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Les polluants atmosphériques dans les porcheries : un problème plus important en hiver
En raison de la baisse de la température durant la nuit, il faut réduire la ventilation dans les porcheries pour y conserver la chaleur. À l'arrivée de l'hiver, la ventilation doit être réduite en permanence, d'où la nécessité de surveiller de plus près les effets éventuels de cette mesure sur la charge de polluants et les conséquences de celle-ci sur les animaux ainsi que sur les personnes affectées à la porcherie. Dans ce numéro de Pork News and Views et dans les suivants, je présenterai des renseignements de base portant sur les polluants atmosphériques dans les porcheries, les problèmes que ces matières peuvent susciter, certaines limites d'exposition recommandées et les possibilités de lutte. Les concentrations excessives de polluants peuvent nuire à la productivité des animaux ainsi qu'à la santé des êtres humains. Examinons d'abord la poussière ou les " particules ". Les substances qui polluent les bâtiments abritant le bétail proviennent des activités d'élevage : particules d'aliments, de peau et de matériaux de construction, gaz du métabolisme des animaux et microbes vivant dans les animaux et à proximité d'eux et microbes proprement dits de diverses sources. Au cours de l'examen des sources de particules, les chercheurs ont relevé toutes les sources imaginables, retenant même l'usure du bois et du béton des bâtiments. Aucune provenance n'a été écartée. En outre, les chercheurs ont recensé tous les facteurs pouvant potentiellement influer sur les concentrations de polluants atmosphériques dans les bâtiments clos : les activités des animaux, la température de l'air, l'humidité relative, le débit de ventilation, la densité d'occupation et le volume de l'espace d'air par animal, le type d'aliment et la méthode d'alimentation ainsi que le type et la composition de la litière. Dans certaines situations, chacun de ces éléments peut théoriquement constituer le principal facteur en cause dans un milieu pollué. De plus, de nombreuses interactions entre ces facteurs sont possibles. Les particules dans l'air peuvent causer des odeurs désagréables et on a tenté de réduire ces dernières par filtration de l'air. C'est sans doute pour des motifs d'ordre social qu'on lutte contre les odeurs provenant des porcheries. Le fait de régler les autres problèmes liés à la manutention des matières résiduaires et aux émissions de polluants permettra probablement aussi de réduire les odeurs. TerminologieLa poussière peut englober toutes les fines particules, dont les gouttelettes de liquides comme celles qui forment le brouillard, qui sont mesurées sous forme de particules à l'aide de compteurs optiques. En général, toutefois, la poussière désigne les particules de matières solides qui sont assez petites pour être facilement mises en suspension dans l'air et demeurer à cet état durant une longue période. On y englobe généralement les particules d'un diamètre aérodynamique de 100 m (diamètre d'une sphère de masse volumique présentant des propriétés dynamiques identiques à celles de la particule étudiée). Toutes les matières peuvent, dans une certaine mesure, se décomposer en fines particules qui peuvent former la poussière, ce qui explique l'hétérogénéité de celle-ci dans les bâtiments de clos. Les fines particules solides ou liquides en suspension dans l'air sont des aérosols. On s'est servi du terme " poussière totale " pour désigner la quantité totale de matières en suspension dans un volume d'air, qui est habituellement exprimée en masse par unités de volume en milligrammes par mètre cube (mg m-3). Il faut éviter ce terme étant donné que l'efficacité d'échantillonnage de tout échantillonneur déterminera la fraction de la poussière totale présente qui est réellement recueillie et mesurée. On peut donc faire en sorte que l'échantillonneur imite, par exemple, l'efficacité du système respiratoire humain, et on a mis au point des échantillonneurs offrant une efficacité d'échantillonnage nettement définie afin de caractériser des fractions particulières de poussière atmosphérique dans les milieux de travail des êtres humains. Deux fractions principales suscitent un intérêt. D'une part, la fraction inspirable, que l'on confond fréquemment avec la poussière " totale ", correspond à la fraction qu'un être humain est susceptible d'inhaler lorsqu'il respire normalement. D'autre part, la fraction respirable se dépose dans la région alvéolaire des poumons qui assure la fonction respiratoire et risque donc d'être plus dangereuse pour la santé. La répartition des particules dans ces fractions est fonction de la vitesse d'inspiration de l'air, des caractéristiques aérodynamiques des particules de poussière et de l'efficacité de piégeage des particules dans les voies respiratoires supérieures. La nature de la poussièreLa poussière présente dans les porcheries provient de nombreuses sources et comporte donc bon nombre de substances. De plus, compte tenu de la nature des processus qui produisent la poussière et influe sur elle par la suite, les particules qui la composent peuvent avoir un certain nombre de formes et de tailles. Les particules assez grosses pour se déposer rapidement ne seront en suspension dans l'air que pendant une courte période. Toutefois, lorsqu'on nourrit les animaux ou qu'on ajoute de la litière au sol, les concentrations de poussières peuvent être très élevées. Puisque la bouche et le museau sont très proches de ces sources de poussière lorsque les porcs se nourrissent ou fouillent, ces derniers peuvent être exposés à des concentrations considérables de poussières. La plupart des particules qui forment la poussière dans les porcheries se classent dans la plage de tailles respirables, bien que la masse de cette fraction puisse être faible. Des examens au microscope et des analyses chimiques ont révélé que la poussière dans les bâtiments de claustration se forme principalement à partir des aliments des porcs (masse). Les particules respirables sont surtout des matières fécales, tandis que les particules de plus grande taille proviennent principalement des aliments. Les milieux qu'occupe le bétail comportent d'importantes quantités de microorganismes. Les particules en suspension dans l'air sont d'importants porteurs de microbes et la dynamique des particules joue donc un rôle de premier plan dans la dispersion, la survie et le dépôt de ces microorganismes. Conclusion : bien que l'on tente de réduire la poussière
dans les porcheries, pour l'instant, sa présence est inévitable,
particulièrement lorsqu'on doit réduire la vitesse de
ventilation. Compte tenu de la composition de la poussière
dans ces bâtiments et des concentrations de poussières
auxquelles les travailleurs sont susceptibles d'être exposés,
il est essentiel que ces derniers soient munis de masques afin de
protéger leur santé. Le port de masque est particulièrement
important au cours de longues périodes d'exposition ainsi qu'en
hiver au moment où les concentrations de poussières
sont sans doute les plus élevées. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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