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Biosolides d'épuration - La gestion responsable des éléments nutritifs urbains pour l'agriculture
Table des matières
Les biosolides d'épuration proviennent du traitement des eaux usées municipalesLe traitement des eaux usées municipales produit :
Les biosolides d'épuration sont ensuite traités par des méthodes comme la digestion ou la stabilisation à la chaux qui réduisent le taux d'agents pathogènes et le potentiel de génération d'odeurs. Une fois traités, les biosolides peuvent être épandus sur les terres agricoles sous forme liquide ou être essorés et épandus sous forme solide conformément aux exigences provinciales.
Les biosolides d'épuration contiennent des éléments nutritifsLes biosolides contiennent des éléments nutritifs et des matières organiques importants pour la croissance des plantes tels que :
Ils peuvent également contenir des quantités infimes d'autres éléments tels que l'arsenic, le plomb et le mercure. Les concentrations de ces éléments dans les biosolides d'épuration épandus sur les terres sont réglementées par la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs et la Loi sur la protection de l'environnement. Les biosolides peuvent augmenter la production agricoleLorsqu'ils sont épandus selon le Règlement sur la gestion des éléments nutritifs, les biosolides :
L'épandage de biosolides sur les terres agricoles profite tant aux communautés rurales qu'urbainesOn utilise les biosolides d'épuration sur les terres agricoles au Canada, aux États-Unis et en Europe depuis plus de 30 ans. L'épandage de biosolides d'épuration sur les terres agricoles est une façon essentielle de recycler les éléments nutritifs dans l'environnement. À ce titre, le processus offre des avantages économiques et environnementaux à la société en général. Le 18 septembre 2009, le Règlement sur la gestion des éléments nutritifs (Règl. de l'Ont. 267/03) pris en application de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs (LGEN) a été modifié et des changements ont été apportés au cadre réglementaire régissant les matières de source non agricole (MSNA) L'objet de ces modifications est d'éliminer le dédoublement des exigences en vertu de la LGEN et de la Loi sur la protection de l'environnement (LPE), et d'instaurer, en matière d'épandage de MSNA sur les terres agricoles, des normes qui soient fondées sur des critères de qualité. Avec ces normes, les règles relatives à la pertinence de cette pratique seront renforcées et clarifiées, ce qui permettra une meilleure protection de l'environnement L'entrée en vigueur de ces règles se fera en deux étapes. Certaines exigences générales de mise en place du cadre réglementaire prendront effet à l'étape 1, c'estàdire dès le dépôt du règlement. Ces règles générales doivent permettre la transition en vue de l'entrée en vigueur du nouveau système de gestion des MSNA qui se fera à l'étape 2, soit le 1er janvier 2011. Le règlement définit également des périodes de transition pour le passage du système d'approbation actuel au nouveau système. Les MSNA sont les biosolides de pâtes et papiers, les résidus de transformation des aliments et les biosolides d'égouts. Le passage du système à deux règlements au règlement unique sera complété le 1er janvier 2016 (date à partir de laquelle il n'y aura plus de certificats d'autorisation pour l'épandage sur les terres). Les questions de qualité de l'environnement, de salubrité des aliments et de santé humaine sont abordées dans les deux règlements et les publications connexes relatives à l'épandage sur les terres émanant du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO) et du ministère de l'Environnement de l'Ontario (MEO). De plus, en vertu de la LPE et jusqu'au 1er janvier 2016, chaque exploitation agricole qui reçoit des biosolides d'égouts doit disposer d'un plan de gestion des MSNA approuvé par le MAAARO ou d'un certificat d'autorisation (lieu approuvé pour l'élimination des déchets). Épuration des eaux usées municipales
Caractéristiques générales des biosolides d'épurationAérobie liquide
Total de solides : 1,6 % poids humide Anaérobie liquide
Total de solides : 3,0 % poids humide Anaérobie essoré
Total de solides : 26 % poids humide Remarques :
Cultures sur lesquelles on peut épandre des biosolides d'épurationMaïs cultivé, foin, ensilage préfané et gazon commercial
Ces cultures sont bien adaptées à l'épandage d'azote sous la forme de biosolides. L'épandage des nutriments tels que l'azote doit être conforme aux recommandations relatives aux cultures. Céréales
La gestion de l'azote est essentielle si l'on veut éviter que des épandages excessifs produisent la verse des cultures avant la récolte. Légumineuses vivaces et soya
Il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'azote aux cultures de soya et aux cultures de foin qui contiennent plus de 50 p. 100 de légumineuses. Cependant ces cultures utilisent l'azote disponible plutôt que de fixer l'azote atmosphérique. Ces cultures peuvent bénéficier des biosolides qui fournissent du phosphore ou de la matière organique. Certaines matières peuvent causer des problèmes de gestion; par exemple, les graines de tomates viables se trouvant dans les biosolides peuvent devenir des mauvaises herbes dans une culture de soya. Arbres fruitiers et raisins
Certains déchets peuvent être épandus à la fin de l'automne. Cependant, comme dans le cas d'autres cultures, la gestion de l'azote est essentielle si l'on souhaite éviter l'épandage de quantités excessives ou insuffisantes qui a pour effet de nuire à la qualité des fruits, retarder l'endurcissement des arbres ou des vignes ou entraîner des blessures hivernales. Remarques :
