Santé animale — Coxiellose (fièvre Q)


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 400/600
Date de publication : Janvier 2013
Commande no. 13-008
Dernière révision :
Situation :
Rédacteur : Tim Pasma

La coxiellose, ou fièvre Q, est une maladie des moutons, des chèvres et des bovins, mais elle peut aussi toucher notamment des animaux de compagnie, des animaux sauvages et les tiques. Elle peut se manifester chez certains animaux et chez les humains exposés à des animaux infectés.

Cause

La coxiellose est causée par une bactérie, Coxiella burnetii, dont les hôtes sont le plus souvent les moutons (figure 1), chèvres et bovins, mais également les chats, chiens, léporidés, chevaux, porcs, rongeurs, animaux sauvages, oiseaux et tiques. Peuvent héberger la bactérie, le placenta, le liquide amniotique de même que le lait, le sperme, les fèces et l’urine d’animaux infectés. La bactérie peut survivre longtemps dans l’environnement et peut parfois être transportée dans l’air sur de longues distances.

Signes cliniques

Même si l’infection peut être présente chez un animal tout au long de sa vie, la plupart du temps, elle reste asymptomatique. Toutefois, chez les moutons, chèvres, chiens et chats, l’infection peut donner lieu à des avortements spontanés vers la fin de la gestation ou à la naissance de mort-nés ou de nouveau-nés vivants, mais faibles (figure 2).

Photo d'un mouton blanc fixant l'objectif.

Figure 1. La coxiellose est une infection commune chez le mouton.

Traitment

Le vétérinaire est à même de diagnostiquer la coxiellose et de recommander des traitements. Il arrive qu’il prescrive des médicaments dans le but de freiner la propagation de la bactérie.

Prévention et lutte

Isoler du reste du troupeau les animaux qui subissent des avortements spontanés.

Accorder de l’importance aux mesures d’hygiène lorsqu’il y a intervention humaine durant la mise bas. Éliminer convenablement le liquide amniotique et les tissus placentaires expulsés et garder propre l’aire de mise bas.

Il existe un vaccin destiné aux animaux d’élevage, mais il n’est pas homologué pour le moment au Canada.

Transmission aux humains

Les humains sont à risque de contracter la coxiellose, surtout s’ils travaillent autour de femelles de bovins et d’ovins infectées en train de mettre bas. Comme l’exposition de femmes enceintes à C. burnetii risque de provoquer des fausses couches et la naissance de bébés de faible poids, le contact avec ces animaux est à éviter durant la grossesse.

Photo d'une chèvre et de deux chevreaux dans un enclos.
Figure 2. Des cas d’avortements spontanés sont observés en fin de gestation chez les animaux infectés.

Le plus souvent, les humains contractent la coxiellose lorsqu’ils manipulent ou inhalent des particules contaminées par le placenta, le liquide amniotique, les matières fécales ou l’urine d’animaux infectés. La transmission est également possible à la suite de la consommation de lait non pasteurisé ou de morsures de tiques.

Seulement la moitié environ des personnes infectées par la coxiellose présentent des symptômes. Le plus souvent, les premières manifestations de la maladie sont des symptômes d’allure grippale incluant fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, maux de gorge, frissons et nausées. La fièvre dure habituellement jusqu’à deux semaines et peut s’accompagner d’une perte de poids. Jusqu’à la moitié des personnes infectées développeront une pneumonie. Peut apparaître, dans de rares cas, une forme d’infection chronique qui dure un an ou plus. Toujours consulter un médecin si l’on croit présenter des symptômes de coxiellose.

Les humains peuvent prévenir une infection par la coxiellose en portant un masque respiratoire bien ajusté pendant qu’ils travaillent auprès de bovins et de moutons ayant récemment mis bas, en portant des gants et en se lavant les mains après avoir manipulé des tissus et des produits de mise bas, et en ne consommant que du lait et des produits laitiers pasteurisés.

Signalement

Les laboratoires vétérinaires de l’Ontario et les vétérinaires qui utilisent des laboratoires situés à l’extérieur de la province doivent aviser le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et ministère des Affaires rurales (MAAO et MAR) si un cas de coxiellose est diagnostiqué en Ontario. Le MAAO et MAR travaille alors avec les producteurs à renforcer la biosécurité et à prévenir la propagation de la maladie. Il veille aussi avec les fonctionnaires de la santé publique à ce que les personnes exposées à la coxiellose reçoivent des soins médicaux immédiats.

Pour plus d’information sur la santé animale, voir la page www.ontario.ca/santeanimale.

Bibliographie

Manitoba Agriculture, Food and Rural Initiatives Chief Veterinary Office/ Food Safety Knowledge Centre. Q Fever Animal Health and Welfare Management, 2011.