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Sevrage précoce des agneaux

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 431/23
Date de publication : 06/00
Commande no. 99-022
Dernière révision : 06/00
Situation : Fiches technique originale
Rédacteur : John Martin - scientifique vétérinaire, porcins, ovins et caprins/MAAO;
Christoph Wand - nutritioniste, bovins de boucherie, ovins et caprins/MAAO

Table des matières

  1. Introduction
  2. Pourquoi hâter le sevrage?
  3. Conduite du sevrage
  4. Alimentation complémentaire
  5. Règles élémentaires pour un sevrage précoce
  6. Étapes du sevrage
  7. Préparation de la brebis au sevrage par le rationnement
  8. Tarissement des brebis
  9. Infections à Clostridium


Introduction

Le sevrage est la pratique qui consiste à mettre fin au régime lacté du jeune animal - qu'il s'agisse de l'allaitement naturel assuré par la mère ou une mère adoptive ou de l'allaitement artificiel - pour passer à un régime à base de fourrages et de grain. Le terme « sevrage précoce » est relatif, mais désigne en général un sevrage qui intervient à partir de l'âge de 21 jours. Comme toute pratique d'élevage s'accompagnant d'un bouleversement soudain de la structure sociale (séparation de la brebis et des agneaux) ou d'un changement brusque de régime alimentaire et de milieu, le sevrage est une période très éprouvante pour l'animal et représente une étape critique pour la bonne santé et la conduite générale du troupeau.

Pourquoi hâter le sevrage?

L'éleveur ovin doit décider du moment du sevrage en fonction de facteurs objectifs. Dans le cas d'agneaux élevés sous la mère (naturelle ou adoptive), son but peut être d'atténuer le stress de la lactation chez les brebis ou d'aider les brebis prolifiques à élever leurs portées. Le sevrage précoce peut être un facteur important dans les troupeaux où l'on pratique la mise à la reproduction accélérée, car il permet aux brebis d'être rapidement fécondables à nouveau. La décision de pratiquer le sevrage précoce peut être prise quand les ressources en pâturage sont restreintes et que l'on a du grain à prix modique à servir aux agneaux, ce qui peut améliorer la performance et de l'agneau et de la brebis. Dans d'autres situations encore, le sevrage peut être fait avant la mise en marché lorsque les ressources en pâturage sont favorables à la finition à l'herbe des agneaux.

Dans les élevages pratiquant l'allaitement artificiel, les principaux facteurs qui motivent le sevrage précoce sont en général la main-d'oeuvre et le coût associés à la distribution du lait de remplacement, comparativement à la facilité et au coût abordable de l'affouragement avec des aliments solides. Dans le cadre d'un programme mené au Centre de recherches zootechniques d'Ottawa, les chercheurs ont calculé que les agneaux sevrés à 35 jours avaient consommé 18 kg de poudre de lait artificiel, tandis que les agneaux sevrés à 21 jours n'en avaient consommé que 8 kg par animal (en 21 jours, la quantité de lait artificiel consommée est inférieure à la moitié de celle qui est nécessaire aux animaux allaités jusqu'à 35 jours, quelles que soient les doses exactes utilisées et les différents produits). Les agneaux sevrés à 21 jours ont accusé, dans un premier temps, un ralentissement de la croissance plus sévère que les animaux sevrés plus tard. Or, cet inconvénient est compensé par la diminution du coût et le rétablissement rapide des animaux. Il est vrai que les agneaux prennent du poids plus vite quand ils sont élevés au lait et/ou à l'aliment d'allaitement que lorsqu'ils sont sevrés de bonne heure, mais encore faut-il que la brebis continue de produire le lait qui leur est nécessaire. Quoi qu'il en soit, ce gain au niveau de la croissance revient souvent cher et doit être mis en balance avec d'autres facteurs. Le raisonnement concernant les différents âges du sevrage est résumé au tableau 1.

