Rudiments de la reproduction et des taux de conception chez les ovins


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 433/30
Date de publication : juillet 2012
Commande no. 21-038
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Rédacteur : Delma Kennedy - spécialiste des ovins, programmes de génétique et de reproduction, MAAARO

Table des matières

  1. Introduction
  2. Rudiments de la reproduction
  3. Induction de l'oestrus
  4. Taux de conception
  5. Facteurs affectant la fertilité
  6. Conclusions
  7. Références

Introduction

Pour exploiter un élevage d'ovins rentable, les producteurs doivent bien comprendre des éléments liés à de nombreuses disciplines et comment ils sont interdépendants. Parmi les principaux aspects de l'exploitation d'une ferme ovine, il faut en premier lieu s'assurer que les brebis deviennent gravides et qu'elles mettent des agneaux au monde. Il est primordial de bien comprendre la physiologie de base du cycle reproductif pour s'assurer que les décisions de gestion ne nuisent pas au taux de conception des brebis. Le taux de conception varie selon la saison, l'âge, la race et le système de production. En comprenant bien l'importance de chacun de ces facteurs, le producteur est en mesure de déterminer quel serait un bon taux de conception sur sa ferme.

Rudiments de la reproduction

Cycle oestral

Le cycle oestral est défini comme étant le nombre de jours s'écoulant entre le début de deux périodes différentes d'oestrus, ou de chaleurs. Le cycle oestral est contrôlé par un système de régulation complexe auquel participent plusieurs hormones, comme il est illustré à la figure 1. L'hypothalamus achemine de la gonadolibérine (GnRH) vers la glande pituitaire, qui envoie à son tour une hormone lutéinisante (LH) et une hormone folliculostimulante (FSH) aux ovaires, les incitant à produire des follicules.

À mesure que les follicules poussent, ils créent de l'estradiol, qui est reflué vers le cerveau et provoque les chaleurs chez la brebis. La quantité d'estradiol envoyée au cerveau augmente à mesure que les follicules deviennent plus gros. Quand les follicules atteignent un diamètre entre 0,5 et 1 cm, la concentration d'estradiol dans le sang est à son maximum et le cerveau libère une grande quantité de LH, causant l'ovulation. Après l'ovulation, le follicule qui abritait l'œuf s'affaisse et forme un corps jaune qui sécrète de la progestérone.

Figure 1. Ce graphique montre quelles hormones sont produites par la brebis pendant le cycle oestral. Jour 0, l'hormone lutéinisante est à son maximum, jour 4 du cycle, la progestérone commence à monter et s'il n'y a pas de gestation, au jour 10 l'utérus produit de la prostaglandine F2alpha. Au jour 13, l'estradiol commence à monter, atteignant son maximum au jour 16.

Figure 1. Cycle oestral, Sheep Production Handbook (2002).

Cette hausse de progestérone envoie un signal à l'hypothalamus de diminuer la production de la GnRH, ce qui réduit la croissance folliculaire, causant la suppression de l'oestrus et de l'ovulation tant que le niveau de progestérone reste élevé. Si une gestation n'est pas induite (ce qui maintiendrait des niveaux élevés de progestérone), l'utérus va sécréter l'hormone prostaglandine F2a(PGF2a). Cette hormone provoque l'élimination du corps jaune et la diminution du taux de progestérone. Il en résulte que l'hypothalamus produit à nouveau de la GnRH et que le cycle recommence.

Durée de l'oestrus

La période pendant laquelle la plupart des brebis sont en oestrus, ou en chaleur, dure en général de 24 à 36 heures.

Figure 2. Ce graphique montre le pourcentage de brebis ayant un oestrus durant différents nombres d'heures. Environ 2 % des brebis avaient un oestrus entre 3 et 9 heures, 7 % avaient un oestrus entre 9 et 15 heures, 11 % avaient un oestrus entre 15 et 21 heures, 27 % avaient un oestrus entre 21 et 27 heures, 22 % avaient un oestrus entre 27 et 33 heures, 17 % avaient un oestrus entre 33 et 39 heures, 8 % avaient un oestrus entre 39 et 45 heures, 6 % avaient un oestrus entre 45 et 51 heures, 2 % avaient un oestrus entre 51 et 57 heures, et le reste des brebis avaient un oestrus qui duraient entre 57 et 75 heures.

Figure 2. Distribution statistique de la durée de l'oestrus chez les brebis. Selon Sheep Production Handbook (2002).

Une étude réalisée au Missouri en 1937 a observé 1 235 cycles de 344 différentes brebis. La figure 2 illustre la distribution du nombre de brebis qui ont démontré des chaleurs pour chaque période. Alors que la plupart des brebis ont des chaleurs pendant 24 à 36 heures, l'oestrus dure plus ou moins longtemps chez nombre d'autres. L'oestrus est plus court chez les agnelles que chez les brebis adultes. Parmi les cycles étudiés, 90 % duraient de 15 à 45 heures.

Durée du cycle

Pour les ovins, on emploie 17 jours comme durée moyenne du cycle. La figure 3 illustre la durée de 1 038 cycles oestraux de 299 différentes brebis : 90 % des cycles duraient de 14 à 19 jours, la moyenne étant d'environ 17 jours. Le début du cycle oestral est considéré comme étant au moment de l'ovulation d'un œuf produit par l'ovaire. La fin du cycle survient juste avant la prochaine ovulation.

Ovulation

La liste qui suit résume les principales caractéristiques de reproduction des brebis. En général, les chaleurs commencent avant l'ovulation et la mise à la lutte, le sperme est donc dans l'oviducte au moment où que l'œuf l'atteint. Le sperme survit environ 30 heures après la mise à la lutte. L'ovulation a lieu en général de 24 à 27 heures après le début de l'oestrus. L'œuf est en général fertilisé de 10 à 25 heures après l'ovulation.

Figure 3. Ce graphique illustre la distribution des différentes durées du cycle oestral chez 1 038 brebis. Il y avait des brebis avec des cycles qui duraient entre 3 jours et 37 jours, et quelques-unes aussi long que 63 jours. La vaste majorité des brebis avaient un cycle oestral d'une durée de 14 à 19 jours.

Figure 3. Distribution statistique de la durée du cycle oestral chez les brebis. Sheep Production Handbook (2002).

Caractéristiques de reproduction des brebis

Âge à la puberté (brebis) : 6 à 9 mois

Durée du cycle oestral : 17 jours (moyenne entre 14 et 19)

Oestrus (chaleurs) : 24-36 heures

Durée de vie du corps jaune : 14 jours

Durée de vie fertilisable de l'ovule : 10-25 heures

Adapté de Hafez, Farm Reproduction in Farm Animals (2000).

Variation selon la saisonnalité

Les ovins ont un cycle de reproduction saisonnier. Leur saison sexuelle naturelle est programmée pour que les agneaux naissent au printemps quand le temps est plus chaud et qu'il y a des herbages disponibles.

La durée de la saison des amours varie d'une race à l'autre. Les races qui sont originaires de régions plus près de l'équateur ont en général des saisons de reproduction plus longues que celles qui sont plus au nord.

Chaque année, les ovins ont une saison de reproduction naturelle et une période d'anoestrus. Ils se reproduisent pendant la période où les jours raccourcissent. Leur saison de reproduction tourne surtout autour du jour le plus court. À l'automne, quand la lumière du jour diminue, les brebis sont en période de reproduction. Pendant l'hiver, quand les jours commencent à rallonger, les brebis sont gestantes. Elles agnellent au printemps, alors que les jours continuent à rallonger puis, en été, elles sont en période d'inactivité sexuelle; le cycle se répète l'année suivante.

David Thomas (2008) a résumé les caractéristiques de nombreuses races, y compris la longueur de leur saison de reproduction. La liste plus loin présente les principales races ovines et à quelle catégorie de saison elles se rattachent.

Différentes races et durée de leur saison de reproduction

Saison longue (6-8 mois) Saison moyenne (4-6 mois) Saison courte (<4 mois)
Finn
Suffolk
North Country Cheviot
Romanov
Hampshire
Leceister
Dorset
Oxford
Scottish Blackface
Rideau
Canadian
Texel
Rambouillet
Charollais
Shetland
Polypay

Adapté de Thomas (2008).

