit du Programme de financement des projets d'innovation en infrastructure routière pour financer des projets de recherche pertinents pour les pollinisateurs, notamment une étude de recherche en cours pour réaliser des parcelles d'essai de mélanges de semences indigènes et analyser les coûts du cycle de vie des mélanges de semences indigènes comparativement aux mélanges habituellement utilisés sur le bord des routes (MTO; 2016).
  • Soutenir la recherche sur la relation entre les pollinisateurs et les plantes à fleurs présentant un risque en Ontario grâce au Fonds de recherche sur les espèces en péril en Ontario (MRNF; en cours).
  • Évaluer la contribution relative des pollinisateurs sauvages à l'agriculture en Ontario (MRNF; 2017);

Saviez-vous que…
C'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous lançons un deuxième appel de recherche axé sur la santé des abeilles. Le premier appel - nouvelles orientations de recherche sur la santé des abeilles et les pratiques de gestion optimales reliées à l'exploitation de grandes cultures - a été lancé à l'automne 2013. Les priorités ont été élaborées en consultation avec le Groupe de travail de l'Ontario sur la santé des abeilles. Un total de cinq propositions de recherche portant sur les pesticides ont reçu près d'un million de dollars en financement, avec des projets portant sur les sujets suivants :

  • déterminer la quantité de poussière de néonicotinoïdes durant la plantation des grandes cultures et les répercussions sur les abeilles mellifères;
  • l'interaction entre les maladies des abeilles et l'exposition aux néonicotinoïdes;
  • des modèles mathématiques qui examinent l'effet de l'exposition aux néonicotinoïdes, combinés aux ravageurs et aux maladies, sur la santé des abeilles;
  • la manière dont l'exposition aux néonicotinoïdes affecte la fonction cérébrale des abeilles mellifères;
  • l'assemblage de données pluriannuelles sur des facteurs de risque - notamment les néonicotinoïdes - pour la santé des abeilles mellifères.

Les projets sont en cours et leurs résultats orienteront notre approche de gestion adaptative aux mesures que nous prenons pour améliorer la santé des pollinisateurs.


Pleins feux sur un partenaire :

En 2015, le gouvernement a lancé le Groupe de travail sur la santé des abeilles - un groupe s'intéressant particulièrement aux abeilles mellifères formé de membres de l'industrie apicole. Ses efforts sont précisément dirigés sur la surveillance des maladies. Ce groupe fait partie du plus vaste Réseau ontarien pour la santé animale (ROSA), un réseau qui contribue aux résultats à long terme en matière de santé et de bien-être des animaux.


Surveillance

Une photo d'une abeille butinage sur le cornouiller

Surveillance de l'habitat

La surveillance de l'habitat commencera par l'évaluation des données sur la couverture terrestre afin de cerner les terres en Ontario qui conviennent actuellement ou potentiellement comme habitat pour les pollinisateurs. Cela sera la première étape pour aborder la lacune reconnue dans les programmes de surveillance concernant les pollinisateurs sauvages.

  • Évaluer les données sur la couverture terrestre dans les habitats naturels, ainsi que dans les paysages agricoles et urbains du sud de l'Ontario afin de circonscrire et de cartographier le probable habitat des pollinisateurs. Cela nous permettra de cerner les zones prioritaires pour la restauration et l'amélioration de l'habitat et de faire le suivi des changements à grande échelle dans l'habitat des pollinisateurs au fil du temps (MRNF, MAAARO et Université de Guelph; 2017).
Surveillance des pollinisateurs sauvages et des abeilles mellifères

La surveillance des pollinisateurs sauvages nous permet de comprendre la diversité des espèces et de faire le suivi des populations de pollinisateurs au fil du temps.

  • Surveiller les espèces de bourdons sauvages afin de recueillir des données supplémentaires sur la diversité des espèces et l'abondance relative dans le sud-ouest de l'Ontario. Cela nous permettra notamment d'observer toutes les différences avant et après l'introduction en 2015 du règlement visant à réduire l'utilisation des semences traitées aux néonicotinoïdes (MEACC et MRNF; en cours jusqu'en 2020).
  • Explorer le développement d'un atlas des pollinisateurs virtuel et accessible au public afin de stocker et de diffuser les renseignements sur les pollinisateurs recueillis grâce aux efforts scientifiques citoyens (MRNF; 2018).