Concentrations de métaux dans les biosolides d'épuration
Source: Relevé de la qualité des biosolides d'épuration municipaux, 2002, MEO-MAAARO. Distances de séparation
0,30 - 0,90 m* - la profondeur minimale de sol non saturé à la surface du site d'épandage varie selon la qualité de la matière visée et du type de sol, qui peuvent aussi avoir un effet sur le taux d'épandage maximal. Pour plus de précisions, voir les articles 48 et 49 du Règl. de l'Ont. 267/03. 25 - 450 m* - la distance minimale à partir des habitations varie selon la classification (odeur) de la matière épandue sur les terres et selon la méthode d'épandage (en surface, en surface et incorporation dans les 6 à 24 heures ou injection). Pour plus de précisions, voir l'article 47 du Règl. de l'Ont. 267/03. 50 - 900 m* - la distance minimale à partir des zones résidentielles, commerciales, communautaires ou institutionnelles varie selon la classification (odeur) de la matière épandue sur les terres et selon la méthode d'épandage (en surface, en surface et incorporation dans les 6 à 24 heures ou injection). Pour plus de précisions, voir l'article 47 du Règl. de l'Ont. 267/03. L'épandage des biosolides, comme celui du fumier, est susceptible de produire des mauvaises odeurs. Et, comme dans le cas du fumier, l'incorporation effectuée en temps opportun permet de réduire celles‑ci. Lors de la planification de l'épandage de biosolides, il est absolument essentiel de se conformer au Règl. 267/03 de l'Ont. et de suivre les pratiques de gestion optimales pour conserver l'azote, limiter les mauvaises odeurs et maximiser ainsi les avantages de cette pratique. Le guide des odeurs MSNA du règlement pris en vertu de la LGEN détermine le classement des biosolides, puis le Règl. de l'Ont. 267/93 établit les distances minimales à respecter lors de l'épandage de ces matières. Le directeur dispose d'une certaine marge de manoeuvre quant au classement (odeur) de la substance visée. Les procédures à cet effet sont exposées dans le guide des odeurs MSNA.
Cours d'eau
Le règlement 267/03 de la Loi de 2002 sur la gestion des nutriments fixe une distance de séparation minimale de 20 m entre le sommet de la rive la plus proche d'un cours d'eau de surface et la zone d'épandage de biosolides d'épuration municipaux. Des distances de séparation plus importantes peuvent être obligatoires selon le type de sol, la pente du terrain et la méthode d'épandage employée dans la zone voisine du cours d'eau. Les distances de séparation sont déterminées au cas par cas selon le plan de gestion des MSNA.
Les normes provinciales et la gestion sur place garantissent un épandage sans danger des biosolides d'épurationLes usines municipales de traitement des eaux usées reçoivent les eaux d'épuration brutes provenant de sources résidentielles, industrielles et commerciales. Les règlements municipaux sur l'utilisation des égouts aident grandement à contrôler la qualité des déchets bruts qui parviennent aux usines de traitement des eaux usées. Cependant les biosolides traités peuvent quand même contenir des produits chimiques qui ne profitent pas aux cultures mais qui représentent un risque minime pour l'environnement s'ils sont épandus sur les terres agricoles conformément au règlement.
Le règlement a été conçu pour garantir que les biosolides utilisés profitent aux cultures et sont épandus sur les terres agricoles de manière à ne pas dégrader l'environnement naturel ou nuire à la santé des humains ou des animaux. Le règlement établit les critères relatifs :
Le secret de l'utilisation fructueuse des biosolides d'épuration est la gestion, qui allie :
Une gestion avisée permettra de tirer le maximum d'avantages des biosolides épandus tout en limitant les risques pour l'environnement ainsi que la santé des humains et des animaux.
Un plan de gestion des MSNA propre à une exploitation tient compte des besoins des cultures, du territoire et des éléments nutritifs disponiblesSi les éléments nutritifs sont épandus de manière inopportune, ils peuvent être délétères pour le sol et les ressources en eau. Par exemple :
Un épandage excessif d'éléments nutritifs représente
également un gaspillage des ressources économiques. Les trois commandements de la planification de la gestion des éléments nutritifs sont :
D'autres formes de déchets générés hors de la ferme peuvent également profiter aux cultures ou à la qualité du solCertains processus industriels produisent des résidus organiques et inorganiques qui peuvent profiter aux cultures, comme les déchets de transformation des aliments ou les biosolides de papeterie. En ce qui concerne les biosolides d'égouts, l'épandage de certains de ces résidus sur les terres agricoles est régi par le Règlement 267/03, et d' autres doivent faire l'objet d'un examen par le directeur, qui établira les paramètres des tests à effectuer sur ces matières et qui déterminera les restrictions relatives à leur application sur les terres. Pour plus d'information sur les matières non répertoriées ou l'épandage sur les terres de matières autres que des biosolides d'égouts, dans votre région, veuillez communiquer avec le bureau du ministère de l'Environnement ou du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario. Rôles et responsabilitésLa réussite d'un programme d'épandage de biosolides sur les terres agricoles repose sur :
Municipalité (à titre de génératrice de biosolides), obligations liées au certificat d'autorisation
Transporteur/Opérateur d'épandeur
Agriculteur
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