Induction de l'oestrus

On peut induire l'oestrus chez les ovins par un traitement de progestérone puis on donne de la gonadotropine sérique (PMSG). Pour obtenir de bons résultats, il faut une période de mise en condition avec la progestérone. La PMSG provoque les chaleurs et l'ovulation. Dans certains projets de recherches, on a induit le cycle en contre-saison avec un traitement de progestérone puis introduit soudainement des béliers (effet bélier).

Taux de conception

La conception est le moment où le sperme fertilise l'ovule. Le taux de conception est en général considéré selon le nombre de brebis qui agnellent comparé au nombre de brebis qui ont été exposées au bélier. Si on utilise cette définition élargie du taux de conception, d'autres facteurs peuvent aussi influer sur les résultats, la fertilité et la perte d'embryons pouvant à la fois être prises en compte dans le résultat.

En saison

Nawaz et Meyer (1992) ont étudié les rendements de brebis issues de différents croisements de races en Oregon entre 1984 et 1990.

Des brebis ont été mises à la lutte pour la première fois à l'âge de 18 mois. Certaines ont été mises à la lutte en groupe sur des pâturages avec des béliers Hampshire pendant 42 jours à partir de la troisième semaine d'août après avoir été exposées à des béliers infertiles (teaser) pendant deux semaines. Le ratio entre les béliers et les brebis était de 1:50 et les béliers étaient périodiquement remplacés par de nouveaux animaux (tableau 1).

Tableau 1. Taux de conception de diverses races de brebis exposées à des béliers Hampshire
Composition des races des brebis Nbre de brebis gestantes Nbre de brebis agnelantes Taux de conception moyen
Géniteur Coopworth
332
320
0,95
Géniteur Polypay
382
370
0,97
Géniteur Suffolk
378
354
0,94
Mère Coopworth
390
372
0,95
Mère Polypay
702
672
0,95
Coopworth x Coopworth
99
94
0,94
Polypay x Polypay
236
226
0,96
Polypay x Coopworth
146
142
0,97
Coopworth x Polypay
233
226
0,96
Suffolk x Coopworth
145
136
0,93
Suffolk x Polypay
233
218
0,94
Sur l'ensemble
1 092
1 044
0,95

Source : Nawaz et Meyer (1992).

On n'a noté aucune différence significative dans les taux de conception entre les races montrées quand on a eu recours à l'effet bélier et quand on a exposé des brebis en saison pour plusieurs cycles.

Casas et al. (2004) ont comparé les taux de conception entre des brebis d'âges différents mises à la lutte en août, en octobre et en décembre au Nebraska. D'une durée de cinq ans, ce projet avait pour but de produire 1 800 brebis F1 qui ont agnelé à l'âge de un, de deux et de trois ans. Les brebis ont été mises à la lutte en groupe avec des béliers Suffolk pendant des périodes de 35 jours qui commençaient respectivement le 5 août, le 15 octobre et le 15 décembre. Les brebis mises à la lutte en août ont été exposées à un bélier infertile (teaser) pendant 17 jours avant la mise à la lutte. Le tableau 2 montre que les brebis adultes avaient des taux de conception relativement inférieurs comparés à celui de brebis plus jeunes, âgées de deux et de trois ans. Elles semblent aussi présenter une saison des amours plus courtes que celles qui sont plus âgées.

Tableau 2. Taux de conception selon l'âge de la brebis et le mois de la mise à la lutte
Mois de mise à la lutte % de conception Tous les âges
1 an 2 ans 3 ans
Août
40,1
83,6
87,7
70,5
Octobre
66,6
93,1
94,3
84,7
Décembre
74,7
95,3
93,9
88,0
Sur l'ensemble
60,5
90,7
90,2
 

Source : Casas et al. (2004).