La surveillance des abeilles mellifères comprend le suivi des PGO apicoles et la prévalence des ravageurs, et des maladies ainsi que des pertes de colonies pour évaluer l'état de santé de la population d'abeilles mellifères.

  • Surveiller les colonies d'abeilles mellifères pour les ravageurs et les maladies. Par le truchement du Programme d'apiculture du MAAARO, l'Ontario analyse des échantillons d'abeilles mellifères chaque saison pour évaluer les ravageurs et les maladies, afin d'établir les renseignements de base concernant la santé des abeilles d'élevage en Ontario. Pour y arriver, le Programme d'apiculture travaille directement avec les apiculteurs pour réaliser une surveillance accrue des ruchers partout dans la province (MAAARO et apiculteurs; 2020).
  • Continuer à recueillir des renseignements dans le secteur apicole au moyen des sondages annuels sur la production de miel et sur les pratiques de gestion des apiculteurs. Ces renseignements estiment le rendement en miel et jettent un coup d'œil sur la manière dont les apiculteurs gèrent les colonies (MAAARO; en cours);
  • Fournir une réponse appropriée aux incidents signalés de mortalité des abeilles reliés aux pesticides (MAAARO, MEACC et ARLA; en cours).
  • Fournir une réponse appropriée aux incidents liés à la non-conformité concernant les néonicotinoïdes (MEACC; en cours).

Pleins feux sur un partenaire :

L'organisme Farms at Work s'allie à l'Université de Guelph afin de surveiller les pollinisateurs indigènes dans les exploitations agricoles du Centre de l'Ontario. Ce projet est le premier de son genre dans la province et permettra aux chercheurs et à la communauté agricole de travailler ensemble afin de recueillir de l'information sur les pollinisateurs indigènes et leur importance dans les exploitations agricoles. En plus de ce projet, Farm at Work installe aussi des plantations à la ferme pour les pollinisateurs, offre des visites des pollinisateurs et de la formation pour les nouveaux apiculteurs.


Une photo d'abeille sur une fleur


Pleins feux sur un partenaire :

Le Laboratoire d'hygiène vétérinaire de l'Université de Guelph a conçu un essai en laboratoire pour les agents pathogènes et les ravageurs de l'abeille mellifère. Cet essai en laboratoire appuie le Programme d'apiculture du ministère pour améliorer la surveillance de la santé des abeilles mellifères.


Surveillance environnementale

La surveillance environnementale comprend l'évaluation des néonicotinoïdes et des autres résidus de pesticides dans l'environnement, la santé des cours d'eau (notamment la diversité de la santé des macro-invertébrés aquatiques), les pratiques pour les systèmes de culture, la qualité de l'eau municipale et les pressions exercées par les ravageurs sur le maïs et le soya. Le gouvernement fera ce qui suit :

  • Mesurer les résidus de pesticides dans les sources de nourriture des pollinisateurs à partir du pollen collecté par les abeilles pour comprendre l'exposition aux pesticides. Le MEACC a amorcé ce réseau de surveillance du pollen en 2015. L'emplacement et le moment des échantillonnages sont décidés conjointement à la surveillance accrue des ruches (voir plus bas) (MEACC, MAAARO, OBA et apiculteurs; 2020).
  • Mesurer les changements dans les résidus de néonicotinoïdes dans l'environnement (cours d'eau et sols) de bassins versants sélectionnés. Cela comprend aussi la mesure des changements dans les communautés d'invertébrés benthiques aquatiques. Les caractérisations de base des emplacements d'échantillonnage des cours d'eau ont été complétées en 2015. Des sondages de suivi pour détecter des changements au fil du temps sont en cours (MEACC; en cours jusqu'en 2020).
  • Surveiller et évaluer les concentrations de néonicotinoïdes dans l'eau de source non traitée et dans l'eau potable traitée dans des réseaux sélectionnés (MEACC; 2017).
  • Analyser les données pour comprendre la toxicité des néonicotinoïdes pour les espèces non visées. Ces données seront utilisées pour créer des critères pour la qualité de l'eau afin de protéger la vie aquatique, ainsi que pour observer les différences avant et après l'introduction de la nouvelle législation pour réduire l'utilisation des semences traitées aux néonicotinoïdes. Réaliser des essais de toxicité pour l'élaboration d'une recommandation pour la qualité des eaux du Canada (MEACC, Environnement Canada et UdeG; 2017).
  • Mesurer la qualité de l'eau des cours d'eau dans différents endroits en Ontario grâce au Réseau provincial de contrôle de la qualité des cours d'eau. Les échantillons sont analysés pour environ 400 pesticides, notamment des herbicides, des insecticides, des fongicides et des produits de dégradation. En 2012, cette surveillance a commencé à inclure les néonicotinoïdes. Les seuils de détection du laboratoire de l'Université de Guelph ont été abaissés en 2015 afin de mieux quantifier la fourchette de concentrations de néonicotinoïdes dans les cours d'eau de l'Ontario (MEACC, MAAARO, Offices de protection de la nature et UdeG; en cours).

