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Règles Fondamentales De Biosécurité A L'intention Des Visiteurs D'installations Pour Bovins
BiosécuritéLa biosécurité au niveau de la ferme se définit comme l'ensemble des pratiques de gestion permettant au pro-duc-teur d'empêcher l'entrée d'organismes pathogènes et de contaminants environnementaux dans son exploitation, de même que leur déplacement à partir d'elle. Par conséquent, la biosécurité englobe de multiples aspects de la gestion agricole, tels que la lutte contre les maladies et leur prévention (p. ex. troupeau fermé, vaccinations), la gestion des éléments nutritifs et le contrôle des visiteurs. Bien que la restriction et l'interdiction des déplacements du bétail soient reconnues comme les mesures de biosécurité les plus déterminantes pour la majorité des maladies, il ne fait aucun doute que la contamination des vêtements, des bottes, du matériel et des véhicules posent aussi de grands dangers pour la biosécurité dans le cas de certaines autres maladies. La présente fiche techni-que met l'accent sur les mesures visant à réduire les risques associés aux visiteurs, surtout sur les installations d'élevage de bovins. Pourquoi Tant D'inquiétudesLa biosécurité est devenue une inquiétude majeure dans le secteur agricole en raison de l'apparition de maladies nouvelles et exotiques, de la mondialisation de l'agriculture, et des préoccupations croissantes du public à l'égard de la salubrité des aliments. Aucune ferme n'est isolée comme naguère, et les intrants proviennent de lieux toujours plus éloignés, souvent même de pays étrangers. Des problèmes comme l'en-cé-phalopathie spongiforme bovine, la fièvre aphteuse, la grippe aviaire et la maladie de Newcastle ont dirigé les inquiétudes vers la ferme locale. On sait que l'Ontario est une province où les milieux urbains et ruraux coexistent dans bien des régions. Étant donné les hautes densités d'élevage sur les fermes et les grandes densités des populations avoi-sinantes, les dangers liés à la production agricole s'en trouvent accrus. Les préoccupations concernant la qualité de l'air et de l'eau s'accentuent, les déplacements d'humains et d'animaux entre les fermes se multiplient, et la capacité à réprimer la flambée d'une maladie animale exotique pourrait être compromise. Les pressions continues en vue de réduire l'utilisation des agents antimicrobiens ont amené la communauté agricole à mettre l'accent davantage sur la prévention des maladies et le rôle de la biosécurité. En outre, la prévention des maladies est devenue un élément primordial des programmes d'assurance de la qualité qui sont appliqués à un bon nombre de denrées. La biosécurité et l'intérêt croissant envers la prévention des maladies sont une approche prudente. Les mesures préventives efficaces ne sont pas les plus complexes, déroutantes ou dispendieuses. Il suffit qu'on y mette un peu de temps et d'argent pour qu'elles rapportent beaucoup à l'agriculteur, à l'industrie et au consommateur grâce à l'amélioration de la qualité et de la salubrité des aliments. Qui Est ViséTous les visiteurs doivent bien saisir le risque possible qu'ils représentent en entrant sur une exploitation agricole, les attentes du producteur à leur égard, et les précautions à prendre entre chaque ferme visitée. Ces précautions s'adressent à toute personne qui arrive dans les installations ou les quitte, et qui est susceptible de visiter d'autres exploitations, même si ces exploitations produisent une denrée différente ou élèvent des animaux d'une autre espèce. Sont visées les personnes suivantes :
ConséquencesLes visiteurs peuvent apporter à leur insu des organismes nuisibles sur une ferme par l'intermédiaire de vêtements, bottes, matériels ou véhicules contaminés. L'équipement utilisé pour la réparation de bâti-ments ou de machines, pour le soin ou la manutention des animaux, et pour la réalisation de tests ou autres traitements sont autant de sources possibles de contamination. Le risque s'accroît encore davantage dans le cas des personnes qui passent régulièrement d'une ferme à l'autre dans le cadre de leurs activités professionnelles. Ces personnes ou, le cas échéant, les organismes ou sociétés qui les embauchent devraient élaborer un plan de biosécurité et veiller à sa mise en application. Tous les visiteurs, propriétaires d'exploitations agricoles et leurs employés ont une responsabilité à l'égard de la biosécurité. Les visiteurs doivent être mis au courant du niveau de biosécurité adopté sur une ferme et se soumettre aux règles préconisées. Ils doivent aussi être disposés à accepter toute directive raisonnable énoncée par le producteur pendant leur visite. Dans bien des fermes porcines, par exemple, la douche est obligatoire dès l'arri-vée du visiteur et avant son départ. De leur côté, les agriculteurs et leurs employés sont aussi responsables de prévenir la contagion d'autres installations à partir de leurs propres fermes. Ils doivent porter des vêtements et des chaussures propres en quittant la ferme, en particulier s'ils comptent visiter d'autres exploi-tations, un commerce d'aliments pour animaux, les bureaux d'un vétérinaire ou un marché de vente aux enchères. Les visiteurs devraient prendre rendezvous afin qu'ils puissent, comme l'agriculteur, tirer le meilleur parti de leur temps. Ils devraient aussi s'informer à l'avance du protocole de biosécurité et de toute mesure spéciale qu'ils doivent prendre. Evaluer Les Risques Et Contrôler L'accèsL'évaluation des risques est une méthode permettant de déterminer la possibilité et la gravité d'une infection ou contamination éventuelle par un visiteur. Après avoir identifié les facteurs de risques clés, le producteur est en mesure de choisir les mesures et protocoles nécessaires. Le tableau 1 de la page suivante donne les grandes lignes permettant d'évaluer ces risques. Directives de biosécurité à l'intention des visiteurs
L'utilisation raisonnée de désinfectants fait partie intégrante de tout programme de biosécurité. Il faut respecter les consignes du fabricant relatives aux désinfectants, notamment les chlorhexidines, les hypochlorates, les phénols, les agents oxydants, les composés iodés, et les produits d'ammonium quaternaire.
