Conséquences
de la qualité de l'air sur la santé des personnes qui
travaillent dans des bâtiments d'élevage
Table des matiéres
- Introduction
- La poussière et votre santé
- État de santé des éleveurs
- Bronchite
- Asthme lié au milieu de travail
- Syndrome d'intoxication par la poussière
organique aigu ou chronique
- Maladie du poumon de fermier
- Quels sont les risques de contracter cette maladie?
- Comment prévenir la maladie du poumon
de fermier
- Conclusion
- Remerciements
Introduction
Chacun de nous connaît une personne chez qui le travail à
l'intérieur des bâtiments d'élevage a fini par provoquer
des difficultés respiratoires. Il y a un certain nombre de personnes
qui ne peuvent plus supporter d'entrer dans une étable à
cause de la poussière qui se trouve dans l'air au moment de la
distribution du foin et du renouvellement de la litière paillée.
Nombreuses aussi sont les personnes qui ne peuvent rester longtemps
dans une porcherie sans souffrir ensuite d'oppression thoracique ou
de sérieuses quintes de toux. Souvent, nous nous disons que ce
genre d'ennuis ne nous arrivera pas et que les gens qui réagissent
ainsi sont « de petites natures ». Pourtant, ces troubles
sont loin d'être drôles pour les agriculteurs qui en sont
réduits à vendre leur exploitation ou à ne plus
participer aux travaux de l'élevage parce que, au beau milieu
de leur carrière, ils se sont mis à souffrir d'affections
respiratoires telles que la bronchite chronique et l'asthme causé
par le milieu de travail, ou pire encore, la maladie du poumon de fermier.
L'objet de la présente fiche est de décrire plusieurs
troubles de santé qui peuvent affecter les personnes travaillant
sur les exploitations agricoles à cause de la qualité
de l'air dans les bâtiments d'élevage, ainsi que les moyens
permettant de se protéger contre l'apparition de ces troubles.
La poussière et votre santé
Le principal inconvénient de l'atmosphère qui règne
dans les bâtiments d'élevage tient à la présence
de poussière respirable. Les fines particules de poussière
qui pénètrent dans l'appareil respiratoire sont perçues
par le corps humain comme des corps étrangers contre lequel celui-ci
doit se défendre. Les principaux effets de la poussière
sur la santé sont une réponse inflammatoire (irritation
chronique) ou une réponse d'intoxication. Les particules de poussière
agissent en effet à la manière d'une substance toxique
vis-à-vis des cellules avec lesquelles elles entrent en contact.
Il est cependant rare qu'elles déclenchent une modification de
la réponse immunitaire.
Le rôle de l'appareil respiratoire est de permettre à
l'air d'entrer en contact étroit avec le réseau sanguin
pour que les échanges d'oxygène et de gaz carbonique puissent
avoir lieu. Comme le montre la figure 1, les poumons
sont bien protégés contre la p oussière par de
nombreux filtres, situés dans le nez et les voies respiratoires,
qui servent à intercepter les particules de poussière
avant qu'elles ne parviennent aux bronches et aux alvéoles pulmonaires.
Il y a trois grands facteurs à considérer quand on évalue
les dangers associés à la poussière : 1) la
pénétration de la poussière, 2) la réaction
de l'organisme et 3) les conséquences sur la santé.

Figure 1. Les particules de poussière
et l'appareil respiratoire humain
Il faut d'abord que les particules en suspension dans l'air pénètrent
dans l'appareil respiratoire. Pour cela, elles doivent être suffisamment
petites et leur concentration suffisamment élevée pour
parvenir à déjouer les défenses de l'appareil respiratoire,
ou bien il faut que la poussière soit toxique. Quand des particules
envahissent l'appareil respiratoire, celui-ci met en oeuvre des réactions.
On distingue deux types fondamentaux de réactions : les
symptômes immédiats et les symptômes différés.
