Nutrition et systèmes d'alimentation pour la finition des agneaux de marché


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 430/61
Date de publication : Août 2014
Commande no. 14-042
Dernière révision : Août 2014
Situation : Nouveau
Rédacteur : Christoph Wand - spécialiste de la nutrition des bovins de boucherie, des moutons et des chèvres/OMAFRA

L'objectif de l'alimentation des agneaux de marché est de produire de façon rentable de l'agneau de qualité marchande en quantité voulue. Il convient donc de ne pas oublier cet objectif lorsque vient le temps de prendre des décisions tant du point de vue commercial que de celui de la conduite du troupeau.

Le rumen, le plus grand des quatre compartiments stomacaux des ruminants, n'est pas un milieu acide. C'est plutôt un milieu de fermentation où le processus de digestion repose sur la présence des microorganismes qui y vivent. Il est donc extrêmement important de préserver la qualité de cet environnement chez les agneaux de finition.

Nutriments

Pour afficher une croissance optimale, les agneaux ont besoin de plusieurs nutriments et catégories de nutriments. On trouvera ci-après une liste de ces substances, par ordre d'importance.

  1. Eau - Le gain de poids chez l'agneau est en grande partie attribuable à l'eau. La qualité de l'abreuvement contribue aussi à améliorer la croissance. Il est donc important que les agneaux aient accès en permanence à de l'eau propre. Par ailleurs, l'eau contient des minéraux qui peuvent interagir avec certains composés présents dans la ration, ce qui peut améliorer ou inhiber l'assimilation de certains nutriments.
  2. Glucides - Dans une ration type, l'énergie est habituellement le facteur limitant. En conséquence, le volume des rations servies aux agneaux sera fonction de la quantité d'énergie requise. Dans les rations servies sur les fermes modernes, les glucides sont la principale source d'énergie. Il en existe deux grandes catégories :
    • les glucides non structuraux, qui comprennent les amidons et les sucres. Dans une ration à base de céréales, l'amidon, qui est la principale source d'énergie, est la fraction de l'aliment susceptible de causer l'acidose (état indésirable dans lequel le rumen devient acide);
    • les glucides structuraux, qui comprennent les fibres et les parois cellulaires, sont présents dans les fourrages et l'enveloppe des céréales. Les fibres sont moins digestibles et moins énergétiques que l'amidon, mais coûtent en général moins cher. Leur digestibilité est en grande partie fonction du degré de maturité des fourrages.
  3. Protéines - En alimentation animale, les termes " protéine " et " protéine brute " (PB) ont en général la même signification. La PB est une valeur estimative de la teneur en protéines d'un aliment. Cette valeur estimative repose sur l'hypothèse voulant que la plupart des protéines ont une teneur en azote similaire. Pour la plupart aliments, PB = teneur en azote (%) x 6,25.

    Chez les sujets adultes ayant un rumen complètement développé, les protéines de moindre qualité, ou l'azote non protéique (ANP), peuvent se transformer en protéines bactériennes de grande qualité. Cependant, chez les jeunes agneaux d'un poids vif inférieur à 27 kg (60 lb), le rumen peut ne pas être complètement développé. Dans leur cas, il est donc important que leur ration contienne des protéines de meilleure qualité.
  4. Vitamines, minéraux et additifs - Le régime alimentaire des agneaux doit être riche en vitamines et en minéraux, que l'on trouvera dans le commerce sous la forme de prémélanges. L'ajout d'au moins 50 à 75 UI de vitamine E par jour ainsi que des quantités de minéraux recommandées permettra d'améliorer la qualité de la viande. L'ajout de coccidiostatiques est également recommandé. Il est à noter que les coccidiostatiques ionophores peuvent améliorer l'indice de conversion si on les incorpore à la ration dans les limites recommandées. Consulter le vétérinaire traitant et un fournisseur de minéraux pour s'assurer que les besoins des animaux sont comblés.
  5. Matières grasses - Les matières grasses sont une autre source d'énergie. En raison de leur coût, elles sont peu utilisées habituellement dans l'alimentation des agneaux.

Cibles

Objectifs de transformation alimentaire (rapport aliments : gain de poids vif)

  • Agneaux de pâturage passant à un régime à base de céréales : 8,5-6,0:1
  • Agneaux nourris avec des céréales du sevrage (vers 50 jours) jusqu'aux poids du marché suivants :
    • jusqu'à 36 kg (80 lb) de poids vif : 4,0-3,0:1;
    • plus de 38-55 kg (85-120 lb) de poids vif : 7,0-5,0:1.

