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Linfluenza
de type A et le bétail en Ontario
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| Auteur : | Paul Innes - Scientifique vétérinaire - épidémiologie/MAAARO |
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| Date de création : | 04 novembre 2005 |
| Dernière révision : | 04 novembre 2005 |
Le virus de l'influenza aviaire hautement pathogène (H5N1) qui, depuis fin 2003, cause des flambées dans une grande partie de l'Asie de l'Est s'est récemment propagé dans les régions de l'Europe de l'Est, incluant la Russie, la Turquie, la Roumanie et la Croatie. On pense que le virus a été introduit par l'intermédiaire de la sauvagine qui a migré des régions de l'Asie de l'Est touchées par la maladie. Jusqu'à présent, la flambée en Europe se limite principalement aux oiseaux sauvages et aux petites exploitations d'arrière-cour en contact avec les oiseaux sauvages. Aucun cas n'a été rapporté chez l'humain en Europe. L'épidémie en Asie a causé jusqu'à présent plus de 60 décès chez l'homme, principalement au Vietnam, en Thaïlande et en Indonésie. En général, les personnes atteintes étaient en contact direct avec les oiseaux infectés. À l'heure actuelle, il n'y a pas d'évidence précise sur la transmission de la maladie entre humains, et la consommation de poulet cuit adéquatement ne présente pas de danger.
Il est possible que les oiseaux migrateurs puissent introduire le virus H5N1 au Canada. Le Centre canadien coopératif de la santé de la faune et les gouvernements provincial et fédéral ont entrepris un programme de dépistage chez les populations de sauvagine au Canada. Les résultats des tests préliminaires ont révélé la présence d'influenza aviaire (IA), y compris les sous-types H5 sur des canards migrateurs. Des analyses plus poussées sont en cours pour déterminer si le sous-type H5 trouvé sur les oiseaux sauvages canadiens est le virus H5N1 qui circule en Asie de l'Est. Il est peu probable que le virus identifié dans le pays soit de la même souche que le H5N1.
Ces résultats appuient les recherches précédentes qui indiquaient que l'IA était courante dans les populations de sauvagine. Certaines de ces souches peuvent être hautement pathogènes ou se transformer en souches hautement pathogènes pour le poulet. Ces faits soulignent l'importance d'appliquer en tout temps des règles de biosécurité efficaces dans le secteur avicole afin de prévenir l'introduction d'organismes potentiellement dangereux dans les troupeaux.
Le virus H5N1 a également été détecté sur des oiseaux de compagnie exotiques importés du Royaume‑Uni. La source de l'infection n'a pu être identifiée, mais par précaution, l'UE a banni toutes les importations d'oiseaux sauvages vivants. Le commerce d'oiseaux exotiques dans son ensemble représente un risque d'importance en ce qui concerne la dispersion de maladies comme l'IA. Les vétérinaires doivent également surveiller de près les signes de maladies chez les oiseaux de compagnie exotiques et soumettre des échantillons appropriés à des fins de diagnostic.
L'incidence du virus de l'influenza A (H3N2) qui circule en Ontario depuis le début de 2005 est en diminution. Toutefois, de nouveaux cas sont encore rapportés chez le porc et la volaille. Les vétérinaires et leurs clients doivent donc poursuivre rigoureusement les règles de biosécurité, particulièrement entre les exploitations porcines et avicoles. Comme le porc peut contracter le virus de l'influenza humaine ainsi que de l'influenza animale, une fusion des deux virus pourraient se produire chez cet animal. Par conséquent, il est important de réduire au minimum l'exposition des porcs à tous les types de virus d'influenza, y compris les souches qui affectent l'humain. De plus, le porc peut transmettre les virus de l'influenza à l'homme et, si ce dernier est déjà affecté par l'influenza humaine, il pourrait servir de "récipient mélangeur".
Si des oiseaux sauvages introduisent le virus H5N1 en Ontario, les animaux les plus à risque seraient les oiseaux de basse-cour et ceux qui se mêlent ou qui sont en contact avec les espèces sauvages ou migratrices. Néanmoins, le virus peut s'introduire par d'autres vecteurs, y compris l'homme. Des normes de biosécurité renforcées doivent être en vigueur dans toutes les installations d'élevages de volailles afin de prévenir l'introduction et la propagation de l'influenza aviaire.