Veuillez consulter l'agent stressant lié à l'exposition aux pesticides pour des activités de surveillance particulières aux renseignements inhérents au règlement sur les semences traitées aux néonicotinoïdes

Les données recueillies grâce à nos programmes de surveillance établiront les données de base sur l'état des abeilles mellifères d'élevage, les pollinisateurs sauvages et les résidus de pesticides dans l'environnement. Ces données aideront à faire le suivi et à mesurer les progrès du plan. Établir des priorités de recherche ainsi qu'harmoniser les programmes de recherche actuels et nouveaux et en tirer profit permettront de combler les lacunes en matière de connaissances concernant la santé des pollinisateurs. Ensemble, la surveillance et la recherche aideront l'Ontario à concrétiser un objectif clé de notre Stratégie pour la santé des pollinisateurs : améliorer la compréhension et les preuves reliées aux populations de pollinisateurs et à leur santé.

Éducation et sensibilisation

Une photo d'un bourdon butinage sur une fleur


Grâce aux programmes d'éducation et de sensibilisation, nous avons l'occasion de mobiliser la population ontarienne de tous âges dans nos efforts pour aider les pollinisateurs. Les personnes, les écoles, les groupes communautaires et les entreprises - tout un chacun peut faire une différence. Ensemble, nous pouvons offrir aux pollinisateurs les ressources dont ils ont besoin pour survivre et prospérer.


Comment le gouvernement de l'Ontario fait-il la promotion de l'éducation sur les pollinisateurs et de la sensibilisation à ces espèces?

Diverses mesures disséminées dans le plan ont un volet d'éducation et de sensibilisation. Par exemple :

  • Réduction de l'habitat et mauvaise nutrition : accroître la sensibilisation du public à la santé des pollinisateurs grâce au Programme éducatif du patrimoine naturel de Parcs Ontario.
  • Maladies, ravageurs et génétique : favoriser une éducation plus poussée et des occasions de formation concernant les PGO apicoles et les pratiques de lutte intégrée contre les ennemis des cultures.
  • Exposition aux pesticides : favoriser les PGO et l'éducation pour les agriculteurs et les apiculteurs sur l'utilisation des pesticides et les pratiques de lutte intégrée contre les ennemis des cultures.
  • Changement climatique et conditions météorologiques : compiler et promouvoir les PGO que les apiculteurs devraient respecter lorsqu'ils hivernent leurs colonies d'abeilles mellifères, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, qui peuvent aider à optimiser les taux de survie hivernale, en gérant les colonies de manière à assurer une santé, une force et des magasins à miel adéquats.

Une photo d'un bourdon butinage sur un chardon

De plus, le gouvernement de l'Ontario mobilisera davantage la population ontarienne grâce aux mesures ci-dessous, afin de procurer aux pollinisateurs les ressources dont ils ont besoin pour survivre et s'épanouir :

  • Lancer une campagne numérique pour sensibiliser le public à l'importance des pollinisateurs et promouvoir la plantation de jardins favorables aux pollinisateurs en Ontario (MEACC; 2016).
  • Lancer un site Web sur la santé des pollinisateurs servant de guichet unique pour des renseignements et des ressources sur la santé des pollinisateurs. Le site Web comprendra des outils et des renseignements sur les pollinisateurs, soulignera les réussites et montrera comment participer à l'amélioration de la santé des pollinisateurs (MAAARO, MEACC et MRNF; en cours).
  • Présenter un salon professionnel interactif sur la santé des pollinisateurs dans un certain nombre d'événements de la province (MAAARO; en cours).
  • Créer un compendium des documents de formation et de sensibilisation portant sur les pollinisateurs pertinents pour l'Ontario (MRNF; 2017).
  • Collaborer avec les partenaires à la biodiversité existants afin d'élaborer des outils d'éducation et de conscientisation pour accroître la sensibilisation au rôle des pollinisateurs et à l'importance de la conservation de l'habitat des pollinisateurs sauvages (p. ex., plans de leçons, événement Bio-Blitz, etc.) (MRNF; 2018).
  • Célébrer une journée provinciale pour la santé des pollinisateurs afin d'accroître la sensibilisation et l'éducation sur les pollinisateurs de l'Ontario (MAAARO; 2017).

Le gouvernement de l'Ontario reconnaît aussi l'existence d'un besoin d'éduquer et d'inspirer les étudiants sur la manière d'agir pour protéger les pollinisateurs. Nous explorons les occasions d'intégrer des considérations liées à la santé des pollinisateurs dans les curriculums des étudiants de la province. Plusieurs liens ont déjà été forgés, notamment avec le Collège Niagara, ÉcoÉcoles de l'Ontario et Éco Héros.

Une photo d'une abeille sur une fleur de recherche de nourriture


Pleins feux sur un partenaire :

Le gouvernement de l'Ontario a appuyé la création par l'organisme Pollinator Partnership Canada de nouveaux documents d'orientation pour la restauration, l'entretien et l'amélioration de l'habitat des pollinisateurs dans une variété de paysages partout en Ontario. Ces documents d'orientation technique cernent les occasions de réfléchir aux pollinisateurs sur les terres agricoles, le long des bords de routes et des corridors de services publics, ainsi que dans les centrales solaires et éoliennes. Ces documents constitueront une ressource importante pour les propriétaires et les gestionnaires à grande échelle.


Une photo d'une abeille sur une fleur de recherche de nourriture


Pleins feux sur un partenaire :

MAAARO et Master Gardeners of Ontario : L'exposition du MAAARO sur les pollinisateurs lors du Green Living Show 2016 a mis en vedette un jardin favorable aux pollinisateurs. Le MAAARO s'est allié à l'organisme Master Gardeners of Ontario pour offrir des maîtres jardiniers bénévoles sur place pendant les trois jours de l'événement. Ils ont ajouté une valeur incroyable à l'événement en éduquant les visiteurs sur le jardinage et les pollinisateurs, ainsi qu'en répondant à leurs questions.


Une photo d'une abeille sur une fleur de recherche de nourriture

Pleins feux sur un partenaire :

Afin de renforcer les compétences de gestion du secteur apicole de l'Ontario, le campus de Niagara-on-the-Lake du Collège Niagara offrira un programme d'apiculture commerciale à compter du janvier 2017. Ce programme d'enseignement de trois trimestres coïncidera avec le cycle de vie annuel normal d'une abeille mellifère, du sommeil hivernal, à l'extraction du miel, au retour des abeilles mellifères dans leurs ruches pour passer l'hiver.


Pleins feux sur un partenaire :

Toronto, première ville amie des abeilles du Canada, pave la voie de la promotion de la santé des pollinisateurs en Ontario. Voici certains des efforts de la ville :

  • créer et restaurer l'habitat des pollinisateurs en collaboration avec des groupes communautaires;
  • offrir des programmes pour les enfants et de l'éducation publique sur les pollinisateurs et des plantes indigènes;
  • former le personnel de la ville sur les jardins favorables aux pollinisateurs et la manière d'augmenter les plantations indigènes dans les parcs de la ville;
  • inclure deux livrets sur les pollinisateurs - les abeilles de Toronto et les pollinisateurs de Toronto - dans sa série de livrets sur la biodiversité, avec l'objectif d'éduquer le public, de susciter un sens de l'intendance et d'appuyer des décisions qui protègent les pollinisateurs à l'échelle locale.

Pleins feux sur un partenaire :

L'Ontario Horticultural Association (OHA) est un organisme bénévole de bienfaisance qui offre une direction en promouvant tous les domaines de l'horticulture et des questions environnementales connexes en Ontario. Grâce à un vaste réseau de 276 sociétés horticoles, l'OHA soutient des projets d'embellissement communautaires qui créent un habitat favorable aux pollinisateurs partout dans la province. Les projets comprennent l'embellissement de parcs locaux, la plantation de boîtes dans les centres-ville ainsi que la création et la conservation de jardins publics, souvent plantés avec des espèces indigènes sans pesticide et des sites de nidification, autour de bâtiments gouvernementaux, d'hôpitaux et de centres de soins palliatifs. L'OHA conçoit aussi des programmes de conservation, pour les jeunes et d'horticulture.


Que font les autres organismes pour accroître la santé des pollinisateurs?

Plusieurs organismes font d'importants investissements pour favoriser la santé des pollinisateurs à l'échelle de l'Ontario. Voici des exemples :

  • Depuis plus de 25 ans, la Fondation TD des Amis de l'environnement a appuyé plus de 24 000 initiatives environnementales au Canada, dont plusieurs favorisent l'habitat des pollinisateurs.
  • La W. Garfield Weston Foundation a accordé trois millions de dollars sur cinq ans pour financer la chaire de la famille Rebanks sur la conservation des pollinisateurs. Ce poste est actuellement détenu par le Dr Nigel Raine de l'Université de Guelph.
  • La Fondation David Suzuki soutient la plantation d'asclépiades qui favorisent le monarque par l'entremise de diverses initiatives, notamment la campagne #effetpapillon, qui a inspiré plus de 10 000 plantations d'asclépiades à Toronto seulement. La ville de Markham, Metrolinx et Hydro One ont aussi accepté de permettre la plantation d'asclépiades sur leurs propriétés en corridors linéaires.
  • Le Landowner Action Fund de l'Office de protection de Credit Valley est un programme incitatif environnemental pour les propriétaires ruraux du bassin versant de la rivière Credit. Du jardinage durable, la restauration de parcelles pour les pollinisateurs et de pâturages indigènes sont tous des projets soutenus par le fond qui profitent aux pollinisateurs.
  • Conservation de la nature Canada a mené plus de 1 400 projets de conservation en Ontario, protégeant plus de 178 000 acres de terres et de cours d'eau les plus écologiquement importants de cette province. La plupart de ces terres sont un habitat critique des pollinisateurs.
  • ALUS Canada a aidé à établir plus de 800 acres de prairies à herbes hautes indigènes, une excellente forme d'habitat des pollinisateurs, sur des terres agricoles privées du sud de l'Ontario.
  • La Commission des parcs du Niagara a mis en œuvre des projets de pâturages indigènes avec des ajouts de fleurs sauvages couvrant plus de 128 acres de ses parcs.
  • La rare Charitable Research Reserve possède et gère plus de 900 acres de terres à Cambridge, dont 25 pour cent sont des pâtures, notamment des prairies d'herbes hautes et d'habitat de prairie.
  • La société General Mills Canada a lancé la campagne « Ramenons les abeilles » avec ses céréales Cheerios au miel et aux noix, qui sensibilise sur les questions tournant autour des abeilles et qui promeut la plantation de fleurs favorisant les pollinisateurs. Depuis le début de la campagne en 2016, General Mills a distribué 115 millions de semences de végétaux.

D'autres organismes appuient aussi les pollinisateurs. En reconnaissance de leur appui, le gouvernement de l'Ontario a résumé les activités de plusieurs de ces organismes dans le tableau ci-dessous. Nous espérons élargir cette liste à l'avenir, lorsque nous sommes mis au courant de davantage d'efforts qui se déroulent pour améliorer la santé des pollinisateurs. Si vous êtes un organisme contribuant à la santé des pollinisateurs de l'Ontario dont le nom n'apparaît pas ci-dessous, veuillez communiquer avec nous afin que vos efforts soient reconnus dans notre site Web.