    Nombre de jours jusqu'au poids du marché (NJPM) et objectifs de gain moyen quotidien (GMQ)

Le tableau 1 donne un aperçu du NJPM et du GMQ pour différents systèmes d'alimentation en supposant que le poids du marché vif soit de 43-48 kg (95-105 lb). Dans le cas des systèmes avec paissance, on présume que l'agnelage survient en mai-juin.

Tableau 1. Nombre de jours jusqu'au poids du marché et gain moyen quotidien pour différents systèmes d'alimentation.

Système GMQ NJPM Remarques
Pâturage seulement
50-250 g
150-250
faible taux de gain sans apport de céréales, état de chair souvent insuffisant pour certains marchés de l'Ontario
Pâturage et grain
50-250 g
150-250 (plus 3-6 semaines de finition avec des céréales)

nécessaire si état de chair insuffisant avec le pâturage

valorisation moindre des céréales par rapport au système à base de céréales décrit ci-dessous

Alimentation à base de céréales en bergerie
325 g
100-140

ration composée exclusivement de céréales, du sevrage jusqu'au poids du marché

indice de conversion de 4,0:1

risque d'engraissement excessif si la ration contient surtout du maïs

Céréales et foin
250 g
100-180
indice de conversion de 6,0:1

Alimentation des agneaux avec des céréales

Alimentation de transition

Comme tous les ruminants d'élevage, les agneaux ont besoin d'une alimentation de transition pour s'adapter à un nouveau régime alimentaire. Cette phase de transition permet à la flore bactérienne du rumen de s'adapter à de nouveaux aliments.

Alimentation à base de céréales

Les recommandations suivantes peuvent s'appliquer aux agneaux qui reçoivent une alimentation complémentaire pendant l'allaitement et qui sont sevrés à environ 50 jours et 18-27 kg (40-60 lb) de poids vif sans avoir consommé de quantités appréciables de fourrage.

  • Pendant deux semaines après le sevrage, servir à parts égales le complément alimentaire et l'aliment de " démarrage " : 17 % de PB, 85 % d'unités nutritives totales (UNT) avec de la mélasse.
  • Servir une ration de croissance-finition aux agneaux de plus de 27 kg (60 lb) : de 15 à 16 % de PB, de 80 à 85 % d'UNT.
  • Utiliser une ration distincte pour les agneaux de plus de 40-45 kg (90-100 lb) : de 13 à 14 % de PB, de 75 à 85 % d'UNT.

Lorsque les agneaux passent d'une ration à l'autre, remplacer progressivement la première ration par la nouvelle sur une période de 3 à 7 jours (tableau 2).

Tableau 2. Exemple d'alimentation de transition.

Jours Ancienne alimentation Nouvelle alimentation
1 et 2
75%
25%
3 et 4
50%
50%
5 et 6
25%
75%
7
0%
100%

Système à base de fourrages (pâturage)

Lorsque des agneaux alimentés exclusivement de fourrages (pâturage) ont besoin d'améliorer leur état de chair, la période de transition requise sera beaucoup plus longue. Le cas échéant, les recommandations suivantes peuvent s'appliquer.

  • Servir une ration de "transition" contenant au moins 90 % de fourrages (moins de 0,25 kg [½ lb] de céréales par animal par jour). Si cela est possible, servir le même fourrage qu'au préalable, sinon un fourrage semblable.
  • Servir cette ration de transition pendant une semaine.
  • Si la ration de finition souhaitée comprend 80 % ou plus de concentrés, alimenter les agneaux pendant au moins trois semaines (de préférence quatre) avec la ration de transition avant de passer à la ration de finition. Pendant cette période, augmenter graduellement la proportion de concentrés.
Alimentation rationnée ou à volonté

Peu importe l'équipement utilisé, on peut en gros avoir recours à deux méthodes pour alimenter les agneaux avec des céréales. L'une de ces méthodes est l'alimentation à volonté (aussi appelée en libre-service ou ad libitum). L'autre est l'alimentation rationnée. Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients, et il revient à l'éleveur de décider quelle méthode convient le mieux selon l'équipement dont il dispose et les possibilités qui s'offrent à lui en matière de gestion du troupeau.