Le H5N1, sans omettre les autres souches d'influenza et autres maladies, constitue une menace constante à l'industrie avicole de l'Ontario. Quiconque élève des oiseaux, y compris les producteurs commerciaux de volaille et les propriétaires de basse-cour, d'oiseaux de parade et de volières doivent connaître les règles de biosécurité et les appliquer de façon permanente. On peut consulter le site web du MAAARO pour obtenir les ressources et les recommandations concernant les normes de biosécurité renforcées (voir plus loin). Dans le but de contrôler l'introduction et la propagation des virus de l'influenza, les recommandations suivantes sont critiques :
Éviter que les oiseaux domestiques et (ou) commerciaux ne soient en contact avec les oiseaux sauvages et éviter que l'équipement, la nourriture et l'eau ne soient contaminés par les oiseaux sauvages et leurs fientes.
Éviter que les porcs ne soient en contact avec les oiseaux de tout genre, domestiques ou sauvages. Les porcs peuvent contracter les souches de l'influenza aviaire et humaine, augmentant ainsi les risques à l'égard des volailles et de la santé publique.
Examiner le troupeau pour des signes de maladie, recrudescence de maladie ou mortalité et soumettre des échantillons appropriés au Laboratoire d'hygiène vétérinaire de l'Université de Guelph. Il importe d'avoir un diagnostic précoce et précis. Si on suspecte l'IA, il faut immédiatement contacter l'ACIA.
La propagation du virus en Europe a engendré une inquiétude globale de voir une pandémie humaine. Actuellement, la souche H5N1 ne présente qu'un très faible risque pour la santé humaine, sauf pour les personnes en contact direct avec des oiseaux infectés ou leurs fientes. Cependant, plus le virus se répand et plus les risques sont grands qu'il se fusionne à des souches humaines pour former une souche d'influenza plus grave et facilement transmissible. C'est pour cette raison, que l'Organisation mondiale de la santé et Santé Canada ont développé plusieurs recommandations pour réduire les risques de maladie, dont vacciner les personnes qui travaillent avec les volailles avec le vaccin contre l'influenza humaine.
Toutes les personnes qui travaillent avec des animaux de ferme ou des volailles, tout particulièrement ceux qui travaillent avec les volailles comme les aviculteurs et leurs employés, les vétérinaires, ceux qui travaillent dans les abattoirs et ceux qui manipulent des oiseaux sauvages doivent recevoir le vaccin annuel de l'influenza humaine (offert gratuitement à tous les résidents qui travaillent, vivent ou fréquentent l'école en Ontario). Ce vaccin n'est pas conçu pour protéger les individus contre le virus H5N1. Les risques de contracter cette souche d'influenza en Ontario sont extrêmement faibles. La vaccination vise à réduire les fusionnements possibles des souches aviaires et humaines qui augmenteraient les risques de former une souche potentiellement pandémique.
De plus, les personnes qui travaillent avec des animaux et des volailles infectés doivent se conformer rigoureusement aux règles de contrôle de la maladie pour prévenir l'exposition au virus de l'influenza. Cela comprend le lavage fréquent des mains, de toujours se laver les mains après avoir manipulé des animaux et de porter des équipements de protection individuelle comme un masque protecteur, des gants, des lunettes de sécurité, un couvre-tout, des souliers/ bottes et un couvre cheveux. Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter le bureau local de la santé publique.
Si une personne contracte l'influenza - comme en devenant malade alors qu'elle travaille avec des animaux infectés - elle devrait immédiatement consulter un médecin. L'influenza est une maladie à déclaration obligatoire en Ontario et tous les cas d'influenza humaine doivent être rapportés au médecin conseil en santé publique.
D'autres renseignements sur l'influenza aviaire sont disponibles à ces adresses:
Les renseignements pour la soumission à des fins de diagnostic sont disponibles auprès du Laboratoire d'hygiène vétérinaire, Université de Guelph
Dr Davor Ojkic (519) 824-4120 poste 54524
Dr Jim Fairles (519) 824 4120 poste 54611
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