Tableau 1. Les différents âges du sevrage et l'effet du sevrage à ces âges sur les contraintes de production des agneaux et autres facteurs
Âge du sevrage Contrainte de production Avantages Inconvénients
21 jours Allaitement artificiel Réduction des coûts, de la main-d'oeuvre Adaptation à l'aliment solide, stress
35 jours Allaitement artificiel Croissance rapide Coût, main-d'oeuvre
35-56 jours Intervalle d'agnelage Préparation à la saillie Lactation de la brebis
2-4 smaines avant la mise en marché Qualité de la carcasse Finition au grain Faible indice de conversion alimentaire
Mise en marché S/O Régime à base de pâture, de fourrages Qualité de la finition

 

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Conduite du sevrage

La meilleure façon de conduire le sevrage est de soustraire l'agneau à sa source de lait, qu'elle soit une brebis ou un distributeur de lait de remplacement. Or, cette opération peut mal se passer si elle n'a pas été planifiée et réalisée méthodiquement. Quand on laisse les agneaux dans le local et au sein des groupes où ils se trouvaient durant leur allaitement, les stress qu'ils subissent sont seulement ceux du changement de régime et de la rupture des liens avec la brebis nourrice. Si en plus on transfère les agneaux sevrés dans un nouveau milieu, leur stress s'accroît d'autant. Il faut tenir compte de la grosseur de l'agneau, du stade de lactation de la brebis (risque de mammite) et du degré d'accoutumance au grain ou au fourrage pour évaluer la capacité de l'agneau de se tirer d'affaire avec des aliments solides. En outre, il faut que les aliments commerciaux pour agneaux soient minutieusement formulés pour assurer la santé de l'animal ainsi que l'efficacité alimentaire et la rentabilité économique.

Dans le cas du sevrage précoce, la capacité de l'animal à manger suffisamment d'aliments solides est le facteur crucial. Il faut se rappeler aussi que les aliments contenant de l'urée ne doivent pas être servis aux agneaux dans les deux semaines qui suivent le sevrage étant donné le développement encore incomplet de leur rumen.

Alimentation complémentaire

On entend par alimentation complémentaire le fait de servir un aliment de très grande qualité (titrant de 17 à 20 % de protéine brute - PB) que seuls les agneaux sont en mesure d'atteindre. En général, cela suppose de diviser la loge où vivent les agneaux et leurs mères par une cloison dans laquelle on pratique des ouvertures qui ne laissent passer que les agneaux, et non leurs mères. On peut s'arranger pour ménager des ouvertures dont la dimension est réglable, entre 15 et 25 cm (6 et 10 pouces), dans une barrière ou une cloison mesurant au moins 50 cm (24 pouces) de hauteur de sorte que les brebis ne peuvent la franchir en sautant. La figure 1 montre certains détails de l'aménagement d'un passage pour agneaux dans une cloison. Un modèle d'aliment complémentaire est donné dans le tableau 2.

Tableau 2. Exemple d'aliment complémentaire pour agneaux titrant 17,9% de PB. Des aliments complets de bonne qualité sont vendus chez les détaillants et fabricants d'aliments du bétail.
Ingrédient % de la ration*
(tel quel)
Transformation de l'ingrédient Apport de l'ingrédient
Orge
35
aplatissage, mouture
énergie
Avoine
35
aplatissage, mouture
énergie
Maïs
8
aplatissage, mouture
énergie
Farine de poisson**
5
aucune
protéine
Tourteau de soya
11
aucune
protéine
Mélasse
6
(chauffage), mélange
appétabilité
Prémélange

a

aucune
vitamines, minéraux
Additif

b

mélange soigné
santé de l'agneau
*,**,a,b Voir les notes du tableau 3

 

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Règles élémentaires pour un sevrage précoce

