Santé animale - Herpèsvirus équin


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 400/600
Date de publication : Janvier 2013
Commande no. 13-004
Dernière révision :
Situation :
Rédacteur : Tim Pasma

L'herpèsvirus équin est un virus hautement contagieux habituellement responsable de symptômes respiratoires chez les chevaux. Il peut aussi causer des avortements, des symptômes neurologiques et même la mort, d'où l'importance de prévenir sa propagation.

Cause

L'herpèsvirus équin est un virus commun porté et propagé par les chevaux. À l'âge de deux ans, la plupart des chevaux y ont été exposés.

Il existe différents types du virus, dont le type 1 (HVE-1) et le type 4 (HVE-4). Le HVE-4 est le plus courant et ne cause qu'une infection respiratoire. Le HVE-1 cause également des symptômes respiratoires, mais aussi des symptômes plus graves, dont des avortements et la mort de poulains nouveaunés. Dans des cas rares, le HVE-1 cause des atteintes neurologiques et la mort, une forme de la maladie appelée myéloencéphalopathie équine.

Chaque année, le Laboratoire d'hygiène vétérinaire à Guelph diagnostique en Ontario plusieurs cas d'atteintes respiratoires ou d'avortements attribuables à HVE-1.

Signes Cliniques

On peut observer chez les chevaux infectés de la fièvre, une absence ou un manque d'appétit et des symptômes respiratoires, dont écoulement nasal et toux. Les juments gravides sévèrement atteintes peuvent avorter plusieurs semaines après le début de la maladie. Un poulain né avec la maladie meurt habituellement peu de temps après la naissance.

Dans de rares cas, une infection à HVE-1 s'accompagne de symptômes neurologiques allant d'une légère incoordination à une paralysie grave et à la mort.

Il arrive que les chevaux soient porteurs du virus sans développer la maladie (figure 1).

Photo d'un troupeau de chevaux dans un pâturage.
Figure 1. Les chevaux peuvent être porteurs asymptomatiques du virus. Source: Shutterstock.com

Traitment

Si vous croyez qu'un cheval est atteint, appelez le vétérinaire. Isolez les chevaux malades et utilisez du matériel distinct pour les nourrir, les abreuver et les soigner. Occupez-vous des animaux sains avant de passer aux animaux malades. Portez toujours des bottes et des vêtements distincts pour vous occuper des animaux malades et lavez-vous les mains après avoir terminé.

Si un diagnostic de myéloencéphalopathie équine est posé, le vétérinaire vous donnera des directives sur le repos et les soins nécessaires à votre cheval. Il se peut qu'il recommande des médicaments pour traiter des infections secondaires. Les stéroïdes et les antiviraux peuvent parfois être efficaces. Les chevaux gravement atteints peuvent devoir être euthanasiés. Quand un cheval présentant des symptômes neurologiques meurt ou est euthanasié, il est extrêmement important que le vétérinaire fasse les tests de dépistage de la myéloencéphalopathie équine et d'autres maladies neurologiques, comme la rage ou l'encéphalite équine de l'Est.

Photo d'un cheval à l'écurie portant une bride.
Figure 2. Isolez les chevaux malades. Changez de vêtements, lavez-vous les mains et lavez le matériel après avoir manipulé un cheval malade. Source: Shutterstock.com

Prévention en lutte

Le virus se propage facilement par contact direct avec un cheval infecté ou du matériel contaminé. Les personnes ayant visité une ferme où se trouvent des animaux infectés peuvent aussi servir de vecteurs dans la transmission de la maladie si leurs vêtements, leurs mains ou leur matériel sont contaminés. La biosécurité est importante pour prévenir la propagation de l'herpèsvirus équin et de la myéloencéphalopathie équine.

La prévention doit se pratiquer au quotidien. Mettez en place un programme de santé du troupeau et prévoyez des visites périodiques du vétérinaire. Mettez en quarantaine les nouveaux chevaux pendant au moins deux ou trois semaines et isolez les chevaux malades (figure 2). Installez des affiches informant les visiteurs de votre protocole de biosécurité et tenez un registre des visiteurs. Nettoyez et désinfectez le matériel après utilisation et gardez les locaux propres et exempts d'organismes nuisibles.

Le vétérinaire peut aussi faire des recommandations quant à la mise en quarantaine et à la surveillance des chevaux qui ont fréquenté un concours hippique ou un lieu où aurait été diagnostiquée une infection par l'herpèsvirus équin ou la myéloencéphalopathie équine.

Il existe un vaccin contre l'herpèsvirus équin qui réduit l'excrétion virale. Toutefois, le vaccin ne permet ni de prévenir la maladie, ni de minimiser les signes cliniques, ni de protéger contre la myéloencéphalopathie équine.

Transmission aux humains

Ce virus n'est pas transmissible aux humains.

Signalement

Les laboratoires vétérinaires de l'Ontario et les vétérinaires qui utilisent des laboratoires situés à l'extérieur de la province doivent signaler au ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et ministère des Affaires rurales (MAAO et MAR) tout cas de myéloencéphalopathie équine diagnostiqué en Ontario. Le MAAO et MAR veille avec l'industrie équine à prévenir la propagation de l'herpèsvirus équin et de la myéloencéphalopathie équine.

Pour plus d'information sur la santé animale, voir la page www.ontario.ca/santeanimale.