En soulevant collectivement la sensibilisation sur la manière dont des actions simples - comme planter des habitats favorables aux pollinisateurs - peuvent améliorer la santé des pollinisateurs, la population ontarienne atteindra un objectif clé de la Stratégie pour la santé des pollinisateurs : accroître la sensibilisation et les connaissances sur les pollinisateurs et sur les manières de les soutenir.

Intervenants et partenaires adoptant des mesures pour améliorer la santé des pollinisateurs en Ontario, indépendamment ou en collaboration avec le gouvernement de l'Ontario sur les mesures décrites dans le PASP et dans le cadre de la Stratégie pour la santé des pollinisateurs
Intervenants et partenaires
Travaille
avec le gouver-nement
Prend des mesures indépend-ante
Éducation
Sensib-ilisation
Recherche
Surveill-ance (y compris la science citoyenne)
Amélior-ation de l'habitat
Agence ontarienne des eaux
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Association canadienne des apiculteurs professionnels
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Brock Bee Lab - Dre Miriam Richards, Université Brock
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Chaire de la famille Rebanks sur la conservation des pollinisateurs : Prof. Nigel Raine, Université de Guelph
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Collectivités en fleurs
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Conservation Ontario - Un réseau de 36 offices de protection    
     
 
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Éco Héros
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ÉcoÉcoles de l'Ontario  
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Farm and Food Care
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Fédération canadienne de la faune  
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Foundation David Suzuki
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Honey Bee Research Centre - Dr Ernesto Guzman, Université de Guelph
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Institut de recherche agricole de l'Ontario (IRAO)
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Les Ami(e)s de la Terre
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North American Native Plant Society (anciennement Société des fleurs sauvages canadiennes)
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Office de protection de la nature de Credit Valley
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Office de protection de la nature de Grand River
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Office de protection de la nature de la vallée de la Nottawasaga
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Otonabee Conservation
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rare Charitable Research Reserve
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Sustain Ontario (réseau des jardins communautaires)
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Sydenham Field Naturalists  
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Université York :    
       
Packer Lab - Dr Laurence Packer  
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Zayed Lab - Dr Amro Zayed  
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Sheila Colla
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Ville de Toronto
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La province n'assume aucune responsabilité pour les activités des intervenants indépendants et cette liste ne constitue pas une approbation officielle.

- La lettre « O » indique leurs champs d'expertise (conforme à la LAPHO).

Travailler ensemble à déployer le plan

Une photo d'une abeille butinage sur un tournesol

Les pollinisateurs sont essentiels à la santé des écosystèmes, en plus de jouer un rôle déterminant dans le secteur de l'agriculture en Ontario. En travaillant ensemble comme partenaires et contributeurs, nous pouvons prendre des mesures qui soutiendront les populations de pollinisateurs de l'Ontario et les écoservices qu'elles accomplissent.

Nous avons déjà commencé à travailler sur plusieurs volets du plan. Nous garderons nos partenaires et le public informés sur les progrès du plan, notamment en publiant des rapports sur nos objectifs ambitieux.

Le plan cerne plusieurs opportunités de mobiliser la population ontarienne de tous âges dans nos efforts pour aider les pollinisateurs. Les gens, les écoles, les groupes communautaires et les entreprises ont tous un rôle important à jouer. En travaillant ensemble, nous pouvons collectivement adopter des mesures pour renverser les pertes de pollinisateurs et améliorer la santé des pollinisateurs partout en Ontario. Les pollinisateurs appartiennent à nous tous, et nous sommes tous responsables de les protéger.

Nous souhaitons connaître ce que votre organisme fait pour aider les pollinisateurs. Envoyez-nous un courriel pour nous le faire savoir : pollinatorhealth@ontario.ca.

Une photo d'un bourdon sur une fleur

Glossaire

Acronymes gouvernementaux

Le gouvernement provincial de l'Ontario collabore afin d'améliorer la santé des pollinisateurs. Chacun des ministères suivants joue un rôle actif en contribuant à réaliser les objectifs et les mesures du Plan d'action pour la santé des pollinisateurs :

  • INF : ministère de l'Infrastructure
  • MAAARO : ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario
  • MAM : ministère des Affaires municipales
  • MEACC : ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique
  • MLO : ministère du Logement
  • MRNF : ministère des Richesses naturelles et des Forêts
  • MTO : ministère des Transports

Autres acronymes présents dans le plan :

  • ACAP : Association canadienne des apiculteurs professionels
  • ARLA : Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
  • CA2 : Cultivons l'avenir 2
  • Le plan : Plan d'action pour la santé des pollinisateurs
  • OBA : Ontario Beekeepers' Association
  • ONG: organisation non gouvernementale
  • PGO : pratiques de gestion optimales
  • UdeG : Université de Guelph

Définitions

Voici certaines définitions concernant les pollinisateurs qui vous aideront à mieux comprendre le plan :

Pratiques de gestion optimales (PGO) : Une PGO est une pratique, ou une combinaison de pratiques, visant à être le moyen le plus efficace et le plus efficient de gérer un problème possible ou une préoccupation.

Lutte intégrée contre les ennemis des cultures : La lutte intégrée contre les ennemis des cultures est une approche à long terme concernant les ennemis des cultures qui tient compte de toutes les options de gestion pour maintenir les ennemis des cultures en deçà d'un seuil de dommage économique.

Abeilles d'élevage : Les abeilles d'élevage sont les abeilles dont certains des besoins sont pris en charge par les humains. Dans l'agriculture ontarienne, l'abeille d'élevage la plus commune est l'abeille mellifère, qui pollinise un large éventail de cultures horticoles et certaines grandes cultures comme le soya. Une espèce de bourdon est utilisée à grande échelle pour la pollinisation dans le secteur de la production de légumes en serres. Dans une moindre portée, la mégachile de la luzerne et l'abeille maçonne sont élevées pour fournir des services de pollinisation respectivement pour la luzerne et les fruits tendres.

Pollinisateurs sauvages : Les pollinisateurs sauvages existent naturellement dans l'environnement. En Ontario, il y a plus d'un millier d'espèces d'insectes qui pollinisent les plantes à fleurs. Les abeilles sauvages conviennent particulièrement bien à la pollinisation d'un large éventail de végétaux. Plus de 400 espèces d'abeilles sauvages ont été identifiées en Ontario seulement. Dans une moindre mesure, d'autres insectes comme les guêpes, les papillons, les papillons nocturnes, certaines mouches et les coléoptères, ainsi qu'une espèce de colibri, sont connus pour polliniser dans la province.

Habitat des pollinisateurs : L'habitat des pollinisateurs en Ontario est une région qui procure des ressources en nectar et en pollen, des sites de nidification et d'hivernage ou des plantes hôtes de larves qui favorisent les populations de pollinisateurs. L'habitat des pollinisateurs peut se retrouver dans des zones naturelles, ainsi que dans des installations agricoles et bâties.

Dégradation de l'habitat : Les changements dans l'utilisation du territoire modifient la disponibilité et la qualité des sources de nourriture des pollinisateurs, comme les fleurs qui offrent le nectar et le pollen, la disponibilité de sites de nidification, ou la disponibilité de plantes hôtes (pour les papillons et les papillons nocturnes).

Fragmentation de l'habitat : La fragmentation de l'habitat survient lorsque la perte d'habitat entraîne la division de grands habitats continus en parcelles plus petites et plus isolées. Ces parcelles sont entourées de régions qui ne conviennent pas aux pollinisateurs. Les habitats isolés et fragmentés entraînent la perte d'une diversité génétique et les déclins ou les pertes de populations de pollinisateurs.

Perte d'habitat : La destruction des habitats d'une manière telle qu'ils ne peuvent plus soutenir les espèces présentes. Dans le Sud de l'Ontario, la disponibilité des sources de nourritures pour les pollinisateurs et des sites de nidification a été réduite grâce à la conversion de l'habitat en terres agricoles et des usages agricoles et industriels intensifs, ce qui se répercute sur les pollinisateurs sauvages et les abeilles mellifères.

Bibiliographie

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : Jennifer Whalen - MAAARO
Date de création : 13 janvier 2016
Dernière révision : 15 decembre 2016