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Valeurs de référence

Auteur : Ed Barrie, spécialiste de l'élevage des porcs - truies, maternites, pouponnière/MAAARO
Date de création : 01 août 2002
Dernière révision : 26 mars 2008

Toute analyse des normes de rendement relatives à la production porcine repose inévitablement sur des valeurs de référence. Ces repères servent de normes en vue de la comparaison de la production d'unités particulières. Deux points au sujet des valeurs de référence doivent être retenus. D'abord, il s'agit des résultats qu'obtiennent les fermes exploitant une unité complète; ensuite, les valeurs ne correspondent à l'objectif final d'aucune unité. De fait, il est souhaitable de dépasser ces repères, et il est important de comprendre que ces valeurs changeront en fonction du temps.

Production totale annuelle

Même si le calcul de la production totale annuelle est relativement simple, il peut refroidir les plus enthousiastes. La première méthode de calcul consiste à diviser le nombre total d'animaux d'un groupe de truies qui a été vendu au cours d'une année particulière par le nombre de truies. Le résultat devrait être supérieur à 20 et, dans certains cas, à 22. Selon la deuxième méthode, il faut multiplier le nombre de truies dans le troupeau par 20 ou 22 et comparer le résultat au total des ventes sur le marché durant l'année en question. Il s'agit ici de valeurs de référence, car bon nombre d'exploitations produisent et vendent plus de 22 animaux par truie par année, tandis que pour de nombreuses autres, ce chiffre est de 20 animaux ou moins.

Pour calculer le total des ventes, d'autres valeurs doivent aussi être examinées de près parce qu'elles influent directement sur la production.

Les taux de mortalité chez les reproducteurs (qui englobent les truies, les jeunes truies et les verrats) doivent être inférieurs à 4 p. cent par année. Avant le sevrage, ces taux (c.-à-d. les taux de mortalité des petits encore auprès des truies) ne doivent pas dépasser 10 p. cent du nombre de porcs nés vivants. Le fait d'inclure ou d'exclure les porcs morts-nés et les fœtus momifiés peut entraîner une importante variation de cette valeur. Le respect du taux de 10 p. cent exige souvent une aide supplémentaire, particulièrement au cours des 48 premières heures suivant la naissance, quoiqu'il soit plus facile de ne pas excéder ce repère dans les installations où les conditions (variation de la température, hygiène et protection contre les truies) sont optimales.

Chez les porcs en nourricerie, les taux de mortalité doivent être inférieurs à 2 p. cent et, on doit accorder une attention particulière à la nutrition, à la température et à l'hygiène et être en mesure de réagir rapidement aux éclosions de maladies, dans ces installations. Au stade de l'engraissement, le taux maximal type de perte d'animaux est de 3 p. cent. C'est toutefois chez les " culots de portée ", c.-à-d. les porcelets chétifs qui ne pèsent que 20 livres et accusent un retard de 20 jours, qu'il est extrêmement difficile de maintenir le taux de mortalité cible. Bien que le pourcentage d'animaux de cette catégorie ne doive pas excéder 2 p. cent, de nombreux éleveurs sont aux prises avec des taux supérieurs.

Taux de mise bas - Comme les éleveurs estiment que cette valeur est difficile à calculer, bon nombre d'entre eux en font abstraction. Il s'agit simplement du pourcentage de reproductrices qui mettent bas. Cette valeur varie selon la saison et des facteurs comme la température, la qualité des aliments, les maladies et les problèmes de sperme, pour n'en citer que quelques-uns, peuvent influer sur elle. On peut calculer assez facilement le taux de mise bas propre à un cycle de quatre mois à l'aide des résultats obtenus. La valeur de référence dans ce cas est de 80 p. cent et plus, bien que dans de nombreuses exploitations, ce pourcentage soit beaucoup plus faible ou simplement inconnu.

L'énumération des valeurs de référence dans le présent article est loin d'être exhaustive. Il est important de retenir que la nutrition, le logement, la génétique, l'environnement et les êtres humains peuvent influer sur chacune de ces valeurs. Les incidences de la modification de l'un de ces facteurs, qui peuvent être nuisibles ou bénéfiques, sont susceptibles de ne pas être observables durant une longue période.
Ce qui importe est que les gestionnaires mettent en place un système quelconque qui leur permet de déterminer et de consigner les niveaux de rendement de leurs troupeaux en fonction des valeurs de référence et de comparer ces résultats à d'autres valeurs de référence à l'échelle de l'industrie.

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