Des fermes pour toujours - Document de travail

Le gouvernement de l'Ontario sait que le secteur agroalimentaire est le fondement de notre province, et il semble certain qu'il jouera un rôle essentiel dans notre avenir.

Dans la lettre de mandat que la première ministre a remise au ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, M. Jeff Leal, le ministère est chargé de mettre en œuvre le programme Des fermes pour toujours. Le programme va guider l'élaboration de politiques futures qui favoriseront un secteur agroalimentaire fort et innovateur. Ce soutien comprend l'affectation de fonds à des programmes et à des travaux de recherche qui encouragent l'innovation dans le secteur agroalimentaire.

Le présent document de travail jette les bases d'un vaste dialogue sur le programme Des fermes pour toujours.

Voici les quatre objectifs stratégiques du programme Des fermes pour toujours :

  1. aider à préserver la capacité productive des terres agricoles situées près des grands centres urbains;
  2. soutenir l'approvisionnement en produits alimentaires d'origine locale;
  3. renforcer le secteur agroalimentaire de l'Ontario;
  4. aider les jeunes agriculteurs et les agriculteurs débutants.

Chaque section du document présente un des objectifs stratégiques et décrit les réalisations accomplies jusqu'à présent en vue de le concrétiser. On y trouve une brève description des divers programmes et initiatives qui montrent ce que le gouvernement de l'Ontario et les acteurs du secteur agroalimentaires ont fait pour aider le secteur à se développer et à prospérer.

Nous savons qu'il reste du pain sur la planche. C'est pourquoi le document comprend aussi des suggestions pour aller de l'avant en vue de créer un secteur encore plus fort et plus dynamique, et montre comment le programme du gouvernement de l'Ontario Des fermes pour toujours peut, grâce aux idées et suggestions des acteurs du secteur agroalimentaire, soutenir l'avenir de l'agriculture et de la production agroalimentaire en Ontario.

Table des matières

Section 1 : Introduction - L'avenir de l'agriculture en Ontario

L'agriculture est une des bases sur lesquelles s'édifie notre province - et il semble certain qu'elle jouera un rôle critique dans notre avenir. L'industrie agroalimentaire nous nourrit, fournit des emplois et des occasions aux Ontariens, et met en rapport les collectivités rurales et les centres urbains. Le secteur contribue dans une grande mesure à l'économie de l'Ontario, et, grâce au travail des producteurs, des entreprises de transformation, des distributeurs et d'autres intervenants le long de la chaîne de valeur, y compris le gouvernement, l'impact du secteur continue de croître.

Dans une perspective mondiale, le secteur agroalimentaire est plus important que jamais auparavant. Il est largement reconnu que la population mondiale atteindra plus de 9 milliards de personnes en 2050 et aura besoin d'un apport alimentaire salubre, sain et augmentant rapidement. Les dernières prévisions de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture dans son rapport Comment Nourrir le Monde en 2050-Forum d'experts de haut niveau indiquent que l'alimentation d'une population mondiale de 9,1 milliards d'habitants en 2050 nécessiterait que la production alimentaire mondiale augmente d'environ 70 pour cent entre 2005-2007 et 2050.

En Ontario, le secteur agroalimentaire continue d'être l'un des plus diversifiés au monde, avec 52 000 entreprises agricoles à travers la province produisant près de 200 produits différents. Sur le plan de l'économie, le secteur agroalimentaire est l'un des plus grands de la province, car il contribue à hauteur de 36,4 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) de l'Ontario. Le secteur touche toutes les parties de cette province et donne du travail à une gamme diversifiée d'Ontariens et d'Ontariennes.

Possibilités de croissance

Le secteur agroalimentaire apporte de la stabilité à l'économie provinciale, car il a connu une croissance régulière et a été moins affecté par les cycles économiques négatifs comparativement à d'autres secteurs. La croissance dans le secteur de l'agriculture est impulsée par l'augmentation de la demande domestique et internationale, qui est un reflet de la croissance de la population mondiale et du pouvoir d'achat des classes moyennes.

En fait, le secteur agroalimentaire a été mis en relief dans le rapport Conseil consultatif en matière de croissance économique du gouvernement fédéral (février 2017) comme étant l'un des secteurs canadiens dont le potentiel était élevé, avec lequel le gouvernement devrait collaborer pour l'aider à tirer parti des perspectives économiques et des possibilités offertes par les débouchés internationaux.

L'Ontario est en phase avec cette orientation. En 2013, la première ministre Wynne a lancé le défi au secteur agroalimentaire de doubler sa croissance annuelle et de créer 120 000 emplois d'ici 2020. Suite à ce défi, plus de 42 000 emplois ont été créés et 2,2 milliards de dollars ont été ajoutés à l'économie.

Les raisons du succès du secteur agroalimentaire de l'Ontario peuvent être clairement attribuées aux personnes qui y travaillent, au fait que sa productivité est l'une des plus élevées au Canada grâce à ses sols, son climat et ses ressources en eau, et à la recherche, la technologie et l'innovation qui ont stimulé son développement.

Il y a de nombreux autres partenaires à travers le Canada qui ont des rôles clés. Les municipalités et les groupes communautaires, ainsi que des organismes sans but lucratif, ont aussi grandement contribué à aider le secteur agroalimentaire de la province à croître et prospérer.

La recherche et l'innovation agroalimentaires ont aussi contribué à la vigueur du secteur. Des avances dans une vaste gamme de domaines - aussi divers que la science des cultures, le développement économique communautaire et la protection de l'environnement - ont fait progresser la province en tant que producteur d'aliments et de produits agricoles. En particulier, les collèges et les universités de l'Ontario continuent d'effectuer des recherches qui éclairent et facilitent la prise des décisions influençant la situation actuelle et la croissance future de l'agroalimentaire. En outre, ces collèges et universités forment la main-d'œuvre future dont le secteur aura besoin pour continuer de croître.

Le gouvernement de l'Ontario a aussi contribué dans une grande mesure au succès du secteur agroalimentaire. L'Ontario sait que le secteur a besoin d'un climat des affaires stable et positif, dans lequel le gouvernement favorise la croissance et les investissements. La résilience du système s'en trouve accrue et nos agriculteurs et entreprises de transformation d'aliments peuvent prospérer. Le gouvernement fournit de nombreux outils pour aider les agriculteurs et les intervenants du secteur agroalimentaire à réussir. Ce sont notamment des investissements provinciaux dans l'infrastructure, la recherche, un régime de réglementation solide, ainsi que des programmes de gestion des risques commerciaux, pour n'en mentionner que quelques-uns.

Le présent document de travail récapitule les moyens adoptés par les partenaires du secteur agroalimentaire pour faciliter et renforcer le secteur agroalimentaire de la province. Il contient également des suggestions pour progresser afin que le secteur devienne encore plus vigoureux et dynamique. Plus particulièrement, le document examine comment le programme Des fermes pour toujours du gouvernement de l'Ontario peut, avec l'aide des commentaires des intervenants du secteur, soutenir l'agriculture et la production agroalimentaire ontarienne dans le futur.

Section 2 : Aperçu et importance des réactions des intervenants

Le gouvernement de l'Ontario a continuellement reconnu l'importance de l'agriculture et du secteur agroalimentaire dans la province. Dans sa lettre de mandat au ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, la première ministre a demandé au ministère d'aller de l'avant avec le programme Des fermes pour toujours afin de contribuer au soutien d'un secteur agroalimentaire vigoureux et innovateur. Ce soutien inclut des investissements dans la recherche agricole et des programmes dont le but est de favoriser l'innovation dans le secteur.

Le présent document établit les bases d'un large débat sur le programme Des fermes pour toujours. Les quatre objectifs stratégiques du programme sont les suivants :

  1. Aider à préserver la capacité productive des terres agricoles à proximité de centres urbains majeurs.
  2. Soutenir l'approvisionnement local en aliments.
  3. Renforcer le secteur agroalimentaire de l'Ontario.
  4. Aider les jeunes agriculteurs et les agriculteurs débutants.

Chaque section de ce document donne un aperçu d'un objectif stratégique et met en lumière les réalisations accomplies à ce jour pour chacun d'entre eux. Il y a des brèves descriptions des divers programmes et initiatives qui illustrent comment le gouvernement de l'Ontario et les intervenants agroalimentaires ont travaillé pour aider le secteur à se développer et prospérer. Mais nous savons qu'il faut faire davantage.

L'importance des commentaires

Les réactions des intervenants constituent une partie essentielle du programme Des fermes pour toujours. Étant donné la taille et l'importance du secteur agroalimentaire en Ontario, il est essentiel d'être à l'écoute des opinions des intervenants sur les politiques et les programmes qui soutiennent le secteur et l'aident à prospérer. En même temps, il est important que les intervenants et le gouvernement travaillent de concert pour réaliser les objectifs du programme Des fermes pour toujours.

Le présent document de travail contient des renseignements sur le travail qui a été accompli et continue de l'être dans le but de renforcer le secteur agroalimentaire de la province. Le gouvernement sait qu'il y a un large éventail d'intervenants qui possèdent une expertise et des connaissances vastes et qui sont capables de donner leur avis sur le programme Des fermes pour toujours. Le but est de faciliter une discussion ouverte sur l'objectif général de renforcer le secteur agroalimentaire de la province pour de nombreuses générations à venir.

Il y a à la fin de chaque section des questions spécifiquement liées à l'objectif stratégique qui y est présenté. Veuillez considérer ces questions comme des lignes directrices pour exprimer vos commentaires sur le programme Des fermes pour toujours.

Le gouvernement a entrepris d'autres processus de consultation à ce jour qui contribueront aussi à définir les objectifs du programme Des fermes pour toujours, tels que l'Examen coordonné des plans d'aménagement du territoire, la Stratégie pour le secteur de l'agriculture, de l'aquaculture et de la transformation des aliments dans le Nord de l'Ontario, et le Prochain cadre stratégique. Les commentaires obtenus grâce à ce document s'ajouteront aux renseignements recueillis durant ces consultations.

Pour de plus amples renseignements, visitez notre site Web à www.omafra.gov.on.ca/french/policy/farmsforever.htm. Tout commentaire sur l'un quelconque des aspects de ce document peut être communiqué par courriel à ag.info.omafra@ontario.ca, ou par courrier l’adresse suivante: Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, À l’attention de : Karla Uliana, 2e étage,1 Stone Road West, Guelph (Ontario), N1G 4Y2.

