Dans cette section |
Fièvre Q
La fièvre Q est une zoonose associée habituellement aux ruminants et causée par la rickettsie Coxiella burnetii. Elle est présente au Canada et dans la majorité des pays du globe. La fièvre Q a été occasionnellement diagnostiquée en Ontario comme étant une cause d'avortement chez les ovins et les caprins. Chez les humains, les cas signalés sont associés à l'exposition à ces avortements et à la consommation de lait de chèvre non pasteurisé. La plupart des infections humaines par C. burnetii sont asymptomatiques ou causent une atteinte transitoire semblable à la grippe. L'infection, commune chez les animaux, est aussi largement asymptomatique. En Amérique du Nord, les signes cliniques de la maladie se limitent habituellement à l'avortement chez les moutons et les chèvres. On croit que l'exposition aux bovins est une source importante d'infection chez les humains. Source d'infection et mode de transmissionLes réservoirs d'infection comprennent des mammifères sauvages et domestiques, les oiseaux et les arthropodes tels que les tiques. Les études sérologiques laissent supposer que l'infection pourrait être étendue au sein de la population animale, mais la prévalence réelle en est inconnue. Celle-ci varie considérablement selon l'espèce, le lieu géographique et le temps. Des études menées en Ontario ont trouvé des signes d'infection par C. burnetii dans 33 à 82 % des troupeaux de bovins et dans 0 à 35 % des troupeaux d'ovins (1, 2). Bovins, ovins et caprins sont considérés comme étant la principale source d'infection chez les humains. L'agent à rickettsies se loge dans les glandes mammaires et le placenta des ruminants infectés, et il est excrété en grandes quantités dans le lait, le tissu placentaire, les fluides ftaux, l'urine et les fèces. Par conséquent, la parturition peut être source d'une contamination importante de l'environnement, se révélant probablement comme le moment où il y a le plus haut risque de transmission de la maladie à l'intérieur des troupeaux et aux humains. Les chiens et les chats peuvent aussi être infectés et propager les rickettsies. L'exposition au placenta et aux matières contaminées provenant des chats a été une source fréquente d'infection chez les humains en Nouvelle-Écosse. La richettsie C. burnetii est très résistante aux facteurs chimiques et environnementaux et peut survivre dans l'environnement pendant plusieurs semaines. L'infection chez les humains s'effectue principalement par voie respiratoire, soit directement à partir du placenta et des fluides ftaux d'animaux infectés, soit indirectement par la laine, le cuir ou la litière contaminés. L'organisme peut être transporté sur de grandes distances sur des particules de poussière et certains foyers de contamination par le vent ont été signalés (3). Malgré la présence de l'agent dans le lait cru, l'infection clinique par voie digestive en Amérique du Nord est considérée comme étant rare. Les tiques ont sans doute un rôle à jouer dans le cycle naturel d'infection chez les animaux sauvages. Cependant, la maladie humaine associée aux morsures de tique n'a été documentée qu'occasionnellement (4). Infection chez les animaux et les humainsLes animaux infectés naturellement ne présentent pas
de fièvre ni de signes cliniques de la maladie au moment de
l'infection. Le pis et l'utérus sont les principaux sites d'infection,
l'organisme étant excrété en grandes quantités
dans le lait et les tissus rejetés à la parturition.
L'infection peut devenir chronique et réapparaître au
moment des parturitions subséquentes. TraitementChez les animaux, dès que C. burnetii a été identifiée comme étant la cause d'un avortement, le reste du troupeau peut être protégé jusqu'à un certain point par l'injection de tétracyclines à action prolongée. Chez les humains, les cas cliniques aigus répondent généralement bien à une thérapie antibiotique appropriée. Par contre, les rechutes sont courantes dans les cas de maladie chronique. Précautions1. On recommande de porter des vêtements de protection, des
gants jetables et un masque couvrant la bouche et le nez pour assister
une femelle qui met bas ou qui avorte. Les femmes enceintes ou les
individus immunodéprimés ne devraient pas assister à
ces mises bas. Bibliographie
Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
Ce site est mis à jour
par le gouvernement de l'Ontario, Canada
© Imprimeur
de la Reine pour l'Ontario,
Dernière mise à jour :