Protocole de gestion des éléments nutritifs dans le cadre du Règlement de l'Ontario 267/03, pris en application de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs - Partie 12 : Plan d'urgence| Table des matières | Partie 1 | Partie 2 | Partie 3 | Partie 4 | Partie 5 | Partie 6 |Partie 7 | Partie 8 | Partie 9 | Partie 10 | Partie 11 | Partie 12 | Partie 13 | 12.3 Quantité d'éléments nutritifs dépassant la capacité d'entreposage 12.6 Gestion des matières provenant de l'extérieur de l'exploitation 12.1 GénéralitésLe plan d'urgence est un document qui décrit les mesures à prendre au cas où une SGEN, un PGEN ou un plan MSNA ne pourrait être suivi. Par exemple, en raison des précipitations, une installation d'entreposage pourrait se remplir d'eau de pluie avant l'épandage du fumier. Il pourrait s'agir aussi d'un « déversement » ou d'une décharge imprévue d'éléments nutritifs. Le plan d'urgence préparé à l'avance facilite la mise en uvre des mesures de correction nécessaires dans un bref délai. Le plan d'urgence fait partie intégrante des SGEN, des PGEN et des plans MSNA et il doit être adapté à la situation particulière de l'exploitation. Le plan d'urgence doit être révisé par toutes les parties en cause, y compris les propriétaires du terrain où l'on épandra le fumier, les matières obtenues par digestion anaérobie ou les MSNA. Les responsables de chaque exploitation doivent bien connaître le plan d'urgence et savoir comment le mettre en uvre. Le plan doit décrire en détail le matériel d'urgence, et fournir le nom des personnes-ressources et des autres ressources pouvant être utilisées :
Lorsqu'une situation a nécessité l'application du plan d'urgence, il faudra par la suite procéder à une réévaluation de ce dernier pour déterminer s'il est nécessaire d'apporter des améliorations et de faire les modifications qui s'imposent. Si la mise en uvre d'un plan d'urgence oblige à modifier un aspect de la SGEN, du PGEN ou du plan MSNA, on doit évaluer l'importance du changement et déterminer si une mise à jour de la SGEN, du PGEN ou du plan MSNA s'impose. 12.2 Quantité d'éléments nutritifs supérieure à ce qui était prévu dans la SGEN, le PGEN ou le plan MSNASi les taux d'épandage des éléments nutritifs d'un PGEN ou d'un plan MSNA ne sont pas à leur maximum, il est possible de réviser le PGEN ou le plan MSNA et de tenter d'augmenter les taux et peut-être la fréquence d'épandage dans certaines parties du champ. Toute modification du PGEN ou du plan MSNA doit être consignée pour refléter la quantité réelle d'éléments nutritifs épandus. Dans certains cas, il peut falloir mettre à jour le PGEN ou le plan MSNA. Si les taux d'épandage des éléments nutritifs d'un PGEN ou d'un plan MSNA sont au maximum, l'exploitant doit envisager d'autres manières d'utiliser les éléments nutritifs, comme :
Les exploitants peuvent aussi envisager d'autres méthodes d'élimination, dont l'enfouissement, le compostage, l'incinération ou d'autres modes de transformation. 12.3 Quantité d'éléments nutritifs dépassant la capacité d'entreposageDans certains cas, généralement en raison des mauvaises conditions météorologiques, les structures d'entreposage de fumier peuvent déborder. L'épandage du fumier là où il ne pose pas de conséquences préjudiciables est la solution idéale. On peut aussi envisager d'autres options :
Dans le cas de MSNA, les producteurs devront prendre d'autres mesures pour gérer les MSNA. Les exploitants peuvent envisager d'autres méthodes d'élimination, dont l'enfouissement, le compostage, l'incinération ou d'autres méthodes de transformation. 12.4 Opérations agricoles : rejet imprévu d'éléments nutritifs (déversements, bris d'équipement ou de structure d'entreposage)Il s'agit d'un point important à considérer dans le plan d'urgence en raison des conséquences préjudiciables qui peuvent résulter de ces rejets. Le plan doit fournir la liste de l'équipement nécessaire, des personnes-ressources et des mesures de sécurité. Il est important de minimiser les risques de déversement et de s'assurer que si cela se produit, l'exploitant et les employés sauront quoi faire. 12.4.1 Pour éviter un déversementÉpandre les éléments nutritifs conformément au PGEN ou au plan MSNA ou les entreposer dans une installation adéquate pour utilisation ultérieure. De plus, il est conseillé de :
12.4.2 Pour arrêter un déversement
12.4.3 Pour endiguer un déversement
Afficher les numéros de téléphone des services suivants près de tous les téléphones pour un accès immédiat en cas de déversement :
12.5 Conditions météorologiques ou bris d'équipements entravant les plans d'entreposage ou d'épandage12.5.1 Changement de la date d'épandageLorsque l'épandage ne peut pas se faire au moment prévu, modifier les quantités d'éléments nutritifs en conséquence. Ne pas dépasser toutefois le taux d'épandage maximal annuel ou le taux maximal par épandage, tout en demeurant conforme au Règlement. Modifier les épandages subséquents en fonction du changement et consigner les nouvelles données dans le PGEN ou le plan MSNA. 12.5.2 Changement de cultureLes quantités et la composition des éléments nutritifs doivent être modifiées (si possible) s'il y a changement de culture. Si les éléments nutritifs sont déjà épandus, il faudra tenir compte de la culture précédente pour apporter des modifications (si possible) quant à la quantité et formulation des éléments nutritifs de la prochaine culture. 12.5.3 Changement de mélange d'engrais commercialLorsque la composition d'éléments nutritifs décrite dans le PGEN ou le plan MSNA est modifiée, la nouvelle formule doit satisfaire les exigences du PGEN ou du plan MSNA. Les épandages subséquents doivent tenir compte des changements apportés au PGEN ou au plan MSNA original. 12.6 Gestion des matières provenant de l'extérieur de l'exploitationIl se peut que certaines matières provenant de l'extérieur soient entreposées sur le site d'une exploitation qui possède un digesteur anaérobie mixte réglementé. Le plan d'urgence doit contenir des dispositions concernant le traitement de toute matière qui pourrait, pour une raison quelconque, ne pas être utilisée dans le digesteur anaérobie. L'exploitant peut envisager d'autres méthodes d'élimination, telles que l'enfouissement, le compostage ou d'autres procédés de transformation autorisés. 12.7 Gestion des SBVFLorsqu'une unité agricole a recours à un système de bande de végétation filtrante (SBVF) pour réduire le ruissellement, le plan d'urgence doit prévoir et décrire diverses méthodes pour éliminer les eaux de ruissellement si le SBVF n'est pas efficace. Le plan d'urgence doit expliquer comment réduire le ruissellement jusqu'à ce que le SBVF redevienne efficace.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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