Section 3 : Préservation de la capacité productive des terres agricoles à proximité de centres urbains majeurs (objectif stratégique 1)

L'Ontario comprend la nécessité de trouver un équilibre entre la capacité d'aménager des terres pour accueillir sa population croissante et d'autres besoins pressants, tels que d'avoir des terres pour cultiver des aliments et d'autres produits agricoles. Les terres agricoles constituent une ressource limitée représentant environ 5 pour cent de la superficie de la province (MAAARO, 2015).

La province s'est développée rapidement, et le taux historique des pertes de terres agricoles en Ontario n'est pas soutenable. Nous savons que nous pouvons faire davantage pour gérer la croissance et protéger les terres agricoles qui restent afin de nous assurer que la ressource est durable à long terme.

Nous savons que la protection du territoire agricole doit être entreprise de concert avec le soutien de la viabilité à long terme du secteur agroalimentaire. Cette question devient de plus en plus importante à la lumière d'autres enjeux locaux et mondiaux tels que la volatilité économique, la problématique de la santé des sols, la rareté des ressources en eau, la pauvreté, le changement climatique et l'insécurité alimentaire. La combinaison de tous ces facteurs crée un scénario qui nécessite qu'un effort coordonné soit entrepris entre le gouvernement et les intervenants, afin que les terres agricoles soient protégées et que les fermes restent viables pour les générations futures.

L'aménagement du territoire en Ontario

Le système d'aménagement du territoire de l'Ontario comporte des exigences politiques visant à protéger les terres agricoles. La Déclaration de principes provinciale (DPP) est un document d'aménagement du territoire s'appliquant à l'ensemble de la province, qui a été mis à jour en 2014. La DPP vise entre autres à protéger à long terme les zones agricoles à fort rendement et à soutenir la viabilité des entreprises agricoles. En 2014, ces objectifs ont été élargis à l’aide de politiques qui offrent des possibilités de croissance pour le secteur des produits alimentaires locaux et favorisent la durabilité des entreprises agroalimentaires - par exemple en permettant des utilisations à valeur ajoutée dans les fermes.

Un des principaux moyens de protection des terres agricoles formulé dans la DPP et le Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe (voir ci-dessous) est de répondre par la densification à une grande partie des besoins en matière de croissance de l'emploi et de la population. En bref, la densification est une pratique consistant à orienter la croissance et le développement vers des zones déjà construites d'une collectivité plutôt que de se tourner vers des régions non développées.

Examen coordonné des plans

Au même titre que la DPP, la province a des plans d'aménagement du territoire provincial qui visent des régions géographiques particulières de l'Ontario. Par exemple, dans la région élargie du Golden Horseshoe(GGH) en forte croissance, il y a quatre plans provinciaux qui ont conjointement pour but de gérer la croissance, de bâtir des collectivités complètes, de freiner l'étalement urbain et de protéger le milieu naturel. En plus du Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe, 2006, il s'agit du Plan de la ceinture de verdure, 2005, du Plan de conservation de la moraine d'Oak Ridges, 2002, et du Plan d'aménagement de l'escarpement du Niagara, 2005.

Un examen coordonné de ces quatre plans d'aménagement du territoire a commencé en 2015 avec notamment des consultations de parties intéressées. Le MAAARO travaille étroitement avec le ministère des Affaires municipales, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts et d'autres ministères pour étudier les commentaires reçus durant l'examen. Les modifications finales du plan sont prévues pour le début de 2017. Pour de plus amples renseignements sur le cadre de l'aménagement du territoire de l'Ontario, visiter : www.mah.gov.on.ca/Page2291.aspx et www.omafra.gov.on.ca/french/landuse/index.html.

Dans le cadre de l'examen coordonné des plans, un comité consultatif extérieur a présenté des recommandations à la province dans son rapport Planning for Health, Prosperity and Growth in the Greater Golden Horseshoe: 2015 - 2041 (décembre 2015). Le rapport contenait des recommandations visant à améliorer l'aménagement des terres agricoles dans la GGH, notamment de l'une des façons suivantes :

  • l’identification, la cartographie et la protection d'un système agricole intégré dans la GGH et ce, de façon uniforme
  • l’établissement de critères plus stricts pour limiter la fragmentation et la perte de terres agricoles à fort rendement, en particulier dans les municipalités du cercle extérieur, au delà de la ceinture de verdure
  • l’exigence d'effectuer des évaluations des effets sur les activités agricoles dans le cas des aménagements de grande envergure à proximité d'exploitations agricoles.

Le rapport du comité consultatif contenait aussi des recommandations qui allaient au delà de l'aménagement du territoire, notamment des recommandations visant la promotion d'une économie agricole saine, qui tient compte des produits alimentaires locaux et intègre des intérêts agricoles dans la prise des décisions sur l'aménagement du territoire (source : www.mah.gov.on.ca/AssetFactory.aspx?did=11110). Pour aider à réaliser les recommandations du comité consultatif, le MAAARO, en collaboration avec des intervenants municipaux, agricoles et autres, a entrepris d'élaborer des procédures de cartographie et de mise en œuvre du système agricole de la GGH. Ces procédures pourront être consultées par le public au cours du printemps et de l'été 2017.

Les résultats recherchés au moyen de cette approche du système agricole sont :

  1. L’amélioration de la viabilité et de la croissance du secteur agroalimentaire.
  2. L’accroissement de la disponibilité de l'information pour aider les collectivités à prendre des décisions éclairées concernant le soutien du secteur.
  3. La protection du système agricole fonctionnel, économiquement intégré, écologiquement durable et continu à l'intérieur de la GGH.
  4. La prise en compte des interdépendances, des synergies et des avantages du chevauchement des systèmes agricoles et patrimoniaux naturels, et des réseaux d'approvisionnement en eau.
  5. Une collaboration accrue entre la province, les municipalités, les agriculteurs, les entreprises et les organismes communautaires, pour lesquels la vigueur du secteur agroalimentaire présente un intérêt commun.

L'objectif du passage à un système agricole dans la GGH est d'améliorer la protection des terres agricoles tout en aidant à créer des conditions selon lesquelles le secteur agroalimentaire peut prospérer. La place accordée aux approches de système agricole met en lumière l'importance du secteur agroalimentaire pour les économies régionales et provinciales, ce qui va dans le sens des recommandations du comité consultatif. Cela suppose la prise en charge des biens agroalimentaires le long de la chaîne de valeur, ainsi que des services dont le secteur a besoin pour prospérer. En travaillant ensemble, les municipalités, les développeurs économiques, les planificateurs, les militants des produits alimentaires locaux, les agriculteurs et les entreprises agroalimentaires peuvent aider la GGH à solidifier et faire progresser son statut de grappe agroalimentaire majeure en Amérique du Nord.

Stratégie pour la santé et la préservation des sols

Le gouvernement et les agriculteurs travaillent aussi ensemble pour améliorer la gestion durable des sols agricoles de l'Ontario et pour protéger la productivité à long terme des terres. Un sol agricole sain est un écosystème vivant et dynamique, et une sage gestion peut garantir qu'il sera fertile et renfermera une abondance des organismes vivants qui sont essentiels à la culture des aliments et d'autres produits agricoles, maintenant et pour les générations futures.

Le MAAARO dirige le développement d'une Stratégie pour la santé et la préservation des sols agricoles, avec l'aide d'organismes d'entreprises agricoles de l'Ontario, de spécialistes du sol, de chercheurs et d'autres intervenants.

Cette stratégie se fonde sur un développement en trois phases, dont la première a été une consultation publique sur un document de travail appelé Le maintien des sols agricoles de l'Ontario : vers une vision partagée au cours de l'automne 2016 (disponible sur le site Web du MAAARO à : www.omafra.gov.on.ca/french/landuse/soilhealth.htm).

Le document de travail présentait le contexte de questions majeures, ainsi qu'une ébauche de la vision, des buts et des objectifs de la stratégie. Dans l'ensemble, la plupart de ceux qui ont commenté le document étaient d'accord avec la vision, les buts et les objectifs, ainsi que l'orientation générale de l'initiative. Des enjeux fréquemment abordés dans les commentaires comprenaientle lien entre la santé des sols, la protection des terres agricoles, et la propriété des fermes, ainsi que des considérations économiques en rapport avec la santé des sols. Le MAAARO et ses collaborateurs tiennent compte de tous les commentaires pour développer une ébauche de stratégie, dont la publication est prévue en 2017.

Parallèlement, le MAAARO approfondit et enrichit les initiatives et les programmes existants visant la santé des sols en mettant à jour une cartographie des sols et des données connexes pour faciliter la prise des décisions, notamment en ce qui concerne la protection de notre territoire agricole au moyen du système provincial d'aménagement du territoire. Le MAAARO est aussi en train d'élaborer des initiatives pour réduire les gaz à effet de serre (GES), conformément au Plan d'action contre le changement climatique de l'Ontario, indiquant à cette occasion l'intention du gouvernement de financer jusqu'à 30 millions de dollars pour la mise en œuvre de mesures de réduction nette des GES du sol en application de la stratégie de protection des sols.

Suite à une consultation publique sur l'ébauche de la stratégie, une stratégie finale sera établie pour guider les mesures à prendre en matière de santé des sols dans les années à venir par le MAAARO et ses partenaires œuvrant dans ce domaine.

Initiative de gérance agroenvironnementale des Grands Lacs (IGAGL)

Les diverses parties prenantes de l'Initiative de gérance agroenvironnementale des Grands Lacs (IGAGL) coopèrent pour soutenir la gérance des ressources en eau et en sol du bassin du lac Érié et des côtes sud-est du lac Huron.