1. De l'eau propre et fraîche doit être à portée des agneaux en permanence.
2. La distribution à volonté d'un aliment complémentaire (titrant de 17 à 20 % de PB), avant le sevrage, facilite la transition.
3. Dans les élevages pratiquant l'allaitement artificiel, les agneaux peuvent être sevrés à partir de l'âge de 21 jours.
4. Au moment du sevrage, on doit servir une ration de très grande qualité, riche en protéine (de 18 à 25 % de protéine). Une certaine proportion de protéine d'origine animale ou autre est nécessaire (p. ex. farine de poisson ou, à défaut, produits à base de soya traités thermiquement).
5. Les céréales utilisées dans les rations des agneaux sevrés tôt doivent avoir été partiellement transformées (aplaties, concassées ou floconnées); on peut cesser de transformer les céréales quand les animaux atteignent un poids vif de 22 kg (50 lb).
6. La ration doit être extrêmement appétissante; ceci est très important à ce stade de la vie de l'agneau, plus qu'à tout autre. On peut y ajouter de la mélasse pour réduire la poussière et le tri par les animaux et pour améliorer l'appétabilité. Un aliment commercial en granulés peut être envisagé pour réduire le tri, mais les agneaux le consomment en général moins volontiers que les rations à base de céréales aplaties dont le goût est rehaussé par la mélasse.
7. L'urée (au cas où l'on en donne) ne doit pas être servie dans les deux semaines qui suivent le sevrage, à moins que les agneaux aient été sevrés tard et qu'ils aient consommé suffisamment d'aliments solides pour que leur rumen ait eu le temps de se développer (l'âge minimum est de 35 jours).
8. La proportion de l'urée dans la ration (rapportée à la matière sèche) ne doit pas dépasser 1 %; ne servir que de l'urée fourragère.
9. Se conformer aux recommandations d'un programme d'alimentation établi spécifiquement pour agneaux par un nutritionniste compétent.
10. On peut ajouter à la ration post-sevrage un ionophore qui fera fonction de coccidiostatique (pour réduire le risque de foyers de coccidiose chez les agneaux) et/ou d'optimiseur du rumen.

Étapes du sevrage

1. Mettre au point le protocole de sevrage, décider des dates et préparer les locaux, de 14 à 21 jours avant le sevrage.
2. Veiller à ce que les animaux s'accoutument à l'aliment complémentaire (qu'ils en absorbent l'équivalent de 1 % de leur poids vif (par ex. un agneau qui pèse 9 kg (20 lb) doit consommer 9 x 0,01 = 0,09 kg (20 x 0,01 = 0,2 lb) d'aliment complémentaire).
3. Veiller à ce que les animaux apprennent à boire de l'eau.
4. Supprimer le lait de remplacement ou séparer les agneaux d'avec la brebis nourrice (sevrage).
5. Servir une ration riche en protéine (18 à 25 % de PB); un exemple de ration est donné au tableau 3.

 

 

Tableau 3. Deux exemples de rations de sevrage (données à partir du sevrage jusqu' à 14 jours après le sevrage). La ration 1 contient 21,4% de PB, tandis que la ration 2 en contient environ 18,5%. La ration 1 permet normalement une meilleure performance, mais elle est plus compliquée (et revient cher à fabriquer, selon la disponibilité des ingrédients).
Ingrédient Ration 1*
% de la ration (tel quel)
Ration 2*
% de la ration (tel quel)
Transformation de l'ingrédient Apport de l'ingrédient
Orge
30
41
aplatissage, mouture
énergie
Avoine
30
36
aplatissage, mouture
énergie
Maïs
5
-
aplatissage, mouture
énergie
Drèches de brasserie
9
-
aucune
protéine, énergie
Gluten de maïs
5
-
aucune
protéine
Farine de poisson**
5
5
aucune
protéine
Farine de soya
10
12
aucune
protéine
Mélasse
6
6
(chauffage), mélange
appétabilité
Pré-mélange

a

a

aucune
vitamines, minéraux
Additif

b

b

mélange soigné
santé de l'agneau

* On peut se servir de ce pourcentage au moment de préparer des lots d'aliment de 100 lb ou de 100 kg (p.ex. 35% d'orge = 35 kg dans un lot de 100 kg). Bien que l'avoine soit recommandée dans la ration, on peut la remplacer par de l'orge, à quantité égale, sans modifier l'analyse de la ration. Il est conseillé de réduire la proportion d'avoine quand la ration comporte du foin, étant donné la haute tenuer en fibre du foin et le risque de ballonnement. Le maïs peut également être remplacé par l'orge; ce remplacement augmente marginalement la teneur en PB et abaisse marginalement la teneur énergétique. Par ailleurs, le maïs peut remplacer une partie de l'avoine ou de l'orge de la ration : la teneur énergétique s'en trouvera augmentée, mais la teneur en PB sera diminuée.