Alimentation à volonté

Pour l'alimentation à volonté, on a fréquemment recours à un distributeur à trémies, lequel assure un apport continu d'aliments afin que les trémies ne soient jamais vides. Ce système assure la présence constante d'aliments et libère l'éleveur de l'obligation de fabriquer ou de distribuer l'aliment à des intervalles rapprochés. Cependant, avec ce système, les agneaux sont plus portés à trier les composants de la ration et il est impossible de maîtriser les quantités ingérées et les habitudes de consommation. Les agneaux ainsi alimentés sont plus susceptibles de se suralimenter, de manger de façon irrégulière et de souffrir d'acidose. Finalement, avec ce système, il faut prévoir 10 cm (4 po) d'espace de mangeoire par agneau et s'assurer que les trémies ne sont jamais vides.

Alimentation rationnée

Cette méthode est un outil de régie de troupeau très efficace en ce sens qu'elle permet à l'éleveur de décider des quantités d'aliments qui seront distribuées et du moment de la distribution. Elle permet en outre de gérer plus étroitement la consommation d'aliments, d'assurer une consommation plus égale des divers composants de la ration (p. ex. céréales c. granulés) et d'évaluer fréquemment les quantités d'aliments ingérées et l'indice de conversion. Par contre, cette méthode exige plus de main-d'œuvre pour servir la ration au moins deux fois par jour et nécessite plus d'espace à la mangeoire pour permettre à tous les agneaux de s'alimenter en même temps. Pour éviter les bousculades lorsqu'on sert la ration, prévoir de 12 à 25 cm (5 à 10 po) d'espace à la mangeoire par agneau et observer ceux-ci attentivement pendant qu'ils y sont.

On peut améliorer l'indice de conversion en limitant la quantité d'aliments servie à 90-95 % de la quantité d'aliments que consommeraient les agneaux si les aliments leur étaient servis à volonté. Cette méthode, appelée "alimentation 23 heures sur 24", gagne en popularité dans le secteur des parcs d'engraissement pour bovins.

Aliments à texture grossière c. granulés

Une fois qu'on a décidé d'opter pour une alimentation à base de céréales, il faut choisir le type de ration. Les aliments à texture grossière et ceux en granulés possèdent des avantages et des inconvénients quant aux composants qui peuvent être utilisés, à l'équipement requis, à leur coût et à leur côté pratique.

Rations à texture grossière

  • Permettent l'utilisation de denrées telles que du maïs égrené en grains entiers et du tourteau de soya.
  • Permettent l'ajout de mélasse aux rations sèches pour:
    • stimuler la prise alimentaire;
    • empêcher le tri;
    • faire en sorte que les minéraux, les médicaments et les autres ingrédients en poudre se lient aux particules plus grossières.
  • Peuvent être achetées ou préparées à la ferme.
  • Peuvent être servies sous la forme de rations totales mélangées avec des ensilages et d'autres denrées.
    • Peuvent occasionner de graves problèmes de manutention.

Supplément en granulés et céréales

Une proportion allant de 70 à 90 % de ce type d'aliment est constituée de maïs et de céréales, le reste (de 30 à 10 %) étant des suppléments en granulés.

  • L'ensemble des vitamines, des minéraux et des additifs sont inclus.
  • Selon la recherche, la quantité d'aliments consommés baisse parfois avec les granulés.
  • Les animaux risquent de trier les ingrédients.
  • Comme cette ration comprend des composants achetés, les coûts d'alimentation peuvent être plus élevés.
Transformation des céréales

Par "transformation", on entend la mouture ou le concassage des céréales. Les céréales peuvent aussi être roulées, fractionnées avec un broyeur à marteaux, etc. Les aliments granulés sont composés de céréales qui ont été transformées au préalable. En général, la transformation ajoute environ 10 $ par tonne au coût de l'aliment en raison de la main-d'œuvre, de la consommation d'énergie et de l'entretien de l'équipement.

Les ovins sont des ruminants. Ils peuvent consommer des fourrages qui fermentent dans leur rumen. Contrairement à ce qui se passe dans nos estomacs acides, une fermentation bactérienne se produit dans le rumen des ovins, où le pH doit être neutre, c'est-à-dire en équilibre entre l'acidité et l'alcalinité. Pendant la mastication, les glandes salivaires des ovins sécrètent du bicarbonate. La rumination (régurgitation et mastication) entraîne une plus grande production de salive, ce qui est bon pour la santé du rumen.

Dans la plupart des cas, les céréales grossières sont préférables car elles favorisent la rumination et augmentent la quantité d'amidon, qui est disponible pendant plus longtemps pour la digestion. Elles contribuent ainsi à prévenir l'acidose.

