2005 Protocole de gestion des éléments nutritifs dans le cadre du Règlement de l'Ontario 267/03, pris en application de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs

Partie 9 – Conditions à respecter relativement aux épandages sur les terres

Table des matières

  1. Détermination du pourcentage des résidus de culture
  2. Distance minimale entre la surface du sol et l'eau souterraine

9.1. Détermination de la pente

Il importe de déterminer la pente maximale soutenue des champs pour déterminer les taux d'application et les distances de sécurité. Plus un champ a une pente maximale soutenue, plus le lisier risque de ruisseler au moment de l'épandage ou après, et plus le sol risque de subir une érosion qui a pour conséquence de transporter le phosphore dans l'eau de surface. Il est obligatoire de déterminer la pente d'un champ ou d'une partie de champ qui se trouve à moins de 150 mètres (493 pieds) d'une eau de surface.

Dans le Règlement, la pente maximale soutenue est exprimée en pourcentage et non en degrés. Ce pourcentage de pente maximale soutenue est le rapport de la différence de niveau (dénivellation) d'un terrain sur une distance horizontale de cent unités. Ainsi un champ qui baisse d'un demi-pied sur une longueur de cent pieds a une pente de 0,5 %, et est donc pratiquement plat. Un champ qui baisse de 15 pieds sur une longueur de cent pieds a une pente maximale soutenue de 15%, et est donc très pentu. On peut se faire une idée de ce que représente ce genre de pente quand on sait que le ministère des Transports recommande l'installation d'un panneau routier avertissant les automobilistes lorsque la pente d'une route est supérieure à 9 % sur une distance de 150 mètres.

La pente maximale soutenue d'un champ se détermine selon plusieurs méthodes, notamment, mais non exclusivement :

  • Les cartes topographiques (pour les pentes longues, simples)
  • Le clinomètre portatif
  • Le transit
  • Le levé topographique réalisé par un arpenteur agréé
  • Le levé par GPS, avec mesure de l'altitude

Le choix de la méthode à utiliser dépendra du niveau de précision qui est recherché et des ressources dont on dispose. Les méthodes de grande précision coûtent généralement plus cher. L'estimation visuelle d'une pente maximale soutenue peut fournir un degré de précision suffisant dans bien des cas, mais des mesures plus précises seront requises pour les valeurs de pente maximale soutenue qui avoisinent la limite entre deux catégories de pente maximale soutenue différentes.

9.2 Détermination du pourcentage des résidus de culture

Dans certaines circonstances, il est permis d'épandre des matières de source agricole sans les incorporer si au moins 30 % de la surface du sol est couverte de résidus de culture au moment de l'épandage. Cette exemption est prévue à la partie 6 du Règlement.

Pour déterminer le pourcentage de résidus de culture sur un champ, on peut utiliser la méthode de la corde à nœuds. On prend une corde légère ou ficelle (d'environ 8 mètres de long) et on y fait des nœuds ou d'autres marques à 15 cm d'intervalles sur toute sa longueur de façon qu'il y ait au total 50 nœuds On pose la corde sur la surface du sol, de préférence en biais par rapport aux rangs de la culture, et on la tend légèrement. On compte le nombre de nœuds qui sont en contact avec des résidus de culture (fragments d'au moins 0,2 cm sur 2,5 cm). Ce nombre, multiplié par deux, donne le pourcentage de sol couvert de résidus de culture. Il convient de faire ce dénombrement au moins quatre fois dans différentes parties du champ et de faire la moyenne des résultats.

9.3 Distance minimale entre la surface du sol et l'eau souterraine

La Partie 6 du Règlement interdit l'application de matières de source non agricole sur le terrain à moins qu'il existe au moins 30 centimètres de sol « non saturé » à la surface du terrain.

9.3.1 Méthode utilisée pour déterminer l'état de non-saturation du sol

Dans le contexte des conditions du sol, l'expression « non saturé » fait référence à la teneur en eau d'un sol inférieure à 100 pour cent de l'espace poral, ou une pression d'eau négative au sol, tel qu'établi à l'aide du procédé suivant :

  • Creuser un trou ou extraire un échantillon à une profondeur de 30 cm,
  • Observer si l'eau s'écoule dans le trou à partir du sol avoisinant (ceci peut prendre jusqu'à une heure dans le cas des terres argileuses),
  • L'eau s'écoulera uniquement dans des conditions saturées; par conséquent, si on observe la présence d'eau, le sol ne répond pas aux critères d'application d'éléments nutritifs.

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 12 août 2005
Dernière révision : 12 août 2005