** La farine de poisson est une protéine coûteuse et n'est donc pas souvent utilisée. Les teneur élevées indiquées ici ont pour objet de donner à l'organisme de l'animal une protéine de grande qualité facile à digérer. La mélasse aide à en camoufler l'odeur.

a La ration doit être supplémentée en vitamines et en minéraux. Si on utilise un prémélange, choisir un minéral conçu pour les agneaux ou les moutons (et non pour les bovins à viande ou laitiers) pour éviter les complications du métabolisme des minéraux, par exemple, la toxicité du cuivre. Au lieu supplément, on peut aussi ajouter un sel enrichi d'oligo-éléments (TM 10) et un mélange de vitamines A, D et E (10 000 UI de vitamine A par gramme), à raison de 50 grammes par 100 kg d'aliment.

b Les spécialités thérapeutiques peuvent être administrées aux agneaux, sur les conseils du vétérinaire, par l'intermédiaire de l'aliment.

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Préparation de la brebis au sevrage par le rationnement

Avant de séparer les agneaux des brebis nourrices, il faut prendre un certain nombre de mesures pour que les brebis cessent de produire du lait après le sevrage, car le lait qui reste dans le pis risque de provoquer la mammite. Ce risque est particulièrement élevé chez les races connues pour leur grande aptitude laitière (par exemple, Rideau Arcott, Friesian, et certaines souches de Dorset et de Suffolk). Dans les deux semaines précédant le sevrage, on conseille de faire passer la brebis progressivement de la ration riche en énergie qui lui est nécessaire au pic de lactation (fourrages de qualité bonne à excellente complétés par du grain) à une ration inférieure à celle dont elle a besoin pour assurer son entretien, constituée d'une quantité restreinte de mauvais foin ou de paille (digestibilité médiocre) - pasde fourrage moisi. Ce régime pauvre en énergie sera donné pendant deux ou trois jours avant le sevrage et sera maintenu pendant un certain nombre de jours après (4 à 7). Dans les élevages où les brebis sont traditionnellement difficiles à tarir, on peut également recourir au rationnement en eau. Il faut toujours donner de l'eau aux brebis chaque jour, mais en quantité rationnée, sans libre accès. Ce rationnement peut commencer un ou deux jours avant le sevrage et peut se prolonger pendant 3 jours après le départ des agneaux. Le jour même du sevrage, on peut ne donner aucune quantité d'eau.

Tarissement des brebis

1. Deux semaines avant le sevrage, commencer à diminuer la proportion de grains de la ration.
2. Cesser totalement de donner du grain 9 jours avant le sevrage; en outre, commencer à remplacer une partie du foin de deuxième coupe par du foin de première coupe. Supprimer l'ensilage de la ration.
3. Sept jours avant le sevrage, supprimer complètement le foin de deuxième coupe et les fourrages de légumineuses (trèfle, luzerne, lotier).
4. Quatre jours avant le sevrage, commencer à donner de la paille à la place d'une partie du foin mûr.
5. Deux jours avant le sevrage, donner seulement de la paille ou du foin de graminées très mûr; commencer à rationner l'eau.**
6. Sevrer les agneaux. Ne pas donner d'eau aux brebis.
7. Le jour suivant le sevrage, recommencer à donner de l'eau aux brebis mais non à volonté.
8. Quatre jours après le sevrage, laisser de nouveau les brebis boire à volonté et distribuer une ration moyenne de foin, après avoir vérifié l'état du pis (s'il est gonflé et dur, continuer de rationner l'eau et la nourriture et vérifier qu'il n'y a pas de mammite).
9. Deux semaines après le sevrage, on peut commencer à préparer les brebis en vue de la saillie.
** Faire preuve d'une extrême prudence quand il s'agit de rationner l'eau, surtout s'il fait chaud. Par temps chaud, veiller à ce que les brebis aient suffisamment d'ombre et d'eau pour éviter la déshydratation. La meilleure méthode est de leur donner libre accès à l'eau pendant une courte période seulement par jour et de s'assurer que toutes les brebis peuvent se désaltérer.
Nota : La distribution d'aliments aux brebis doit être indépendante de celle des agneaux - donner à ceux-ci un aliment auquel les brebis ne peuvent accéder dans une subdivision de la loge ou, au pâturage, dans un distributeur d'aliment à la dérobée. La transition entre un régime riche en énergie et un régime pauvre en énergie peut être réalisée à la pâture en ajustant les méthodes précédentes en fonction de la qualité et de la quantité de fourrage à brouter.