Chez les ovins, les céréales entières sont suffisamment grossières pour être ruminées et mastiquées et, de ce fait, n'ont pas besoin d'être transformées, sauf dans le cas des jeunes agneaux qui reçoivent une alimentation complémentaire avant le sevrage. La transformation des céréales crée des particules plus petites dont le goût est plus agréable pour les agneaux, qui en consommeront davantage. Les lignes directrices générales suivantes s'appliquent à la transformation des céréales:

  • Pour les agneaux de moins de 9 kg (20 lb) de poids vif, transformer toutes les céréales.
  • Pour les agneaux de moins de 22 à 27 kg (50-60 lb), transformer le maïs.
  • Pour les agneaux de plus de 27 kg (60 lb), toutes les céréales peuvent être servies entières sans qu'il y ait de risque de baisse de la consommation.

Éviter autant que possible de transformer les céréales. Dans la plupart des cas, seules les céréales servies aux jeunes agneaux devront être transformées. Un aliment à base de céréales entières garde le rumen des agneaux en meilleure santé que les aliments transformés. Or, un rumen en meilleure santé se traduit par un meilleur rendement. Toutefois, dans certains cas, la facilité de manutention des aliments entièrement sous forme de granulés peut l'emporter sur les inconvénients biologiques de tels aliments.

Systèmes d'alimentation pour agneaux de finition

De nombreux producteurs évaluent la possibilité de mélanger eux-mêmes les aliments de finition lorsque leurs agneaux atteignent une taille à laquelle il serait justifié selon eux de procéder ainsi. Les points suivants peuvent aider les producteurs à déterminer si le mélange à la ferme des rations des agneaux est une option valable sur le plan économique:

1. Calculer le coût d'un aliment fait à la ferme en tenant compte uniquement du coût des ingrédients. S'informer du coût de l'aliment vendu sur le marché auprès de détaillants. Si l'écart entre les deux indique que le mélange à la ferme peut être valable économiquement, établir le volume en tonnes qu'il faudra préparer pendant un an.

2. Calculer le coût de tout l'équipement nécessaire (mélange et distribution) qui s'ajoute à l'équipement requis pour la manutention des aliments complets commerciaux. Il peut s'agir, entre autres choses, de cellules pour le stockage des denrées, de vis de transport, de cellules pour le stockage des aliments complets, de chariots d'alimentation et du broyeur. Voici quelques possibilités d'installations:

  • Installation pour ration totale mélangée (RTM) - Avec une installation pour RTM, les céréales, les ensilages et le foin sont distribués en même temps. On peut utiliser un mélangeur stationnaire ou mobile. Les mélangeurs pour RTM permettent de mélanger les aliments par lots. Ces mélangeurs nécessitent des équipements spécialisés (systèmes de distribution des aliments par couloir d'alimentation pour les unités mobiles, convoyeurs à courroies ou chariots pour les unités stationnaires). Du temps est requis chaque jour notamment pour le chargement, le mélange et la distribution.
  • Mélangeurs-broyeurs tractés - Il s'agit de grands mélangeurs par lots qui peuvent déchiqueter du foin sec dans les rations concentrées. Ils sont actionnés par la prise de force du tracteur et possèdent leur propre vis de distribution. Ils peuvent servir à remplir des cellules à un ou à plusieurs endroits. Du temps est requis chaque jour notamment pour le chargement, le mélange et la distribution.
  • Broyeurs volumétriques stationnaires (FarmaticMC, Modern MillMC, etc.) - Ces broyeurs utilisent des doseurs et des cellules de stockage à déchargement par gravité pour alimenter de quatre à six compartiments disposés au-dessus de l'unité de broyage. Ces compartiments peuvent être des " mini-cellules " alimentées par des vis sans fin. Les broyeurs stationnaires volumétriques régularisent le débit d'entrée des ingrédients et produisent la ration souhaitée selon un débit constant. Cependant, ils doivent être étalonnés à chaque livraison d'un même ingrédient ou lorsque des changements sont apportés à la formule de l'aliment. Ils ne s'utilisent que pour les aliments concentrés. Cela étant dit, les broyeurs volumétriques stationnaires sont rentables, et on peut en trouver d'occasion. La figure 1 présente une illustration schématique d'un tel système.
  • Mélangeurs automatisés en continu pour petits lots (p. ex., PrecisionMC) - Même s'ils semblent remplir les mêmes fonctions que les broyeurs volumétriques stationnaires, ces mélangeurs (figure 2) sont fort intéressants. Au lieu de fonctionner en fonction du volume, ces mélangeurs utilisent le poids des ingrédients pour préparer, par lots, des rations d'environ 30 kg, ce qui élimine les étalonnages à chaque lot d'ingrédients. Ils peuvent être programmés pour produire plusieurs rations l'une après l'autre, sans aucun étalonnage. Par exemple, un système PrecisionMC peut produire en tout temps jusqu'à quatre rations qui seront distribuées par quatre vis sans fin. Les registres des aliments complets sont conservés dans le centre de contrôle programmable. Lorsqu'un problème survient avec l'approvisionnement en ingrédients, les niveaux d'ingrédients ou l'alimentation électrique, un message est envoyé à un téléavertisseur. Ces mélangeurs sont surtout utilisés dans les porcheries où des systèmes de convoyage par godets servent à distribuer les aliments; il est donc facile d'y adapter des vis sans fin flexibles. L'installation d'un tel système coûte environ 15 000 $.

