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Infection du troupeau par le biais de l'insémination artificielle
Le tractus urogénital du verrat contient de nombreuses bactéries qui peuvent contaminer la semence pendant l'éjaculation et la collecte. Certaines recherches suggèrent que ces contaminants nuisent à la survie du sperme plutôt que d'infecter l'utérus de la truie. En ajoutant des antibiotiques au dilueur pour le traitement du sperme, on minimise le risque d'une telle infection. Parmi les infections générales, certaines maladies bien précises infectent aussi le tractus génital du verrat. Ainsi, le sperme peut servir d'incubateur à des virus et à des bactéries et la truie receveuse peut être infectée, et ce, malgré les barrières de biosécurité du troupeau. Au Canada, parmi ces maladies, de nombreuses sont considérées comme exotiques (fièvre aphteuse, brucellose, peste porcine et pseudorage); grâce à une régulation stricte de quarantaine et d'importation, nous pouvons les garder hors du pays. Les maladies virales endémiques comme le parvovirus et le virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (VSRRP) peuvent poser problème. L'infection au parvovirus est si répandue en Ontario que toutes les truies faisant partie d'un troupeau de reproduction devraient être protégées contre la maladie dans le cadre du programme de vaccination du troupeau auquel elles appartiennent. Le VSRRP est en progression dans la province et, bientôt, un vaccin sera disponible pour le troupeau reproducteur. Certaines recherches suggèrent que le virus peut se propager par le sperme lors d'une monte naturelle. Cependant, des recherches récentes montrent que la dilution de la semence à l'aide d'un dilueur peut réduire la concentration du virus jusqu'à une quantité moindre que ce qu'on retrouve dans une dose infectante. Parmi les maladies bactériennes, les différentes souches de leptospirose sont les plus préoccupantes. Le sperme est l'un des principaux chemins que la leptospirose peut emprunter pour s'introduire dans un troupeau biosécurisé. Ici aussi, la vaccination contre cette maladie chez les animaux destinés à la reproduction devrait faire partie du plan de santé du troupeau. Avant qu'un verrat soit envoyé vers une ferme d'élevage commercial, il doit passer une série de prises de sang afin de s'assurer qu'il n'est porteur d'aucune maladie exotique. Agriculture Canada exige des résultats de tests négatifs avant que le verrat ne quitte son troupeau d'origine; la procédure est la même à la fin d'une période de quarantaine pour la brucellose, la pseudorage, la tuberculose, la gastro-entérite transmissible du porc et les différents sérotypes de leptospirose porcine. Les verrats sont gardés en isolation sur la ferme et testés à nouveau pour ces cinq maladies tous les six mois. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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