Les symptômes immédiats d'une allergie respiratoire peuvent
être l'irritation des yeux, la congestion nasale, l'écoulement
nasal ou l'irritation de la gorge.
Les symptômes différés comprennent les maux de
tête, les étourdissements, la nausée, l'essoufflement,
la fièvre et les vomissements, aboutissant à la toux sèche
et aux troubles respiratoires. Ces symptômes se déclarent
en général 3 ou 4 heures après l'inhalation de
la poussière pour atteindre leur paroxysme après 7 ou
8 heures et disparaître au bout de 24 heures. La « maladie
du poumon de fermier » et le « syndrome d'intoxication par
la poussière organique » sont des exemples d'hypersensibilité
de l'appareil respiratoire à un type de poussière précis.
Les effets sur la santé sont de trois ordres. Premièrement,
l'appareil respiratoire peut subir des lésions temporaires qui
disparaissent rapidement quand la personne touchée cesse d'être
en contact avec la poussière. Deuxièmement, l'appareil
respiratoire peut être atteint de lésions insidieuses tels
que la bronchite ou l'asthme lié au milieu de travail après
un contact prolongé avec la poussière. La réaction
n'a pas le caractère explosif d'une réaction allergique,
mais se traduit par divers symptômes tels que la toux, l'essoufflement
ou une diminution de la capacité pulmonaire. Toutefois, chez
la plupart des travailleurs qui cessent d'être exposés
à la poussière, l'appareil respiratoire peut se rétablir
complètement. Troisièmement, les travailleurs agricoles
peuvent être atteints de lésions pulmonaires permanentes,
sans avoir manifesté de réactions allergiques, quand ils
respirent continuellement de la poussière durant de longues périodes.
Cette situation finit par endommager irrémédiablement
certaines parties de leurs tissus pulmonaires, entraînant une
réduction de la capacité respiratoire. Malheureusement,
ces dommages sont irréversibles.

Figure 2A
Figure 2B
A l'intérieur d'une étable, la poussière fine
dégagée dans l'air par le foin et la paille est à
peine visible (figure 2A) mais, sous un fort éclairage, par exemple
dans les rayons du soleil, on peut voir la quantité de poussière
suspendue dans l'air (figure 2B).

Figure 3A
Figure 3B
Bien que les infimes particules de poussière ne soient pas visibles
à l'oeil (figure 3A), l'air d'une porcherie contient une grande
quantité de poussière (figure 3B).
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État de santé des éleveurs
L'examen d'une série d'études menées en Australie,
en Finlande, au Danemark, en Suède, en Icosse, aux États-Unis
et au Canada a permis de constater que les travailleurs agricoles connaissent
des taux très élevés de troubles respiratoires
liés au travail. Comme le montre le tableau
1, dans le secteur laitier, environ une personne sur cinq souffre
de problèmes de bronchite directement imputables à la
qualité de l'air des étables, une personne sur vingt souffre
d'asthme et une personne sur dix-huit de symptômes associés
à la maladie du poumon de fermier. Les statistiques sont encore
plus sombres chez les éleveurs de porcs.
Tableau 1. Statistiques concernant
les risques de troubles respiratoires chez les personnes travaillant
sur les exploitations agricoles en Ontario
Fourchettes (%)
| Affections soupçonnées |
Ferme laitière |
Ferme porcine |
Ferme avicole |
Symptômes connus |
| Bronchite-Aiguë |
N/C
|
70-90 %
|
15-25 %
|
Toux, mucosités, sensation d'oppression de la poitrine,
essoufflement, respiration sifflante |
| Bronchite-Chronique |
10-20 %
|
15-30 %
|
8-15 %
|
Toux, mucosités, sensation d'oppression de la poitrine,
essoufflement, respiration sifflante |
| Asthme lié au milieu de travail |
4 - 7 %
|
20 - 30 %
|
5 - 10 %
|
Sensation d'oppression de la poitrine, essoufflement, respiration
sifflante |
| Syndrome d'intoxication par la poussière organique-Aigu
ou chronique |
N/C
|
20 - 30 %
|
N/C
|
Épisodes fiévreux, maux de tête, courbatures,
état grippal, essoufflement |
| Poumon de fermier |
2 - 10 %
|
N/C
|
N/C
|
Symptômes semblables à ceux du syndrome d'intoxication
par la poussière organique |
N/C = données non connues
Bronchite
La bronchite est l'affection la plus commune chez les personnes qui
travaillent dans les élevages. Elle se caractérise par
l'accroissement de la toux et des mucosités. Les cellules qui
tapissent les voies respiratoires sécrètent une quantité
excessive de mucosités destinées à intercepter
et à expulser les particules de poussière. Les symptômes
de bronchite se produisent en général chez les personnes
qui travaillent deux heures ou plus par jour dans des bâtiments
d'élevage où l'air est chargé de poussière.