Illustration schématique en trois dimensions des composants d'un doseur d'aliments volumétrique. On y voit une boîte rectangulaire divisée en compartiments reposant sur un support sous lequel se trouvent un broyeur et des conduits.

Figure 1. Illustration schématique d'une installation avec doseur d'aliments volumétrique. Le nombre de cellules ou de compartiments de cellules peut varier. Ces cellules peuvent être construites avec des matériaux en bois comme dans la description. On trouve aussi sur le marché des cellules préfabriquées surélevées. Le nombre de cellules et leur taille sont fonction des besoins. L'aliment complet peut être distribué de chaque côté, à l'avant ou à l'arrière de l'unité, puis transféré vers d'autres systèmes de distribution d'aliments.

Croquis d'un système de mélange d'aliments présentant à droite un panneau de commande électronique avec indicateur lumineux. Au centre, on voit un conduit vertical cylindrique auquel sont raccordés plusieurs autres conduits au sommet et à la base.

Figure 2. Système de mélange d'aliments muni de quatre vis d'alimentation flexibles apportant les ingrédients et de quatre vis de sortie flexibles distribuant les aliments. L'unité de commande apparaît sur le côté droit de l'image.

Figure 3a. Intérieur d'une bergerie où l'on voit deux rangées d'enclos. Un conduit de distribution surélevé est raccordé à des conduits de chute qui descendent dans chacun des enclos. Figure 3b. Photo d'une trémie ronde pour porcs relevée à l'aide d'un pneu pour que les moutons puissent se nourrir.

Figure 3a et 3b. Deux types de distributeurs d'aliments à trémie pour porcs utilisés par certains éleveurs de moutons en Ontario.

  • Boîtes de mélange - Comme les broyeurs stationnaires, les boîtes de mélange utilisent le principe de l'écoulement volumétrique. Contrairement aux broyeurs stationnaires, ces systèmes ne comportent pas de pièces motorisées. Leur fonctionnement repose sur des débits régularisés grâce à des pans inclinés. Les boîtes de mélanges sont moins précises et ne peuvent ni rouler ni broyer les ingrédients.
  1. Déterminer une période d'amortissement appropriée pour l'équipement supplémentaire. Cette période doit correspondre à la durée de vie de l'équipement (en général de 5 à 10 ans environ).
  2. Calculer tout coût supplémentaire pour l'équipement d'alimentation. Par exemple, les systèmes d'alimentation par RTM exigent suffisamment d'espace à la mangeoire, mais l'espace peut manquer si l'on utilise un système à base uniquement de céréales avec distribution par trémies. Les figures 3a et 3b illustrent deux types de trémies.
  3. Multiplier l'écart calculé à l'étape 1 par le tonnage réparti sur la période d'amortissement afin de déterminer si les coûts associés au mélange à la ferme sont recouvrés dans leur totalité. (Remarque : Ne pas oublier de tenir compte des besoins en main-d'œuvre supplémentaire.)

Conclusion

Les programmes d'alimentation spécialisés pour agneaux de marché sont la stratégie idéale dans certaines situations, notamment lorsqu'on peut ajouter une valeur au produit en investissant dans une alimentation complémentaire et la main-d'œuvre. Le producteur doit modérer ses attentes en fonction de son système de production. Divers aspects de la préparation des rations doivent être pris en considération si l'on veut optimiser l'apport en nutriments et assurer la santé des agneaux. Le producteur a tout intérêt à mettre en œuvre des programmes de rations spécialisés pour agneaux de marché avec l'aide de son fournisseur d'aliments et de son vétérinaire pour s'assurer que toutes les données et tous les aspects utiles sont pris en considération.

La version anglaise de la présente fiche technique a été préparée par Christoph Wand, spécialiste de la nutrition des bovins de boucherie, des moutons et des chèvres, Division du développement économique, MAAARO, Guelph.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca