La
grippe aviaire : les faits
| Auteur : |
Le personnel du MAAARO |
| Date de création : |
26 julliet
2006 |
| Dernière révision : |
26 julliet
2006 |
L'influenza aviaire (aussi connue sous le nom de " grippe aviaire
") continue d'alimenter les manchettes, ce qui parfois créée
la confusion et inquiète la population. Est-il sécuritaire
de voyager en Europe et en Asie? De manger de la volaille? De s'approcher
des avifaunes?
La grippe aviaire, telle qu'on la connaît aujourd'hui,
est une maladie qui touche presque exclusivement les oiseaux et ne
constitue donc aucunement une menace à la santé publique.
Il est possible qu'un virus qu'on retrouve habituellement
chez les animaux subisse une mutation pour former un nouveau virus
qui puisse facilement infecter les humains et se transmettre d'un
humain à l'autre. C'est pour cette raison que certaines personnes
ont établi un lien entre le virus de l'influenza aviaire et
l'influenza pandémique. À l'échelle planétaire,
il n'y a actuellement aucune épidémie de l'influenza
chez l'humain. Pour en savoir plus à ce sujet et ce que vous
pouvez faire, consultez le www.health.gov.on.ca/pandemic.
Ce qui suit peut également contribuer à remettre la
grippe aviaire dans son contexte.
- Le virus de l'influenza aviaire , fréquemment retrouvé
chez les avifaunes, provient d'une multitude de souches . La plupart
ne cause aucun préjudice aux oiseaux ou aux humains. À
l'étranger, la souche précise qui provoque la maladie
est connue sous le nom de H5N1 (Asie);
- Aucune souche H5N1 (Asie) n'a été détectée
en Amérique du Nord;
- Actuellement, la souche H5N1 (Asie) ne se transmet pas facilement
des oiseaux aux humains. À ce jour, presque tous les cas
répertoriés chez les humains s'opèrent par
contact direct avec des oiseaux de basse-cour infectés ou
de leur fiente;
- La population n'a aucune raison d'éviter de consommer
de la volaille et des ufs cuits convenablement;
- On ne peut prouver que les chats infectent les humains. Quelques
cas de souche H5N1 (Asie) ont été rapportés
chez les chats domestiques en Europe et en Asie; encore une fois,
ces cas s'opéraient par contact direct avec des oiseaux infectés;
- Il y a de fortes chances que le virus soit propagé par
les oiseaux migrateurs, le déplacement parfois illégal
de volaille sur pied infectée et les vêtements et l'équipement
contaminés. Les avifaunes peuvent répandre le virus
sur une région ou un pays, mais des mesures de biosécurité
défaillantes peuvent contribuer à infecter une exploitation
avicole et propager le virus aux autres fermes;
- En raison des flux migratoires, il est possible, cette année,
de voir apparaître le virus chez les avifaunes d'Amérique
du Nord. Cependant, la présence du virus ne veut pas forcément
dire qu'il sera généralisé ou qu'il touchera
les humains ou l'exploitation avicole. Chose certaine, ce n'est
pas le début d'une pandémie.
Malgré tout ce qui précède, la prévention
et les activités de préparation s'avèrent actuellement
appropriés. La clé, pour bien faire face à la
grippe aviaire, est de contenir la maladie chez la volaille domestique
avant qu'elle ne risque de prendre des proportions inquiétantes
pour l'humain de même qu'elle ne devienne une catastrophe économique
pour l'industrie avicole. La minimisation du contact et du possible
mélange des virus de l'influenza chez les oiseaux, les humains
et les autres animaux constituent une autre étape importante.
Dans ce contexte, la neutralisation du virus grippal humain annuel
par la vaccination et de bonnes pratiques d'hygiène contribueront
également à la prévention d'une pandémie,
sans oublier qu'il s'agit d'une bonne mesure de protection de la santé
publique.
Que peut-on faire afin de prévenir la propagation du virus
de l'influenza aviaire chez la volaille?
- Les gouvernements collaborent avec les spécialistes de
la faune afin de détecter la présence de virus de
l'influenza aviaire chez les avifaunes. Les plans sont en place
pour faire face à la souche H5N1 en cas de détection
chez les avifaunes ou les oiseaux domestiques du Canada;
- L'industrie avicole en est à rendre les mesures de biosécurité
obligatoires chez ses producteurs. Pour ces derniers, il est important
de respecter ce protocole au quotidien;
- Actuellement, il n'est pas nécessaire de limiter ou d'annuler
les foires avicoles. Toutefois, les propriétaires d'oiseaux
doivent toujours observer des mesures de biosécurité
appropriées dans le cadre d'activités de ce genre
où des oiseaux d'origines différentes peuvent entrer
en contact;
- Les propriétaires d'oiseaux, y compris les amateurs et
ceux qui élèvent de la volaille sans contingent, devraient
respecter les cinq règles de bases en biosécurité
afin de protéger leurs oiseaux d'une potentielle infection.
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Cinq règles de base en biosécurité pour les propriétaires
d'oiseaux;
- Limiter l'accès aux visiteurs. Les visiteurs peuvent
propager des maladies dans votre ferme, particulièrement
s'ils sont eux-mêmes propriétaires d'oiseaux ou ont
été en contact avec eux. Les seules personnes à
avoir des contacts directs avec vos oiseaux devraient être
celles en charge de l'élevage. Pensez à porter d'autres
vêtements et chaussures quand vous êtes en contact direct
avec vos oiseaux;
- Éviter les contacts entre les avifaunes et les autres
animaux. Gardez vos oiseaux dans un enclos ou une aire grillagée
et protégez leur nourriture et leur eau de la contamination;
- Ne pas propager les maladies à la maison. De nouvelles
acquisitions ou de nouveaux oiseaux qui reviennent d'une foire ou
du marché doivent être isolés et mis en observation
afin de voir s'ils présentent des signes de maladie au moins
deux semaines avant de rejoindre le troupeau. L'équipement
comme les cages ne doit pas être partagé entre propriétaires
d'oiseaux. Si vous avez prêté de l'équipement
à un autre propriétaire d'oiseaux, lavez-le à
fond et désinfectez-le;
- Maintenir la propreté. Lavez et désinfectez
régulièrement vos cages, les mangeoires et surfaces
d'eau, bottes et tout équipement qui entre en contact avec
les oiseaux ou leur fiente. De plus, lavez-vous les mains à
fond après avoir été en contact avec les oiseaux;
- Reconnaître les maladies et les rapporter. En cas
d'épidémie, il est indispensable de procéder
à une détection précoce afin de pouvoir faire
face à la situation. Il est préférable d'être
trop prudent que de réagir en retard. Si vos oiseaux présentent
des signes de maladie comme la dépression, une ponte ou une
consommation d'aliments anormales, des problèmes respiratoires,
de la diarrhée ou une mort subite, appelez votre vétérinaire
ou communiquez sans délai avec l'Agence canadienne d'inspection
des aliments.
Pour obtenir d'autres publications détaillées du Ministère
de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario
sur la biosécurité des troupeaux dans le cadre d'activités
commerciales et non commerciales, consultez le www.omafra.gov.on.ca
ou appelez au 1-877-424-1300; pour les publications de l'Agence canadienne
d'inspection des aliments, consultez le www.inspection.gc.ca
ou appelez au 1-800-442-2342.
Rapports avec les médias
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(519) 826-3198
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