Le Bilan de santé des terres agricoles de l'IGAGL aide les producteurs à déterminer les principaux risques auxquels sont exposés les champs de leurs exploitations agricoles et à sélectionner des pratiques exemplaires pour réduire ces risques, tandis que le Programme d'encouragement à la santé des terres agricoles offre des financements à frais partagés pour le soutien de la mise en œuvre de ces pratiques. Les divers volets de l'IGAGL contribuent aussi à soutenir les efforts des producteurs visant à réduire les risques d'impacts potentiels de leurs exploitations agricoles sur l'environnement. Les résultats du programme sont notamment les suivants :

  • Plus de 700 évaluations détaillées de santé des sols ont été effectuées à la ferme dans le cadre du volet Bilan de santé des terres agricoles.
  • Des spécialistes de l'épandage ont réalisé 135 projets financés par l'IGAGL pour améliorer l'épandage d’éléments nutritifs sur les fermes, ce dont ont bénéficié plus de 200 000 acres de terres agricoles.
  • La réalisation de 353 projets d'amélioration à la ferme en 2015-2016, qui aident les producteurs à réduire les risques pour l'environnement et à améliorer la santé des sols, et par conséquent à accroître leur production et leur profitabilité. Ceci représente un investissement total de 4,67 millions de dollars, y compris 1,5 million de dollars en financement à frais partagés provenant du gouvernement et 3,17 millions de dollars investis directement par les entreprises agricoles.
  • L’établissement de nouveaux partenariats avec des offices de conservation de la nature, des chercheurs et des organismes d'entreprises agricoles dans le but d'accroître la sensibilisation des producteurs à l'importance de la santé des sols et de la qualité de l'eau, de sorte à améliorer la capacité du secteur à relever des défis environnementaux tout en continuant d'être rentable.

L'IGAGL continuera d'offrir aux producteurs jusqu'en mars 2018 un accès à des outils d'évaluation des risques, des occasions de formation et des financements à frais partagés qui contribueront à la productivité et à la rentabilité de leurs entreprises agricoles, et à la protection de l'environnement.

L'avenir

Veiller à la protection des terres agricoles de l'Ontario pour les générations futures constitue un aspect important du développement et de la croissance de la province. Comme cela a été précisé ci dessus, l'Ontario a de nombreuses initiatives et politiques dont le but est de garantir davantage les résultats de cette stratégie de protection des terres. Toutefois, il est essentiel que le gouvernement et les intervenants continuent de travailler ensemble sur une approche robuste et durable.

Questions pour la discussion

Lors de l'examen de l'objectif stratégique 1, il est utile de garder les questions suivantes présentes à l'esprit :

  1. Quelles sont les meilleures stratégies pour continuer de soutenir le but de réduction de la quantité de terres agricoles qui sont perdues en Ontario? (Les facteurs à prendre en compte sont notamment la réglementation, la réforme économique, la gérance des terres publiques et privées, l'aménagement du territoire, l'éducation, une infrastructure favorable et des services.)
  2. Quels sont les meilleurs moyens de promotion de l'agriculture dans les centres urbains et proches des agglomérations urbaines, et de maintien de la viabilité des fermes touchées par le développement urbain (p. ex., cultures et services spécialisés, éducation et expériences de tourisme agricole)?
  3. Quelle est la meilleure façon de communiquer les connaissances dans la recherche sur la santé des sols et la gérance des sols et de l'eau aux agriculteurs et aux spécialistes sur le terrain pour qu'ils puissent en tirer le meilleur parti possible?

Section 4 : Soutien de l'approvisionnement local en aliments (objectif stratégique 2)

L'Ontario est un des pays au monde où la qualité et la salubrité des aliments sont les plus élevées. Nos agriculteurs récoltent de la nourriture en grande abondance dans nos champs, fermes, vergers et vignobles. Des entreprises de transformation d'aliments transforment ces richesses le long de la chaîne de valeur en des produits de la plus haute qualité possible destinés aux consommateurs. L'achat de produits alimentaires locaux fait vivre nos agriculteurs, favorise notre économie et contribue à la protection de l'environnement.

Depuis 2003, l'Ontario est devenue un fervent partisan des produits alimentaires locaux. Ce soutien s'est manifesté sous la forme d'investissements de plus de 180 millions de dollars dans des initiatives et des projets qui aident à promouvoir et à célébrer les bons produits qui sont cultivés, récoltés et fabriqués dans cette province. Le but de l'Ontario est d'augmenter la consommation de produits alimentaires locaux tout en aidant à la création de bons emplois dans l'agroalimentaire qui accroîtront la contribution des produits alimentaires locaux à la réussite économique de l'Ontario. Le MAAARO a fait des progrès importants dans le développement d'une Stratégie de promotion des produits alimentaires locaux et la mise en œuvre d'aspects importants de la Loi de 2013 sur les aliments locaux.

Parallèlement, la province reconnaît néanmoins qu'il existe des possibilités de continuer à accroître la sensibilisation et à améliorer le rendement de notre investissement. Par exemple, beaucoup de gens habitant dans la province ne connaissent pas les régions d'où proviennent les cultures spécialisées, et ne savent pas non plus comment le lien entre l'agriculture et les aliments peut avoir une incidence sur leur propre collectivité et d'autres de la province. De même, il est fréquent que l'on ne sache pas comment les municipalités et les intervenants du secteur agroalimentaire peuvent œuvrer pour créer et soutenir les éléments d'un secteur agroalimentaire vigoureux, au moyen par exemple de centres de produits alimentaires, de coopératives ou d'entrepôts frigorifiques.

Stratégie ontarienne de promotion des produits alimentaires locaux

Pour réaliser l'immense potentiel de l'agroalimentaire en Ontario, qui a été renforcé par la Loi de 2013 sur les aliments locaux, la province a élaboré une stratégie concertée de promotion des produits alimentaires locaux. Grâce à diverses activités en cours, le gouvernement entend :

  1. Conscientiser et informer le consommateur : Les consommateurs de l'Ontario connaissent, valorisent et choisissent de plus en plus des produits alimentaires locaux.
  2. Améliorer l'accès aux produits alimentaires locaux : Les produits alimentaires locaux sont identifiables et largement disponibles grâce à un éventail de canaux de distribution.
  3. Veiller à ce que l'offre soit suffisante : Le secteur agroalimentaire de l'Ontario est concurrentiel, productif et attentif aux besoins des consommateurs.

Loi sur les aliments locaux de l'Ontario

La Loi de 2013 sur les aliments locaux est au cœur de la Stratégie de promotion des produits alimentaires locaux de la province (voir ci-dessous). Les objectifs de la Loi sont les suivants :

  • favoriser partout en Ontario des économies et systèmes alimentaires locaux qui soient prospères et résistants
  • sensibiliser le public aux aliments locaux en Ontario, notamment à leur diversité
  • développer des nouveaux débouchés pour les aliments locaux.

Les faits saillants et les réussites résultant des initiatives imposées par la Loi sont notamment :

  • le partenariat avec Farm and Food Care Ontario pour réunir l'ensemble du secteur agroalimentaire afin de célébrer les produits alimentaires locaux durant la Semaine des aliments locaux en juin 2015 et en juin 2016.
  • l’établissement d'objectifs ambitieux pour une meilleure connaissance des produits alimentaires locaux, annoncés le 28 janvier 2015, et pour l'accès aux produits alimentaires locaux, annoncés le 14 décembre 2016.
  • la publication de deux rapports sur les produits alimentaires locaux qui ont récapitulé les activités gouvernementales et non gouvernementales concernant le soutien des produits alimentaires locaux, et les progrès accomplis dans la direction de l'atteinte de ces objectifs ambitieux.
  • en 2014, la création du crédit d'impôt aux agriculteurs pour les dons d'aliments, qui permet aux agriculteurs d'obtenir un crédit d'impôt se montant à 25 pour cent de la valeur marchande des produits agricoles qu’ils donnent à des programmes alimentaires communautaires.

Ontario, terre nourricière

Depuis 1977, Ontario, terre nourricière, a été le programme clé de soutien domestique de la province, en association avec le secteur agroalimentaire, dont le but est de promouvoir et de commercialiser les aliments de l'Ontario. La reconnaissance par les consommateurs du logo d'Ontario, terre nourricière, est supérieure à 90 pour cent, et plus de 80 pour cent des clients des épiceries de l'Ontario indiquent qu'ils ont l'intention d'acheter des produits alimentaires locaux.

Ontario, terre nourricière, a conclu plus de 1 200 ententes de co-marquage du logo avec des producteurs et des entreprises de transformation, afin de les aider à identifier la provenance ontarienne de leurs produits sur le marché domestique. Par exemple, une seule entente de logo, telle que celle conclue pour les boîtes d'un litre de lait Neilson, peut résulter en des centaines de milliers d'impressions produites sur les consommateurs par mois. Ontario, terre nourricière, a aussi conclu des ententes de co-marquage avec des grands détaillants, des distributeurs et des restaurants. Par exemple :

  • La chaîne des marchés d'aliments Metro a annoncé qu'elle optimisait sa politique d'achat de produits locaux afin de permettre aux producteurs de petite et moyenne taille de l'Ontario de l'approvisionner. Cela permet ainsi aux magasins d'offrir un pourcentage plus élevé de produits alimentaires locaux.
  • En juin 2016, la franchise Subway a annoncé qu'elle aurait des produits cultivés en Ontario dans ses 1 300 restaurants de septembre à octobre 2016. Une campagne promotionnelle utilisant des matériels de point de vente d'Ontario, terre nourricièrem a contribué à mettre en lumière la disponibilité de produits locaux dans ces restaurants.
  • Les efforts de promotion et de marketing d'Ontario, terre nourricièrem aident les consommateurs à se rendre compte de l'ampleur, l'exhaustivité et la diversité des aliments de l'Ontario sur le marché. Les consommateurs peuvent plus facilement repérer et demander des aliments de l'Ontario lorsqu'ils magasinent dans des épiceries, des marchés de producteurs, des marchés à la ferme et des points de vente de services de restauration.

Rapport sur les produits alimentaires locaux

En juin 2016, le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales a publié son deuxième rapport annuel sur les produits alimentaires locaux.

Les points saillants du rapport étaient notamment :

  • une allocation du gouvernement d'environ 21 millions de dollars en 2015-2016 à plus de 150 projets par le truchement du Fonds de promotion des produits alimentaires locaux, produisant des investissements de plus de 98 millions de dollars
  • une allocation de plus de 6,3 millions de dollars pour financer 115 projets de produits alimentaires locaux par le truchement de Cultivons l'avenir 2
  • une allocation de 6 millions de dollars au Fonds de la ceinture de verdure, afin de soutenir des initiatives concernant des produits alimentaires locaux
  • un investissement de plus de 3,9 millions de dollars dans 21 projets liés à des activités concernant des produits alimentaires locaux par le truchement de la Fondation Trillium de l'Ontario.

Grâce à ces investissements, le gouvernement provincial a été capable de s'associer à des fournisseurs de produits alimentaires locaux afin d'élargir des possibilités autant pour les producteurs que pour les consommateurs de l'Ontario.

Le rapport complet est disponible ici : www.omafra.gov.on.ca/french/about/local_food_rpt16.htm.

Voici d'autres initiatives que le gouvernement a financées pour promouvoir les produits alimentaires locaux et la croissance des économies de produits alimentaires :

Fraîcheur de la ferme

Lancé en 2013, le projet Fraîcheur de la ferme fait entrer des légumes et des fruits frais et locaux de l'Ontario dans des écoles élémentaires et secondaires participantes à travers la province. Il s'agit d'une collaboration entre Les diététistes du Canada, l'Ontario Fruit and Vegetable Growers' Association, le ministère de l'Éducation de l'Ontario et le MAAARO.

En 2016, soit la quatrième année du programme Fraîcheur de la ferme, 371 écoles ont passé des commandes se montant à plus de 950 000 $ de ventes totales de produits alimentaires locaux, et représentant presque 900 000 livres (403 697 kg) de fruits et de légumes de l'Ontario. Plus de 351 000 $ ont été retournés aux écoles de l'Ontario et plus de 500 000 $ ont été retournés aux producteurs de l'Ontario.

Soutien des marchés de producteurs de l'Ontario

En 2015, Farmers' Markets Ontario (FMO) a vu l'ouverture de 11 nouveaux marchés membres et a enregistré une augmentation de 242 jours de magasinage supplémentaires dans les marchés de producteurs de l'Ontario. Au total, 175 marchés de producteurs sont maintenant inscrits auprès de FMO, ce qui rend possible la vente de plus grandes quantités de produits alimentaires locaux dans les marchés de producteurs.

Un de ces produits est le vin de l'Ontario. En mai 2014, la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario (CAJO) a commencé à administrer un projet pilote de deux ans afin de permettre la vente de vins de la Vintners Quality Alliance (VQA) dans des marchés de producteurs de l'Ontario. En mai 2016, le gouvernement a approuvé la poursuite du programme. En même temps, la CAJO a autorisé les fabricants de vins de fruits (y compris le cidre fabriqué avec 100 pour cent de pommes de l'Ontario) à vendre leurs produits dans des marchés de producteurs de l'Ontario avec les vins de la VQA.

En outre, en 2015, les marchés de producteurs d'aires de service ONroute sélectionnées le long des routes provinciales ont attiré 198 000 visiteurs.

Aprovisionnement en produits alimentaires de la fonction publique de l'Ontario et du secteur parapublic

En Ontario, le groupe d'organismes publics appelé le «secteur parapublic» dépense environ 745 millions de dollars par an en produits alimentaires dans des secteurs tels que les municipalités, les hôpitaux, les maisons de soins de longue durée, les écoles, les collèges et les universités. Comme ce secteur est très vaste, l'augmentation des ventes des produits alimentaires locaux dans ces marchés constitue un débouché important.

Entre 2010 et 2015, l'Ontario a mis à la disposition du Fonds de la ceinture de verdure 13 millions de dollars pour accroître les achats des produits alimentaires de l'Ontario par le secteur parapublic. En particulier, 8,6 millions de dollars ont été accordés à 111 projets qui ont généré plus de 110 millions de dollars en ventes de produits alimentaires locaux. Pour chaque dollar provenant de ces subventions les ventes de produits alimentaires locaux ont augmenté d'environ 13 $.

Dans la lignée de ce succès, l'Ontario a alloué 6 millions de dollars de plus au Fonds de la ceinture de verdure, de 2015 à 2018, pour qu'il continue d'offrir des programmes, tels que le Fonds d'investissement dans les produits alimentaires locaux, qui contribuent à mieux faire connaître les produits alimentaires locaux, à donner accès aux produits alimentaires locaux et à faire croître les approvisionnements en produits alimentaires locaux du secteur parapublic. À ce jour, 3,8 millions de dollars ont été attribués à 77 projets par le truchement du Fonds d'investissement dans les produits alimentaires locaux.

En plus d'encourager le secteur parapublic à acheter de plus grandes quantités de produits alimentaires de l'Ontario, la province utilise son propre pouvoir d'achat pour appuyer des systèmes de produits alimentaires locaux durables. Par exemple, le gouvernement a introduit une directive qui encourage les ministres et les agences à envisager de se procurer des produits alimentaires locaux pour tous les achats de moins de 25 000 $.

Salubrité et traçabilité des aliments

En Ontario, la salubrité des aliments est une responsabilité partagée entre tous les niveaux des gouvernements. Les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux ont tous des rôles distincts, mais interdépendants. D'autres intervenants tels que les entreprises de transformation d'aliments ont également des rôles importants à jouer. Le système d'assurance de l'innocuité des aliments de classe mondiale de l'Ontario est ancré dans un cadre législatif et réglementaire solide, établi par le truchement de plusieurs actes législatifs, administrés par le MAAARO, comprenant la Loi de 2001 sur la qualité et la salubrité des aliments, la Loi sur le lait et la Loi sur l'inspection du poisson.

Ce cadre législatif est complémenté par des activités qui font la promotion de vastes mesures de salubrité des aliments, notamment des activités de recherche, de formation et de sensibilisation des entreprises de transformation et des producteurs primaires. Il est nécessaire que les règlements soient régulièrement revus et éventuellement modifiés, de sorte à minimiser les risques autant pour la santé du public que pour l'économie, pour tenir compte des aspects suivants :

  • les nouvelles technologies et les progrès scientifiques
  • l’évolution des besoins alimentaires des Ontariens et Ontariennes
  • les nouveaux risques alimentaires
  • l’évolution des exigences commerciales.

Les initiatives de salubrité des aliments du MAAARO sont notamment les suivantes :

  • des recherches sur les problèmes liés à la salubrité des aliments et des études de base pour mieux comprendre les risques
  • la mise à jour des normes et des programmes d'inspection pour s'assurer qu'ils correspondent à la technologie et aux connaissances scientifiques courantes, en plus d'essayer de maximiser la salubrité des aliments tout en minimisant le fardeau réglementaire
  • des programmes de salubrité des aliments à la ferme qui aident les producteurs à minimiser les risques liés à la salubrité des aliments au niveau de la ferme
  • des programmes éducatifs destinés aux intervenants le long de la chaîne alimentaire.

Le MAAARO travaille aussi avec des tiers pour renforcer ses programmes réglementaires. Par exemple, Dairy Farmers of Ontario (DFO) administre le programme de la qualité du lait cru de vache en application de la Loi sur le lait, et le MAAARO est responsable de la surveillance et de l'audit de l'administration du programme par DFO. Cet arrangement a été établi grâce à des mesures législatives et une entente administrative détaillée.

La salubrité et la traçabilité des aliments sont des exigences interdépendantes visant la protection et la croissance du système agroalimentaire de l'Ontario. La capacité de suivre des produits à travers toutes les étapes de la chaîne agroalimentaire, depuis la production jusqu'au détail, est essentielle pour la protection de la santé du public, l'assurance de l'intégrité des aliments, l'élargissement de l'accès au marché et la promotion de la confiance du public. La traçabilité permet d'effectuer efficacement des rappels de produits alimentaires contaminés ayant atteint le marché et d'aider à identifier les sources de la contamination. Les exigences relatives à la salubrité et à la traçabilité des aliments ne sont pas toutes réglementées. La mise en œuvre d'un programme de salubrité des aliments et la capacité de suivre la trace d'un produit tout au long de la chaîne d'approvisionnement sont en voie de devenir des exigences standards pour les entreprises agroalimentaires dans les marchés à la fois domestiques et mondiaux. S'ils ne disposent pas de systèmes de traçabilité et de programmes de salubrité des aliments efficaces, les producteurs et les entreprises de transformation risquent d'être exclus de nouveaux marchés lucratifs ou de perdre des marchés existants, qui se tourneront vers des entreprises pouvant offrir de telles assurances.

En 2006, les ministres de l'Agriculture fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) ont convenu d'adopter progressivement le Système national de traçabilité pour le secteur agroalimentaire. Par la suite, en 2009, les ministres ont convenu d'aller de l'avant afin que ce système devienne obligatoire, et son développement est actuellement en cours pour le secteur du bétail. Les exigences relatives au système sont réparties entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et l'industrie :

  • L'Agence canadienne d'inspection des aliments est responsable de la création et de l'application des règlements nationaux sur la traçabilité concernant l'enregistrement et la communication des données d'identification et de mouvement du bétail.
  • Les provinces et les territoires sont responsables de l'administration des programmes d'identification des exploitations et de l'attribution de numéros d'identification officielle d'exploitation aux emplacements demandeurs où il y a du bétail et des volailles.
  • L'industrie est responsable du développement et de la mise en œuvre de programmes de traçabilité satisfaisant aux exigences réglementaires pour chaque espèce de bétail.

Le MAAARO tient le Registre provincial des exploitations en faisant appel à un fournisseur de services tiers, afin de permettre aux personnes inscrites d'obtenir volontairement des numéros d'identification pour chacune de leurs exploitations agroalimentaires. Les données recueillies sont utilisées par le MAAARO en application de la Loi de 2009 sur la santé animale pour identifier rapidement et exactement les exploitations agroalimentaires et les coordonnées de chacune d'entre elles afin de faciliter les interventions d'urgence. Le programme veille aussi à ce que le MAAARO soit capable de respecter ses engagements envers le Système national de traçabilité pour le secteur agroalimentaire.

Le MAAARO offre des services de formation et de sensibilisation à la traçabilité et la salubrité des aliments aux producteurs et aux entreprises de transformation, en collaboration avec des organismes de l'industrie et des partenaires d'exécution, en fournissant notamment des renseignements sur des principes fondamentaux de traçabilité et de salubrité des aliments, des pratiques de gestion des risques et des options des programmes. La formation et la sensibilisation sont offertes sous la forme de séances d'information, d'événements de réseautage, d'ateliers, de webinaires, de conseils personnalisés, d'outils et de modèles.

Prix des détaillants

La province a aussi créé le programme Prix des détaillants d'Ontario, terre nourricière. Il s'agit d'un prestigieux concours reconnaissant l'excellence des pratiques de l'industrie agroalimentaire en matière d'étalage, de promotion des produits ontariens et de promotion d'Ontario, terre nourricière.

Chaque année, environ 1 250 commerces à travers la province se disputent les Prix Platine, Or et Argent. Le prestigieux Prix d'excellence d'Ontario, terre nourricière, peut être décerné à un maximum de quatre détaillants ontariens de haut niveau pour souligner la qualité exceptionnelle de leur marchandisage pendant deux années consécutives.