On parle de réponse « aiguë » quand la réaction
survient immédiatement ou peu de temps après l'inhalation
de la poussière. Quand les symptômes durent au moins trois
mois par an pendant au moins trois ans, on parle de « bronchite
chronique ».
Certains éleveurs souffrent d'une obstruction des voies respiratoires
qui peut ou non s'accompagner de bronchite chronique. La surproduction
de mucosités dans les voies respiratoires a pour effet de réduire
le flux de l'air et de provoquer l'essoufflement.
Asthme lié au milieu de travail
L'asthme lié au milieu de travail est causé par l'augmentation
de la réactivité des voies respiratoires ou conduits aériens.
Il s'agit d'un type spécial de réponse allergique qui
se manifeste chez les personnes souffrant déjà d'une forme
d'asthme d'origine allergique. Toutefois, la plupart des agriculteurs
développent ces symptômes sans jamais auparavant avoir
été atteints d'allergies. Dans leurs cas, la crise d'asthme
(respiration sifflante et contraction des petits conduits aériens)
peut survenir après une seule exposition à des particules
pulvérulentes. Dans d'autres cas, il se passe des mois et des
années avant que la personne ne commence à réagir
à cet allergène.
Les cellules des muscles, répondant à l'irritation des
conduits aériens, s'enflamment et gonflent, puis provoquent une
constriction de ces conduits qui se traduit par le rétrécissement
de leur diamètre interne et cause le sifflement que l'on perçoit
à chaque inspiration et expiration. La constriction des conduits
provoque également la sensation d'oppression de la poitrine.
Les personnes qui sont très sujettes aux allergies telles que
l'allergie aux acariens ou le rhume des foins ou celles qui ont eu des
poussées d'eczéma ou des crises d'asthme dans leur enfance
risquent d'être fortement affectées tant par l'asthme que
par la bronchite.
Syndrome d'intoxication par la poussière
organique aigu ou chronique
Le syndrome d'intoxication par la poussière organique survient
après l'inhalation de quantités particulièrement
élevées de poussière et d'endotoxines. Souvent,
ce syndrome se déclare chez une personne qui vient de déplacer
ou de trier des porcs, de nettoyer un bâtiment d'élevage
en claustration ou une cellule d'entreposage du grain, ou de prélever
de l'ensilage dans un silo-tour. Les symptômes comprennent la
fièvre, les courbatures, la sensation d'oppression de la poitrine,
les maux de tête, la toux et la fatigue. Les symptômes se
font en général sentir quatre ou six heures environ après
l'inhalation de la poussière et ils peuvent persister toute la
journée du lendemain. Le rétablissement complet peut prendre
trois jours ou plus. Cette affection est relativement commune, mais
elle est souvent confondue avec la grippe.
Les chercheurs soupçonnent que des contacts prolongés
ou répétés avec des taux peu élevés
de poussière entraînent un syndrome chronique d'intoxication
à la poussière organique chez les éleveurs qui,
en plus des autres symptômes, ressentent une baisse d'énergie
insidieuse et générale.