Reproduction annuelle en contre-saison

Pour une étude de suivi, Casas et al. (2005) ont pris les mêmes brebis que celles du tableau 2 et les ont mises à la lutte chaque année le 12 mars et le 14 mai pendant 42 jours, aux âges de 4, de 5 et de 6 ans. Les brebis ont été exposées à un bélier infertile (teaser) pendant 16 jours avant la mise à la lutte. Les béliers ont été légèrement traités (six semaines de journées de huit heures avant la mise à la lutte) et leur semence analysée. Les résultats sont au tableau 3.

En général les taux de conception sont beaucoup plus faibles en mai qu'en mars. Il existe des différences marquées entre les races dans les taux de conception du mois de mai. Mentionnons que les brebis issues de croisements avec la race Romanov ont montré des taux de reproduction aussi avantageux en mai qu'en mars.

Agnelage accéléré

Notter (1980) a étudié les taux de conception des brebis issues de croisement Rambouillet Finn de 1971 à 1973 au Maryland (donc au sud de l'Ontario, ce qui devrait en théorie être meilleur pour la reproduction en contre-saison). Des brebis ont été mises à la lutte selon un programme d'agnelage accéléré en août, en novembre et en avril et exposées à des béliers Suffolk pendant 45 jours chaque fois. Les résultats montrant l'agnelage accéléré de trois agnelages sur deux ans sont résumés au tableau 4.

Le tableau 4 signale aussi des taux de conception beaucoup plus faibles en contre-saison qu'en saison. Les taux de conception de novembre sont inférieurs à ceux qui étaient prévus pour des brebis mises à la reproduction annuellement en novembre. Il semble que les brebis soumises à un programme d'agnelage accéléré peuvent démontrer des taux de conception plus faibles en saison.

Lunstra et Christenson (1981) ont synchronisé les brebis avec des éponges imbibées de progestogène pendant 16 jours puis leur ont injecté de la PMSG au 17e jour. Les réactions d'oestrus et les taux d'agnelage des brebis adultes ont été mesurés au milieu de la période d'anoestrus (mai/juin) et vers la fin de cette période (juillet/août). Les résultats des deux groupes n'étaient pas statistiquement différents, montrant que la synchronisation avait fonctionné tant au milieu de l'anoestrus qu'à la fin (voir tableau 5).

Tableau 3. Taux de conception selon le type de races et le mois de mise à la lutte
Race du géniteur de la brebis
% de conception Mars
% de conception Mai
Dorset
82,6
62,5
Finn
91,5
72,3
Texel
89,6
52,2
Romanov
92,4
89,2
Montadale
87,7
52,0
Toutes
88,8
65,6

Source : Casas et al. (2005).

Tableau 4. Résultats d'agnelage accéléré au nombre de trois fois en deux ans
Mois de mise à la lutte Taux de conception
Août
90,0 %
Novembre
79,0 %
Avril
53,0 %
Moyenne
74,0 %

Source : Notter (1980).

Tableau 5. Pourcentage de brebis adultes agnelantes au milieu et à la fin de l'anoestrus
Groupe Nbre de brebis % de brebis avec oestrus % de brebis agnelantes
Contrôle mai/juin
30
10,0 %
s/o
Contrôle juillet/août
30
16,7 %
s/o
Traitées mai/juin
233
82,0 %
65,0 %
Traitées juillet/août
233
78,1 %
54,0 %

Source : Lunstra et Christenson (1981).

Les taux de conception ont été les plus élevés chez les brebis qui avaient eu des chaleurs dans les 72 heures de l'injection de PMSG. Dans la même étude, les ovulations ont été dénombrées en réalité dans les 40 à 70 heures après le début de l'oestrus. Cette recherche démontre que 98,2 % des brebis analysées avaient ovulé lors de l'oestrus synchronisé dans les deux groupes, de mai/juin et de juillet/août.

Les auteurs ont pensé à la possibilité suivante : quand les brebis sont traitées pour se reproduire en contre-saison, il pourrait y avoir une asynchronie plus grande entre le temps des chaleurs, la poussée de LH et l'ovulation, surtout chez les brebis qui n'ont pas eu de chaleurs dans les 72 heures de l'injection de PMSG. C'est peut-être l'une des raisons expliquant la différence entre le nombre de brebis en chaleur et celles qui ont vraiment agnelé.

