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Un traitement potentiel au chlorate de sodium pour éliminer les salmonelles chez les porcs
Les salmonelles, dont l'étude revêt une grande importance, cause la salmonellose chez les animaux de ferme (y compris la volaille) et constitue l'un des principaux pathogènes d'origine alimentaire associés à la viande et aux produits à base de viande. Tous les ans, environ 1,4 million de cas de salmonellose humaine et environ 600 décès dus à une intoxication alimentaire liée aux salmonelles sont signalés aux États-Unis. Chez les porcs, la forme clinique de salmonellose est courante, ce qui se traduit par d'importantes pertes financières pour l'industrie porcine. Selon une étude américaine, dans certains États, les résultats de dépistage sont positifs chez les deux tiers des porcs des exploitations porcines. Salmonella typhimurium DT 104 est le salmonelle qui entraîne des intoxications et même la mort chez les humains. Les données de l'Animal Health Laboratory (laboratoire de santé des animaux) de l'Université de Guelph ont révélé que, de janvier à septembre 1999, 19 troupeaux de porcs de l'Ontario étaient atteints d'une infection à Salmonella typhimurium DT 104. L'intestin et les tissus lymphatiques qui y sont associés sont les principaux réservoirs de salmonelles chez les porcs. Les carcasses peuvent être contaminées par ces bactéries en raison de fuites de matières fécales au cours de l'éviscération. Puisque l'intestin est un important réservoir de salmonelles, la réduction de ces bactéries chez les porcs à la ferme et avant la transformation est l'une des nombreuses mesures de lutte qui s'imposent. Une diminution des salmonelles dans l'intestin et les matières fécales peut réduire considérablement le risque de contamination des carcasses dans les usines de transformation et, par conséquent, permettre de produire une viande de porc davantage salubre. Une étude récente en laboratoire (Journal of Food Protection,
2001), qui a été réalisée par les scientifiques
de l'USDA au Texas, a démontré que l'ingestion de faibles
doses de chlorate de sodium tue Salmonella typhimurium et E. coli
O157: H7 chez les porcins et les bovins. Ces résultats offrent
potentiellement une approche pratique pour réduire les concentrations
de ces pathogènes à la ferme. Comment le chlorate de
sodium tue-t-il Salmonella typhimurium et E. coli O157:
H7. Ces deux bactéries contiennent une enzyme connue sous le
nom de nitrate réductase respiratoire. Cette enzyme qui transforme
accessoirement le chlorate (ClO3-), un analogue du nitrate,
en chlorite (ClO2-) qui, à son tour, tue les deux
pathogènes. Le nitrate n'influe pas sur les bactéries
bénéfiques présentes dans le tractus intestinal,
car ces dernières ne possèdent pas de nitrate réductase
respiratoire. Au cours de deux expériences distinctes, on a
administré par voie orale de 8 x 107 unités formant
colonies (CFU) de Salmonella typhimurium à un total
de 45 des porcelets sevrés âgés de 26 à
29 jours. Les porcelets ont été divisés de façon
aléatoire en groupes de traitement dans des parcs séparés.
On a ensuite administré oralement aux sujets de chaque groupe
une quantité de chlorate de sodium pouvant atteindre 0,04 grammes
par kilogramme de poids vif à deux reprises, soit au bout de
8 heures et de 16 heures suivant l'administration de Salmonella
typhimurium. Les porcelets ont été abattus à
des intervalles de 8 heures (cinq par groupe) après le dernier
traitement au chlorate de sodium. Des échantillons de matières
fécales recueillis par autopsie ont alors été
mis en culture à des fins d'analyse qualitative et quantitative
des salmonelles et d'autres bactéries. Les résultats
des expériences ont révélé que le traitement
au chlorate a eu un important effet sur les concentrations de salmonelles.
Au bout de 16 heures suivant la dernière administration de
chlorate, le nombre de salmonelles intestinales a diminué de
150 fois. On a aussi observé un effet par interaction du temps,
ce qui laisse supposer que l'effet du chlorate dépendait de
la concentration. On n'en est encore qu'aux premiers stades de la
recherche et la FDA doit approuver cette méthode nouvelle avant
que son usage devienne répandu au sein de l'industrie de l'élevage
des États-Unis. L'administration de chlorate aux animaux pourrait
se faire par voie orale avant le transport à l'abattoir ou
par ajout dans leur eau avant le déchargement ou dans les parcs
d'attente. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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