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Maladie du poumon de fermier
Les spores d'actinomycètes, qui causent la maladie du poumon
de fermier constituent l'exemple le mieux connu de particules de poussière
nocive. Ces spores cumulent toutes les propriétés délétères
d'une poussière dangereuse parce qu'elles sont très fines,
généralement présentes en grande quantité
et susceptibles de provoquer une forte réaction du système
immunitaire chez les humains.
Lorsque le foin n'est pas assez sec et que le séchage prend
plus de cinq ou six jours, il se produit un échauffement qui
favorise le développement d'une grande quantité de moisissures
et de poussières. Quand il donne ensuite ce foin moisi à
ses bovins, l'éleveur ou son employé peut inhaler en moyenne
environ 750 000 particules de poussière à la minute.
La plupart de ces minuscules particules de poussière peuvent
aller se loger au fond des poumons.
Les symptômes de la maladie du poumon de fermier ressemblent
à ceux d'un rhume ou d'une grippe : essoufflement causé
par la congestion des poumons, toux, parfois fièvre et diarrhée.
Fait le plus important, les symptômes ne se manifestent pas pendant
le contact avec le foin moisi ou immédiatement après,
ils mettent environ quatre ou huit heures à apparaître.
En outre, comme il s'agit d'une réaction allergique, chez les
agriculteurs qui souffrent de cette maladie, le sang contient des anticorps
contre une ou plusieurs spores nuisibles trouvées dans le foin
moisi. Le médecin peut confirmer un diagnostic de poumon de fermier
en pratiquant (1) une analyse de sang (recherche des anticorps), (2)
une biopsie pulmonaire (examen des alvéoles) et (3) une radiographie
des poumons (observation de la présence de lésions cicatricielles
dans les tissus pulmonaires).
La maladie du poumon de fermier présente deux stades - le stade
aigu et le stade chronique. Le stade aigu concerne une manifestation
unique des symptômes et des troubles respiratoires à la
suite d'une exposition à du foin moisi, symptômes qui normalement
se dissipent dans les 48 heures environ. En revanche, chez la personne
atteinte du stade chronique du poumon de fermier, les lésions
des poumons sont permanentes. Le stade chronique peut survenir à
la suite d'une série de crises aiguës ou s'installer lentement
sans signes précurseurs. Dans de nombreux cas, c'est au stade
chronique que la maladie se remarque d'abord, alors que la personne
n'a jamais connu de crise aiguë.
Quels sont les risques de contracter cette maladie?
Le poumon de fermier, affection rare quand on la compare à la
bronchite ou à l'asthme non allergique, frappe le plus souvent
les éleveurs de bovins laitiers et les producteurs de céréales.
Sa prévalence est plus élevée dans les régions
agricoles où la pluviosité est élevée, en
particulier pendant la moisson, et dans les régions d'hiver rigoureux
où les éleveurs affouragent leurs animaux dans des bâtiments
clos où la ventilation est minimale. Au cours des mois d'hiver,
les éleveurs de bovins laitiers travaillent dans des espaces
clos et prélèvent le foin qu'ils donnent à leurs
animaux du bas de la réserve, endroit où les moisissures
risquent d'être présentes. De même, pendant la distribution
des ensilages, il se dégage de la poussière principalement
à cause de la quantité de spores qui s'est accumulée
au cours de la période d'entreposage. C'est aussi en hiver que
la plupart des agriculteurs commencent à manifester les symptômes
classiques de la maladie du poumon de fermier. Cependant, même
dans ces régions de production laitière, cette maladie
ne frappe pas tous les agriculteurs ou agricultrices. Certains sont
simplement plus sensibles que d'autres, pour une raison que personne
ne connaît vraiment.
Il n'existe aucun remède contre la maladie du poumon de fermier.
La personne qui a commencé à y être sensible le
sera pour le reste de sa vie. Itant donné que 10 à 30
% de tous les patients ou patientes chez qui la maladie du poumon de
fermier est diagnostiquée meurent dans les cinq ou six années
qui suivent le diagnostic, et que d'autres auront des séquelles
pulmonaires permanentes, il est important d'éviter de contracter
la maladie.