Des détails complets sur les nombreux lauréats des prix des détaillants sont disponibles à : news.ontario.ca/omafra/fr/2016/04/prix-des-detaillants-ontario-terre-nourriciere-de-2016.html

Stratégies de développement de l'industrie ontarienne du vin et du raisin et des boissons alcoolisées

Après l'introduction historique de la bière et du cidre dans les épiceries en décembre 2015, le gouvernement de l'Ontario a aidé à élargir les sélections et à accroître la commodité pour les consommateurs, tout en apportant son soutien aux producteurs de cidre et de vins de fruits, puis en introduisant les vins de l'Ontario dans les épiceries en octobre 2016. Les vins, notamment les marques VQA de classe mondiale et les vins de fruits de l'Ontario, seront disponibles dans un maximum de 300 supermarchés et épiceries indépendantes, et les cidres de l'Ontario seront disponibles dans un maximum de 450 épiceries.

Le gouvernement de l'Ontario a aussi introduit la vente de cidre et de vins de fruits cultivés à 100 pour cent en Ontario dans des marchés de producteurs, dont ont bénéficié les 19 producteurs de cidre de la province et les plus de 40 vineries qui produisent des vins de fruits.

La LCBO a aussi ouvert le premier des 25 espaces réservés aux bières artisanales dans ses magasins en septembre 2015, afin d'améliorer l'exposition au marché des petites brasseries ontariennes. Les consommateurs se sont rués sur les produits, la bière artisanale représentant la catégorie de bière dont les ventes croissent le plus rapidement à la LCBO, soit à un rythme atteignant 36 pour cent .

L'avenir

Les intervenants et le gouvernement doivent continuer de travailler ensemble pour veiller à ce que la qualité et la salubrité des produits alimentaires de l'Ontario continuent d'être les plus élevées possible. Comme cela a été indiqué ci-dessus, l'Ontario a effectué des investissements majeurs pour davantage renforcer le secteur agroalimentaire, notamment en soutenant les produits alimentaires locaux dans la province et en préparant la voie à la poursuite des progrès dans ce secteur.

Questions pour la discussion

Veuillez examiner ces questions sur la façon dont nous pouvons continuer de faire progresser la production de produits alimentaires locaux en Ontario :

  1. Comment le gouvernement et ses partenaires peuvent-ils mettre à profit le succès de stratégies visant à accroître la consommation et la production domestique?
  2. Comment le gouvernement et ses partenaires peuvent-ils renforcer la sensibilisation et la demande des consommateurs, par exemple grâce au marketing et à la promotion de produits alimentaires locaux?
  3. Comment le gouvernement et ses partenaires peuvent-ils mieux favoriser la production et la vente de produits alimentaires locaux?
  4. Compte tenu du fait que le secteur de la transformation des aliments est un partenaire important pour la croissance de la capacité de production des produits alimentaires locaux de l'Ontario, quelles autres étapes et soutiens pourraient être envisagés pour venir en aide au secteur?
  5. Qu'est ce que le gouvernement peut faire pour contribuer au développement de la transformation des produits alimentaires locaux au niveau local?

Section 5 : Renforcement du secteur agroalimentaire de l'Ontario (objectif stratégique 3)

La priorité principale du gouvernement de l'Ontario est la croissance de l'économie et la création d'emplois. En tant que partie importante de la présente stratégie, le secteur agroalimentaire de l'Ontario doit maintenir à long terme son rôle de moteur majeur de la croissance de l'économie et de l'emploi. L'Ontario apporte son soutien aux intervenants dans ce domaine en étant un leader national en ce qui concerne la fourniture d'outils de gestion des risques d'affaires et de soutiens aux producteurs, ce qui encourage la confiance dans les investissements et favorise ainsi la croissance dans le secteur.

En 2013, comme preuve de l'engagement du gouvernement à l'égard de cette croissance, la première ministre a lancé le défi au secteur alimentaire d'atteindre des objectifs ambitieux : doubler son taux de croissance et créer 120 000 nouveaux emplois d'ici 2020. Il s'agissait d'un défi audacieux, mais l'Ontario est clairement sur la voie de réaliser cet objectif. Plus de 42 000 emplois ont été créés et 2,2 milliards de dollars ont été ajoutés à l'économie.

L'Ontario est aussi en train de rechercher des possibilités de croissance des exportations afin d'aider des entreprises agroalimentaires à réaliser la stratégie provinciale de croissance de l'économie et de création d'emplois. Le MAAARO contribue à l'innovation au moyen de fonds de recherches et de services de transfert de technologies, et en collaborant avec des chercheurs et des organismes du secteur pour offrir des programmes et des matériels éducatifs. L'Ontario étudie des nouvelles possibilités de croissance pour l'agriculture, l'aquaculture et la transformation des aliments dans le Nord de la province. En même temps, le secteur agroalimentaire de la province doit continuer de se diversifier et mettre des nouveaux produits sur le marché, de croître et de rester concurrentiel dans un marché mondial.

Cultivons l'avenir 2

Cultivons l'avenir 2 (CA2) est un cadre fédéral-provincial-territorial créé en 2013, qui offre un ensemble efficace de programmes de gestion des risques des entreprises (GRE) et stimule l'innovation, la compétitivité et le développement des marchés dans le secteur des produits agroalimentaires et agricoles. Au cours du terme de cinq ans de CA2 (2013-2018), il est prévu que l'Ontario obtiendra 273 millions de dollars en subventions fédérales et fournira une contribution de contrepartie de 182 millions de dollars pour des initiatives stratégiques. Un autre montant de 660 millions de dollars est estimé pour le financement des programmes de gestion des risques d'affaires, avec un partage provincial des frais de 440 millions de dollars. En fin de compte, le total prévu pour CA2 en Ontario est supérieur à 1,5 milliard de dollars.

Par le truchement des programmes de GRE dans le cadre de CA2, le MAAARO aide les producteurs agricoles de l'Ontario à gérer les risques au delà de leur contrôle, notamment les conditions météorologiques et la volatilité des marchés. Agricorp, un organisme de la Couronne du gouvernement, offre la plupart des programmes de GRE, notamment les programmes Agri-stabilité et Agri-assurance (assurance-production). Le programme Agri-investissement est offert directement par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

La province a renforcé ses programmes de GRE lorsque la Loi de 2015 sur l'assurance agricole a été adoptée en mai 2015. La Loi permet à la province d'offrir des régimes d'assurance-production pour des produits agricoles autres que les récoltes et les plantes vivaces. Par exemple, un régime d'assurance-production contre la mortalité des abeilles a été créé en septembre 2015. Le ministère travaille avec d'autres sous-secteurs, afin d'étudier des possibilités d'offrir aussi des assurances-production pour leurs produits.

En plus des programmes fédéraux-provinciaux-territoriaux CA2 de GRE, l'Ontario offre le Programme ontarien de gestion des risques (PGR) pour les grains et les oléagineux, le bétail, les porcs, les moutons et le veau et un Programme d'autogestion des risques (PAGR) pour les produits horticoles comestibles, afin d'aider les producteurs à gérer les risques du marché.

D'autres programmes plus petits financés par la province sont notamment le programme Vintners Quality Assurance et le Programme de promotion et d'amélioration des vignobles (PPAV).

Cultivons l'avenir 2 - Autres soutiens

En plus des programmes de gestion des risques des entreprises, CA2 offre des ressources, des outils et une aide financière à frais partagés à des producteurs, entreprises de transformation et organisations et partenariats admissibles pour accroître leurs profits, élargir leurs marchés et gérer des risques communs.

Les fonds provenant de l'aide financière à frais partagés de CA2 ont servi à financer plus de 5 400 projets dans le cadre desquels 127 millions de dollars ont été accordés à des producteurs, entreprises de transformation et organisations et partenariats admissibles. Les projets CA2 de l'Ontario portent sur des questions importantes dans l'industrie, telles que la recherche et l'innovation, les systèmes d'assurance, l'environnement et l'adaptation aux changements climatiques, le développement des marchés, la santé des animaux et des plantes, et le développement du leadership dans des entreprises.

Voici un échantillon de quelques projets fructueux entrepris dans le cadre de CA2 :

  • Hoity Toity Cellars Inc. dans le comté de Huron - donner une nouvelle image à la vinerie et cidrerie, et la moderniser afin de mieux positionner l'entreprise en vue d'une expansion dans des marchés existants et du développement de nouveaux marchés (16 118 $).
  • Donini Chocolate LP dans le comté d'Hastings - entreprendre des activités pour atteindre le niveau 2 de Safe Quality Food (SQF) en vue d'un audit et d'une certification qui aideront à réduire les risques en matière de salubrité des aliments (26 630 $).
  • Mariposa Dairy Ltd dans le comté de Kawartha Lakes - remplacer son système d'emballage manuel par un nouveau système automatisé capable de produire 16 000 sacs par jour et améliorer la productivité par un facteur de neuf (54 632 $).
  • Bavarian Link Meat Products dans le district de Nipissing - moderniser l'équipement et les méthodes de transformation, de sorte à améliorer le rendement et la compétitivité avec les fabricants étrangers (70 385 $).
  • Mill Creek Farm dans le comté de Prince Edward - reconcevoir son site Web et l'étiquetage canadien, étudier les règles d'exportation pour l'accès aux marchés du Québec et des États-Unis, et reconcevoir une boîte de 12 paquets de pois pour les petits détaillants (7 781 $).

La dernière année du financement en vertu de l'entente fédérale-provinciale-territoriale de CA2 est 2017-2018. L'Ontario a entrepris la négociation du prochain cadre stratégique avec le gouvernement fédéral et les autres provinces et territoires, afin que les intervenants aient la possibilité d'influencer son orientation future grâce au processus de consultation sur le prochain cadre stratégique ainsi qu'à d'autres consultations.

Services de laboratoire, de formation et de recherche agroalimentaire

Le MAAARO investit plus de 90 millions de dollars par an dans des services de laboratoire, la formation, l'innovation et la recherche agroalimentaire afin de soutenir la croissance du secteur agricole. Par le truchement de ses ententes de partenariat avec l'Université de Guelph, le ministère soutient des programmes de recherche, la formation clinique vétérinaire, l'infrastructure et les stations de recherche, des services de laboratoire de santé des animaux et des aliments, ainsi qu'un personnel hautement qualifié (PHQ) et des programmes d'application et de transfert des connaissances (ATC). Cet investissement à long terme donne accès à une expertise et à des installations spécialisées permettant de répondre aux priorités du gouvernement, du ministère et de l'industrie.