Tableau 6. Taux de conception cibles
Saison Taux de conception moyen Excellent taux de conception
En saison
90 %
96+ %
En contre-saison
50 %-60 %
70+ %

Taux de conception cibles

On calcule les taux de conception cibles en tenant compte soit du nombre de brebis produisant des agneaux ou du nombre de brebis qui sont gestantes au moment de l'échographie. Les taux de conception cibles illustrés au tableau 6 sont basés sur le nombre de brebis qui ont produit des agneaux. Les taux de production cibles sont influencés par de nombreux facteurs. Ils diffèrent entre autres selon l'âge des brebis, l'intervalle entre les agnelages, la race et le système de production. Les suggestions qui suivent prévoient 20 % d'agnelage en saison, aucune brebis en contre-saison et un délai minimum de 80 jours depuis le dernier agnelage.

Facteurs affectant la fertilité

De nombreux facteurs affectent la fertilité chez les brebis :

  • l'âge;
  • le bélier;
  • l'état de santé;
  • la nutrition et l'état de chair;
  • l'intervalle d'agnelage;
  • les caractères génétiques;
  • la saison;
  • le stress et les facteurs environnementaux.

Chacun de ces facteurs peut grandement influer sur le taux de conception; dans certains cas, une combinaison de facteurs peut nuire à la conception. En contre-saison, chaque facteur doit être bien géré afin d'atteindre le succès espéré. Si les taux de conception sont en deçà des prévisions escomptées, il faut revoir chaque facteur de gestion, dont le bélier, la santé, la nutrition, l'intervalle entre les agnelages, l'âge, les caractères génétiques, le stress et les facteurs environnementaux comme la chaleur par exemple.

Conclusions

De bons taux de conception sont essentiels à la rentabilité des fermes ovines. Il faut atteindre des taux de fertilité élevés avec un système d'agnelage annuel en saison. En contre-saison, les résultats montrent souvent des pourcentages de conception variés. Avec la reproduction en contre-saison, il faut gérer strictement tous les facteurs de conception pour atteindre des résultats satisfaisants. Si les taux de conception sont moins élevés, il faut réfléchir et considérer les nombreux facteurs qui influent sur le nombre de brebis qui agnellent et le nombre de mise bas, dont l'âge, la race, l'intervalle d'agnelage, la santé, la nutrition, le stress et les capacités reproductives du bélier.

Références

American Sheep Industry Association Production Education and Research Council. 2002. Sheep Production Handbook. C&M Press, Denver Colorado, É.-U.

Casas, E., Freking, B.A., Leymaster, K.A. 2004. Evaluation of Dorset, Finnsheep, Romanov, Texel and Montadale breeds of sheep: II. Reproduction of F1 ewes in fall mating seasons. J Anim Sci 82:1280-1289.

Casas, E., Freking, B.A., Leymaster, K.A. 2005. Evaluation of Dorset, Finnsheep, Romanov, Texel and Montadale breeds of sheep: V. Reproduction of F1 ewes in spring mating seasons. J Anim Sci 83:2743-2751.

Castonguay, F. 2010. La reproduction chez les ovins. www.ovins.fsaa.ulaval.ca/publications-ovins.html (téléchargé en octobre 2011).

Hafez, B., Hafez, E.S.E. 2000. Reproduction in farm animals. 7e édition, Lippincott Williams & Willkins, Baltimore, Maryland, É.-U.

Lunstra, D.D., Christenson, R.K. 1981. Synchronization of ewes during anestrus : Influence of time of year and interval to onset of estrus on conception rate. J Anim Sci 53:448-457.

Nawaz, M., Meyer, H.H. 1992. Performance of Polypay, Coopworth and crossbred ewes: I. Reproduction and lamb production. J Anim Sci, 70:62-69.

Notter, D.R., Copenhaver, J.S. 1980. Performance of Finnish Landrace crossbred ewes under accelerated lambing: I. Fertility, prolificacy and ewe productivity. J Anim Sci 51:1033-1042.

Thomas, D.L. 2008. Breeds of sheep in the U.S. and their uses in production.


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