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Conseils pour la qualité et la salubrité de la viande de porc
Table des matières
Conseil no 1. Adhérer à un programme d'assurance de la qualitéEn adhérant au programme AQCR, non seulement vous montrez aux consommateurs que vous appliquez les normes les plus élevées en matière de salubrité et de qualité de la viande de porc, mais vous faites aussi la preuve que vous avez confiance dans votre capacité de satisfaire aux normes les plus exigeantes de l'industrie alimentaire. Vous pouvez appeler Ontario Pork au 1 877 ONT-PORK (668-7675) pour obtenir tous les renseignements sur les formalités d'adhésion au programme. Conseil no 2. Éviter les résidus de médicamentsLes résidus de médicaments sont rares de nos jours dans la viande de porc canadienne. Les résultats d'une enquête menée en 1994 et 1995 ont montré que 99,8 % de la viande de porc canadienne est exempte de résidus de médicaments. Le but est d'éliminer complètement les résidus de la viande de porc. Pour atteindre ce but, la démarche suivante s'impose :
Conseil no 3. Utiliser les bonnes méthodes de traitement des porcelets et le bon matérielLes pertes occasionnées dans les abattoirs par la nécessité d'éliminer les parties des carcasses rendues invendables à cause des abcès et de l'arthrite coûtent à l'industrie ontarienne du porc des millions de dollars chaque année. Qui plus est, la contamination des carcasses par les abcès pose un problème de salubrité des aliments pour le consommateur. L'exécution des interventions de routine sur les animaux avec des outils sales et mal aiguisés ainsi que l'utilisation inappropriée de ces outils pour effectuer des chirurgies mineures peuvent causer des foyers d'infection bactérienne qui sont la cause principale des abcès et de l'arthrite. Pour éviter ou réduire au minimum les abcès et l'arthrite :
Conseil no 4. Cesser toute alimentation dans les 12 à 18 heures qui précèdent l'abattageLe contenu intestinal, lorsqu'il se répand durant l'éviscération à l'abattoir, pose un risque de contamination de la carcasse par les agents pathogènes, ce qui oblige à parer cette dernière. La probabilité que cet incident se produise à l'abattoir est plus élevée quand la période de jeûne recommandée n'a pas été respectée. Les études montrent que le jeûne des porcs pendant les 12-18 heures qui précèdent l'abattage peut aider à prévenir non seulement la contamination par les matières fécales à l'abattoir, mais aussi la propagation des agents pathogènes fécaux et des résidus de médicaments d'un animal à un autre durant le transport et l'attente à l'abattoir. Conseil no 5. Utiliser de bonnes méthodes de manutention des porcsLa manutention des animaux, en particulier, celle qui a lieu avant l'abattage de l'animal, a des répercussions majeures sur la qualité et la salubrité de la viande qui en sera tirée. Des méthodes de manutention brutales peuvent causer des hématomes (bleus) sur la carcasse, une viande PSE (viande pâle, molle et exsudative) ou une viande DFD (viande sombre, dure et sèche), la contamination de la carcasse par des pathogènes, voire la mort de l'animal. Pour maximiser la qualité de la viande de porc et en améliorer la salubrité, et pour limiter les pertes économiques, les producteurs devraient porter une très grande attention aux méthodes de chargement des porcs dans les camions, à la densité de chargement, aux conditions météorologiques sévissant au moment du transport (chaleur ou froid) et à la manutention des porcs en douceur. On peut consulter les lignes directrices sur la manutention des porcs dans la publication 1898/F, Code de pratiques recommandées pour le soin et la manipulation des animaux de ferme - Porcs, que l'on peut obtenir en écrivant à la Direction générale des communications, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0C7.
Conseil no 6. Poids cible de marchéLe poids de marché est un facteur critique tant pour la qualité du porc que pour la rentabilité de l'élevage. Des poids de marché uniformes permettent des produits de porc uniformes et constants. Conseil no 7. Utiliser les bonnes techniques d'injectionLes résultats de l'audit-qualité de la chaîne de production du porc qui a été mené par le National Pork Producers Council's (NPPC) ont montré que, chez 11,3 % des porcs mis en marché chaque année, la carcasse présentait un certain nombre de lésions imputables à des mauvaises techniques d'injection. Précautions à prendre quand on donne des injections aux porcs :
Conseil no 8. Élaborer un plan de biosécuritéIl est essentiel de mettre en place un programme de biosécurité efficace pour protéger les animaux contre les maladies et améliorer l'état sanitaire. Des porcs en bonne santé non seulement produisent une viande de première qualité, mais aussi ils consomment moins de médicaments et rapportent plus d'argent à l'éleveur. Un plan de biosécurité suppose les mesures suivantes :
Conseil no 9. Appliquer un programme d'assainissementLa maladie, lorsqu'elle ne cause pas la mort de l'animal, cause un retard de croissance et de développement. Un programme d'assainissement efficace contribue à réduire la maladie et à diminuer le besoin d'antimicrobiens. Des organismes comme les salmonelles peuvent survivre jusqu'à 9 mois dans le fumier à une température de 22 ºC. Les porcs peuvent aussi consommer des résidus d'antibiotiques quand ils absorbent des matières excrétées par les animaux qui reçoivent ce genre de médicaments. Un programme d'assainissement suppose les mesures suivantes :
Conseil no 10. Établir un plan de formation et de communicationOn ne fait pas toujours attention aux répercussions que peut avoir une mauvaise communication dans un élevage porcin sur la qualité et la salubrité du produit. Or, certains problèmes de qualité et de salubrité ou d'innocuité (comme les résidus de médicaments et les aiguilles brisées) peuvent être évités grâce à de bonnes communications, à une bonne formation des employés et à un bon système de consignation des données.
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