Par exemple :

  • le programme des bourses PHQ, qui contribue à la compétitivité du personnel et des entreprises grâce à des formations et des stages pour des étudiants de maîtrise et de doctorat
  • le financement de programmes de recherche dans sept domaines comprenant notamment les systèmes de production animale et végétale, la durabilité environnementale, la gestion des urgences et la politique rurale et agricole
  • l'entretien, l'exploitation et la gestion de 17 stations de recherche appartenant à l'Institut de recherche agricole de l'Ontario, établies à travers l'Ontario pour les besoins de l'enseignement, la vulgarisation et la conduite de recherches
  • le Programme d'études vétérinaires cliniques (PEVC), qui appuie le volet de formation clinique de la formation vétérinaire, et la santé publique vétérinaire
  • le Laboratoire de santé animale (LSA), un laboratoire de diagnostic vétérinaire entièrement accrédité, qui contribue à la surveillance et au diagnostic des maladies animales dans la province. Les scientifiques du LSA collaborent avec le personnel de l'Université de Guelph pour offrir une source unique de services de laboratoire en santé animale
  • le Laboratoire de l'agriculture et des aliments (LAA), qui effectue d'excellentes épreuves de qualité et d'innocuité des aliments en Ontario et à travers le Canada, et a des clients dans les secteurs de l'agriculture, de l'alimentation et des boissons, des entreprises et de la recherche.

Le MAAARO et l'Université de Guelph travaillent à l'heure actuelle sur une nouvelle entente qui s'appuiera sur les résultats obtenus à ce jour, soutiendra un système efficace de recherche et de transfert des connaissances et fera progresser nos résultats et buts mutuels concernant le système agroalimentaire et les collectivités rurales de l'Ontario.

Le MAAARO investit aussi dans d'autres programmes de recherche (p. ex., le Programme de nouvelles orientations de recherche et le Programme de recherche sur l'innocuité des aliments) auxquels les organisations de recherche privées et le public peuvent participer. Ces programmes offrent des financements ciblés pour répondre à des besoins de recherche hautement prioritaires et résoudre des nouveaux problèmes, et font appel à un large éventail d'établissements par le truchement d'appels d'offres annuels.

Le MAAARO utilise des partenariats et des associations et fait des investissements dans des recherches stratégiquement ciblées pour exploiter les connaissances, la technologie et les capacités intellectuelles dans le but de favoriser la croissance et le développement des secteurs agroalimentaire et agricole.

Prix provinciaux pour l'agroalimentaire

Il y a plusieurs prix annuels qui honorent les innovateurs du secteur agroalimentaire de l'Ontario.

Depuis 2006, le Prix de la première ministre pour l'excellence en innovation agroalimentaire a honoré les contributions innovatrices de producteurs, entreprises de transformation, organisations agroalimentaires et collectivités rurales en Ontario. Leurs innovations ont permis d'améliorer des produits existants, de créer des emplois et de faire croître l'économie de l'Ontario. En 2016, les 50 récipiendaires de prix ont été honorés lors de sept cérémonies régionales de remise de prix à travers l'Ontario. Cinq récipiendaires ont été spécialement honorés au 12e Sommet agroalimentaire de la première ministre en décembre :

  • Le récipiendaire du Prix de la première ministre de 2016 a été Dairy Quality Inc., de la région de York, qui a développé une technologie révolutionnaire pour aider à combattre la mammite de la vache au moyen d'un appareil portable qui aide à faire un dépistage précoce de ce problème grâce à un comptage exact des cellules somatiques dans le lait. Les agriculteurs à travers le monde utilisent quotidiennement la technologie, et Dairy Quality Inc. est la seule entreprise de ce genre capable d'offrir une réponse rapide et des capacités de stockage des données.
  • Le récipiendaire du Prix ministériel de 2016 a été First Ontario Shrimp Ltd. du comté de Northumberland, le premier producteur de crevettes de l'Ontario. À l'heure actuelle, grâce aux efforts innovateurs de la famille Cocchio, l'Ontario a un nouveau produit alimentaire local qui ouvre la voie à davantage d'emplois pour l'économie de l'Ontario et à des possibilités supplémentaires dans la chaîne de valeur pour des industries locales, telles que les fabricants d'équipement, les écloseries et les installations de transformation et de conditionnement.
  • Les Prix du chef de file en innovation de 2016 ont été remis à Vineland Growers' Cooperative Ltd. de la région du Niagara, Asparagus Farmers of Ontario du comté de Norfolk et Evynn's Advantage Inc. de la région de Durham. En outre 40, prix régionaux ont été décernés en 2016.

Des renseignements détaillés sur les récipiendaires de ces prix sont publiés à : www.omafra.gov.on.ca/french/premier_award/index.html

Stratégie pour le secteur de l'agriculture, de l'aquaculture et de la transformation des aliments dans le Nord de l'Ontario

Au cœur des efforts accomplis par le MAAARO pour créer des nouveaux débouchés pour le secteur agroalimentaire, il y a une stratégie pour le secteur de l'agriculture, de l'aquaculture et de la transformation des aliments (AATA) dans le Nord de l'Ontario. Le Plan de croissance pour le Nord de l'Ontario a déterminé que le secteur de l'AATA était l'un des 11 secteurs prioritaires pouvant contribuer à la diversification et à la croissance du Nord.

Le MAAARO est actuellement en train de créer une stratégie pour le secteur de l'AATA dans le Nord de l'Ontario. Le but de cette stratégie est de renforcer le rôle de l'agriculture, de l'aquaculture et de la transformation des aliments dans l'économie du Nord de l'Ontario. En 2016, le MAAARO a publié un document de travail à ce sujet et a engagé un dialogue avec des intervenants du Nord, notamment les Premières Nations et les Métis, dont les réactions et les commentaires ont été utilisés par le ministère pour élaborer la stratégie. Le lancement de la stratégie finale est actuellement prévu pour le printemps 2017.

Changement climatique

Le changement climatique devrait probablement affecter l'agriculture de nombreuses façons, à cause des changements des températures et des régimes de précipitation, des variations dans la disponibilité de l'eau, et de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité d'événements météorologiques extrêmes tels que les orages, les canicules, les inondations et les sécheresses. Le changement climatique présentera des risques pour tous les aspects des entreprises agricoles. Il s'agit notamment des routes et des réseaux de drainage, du changement des voies commerciales et de l'accroissement de la variabilité dans le commerce, du changement de la dynamique des insectes et animaux nuisibles et des maladies, des risques pour les infrastructures des bâtiments et des systèmes de production.

Toutefois, le changement climatique peut aussi offrir des opportunités pour le secteur agroalimentaire. Il s'agit notamment d'une amélioration de la productivité des cultures, d'une saison de croissance éventuellement plus longue et d'une expansion vers le nord de la production de cultures. L'adaptation au changement climatique aidera les producteurs à réduire les risques auxquels ils pourraient être exposés. Le MAAARO est résolu à aider l'industrie agricole à accroître sa résilience afin d'être mieux capable de s'adapter à un changement du climat.

Fonds pour l'emploi et la prospérité - Programme de développement du secteur des aliments et des boissons

L'industrie de la transformation des boissons et des aliments de l'Ontario est la plus grande et la plus diversifiée au Canada, et elle constitue le deuxième plus grand secteur de la fabrication de l'Ontario. Elle contribue à hauteur de près de 12,1 milliards de dollars au PIB de la province. Le secteur génère environ 38,9 milliards de dollars de revenus par an et emploie près de 97 000 personnes dans plus de 3 800 établissements à travers la province. C'est la raison pour laquelle l'aide du gouvernement constitue un facteur essentiel du plan général de soutien du secteur agroalimentaire de l'Ontario.

Le Programme de développement du secteur des aliments et des boissons du Fonds pour l'emploi et la prospérité de l'Ontario finance des investissements qui aident à créer des emplois durables. Le fonds vise aussi à améliorer l'innovation, la productivité et l'accès aux marchés, ainsi qu’à renforcer les chaînes d'approvisionnement dans les secteurs des aliments et des boissons et de la bio-industrie. Le MAAARO a démarré avec succès la première année du Fonds de développement du secteur des aliments et des boissons en 2015 avec l'annonce d'investissements se montant à 7,5 millions de dollars dans des projets de transformation des aliments, qui ont permis d'investir un total de 62,3 millions de dollars et de créer ou de maintenir plus de 715 emplois. À ce jour, le Fonds de développement du secteur des aliments et des boissons a accordé un financement de 9,2 millions de dollars à quatre projets, qui créeront ou maintiendront 1 050 emplois, avec un investissement total de plus de 85 millions de dollars.

Par exemple, l'Ontario a investi en vertu de ce programme 5 millions de dollars dans l'établissement d'Hamilton du P&H Milling Group, dans un projet de 40 millions de dollars de construction d'une minoterie dont l'accès sera multimodal. On s'attend à ce que l'expansion permette à l'entreprise de transformer 25 pour cent de plus de grain et 10 pour cent de plus de blé chaque année. Le projet devrait permettre de maintenir 200 emplois et de créer 16 nouveaux emplois.

Un autre exemple est la Super-Pufft Snacks Corporation à Mississauga. L'Ontario est en train d'investir 1 million de dollars pour aider la compagnie à acheter et à installer une nouvelle chaîne de production de croustilles en boîte. Super Pufft investira près de 9 millions de dollars dans la nouvelle chaîne, celle-ci lui permettant de doubler sa capacité de production et de tirer parti de nouvelles possibilités d'exportation. La compagnie exporte ses croustilles en boîte dans plus de 30 pays.

Missions commerciales en Chine et en Inde

Le but de l'Ontario est d'encourager et d'accélérer encore plus la croissance dans le secteur agroalimentaire. La demande de produits alimentaires sains et de haute qualité est à la hausse, tout aussi bien au pays que dans le monde. Le MAAARO sait que le secteur de la transformation des aliments de l'Ontario est extrêmement bien placé pour répondre à cette demande.