| Haut de la page | Préoccupations Liées Au FumierNombreuses sont les maladies susceptibles d'être transmises directement ou indirectement par le fumier, que ce soit par des vêtements ou du matériel conta-minés. On groupe les agents pathogènes en quatre classes, selon leur origine :
Les maladies cryptogamiques, comme l'aspergillose, ont moins de chances d'être transmises par le fumier mais peuvent néanmoins être présentes dans la litière. Manutentionnaires Et Transporteurs De FumierAu fur et à mesure que les coûts de production augmentent, les agriculteurs ont de plus en plus recours à des personnes qualifiées pour manutentionner et transporter le fumier. Bien entendu, cela implique un certain danger. Une hygiène déficiente d'une ferme à l'autre peut causer la transmission de nombreuses maladies. Il faut s'assurer que tout le matériel de manutention du fumier soit bien nettoyé et désinfecté. Laver convenablement toute surface exté-rieure du matériel de manutention du fumier, et s'assurer qu'elles sont exemptes de fumier. Accès Aux InstallationsLa partie IV de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs de l'Ontario expose les grandes lignes des « inspections et arrêtés » liés à l'identification des agents provinciaux et aux inspections qu'ils peuvent faire en vertu de la réglementation sur la gestion des éléments nutritifs. Un protocole de biosécurité a été élaboré pour réduire au minimum les risques que des employés du gouvernement dispersent des agents pathogènes d'une exploitation à l'autre et à l'intérieur de chacune. Ce protocole s'applique dans toutes situations impliquant des employés du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation ou du ministère de l'Environnement. Aucune inquiétude concernant la biosécurité ne sera acceptée comme raison valable pour refuser l'accès à une exploitation agricole du personnel chargé d'appliquer les règlements pris en applications de la loi. Par ailleurs la Société de protection des animaux de l'Ontario, ainsi que les sociétés locales qui lui sont affiliées, ont les mêmes pouvoirs que la police en vue de faire respecter la Loi sur la Société de protection des animaux de l'Ontario et les dispositions concer-nant la cruauté du Code criminel du Canada. Cette loi autorise des inspecteurs ou agents (p. ex. un vétéri-naire ou un policier) à pénétrer dans un propriété privée dans les circonstances suivantes :
La Société de protection des animaux de l'Ontario a elle aussi élaboré un protocole de biosécurité à l'intention de ses inspecteurs ou agents; on s'attend d'eux qu'ils prennent des mesures de biosécurité raisonnables dans l'exercice de leurs fonctions. RésuméL'importance de la biosécurité en production agricole
La biosécurité est d'importance cruciale, qu'il s'agisse des installations à environnement contrôlé d'un poulailler ou simplement le pâturage facilement accessible d'une ferme laitière ou d'une exploitation de bovins de boucherie. Au cours de la dernière décennie, la salubrité des aliments, la santé publique et la santé des animaux sont devenues des préoccupations majeures partout dans le monde. Les programmes d'assurance de la qualité et HACCP (analyse des risques et maîtrise des points critiques) sont adoptés sont adoptés ay stade de la production primaire, c'est-à-dire de l'exploitation agricole, avec la biosécurité jouant un rôle clé pour tout le secteur de la production alimentaire et de la transformation des aliments. En tant que producteurs primaires d'aliments, les agriculteurs et tous ceux impliqués en agriculture doivent leur part, mettant à profit les connaissances nouvelles et la technologie de pointe pour constam-ment accroître la salubrité des denrées, maintenir et améliorer la santé des animaux, et protéger l'environnement. On devra mettre l'accent davantage sur la prévention en recourant aux normes de biosécurité et d'hygiène fondamentale, à des systèmes de production fermés, à des registres détaillés et à l'identification des animaux. Pour être valable les plans de gestion des éléments nutritifs devront comporter un volet sur les mesures de biosécurité. Comme les dangers et les risques varient en fonction des espèces et des genres d'exploitations, le programme qui fonctionne bien sur une ferme pourrait se révéler inapproprié ou inefficace sur une autre. Chaque producteur agricole a besoin d'élaborer, en consultation avec son vétérinaire, un plan de biosécurité spécifique et détaillé. À noter que le contrôle des visites exposé dans la présente fiche technique ne constitue qu'une seule facette d'un plan de biosécurité complet. Les étapes de l'élaboration d'un plan de biosécurité
Les agriculteurs d'aujourd'hui ont recours à la biosécurité pour protéger leurs terres, leurs animaux et leur mode de vie. Tout visiteur doit respecter les exigences particulières de chaque ferme et les directives applicables à chaque denrée. Les progrès actuels dans la plupart des denrés au niveau local, provincial et national dans le domaine de l'assurance de la qualité devraient être adoptés et clairement affichés pour les visiteurs.
Figure 1. Limiter l'accès aux installations pour bovins. Les visiteurs devraient porter une combinaison propre et observer à la lettre les protocoles de nettoyage et de désinfection. Références
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