 

Quelques détails de construction d'une porte ou passage à agneaux

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Infections à Clostridium

Un autre accident qui peut guetter les agneaux nourris au lait artificiel est la mort soudaine causée par l'entérotoxémie. Souvent, c'est l'agneau qui se développait le mieux que l'on retrouve mort sans qu'on ait pu remarquer de symptômes. L'autopsie révèle que les seules lésions visibles à l'oeil nu sont des plaques rougeâtres dans la paroi de l'intestin grêle. Des modifications microscopiques peuvent être découvertes dans d'autres organes et les analyses peuvent confirmer la présence des toxines. L'organisme causal est une bactérie, Clostridia perfringens, de type D. Cette bactérie peut être présente en petits nombres dans l'intestin, mais lorsque l'ingesta transite à vitesse normale dans l'intestin, elle ne se multiplie pas suffisamment dans le duodénum pour causer la maladie.

Chez les agneaux allaités artificiellement, trois facteurs prédisposent à la multiplication de cette bactérie à un rythme suffisant pour entraîner la mort.
1. Prise de colostrum insuffisante; l'agneau peut ne pas avoir reçu assez d'anticorps pour être protégé.
2. Les brebis n'ont pas reçu toutes les vaccinations nécessaires avant de mettre bas; leur colostrum n'est donc pas assez riche en anticorps protecteurs.
3. Le transit intestinal n'est pas suffisamment rapide; un nombre accru de bactéries peut alors séjourner dans l'intestin grêle et libérer des toxines.
4. L'arrivée d'une grande quantité d'amidon dans le duodénum, causée par une suralimentation, conjuguée à la stase intestinale décrite au point 3. On peut éviter la stase intestinale en s'arrangeant pour que les agneaux ingèrent des quantités régulières d'aliments. Pour cela, on peut leur distribuer seulement 95 % de ce qu'ils ingèrent quand ils ont libre accès à la nourriture. On peut aussi ajouter un fourrage grossier à leur ration.

La perméabilité croissante de la paroi de l'intestin permet à la toxine de se répandre très vite dans l'organisme de l'agneau, dans son système nerveux et son cerveau. La mort peut survenir au bout de deux heures ou moins, et rarement plus de douze heures après l'infection.

Quand on pratique l'allaitement artificiel, il est indispensable d'appliquer un programme de vaccinations contre ce groupe de bactéries. Toutes les brebis doivent recevoir la première série de vaccins avant leur premier agnelage : deux injections à six semaines d'intervalle, la dernière étant administrée au moins deux semaines avant l'agnelage. Les brebis qui agnellent une fois par an doivent recevoir une vaccination de rappel deux semaines avant la date prévue des premiers agnelages. Les brebis mises à la reproduction accélérée doivent recevoir un vaccin de rappel deux semaines avant chaque agnelage. Si la brebis est complètement vaccinée contre le groupe des maladies à Clostridium avant d'agneler, les anticorps contenus dans son colostrum doivent normalement protéger l'agneau pendant 10 à 12 semaines. Comme les niveaux d'anticorps peuvent diminuer chez un animal en proie à un stress, il est indispensable que les brebis en fin de gestation et les agnelets bénéficient de conditions optimales du point de vue de leur milieu de vie, de leurs soins et de l'alimentation. Ils peuvent recevoir la vaccination de rappel à l'âge de 10 - 12 semaines.

Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.

 

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
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