Les exportations de produits agroalimentaires de l'Ontario ont atteint un peu plus de 14 milliards de dollars en 2015, ce qui représente une augmentation de près de 13 pour cent . Tout semble indiquer que les marchés d'exportation de l'Ontario vont continuer de croître. Les missions commerciales récentes de l'Ontario en Chine et en Inde ont mis en contact des exportateurs de produits agroalimentaires de l'Ontario avec deux des marchés dont la croissance est la plus rapide et ont préparé le terrain en vue d'attirer des investissements dans le secteur agroalimentaire de l'Ontario. Elles ont aidé les intervenants du secteur agroalimentaire de l'Ontario à déterminer la meilleure façon de tirer parti du potentiel des marchés indien et chinois et d'élaborer des stratégies pour accéder à ces marchés. Ces missions s'inscrivent dans la stratégie ontarienne d'expansion commerciale Visées mondiales de l'Ontario, dont le but est d'aider les entreprises de la province - particulièrement les petites et moyennes entreprises - à prendre de l'essor dans des marchés jugés prioritaires et, en définitive, à créer des emplois et à stimuler la croissance économique en Ontario.

Accord sur le commerce intérieur

Le 22 juillet 2016, les premiers ministres provinciaux ont conclu un accord de principe sur un nouvel Accord de libre-échange canadien (ALEC). L'ALEC établit un nouveau cadre pour le commerce interprovincial, qui favorise les échanges commerciaux, les investissements et la mobilité de la main-d'œuvre à travers les frontières provinciales et territoriales. Le but de cet accord de principe est d'améliorer la circulation des produits à travers les frontières internes, de réduire les tracasseries administratives et de permettre aux travailleurs de se déplacer librement dans le pays. Un tel accord pourrait avoir des avantages pour le secteur agroalimentaire de l'Ontario.

Développement économique agroalimentaire mené par les collectivités

Les entreprises agricoles constituent un moteur économique majeur dans de nombreuses municipalités à travers l'Ontario. Pour cette raison, les municipalités se trouvent dans une position unique pour jouer un rôle proactif dans le renforcement du secteur agroalimentaire, tout en poursuivant aussi leurs activités municipales, en aidant les entreprises à prospérer individuellement et collectivement. Par conséquent, pour assurer la durabilité du secteur agroalimentaire de l'Ontario, il est important que le ministère encourage les municipalités à prendre des mesures particulières pour promouvoir le développement économique pour l'agriculture.

Il existe pour les municipalités et d'autres partenaires des possibilités de contribuer au soutien du secteur agroalimentaire grâce à des mesures telles que l'élaboration de stratégies de développement du secteur agroalimentaire, l'intégration du développement économique agricole dans l'infrastructure, des examens du fret et du mouvement des produits, et l'amélioration de possibilités de renforcer des aspects majeurs dans la chaîne de valeur agroalimentaire telle que la transformation des aliments et le développement des compétences.

En janvier 2017, le gouvernement de l'Ontario a annoncé le relancement du Programme de développement économique des collectivités rurales (DECOR). Ce programme aidera à soutenir des projets locaux qui attireront des investissements, créeront des emplois et amplifieront la croissance économique dans des collectivités rurales en éliminant des obstacles à la croissance économique locale. Le Programme DECOR peut aider à soutenir des stratégies communautaires de croissance du secteur agroalimentaire, par exemple au moyen de projets de maintien et d'expansion des entreprises (M+EE) ayant pour but le maintien et le développement d'entreprises agroalimentaires dans une région.

L'avenir

Si l'on se tourne vers l'avenir, l'Ontario et ses partenaires doivent continuer de faire progresser le secteur agroalimentaire afin de rester l'un des principaux moteurs économiques de la croissance économique et de l'emploi dans la province. Le MAAARO continuera de travailler avec ses partenaires et ses nombreux intervenants pour atteindre ce but.

Questions pour la discussion

Veuillez envisager les questions suivantes comme des lignes directrices pour exprimer vos commentaires sur l'objectif stratégique de renforcement du secteur agroalimentaire de l'Ontario :

  1. Quelles sont les occasions inexploitées que le secteur agricole et agroalimentaire de l'Ontario peut envisager, notamment l'agriculture urbaine?
  2. Comment tirer parti de marchés en expansion dans d'autres pays pour les aliments cultivés et (ou) transformés ici?
  3. Qu'est ce que le gouvernement, l'industrie et d'autres partenaires peuvent faire pour soutenir l'agriculture et la transformation des aliments en Ontario - soit séparément ou en collaboration avec d'autres partenaires?

Section 6 : Aider les nouveaux agriculteurs et les agriculteurs débutants (objectif stratégique 4)

L'Ontario est résolu à faire en sorte que son secteur agroalimentaire soit dynamique et diversifié dans l'avenir, tout en facilitant la production de produits alimentaires locaux et de produits spécialisés pour répondre à la demande croissante des consommateurs. Parallèlement, l'Ontario est témoin d'une évolution démographique selon laquelle sa population devient de plus en plus diversifiée. Cet accroissement de la diversité a des conséquences sur les choix alimentaires des Ontariens et Ontariennes et ouvre des perspectives de culture d'une gamme plus vaste de produits agricoles. En outre, la croissance de la population de l'Ontario, l'augmentation des revenus et l'accroissement de l'urbanisation continuent d'influencer les habitudes de la consommation alimentaire.

En ce qui concerne la main-d'œuvre, l'Ontario a plus de personnes travaillant dans le secteur agricole que n'importe quelle autre province. Selon l'Enquête sur la population active, l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail de Statistique Canada et les données du Programme des travailleurs agricoles saisonniers du gouvernement fédéral, l'Ontario a employé environ 103 000 personnes dans le secteur agricole en 2014, y compris les travailleurs autonomes, les employés rémunérés et les travailleurs étrangers. Cela a représenté environ un quart de la main-d'œuvre agricole du Canada.

Toutefois, un grand nombre d'agriculteurs de l'Ontario ne sont pas loin de la retraite. Tout comme l'ensemble de la population vieillissante de l'Ontario, la moyenne d'âge des exploitants agricoles augmente. Le Recensement de l'agriculture de 2011 indique que huit pour cent des agriculteurs de l'Ontario ont moins de 35 ans, tandis que 42,5 pour cent sont âgés de 35 à 54 ans. Les agriculteurs de plus de 55 ans représentent 49 pour cent du total.

Avec la génération actuelle d'agriculteurs proches de la retraite, des occasions se présentent pour la reprise d'entreprises agricoles existantes par des agriculteurs débutants ou pour des nouveaux entrepreneurs agricoles. Des personnes possédant de l'expérience en agriculture acquise à l'extérieur du Canada, des jeunes s'intéressant à l'agriculture, mais qui sont sans expérience, et des personnes recherchant un changement de carrière dans la quarantaine ou plus tard envisagent l'agriculture comme une possibilité. Certains nouveaux arrivants en Ontario possèdent des connaissances sur les pratiques agricoles et les cultures à travers le monde. Des jeunes adultes possédant une éducation postsecondaire ont développé des habiletés en pensée critique, en analyse scientifique et en technologie, et sont au courant des principes de conduite des affaires. Des personnes qui désirent changer de carrière peuvent appliquer ce qu'ils ont auparavant appris au travail à des nouvelles entreprises dans le secteur agricole. Il existe de nombreux ensembles d'habiletés et de connaissances générales qui peuvent être mises en pratique dans le domaine de l'agriculture.

L'Ontario a le plus grand secteur de transformation des aliments et des boissons au Canada en termes d'emploi, et celui-ci constitue une source d'emploi majeur pour la province. Ce secteur est confronté à des problèmes semblables à ceux du secteur agricole en ce qui concerne le vieillissement de la population active. Des tendances récentes suggèrent qu'il manquera des travailleurs qualifiés et expérimentés dans le secteur à mesure que celui-ci évoluera dans le sens de l’automatisation et de la technologie. Il existe divers programmes postsecondaires dans le domaine de la transformation des aliments et des boissons qui peuvent aider à combler ce manque grâce à la formation.

Programmes et soutiens du MAAARO

L'Ontario apporte un soutien aux agriculteurs établis, ainsi qu'aux nouveaux agriculteurs et aux agriculteurs débutants. Les programmes et les ressources du MAAARO optimisent les habiletés en gestion des affaires des producteurs en ce qui concerne l'exploration de nouveaux marchés et la rentabilité à long terme. En outre, une vaste gamme d'occasions d'apprentissage et de formation peut ouvrir la voie pour des nouveaux agriculteurs et des agriculteurs débutants à des solutions d'entrepreneuriat agricole.

Le MAAARO a un portail convivial pour les ressources informationnelles destinées aux nouveaux agriculteurs et aux agriculteurs débutants. La ressource en ligne Démarrer une ferme en Ontario - Trousse d'information à l'intention du nouvel agriculteur contient des liens pour des stratégies novatrices et nouvelles, la formation, l'éducation, la planification d'affaires, le marketing, le transfert d'entreprise agricole et plus. On peut trouver des détails sur la ressource à www.omafra.gov.on.ca/french/busdev/newentrant/sec4.htm.

Le Guide des ressources pour les nouveaux agriculteurs, élaboré par le personnel du MAAARO, examine des options agricoles et explique pas à pas aux nouveaux agriculteurs comment démarrer une ferme et élaborer un plan d'affaires, ainsi que des notions élémentaires sur la production des cultures, l'élevage de bétail et plus. Le guide est disponible en sept langues.

Des fiches techniques telles que Démarrage d'une exploitation de type biologique constituent des guides techniques pratiques à l'intention des nouveaux agriculteurs et des agriculteurs débutants pour démarrer et exploiter une entreprise agricole. Des liens à des ressources sont disponibles à www.omafra.gov.on.ca/french/products/index.html.

Dans le cadre de Cultivons l'avenir 2, les agriculteurs peuvent accéder à des ateliers gratuits tels que Faites fructifier les profits de votre ferme, Plan agroenvironnemental et Salubrité des aliments. L'Agriculture Management Institute (AMI) a assumé un rôle de premier plan dans l'élaboration de ressources, de solutions de formation en ligne et d'ateliers et cours pratiques visant à aider les producteurs et les entreprises de transformation à améliorer leurs habiletés en gestion des entreprises agricoles. L'AMI est aussi en train de créer et de soutenir des réseaux à travers les secteurs des produits et des aliments agricoles grâce au développement du leadership et au développement de la recherche et de l'analyse pour les entreprises. Grâce aux résultats, les entreprises agricoles et l'agriculture en Ontario seront bien placées pour réagir rapidement et efficacement face à des nouveaux débouchés commerciaux. De plus amples renseignements sur l'Agriculture Management Institute sont disponibles à takeanewapproach.ca (en anglais seulement).