Comment prévenir la maladie du poumon
de fermier
Pour commencer, les agriculteurs doivent faire tout ce qu'ils peuvent
pour éviter d'entrer en contact avec du foin, de l'ensilage et
du grain qui ont moisi. Certains agriculteurs présentant un stade
avancé de poumon de fermier peuvent en être réduits
à laisser leur exploitation, mais d'autres, s'ils sont prudents,
peuvent continuer à y travailler. Il est fortement conseillé
de porter un masque facial ou un respirateur quand on travaille avec
du foin qui risque d'être moisi, à condition qu'il s'agisse
d'un masque efficace contre les spores de très petite taille
(moins de 1 millionième de mètre). Une autre précaution
consiste à tenir le bâtiment d'élevage propre pour
réduire la prolifération des bactéries et, au besoin,
à le ventiler. Dans la mesure du possible, les agriculteurs devraient
attendre que le foin et le grain soient secs avant de les entreposer;
ils devraient aussi aérer les réserves à foin et
à grain et brfler le foin moisi. Il existe des acides organiques
(par exemple l'acide propionique) que l'on peut épandre ou pulvériser
sur le foin pour arrêter le développement des moisissures.
Les médecins soulagent désormais certains des symptômes
du poumon de fermier grâce à des médicaments connus
sous le nom de corticostéroïdes, mais ces produits occasionnent
des effets secondaires indésirables et ne font rien pour éliminer
la maladie elle-même. Par conséquent, il est important
pour les agriculteurs et les médecins de savoir déceler
les facteurs qui prédisposent à cette maladie; les travailleurs
agricoles doivent se protéger contre ces facteurs et reconnaître
les symptômes.
Conclusion
Au Canada, les données indiquent que de nombreuses personnes
sont directement affectées par la mauvaise qualité de
l'air qui se trouve dans les bâtiments d'élevage où
elles travaillent. Dans le secteur laitier, de 2 à 10 %
des producteurs et productrices manifestent certains symptômes
de la maladie du poumon de fermier et de 0,5 % à 1 %
souffrent ou souffriront à un moment de leur vie professionnelle
de réactions critiques et d'une réduction de la capacité
pulmonaire. Le foin, la paille et le grain moisis produisent d'énormes
quantités de poussière préjudiciable à la
santé, mais même du bon foin bien conservé contient
certaines moisissures et dégage de la poussière. Dans
le secteur porcin, les risques sont encore plus grands et les éleveurs
souffrent de bronchite, d'asthme lié au milieu de travail et
de syndrome d'intoxication par la poussière organique. Les aviculteurs
ne sont pas non plus épargnés parce que c'est pendant
les périodes où ils soignent leurs volailles que les taux
de poussière et d'endotoxines sont les plus élevés.
Il est fortement recommandé aux éleveurs de porter un
appareil protégeant la respiration tel qu'un masque facial ou
un respirateur à pression positive, celui-ci étant plus
efficace, en particulier au moment de la distribution des aliments et
de la manutention des animaux. Pour plus d'information, consulter le
feuillet du Service de plans du Canada M-9707, La protection des travailleurs
contre les poussières et les gaz dans les bâtiments d'élevage.
Remerciements
Les auteurs remercient les personnes suivantes qui ont bien voulu relire
le manuscrit : K.J. Donham, Institute of Agricultural Medecine
and Occupational Health, Université de l'Iowa, I.-U.; W.D. Morrison,
Département de zootechnie et d'aviculture, Université
de Guelph (Ontario), Canada; E.M. Barber, Département de génie
rural, Université de la Saskatchewan, Canada; J.R.R. Feddes,
Département du génie rural, Université de l'Alberta,
Canada; Anna S.-Tremblay, Collège de technologie agricole et
alimentaire d'Alfred (Ontario), Canada.
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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