2005 Protocole de gestion des éléments nutritifs dans le cadre du Règlement de l'Ontario 267/03, pris en application de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs

Partie 7 – Plans de gestion des éléments nutritifs (PGEN)

Table des matières

  1. Révision et mise à jour d'un PGEN
  2. Composantes obligatoires d'un PGEN - partie 3 du Règlement

7.1 Révision et mise à jour d'un PGEN

L'exploitant d'une unité agricole doit réviser son PGEN tous les ans pour vérifier que celui-ci correspond toujours à la réalité et pour expliquer toute différence qui existerait entre les prévisions inscrites dans le PGEN et les comptes rendus des activités telles qu'elles ont eu lieu.

Chaque PGEN doit être passé en revue, tous les cinq ans et devrait être mis à jour chaque année pour garantir qu'il reflète bien la situation actuelle de l'exploitation.

7.2 Composantes obligatoires d'un PGEN - partie 3 du Règlement

Voir la partie 5 du protocole pour la description de chacune des composantes énumérées ci-dessous, car l'exploitation qui a établi une SGEN les aura déjà préparées.

7.2.1 Composantes du Plan de gestion des éléments nutritifs

  • Renseignements sur les éléments nutritifs
  • Renseignements sur les champs
  • Pratiques culturales
  • Épandage d'éléments nutritifs
  • Taux d'application des éléments nutritifs
  • Renseignements sur les terres

7.2.2 Renseignements sur les éléments nutritifs

Les renseignements sur les éléments nutritifs pour toutes les matières prescrites devant être épandues sur le bien-fonds d'une unité agricole doivent correspondre aux renseignements qui figurent dans la stratégie de gestion des éléments nutritifs pour l'unité agricole.

7.2.3 Renseignements sur les champs

Toutes les terres désignées comme faisant partie de l'unité agricole doivent être incluses dans une section de champ s'il est prévu d'y épandre des matières prescrites durant la période sur laquelle porte le PGEN.

Propriétés des champs

Concernant chacun des champs désignés faisant partie de l'unité agricole, le PGEN doit indiquer les propriétés suivantes :

  1. La superficie cultivable totale de chaque champ.
  2. La superficie cultivable totale pouvant recevoir des éléments nutritifs. Remarque : Calculer cette valeur en soustrayant de la superficie cultivable totale les zones où l'épandage est interdit à cause des distances de sécurité et de retrait à respecter.
  3. Si le champ est près d'une eau de surface, la pente maximale soutenue de la partie du champ (en pourcentage) située à moins de 150 mètres de l'eau de surface.
  4. Une mention sur la présence ou non de drains souterrains.
  5. La série de sol prédominante et la texture du sol.
  6. Une mention concernant la présence ou l'absence de puits connus à l'intérieur des distances réglementées des limites du champ.
  7. Une mention précisant s'il y a ou non une eau de surface en bordure ou à l'intérieur du champ.
Croquis du champ

On doit joindre un croquis de chaque champ constituant l'unité agricole. Le croquis doit montrer les principales propriétés ou éléments caractéristiques du champ, notamment :

  • l'identificateur du champ (voir la Déclaration d'unité agricole)
  • la délimitation des sections, si le champ comporte plus d'une section, ainsi que la situation cadastrale du champ et ses limites
  • une mention sur la présence de drains souterrains
  • on doit aussi montrer sur le croquis les caractéristiques suivantes (si elles ne sont pas présentes, inscrire une mention à cet effet) : 
    • l'emplacement des eaux de surface
    • l'emplacement de toutes les zones à usage non agricole
    • l'emplacement de tous les puits municipaux situés à moins de 100 mètres de la limite du champ
    • si le champ reçoit des biosolides : l'emplacement de tous les autres puits connus situés à moins de 90 mètres de la limite du champ
    • si le champ reçoit seulement des matières de source agricole : emplacement de tous les autres puits connus situés à moins de 30 mètres de la limite du champ
    • la pente soutenue maximale de toute partie du champ située à moins de 150 mètres du haut d'une berge d'une eau de surface
    • les distances par rapport à l'eau de surface sur lesquelles le Règlement interdit l'épandage.
Échantillonnage et analyse du sol

Un échantillonnage et une analyse de sol sont exigées pour chaque champ. Elle doit être réalisée conformément à la partie 9 du Règlement.