Le cours Exploration des possibilités de valeur ajoutée du MAAARO est une plateforme d'apprentissage en ligne commode pour les agriculteurs. Les quatre modules ont une durée d'environ 45 minutes et aident les agriculteurs à effectuer des exercices pour valoriser leur entreprise agricole. Lorsque les modules sont terminés, les agriculteurs sont plus à même de comprendre le « paysage de la valeur ajoutée » ainsi que des nouvelles idées pour leur exploitation. Les modules et les ateliers constituent un outil d'apprentissage précieux pour les nouveaux agriculteurs désirant développer leur entreprise. On peut trouver de plus amples renseignements à www.omafra.gov.on.ca/french/busdev/diversifyfarmbus/valueadded.htm.

Chaque entreprise agricole familiale est unique, et il n'existe aucune approche de planification successorale s'appliquant à tous. Le MAAARO a donc créé le Guide de planification de la relève en agriculture en commençant par les étapes du processus de planification de la relève puis en continuant avec la mise en œuvre et la surveillance du déroulement. Dans le guide, il y a aussi une série d'outils et de ressources qui facilitent le processus du transfert.

Les ateliers Faites fructifier les profits de votre ferme constituent un bon point de départ pour la planification du succès des entreprises des nouveaux agriculteurs. Les ateliers de deux jours, dont le contenu a été élaboré par le MAAARO, fournissent les outils nécessaires pour évaluer les pratiques de gestion des fermes et comprendre comment une planification proactive peut servir de cadre à une prise de décisions efficace. Les ateliers sont offerts localement par l'intermédiaire de l'Association pour l'amélioration des sols et récoltes de l'Ontario. Des renseignements supplémentaires sont disponibles à www.omafra.gov.on.ca/french/busdev/gyfp/index.htm.

Le MAAARO travaille avec l'Ontario Farm Fresh Marketing Association pour offrir de l'information et du soutien aux agriculteurs afin qu'ils puissent démarrer et développer leur marché à la ferme et leur système de cueillette par le client. Grâce à la formation sur le marketing à la ferme, les agriculteurs de l'Ontario découvrent de nouvelles possibilités de vendre leurs produits cultivés localement tout en établissant des relations solides avec leurs clients. Suivant ce qu'ils vendent, par exemple viande fraîche à la ferme, œufs, sirop d'érable et miel, les agriculteurs sont ensuite capables de commercialiser leurs produits tout au long de l'année. Les renseignements fournis par l'Ontario Farm Fresh Marketing Association sont disponibles à ontariofarmfresh.com/about-us (en anglais seulement).

Autres programmes et initiatives

Le MAAARO apporte aussi son soutien à l'Advanced Agricultural Leadership Program (AALP), qui est un programme de perfectionnement des gestionnaires d'une durée de 19 mois destiné aux leaders actuels et nouveaux qui désirent façonner l'avenir de l'agriculture et de l'industrie alimentaire. Le programme comprend une série de huit séminaires de trois jours, deux voyages d'étude - un en Amérique du Nord et l'autre international - et un projet d'analyse des enjeux, qui sont tous axés sur des sujets pertinents concernant l'agriculture, les tendances agroalimentaires et la dynamique du changement.

Plus récemment, le MAAARO a aussi organisé le Sommet de l'Ontario rural 2016. Cet événement, dont le thème était « Bâtir l'avenir », a permis de faire participer des jeunes, des leaders des municipalités et des entreprises, des représentants d'organismes communautaires et agricoles et des collectivités des Premières Nations et des Métis à une discussion sur la façon d'attirer et de retenir les jeunes dans l'Ontario rural. Les discussions tout au long de la journée étaient axées sur quatre aspects essentiels, notamment les occasions d'entrepreneuriat et d'emploi local dans un éventail de secteurs incluant l'agriculture.

L'Ontario publiera le rapport sur le Sommet de l'Ontario rural 2016 au printemps 2017, dans lequel figureront les idées, les commentaires et les pratiques exemplaires identifiées lors du sommet. Grâce au rapport, la province déterminera des moyens permettant aux collectivités de prendre des mesures pour retenir et attirer les jeunes dans l'Ontario rural. Des plans pour un troisième sommet de l'Ontario rural en 2018 sont en cours.

4-H Ontario

Depuis 1915, 4-H Ontario est un endroit où des jeunes deviennent les leaders agricoles de demain en acquérant des compétences, des connaissances et de la confiance en eux-mêmes. Grâce à un apprentissage pratique de l'agriculture ou de l'alimentation, et une formation communautaire sur le leadership et la sensibilisation, 4-H aide les jeunes à se préparer pour l'avenir du secteur agricole.

Au fil des ans, l'organisation a consacré beaucoup de ressources afin d'élargir son public et d'étendre son mandat. L'Ontario continue d'investir dans 4-H à la suite de l'avis récent d'une subvention de 3,5 millions de dollars sur une période de cinq ans.

AgScape

Dans les écoles, le programme AgScape (anciennement appelé Ontario Agri Food Education) crée de nouvelles ressources pour le corps professoral ontarien afin qu'il puisse communiquer aux élèves des renseignements concrets sur le secteur agroalimentaire. AgScape aide les élèves de l'Ontario à comprendre d'où proviennent les aliments. Les programmes antérieurs comprenaient des plans de leçons liés au curriculum et des visites des salles de classe par des ambassadeurs enseignants d'AgScape.

AgScape travaille aussi au développement de quatre activités d'apprentissage en sciences, en mathématiques, en langues et en affaires destinées à être utilisées dans le programme de la Majeure Haute Spécialisation en agriculture offert aux élèves des écoles secondaires de l'Ontario.

Éducation postsecondaire

Plusieurs établissements postsecondaires offrent des programmes d'enseignement et des programmes menant à un grade dans des domaines liés à l'agroalimentaire. Par exemple, l'Université de Guelph offre un baccalauréat dans des domaines tels que la science animale, la gestion des bioressources, les cultures, l'horticulture et l'agriculture biologique, pour n'en nommer que quelques-uns. L'Université de Guelph offre aussi des cours menant à un diplôme en agriculture et en horticulture, et des certificats dans des domaines tels que la culture commerciale des plantes et l'agriculture urbaine durable.

Divers programmes postsecondaires de la province offrent aussi des programmes d'éducation et de formation dans la transformation des aliments et des boissons. En particulier, le Craig Richardson Institute of Food Processing Technology du Collège Conestoga, qui a ouvert ses portes en 2011, offre une formation pratique et théorique dans divers domaines, notamment l'exploitation, les techniques et l'entretien, l'assainissement, la salubrité des aliments et l'assurance de la qualité. D'autres collèges offrent aussi des diplômes et des certificats en transformation des aliments, et l'Université de Guelph offre un baccalauréat, une maîtrise et un doctorat.

Divers collèges d'arts appliqués et de technologie de l'Ontario offrent aussi des diplômes dans des domaines tels que la technique des serres, la technique de l'horticulture et l'agriculture durable, ainsi que des cours en ligne dans des disciplines telles que l'agriculture urbaine, les jardins communautaires et la sécurité alimentaire des villes, les principes de l'agriculture durable, et les entreprises et coopératives de produits alimentaires locaux.

L'avenir

Les possibilités dans les domaines de l'agroalimentaire et de l'agriculture s'élargissent grâce à la nouvelle croissance du secteur des produits alimentaires locaux, des produits spécialisés et des possibilités d'exportation. Des nouveaux progrès technologiques passionnants sont à la fine pointe de l'agriculture, ce qui en fait un domaine palpitant dans lequel on peut vivre et travailler. Mais bien des gens pensent que l'agriculture est une industrie dans laquelle il est difficile d'entrer. Les possibilités de formation et d'éducation offertes directement par le MAAARO et par l'intermédiaire de ses partenaires sont de première classe, mais il est possible de faire davantage pour aider les nouveaux agriculteurs et les agriculteurs débutants à se mettre en situation de tirer parti des marchés nouveaux et en évolution. Par exemple, le développement de nouveaux modèles d'entreprises pour la propriété des fermes pourrait contribuer à identifier des moyens d'aider les nouveaux agriculteurs à prendre à leur charge le coût élevé de l'achat d'une ferme.

Questions pour la discussion

Veuillez envisager les questions suivantes comme des lignes directrices pour exprimer vos commentaires sur l'objectif stratégique Aider les nouveaux agriculteurs et les agriculteurs débutants :

  1. Comment les données démographiques de l'agriculture évoluent-elles en Ontario et dans votre secteur particulier de l'agriculture?
  2. Quelles sont les nouvelles possibilités qui pointent à l'horizon dont les nouveaux agriculteurs et les agriculteurs débutants peuvent tirer parti?
  3. Comment les nouveaux agriculteurs potentiels peuvent-ils être encouragés à envisager l'agroalimentaire pour leur carrière future?

Section 7 : Résumé

L'agriculture et le secteur agroalimentaire sont essentiels pour la prospérité et la croissance à long terme de l'Ontario. Comme le secteur a une incidence sur les résidents ruraux et urbains tout en fournissant aussi des aliments de qualité supérieure dans les foyers et des produits utiles destinés à l'exportation, il n'est pas étonnant que tous ceux qui sont concernés désirent le voir croître et prospérer.

Les quatre objectifs stratégiques énoncés ci-dessus donnent à l'Ontario une base pour la croissance et le développement. En préservant la capacité productive des terres agricoles, en soutenant l'approvisionnement local en aliments, en renforçant le secteur agroalimentaire de l'Ontario et en aidant les nouveaux agriculteurs l'Ontario peut envisager un avenir agricole prometteur.

Cet avenir continuera d'être prometteur grâce au dur labeur et à l'innovation qui ont toujours caractérisé le secteur. Mais il est aussi essentiel que tous ceux qui sont concernés par l'avenir de ce secteur aient leur mot à dire sur ce qu'il devrait devenir - et le présent document de travail donne justement l'occasion de le faire.

Le MAAARO collectera et réunira les commentaires reçus, et les utilisera dans l'élaboration de politiques et de programmes futurs pour le soutien du programme Des fermes pour toujours à travers l'Ontario.

Pour de plus amples renseignements, visitez notre site Web à www.omafra.gov.on.ca/french/policy/farmsforever.htm.

Tout commentaire sur l'un quelconque des aspects de ce document peut être communiqué par courriel à ag.info.omafra@ontario.ca, ou par courrier à l’adresse suivante : Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, À l’attention de : Karla Uliana, 2e étage, 1 Stone Road West, Guelph (Ontario), N1G 4Y2.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : Personnel du MAAARO
Date de création : 24 avril 2017
Dernière révision : 24 avril 2017