7.2.4 Pratiques culturales

Rotation et rendement des cultures

Les renseignements suivants sont exigés pour chaque champ visé par le PGEN :

  • la rotation des cultures au cours de la période sur laquelle porte le PGEN
  • les dates prévues de semis/plantation et de récolte
  • les rendements prévus des cultures au cours de la période sur laquelle porte le PGEN
  • les précédents culturaux (cultures des années précédentes)

7.2.5 Épandage d'éléments nutritifs

Épandage d'engrais commerciaux

Il faut déclarer tous les engrais commerciaux liquides ou secs qui seront épandus durant la période sur laquelle porte le PGEN. Les engrais commerciaux comprennent, sans s'y limiter, les engrais de démarrage, les engrais appliqués directement sur la semence, les engrais épandus en localisation, en bandes latérales, en nappe (à la volée), par pulvérisation foliaire, par fertirrigation, avec incorporation au sol ou non.

Concernant chaque épandage d'engrais, il faut indiquer la date prévue, la méthode d'incorporation et la quantité de matière épandue.

Épandage de matières prescrites et limites

Pour chaque matière prescrite énumérée plus haut à la rubrique 7.2.2 « Matières prescrites épandues dans l'unité agricole », les renseignements suivants doivent être fournis dans le PGEN, pour toute la période sur laquelle il porte :

  • le type et la forme de la matière prescrite;
  • la date d'épandage prévue;
  • la méthode d'épandage;
  • l'intervalle entre l'épandage et l'incorporation;
  • la fréquence des épandages.

7.2.6 Taux d'application des éléments nutritifs

Le producteur doit déterminer le taux selon lequel il prévoit épandre des éléments nutritifs sur chaque partie des champs qu'il exploite dans l'unité agricole (par exemple : chaque champ, chaque groupe de champs ou chaque section de champ). Les taux d'application varient en fonction de nombreux facteurs dont : les caractéristiques du champ et du sol, les renseignements concernant les espèces cultivées et les éléments nutritifs inscrits dans le PGEN. Le producteur doit également équilibrer les taux d'application en utilisant, de la façon expliquée ci-dessous, les bilans agronomiques de l'azote et du phosphore et les taux de prélèvement de ces éléments par les cultures.

Remarque : Chacune des composantes de la section qui suit s'applique aux matières de source agricole, aux matières de source non agricole et aux engrais commerciaux. Les calculs doivent être faits conformément à la partie IX du Règlement - Normes de qualité.

Bilan agronomique de l'azote et bilan des prélèvements de l'azote par la culture

Pour déterminer les taux limites d'épandage de l'azote, il faut calculer le bilan agronomique de l'azote et, si nécessaire, le bilan des prélèvements par les cultures, de la façon qui suit :

Bilan agronomique : Le bilan agronomique de l'azote est égal à la quantité totale d'azote assimilable (fournie par toutes les matières nutritives épandues) de laquelle on soustrait les besoins des cultures (voir les recommandations en matière de fertilisation des cultures qui sont publiées par le MAAARO).

Bilan des prélèvements d'azote par la culture : Quantité totale d'azote assimilable de laquelle on soustrait l'azote exporté du champ avec la récolte de la culture.

Bilan agronomique du phosphore et bilan des prélèvements par les cultures

Pour déterminer les taux limites d'application du phosphore, on doit calculer le bilan agronomique du phosphore et, si nécessaire, le bilan des prélèvements par les cultures de la façon spécifiée ci-après :

Bilan agronomique : Le bilan agronomique est égal à la quantité totale de phosphore (P) assimilable apportée par tous les éléments nutritifs épandus (40 % du phosphore total des matières organiques épandues est assimilable l'année de leur épandage), de laquelle on soustrait les besoins des cultures (voir les recommandations pour la fertilisation des cultures publiées par le MAAARO).

Bilan des prélèvements par les cultures : Quantité totale de phosphore assimilable (dont on suppose qu'elle équivaut à 80 % du phosphore total des matières organiques épandues, parce que le phosphore assimilable des matières prescrites épandues pendant une année donnée s'ajoute au phosphore des années précédentes qui est devenu assimilable), de laquelle on soustrait le phosphore exporté du champ lors de la récolte de la culture.

Taux limites et distances de retrait à respecter pendant les épandages - Partie VI du Règlement.
  • Le plan de gestion des éléments nutritifs doit aussi inclure les exigences précisées à la Partie VI du Règlement.

7.2.7 Renseignements sur les terres

Preuve d'une superficie suffisante

Le plan de gestion des éléments nutritifs doit montrer que l'unité agricole dispose d'une superficie suffisante de terre cultivable pour pouvoir épandre tous les éléments nutritifs prévus en ne dépassant aucun des taux d'application permis et en respectant toutes les distances de sécurité.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 12 août 2005
Dernière révision : 12 août 2005