Alimentation Complémentaire pour
les Brebis Élevées Dehors Toute L'Année
Table des matières
- Pourquoi Faut-il Compléter L'Alimentation des Brebis?
- Défis
et Contraintes de L'Alimentation Complémentaire
- Distribution
des Compléments sans Mangeoire
- Méthodes
de Distribution
- Rations Complémentaires
pour Brebis Élevées en Plein Air
- Conclusion
Pourquoi Faut-il Compléter
L'Alimentation des Brebis?Bien que l'alimentation adéquate des
brebis reproduc-trices commence par une bonne gestion des fourrages et des pâtures,
il existe des circonstances où, pour diverses raisons, il est utile d'ajouter
des compléments à la ration habituelle des brebis. En voici des
exemples: Alimentation intensive - Vise à accroître le nombre
d'agneaux par agnelage en améliorant la fertilité des brebis au
moment de la lutte. La distribution de com-pléments énergétiques
riches en protéines et en minéraux peut augmenter le nombre d'embryons
viables par saillie. Désaisonnement (reproduction en contre-saison)
- L'in-cor-poration de composés tels que l'acétate de mélenges-trol
(AMG) dans les compléments utilisés pour l'alimen-tation intensive
des brebis peut améliorer la réussite des accouplements en contre-saison.
Le fait que les chaleurs se déclenchent peu de temps après la suppression
de l'AMG de la ration peut être utilisé pour synchroniser la mise
à la reproduction de groupes de brebis. La mise en oeuvre du désaisonnement
doit se faire sous contrôle vé-térinaire et avec une ordonnance. Brebis
en lactation - Les brebis peuvent avoir besoin d'un apport énergétique
supplémentaire pour couvrir leurs besoins durant la lactation. C'est tout
particulièrement le cas des brebis exploitées pour le lait et des
brebis prolifiques/soumises à un agnelage accéléré
dont les be-soins en énergie et en minéraux peuvent être supérieurs
à ce qu'elles trouvent même dans une pâture de qualité. Produits
pharmaceutiques - Les compléments alimen-taires peuvent être la méthode
idéale pour administrer les composés thérapeutiques et les
spécialités à action pré-ventive tels que les coccidiostatiques. Agnelles
de remplacement - Les jeunes brebis de relève peuvent avoir besoin d'une
petite quantité de complé-ment riche en énergie, en protéines
et en minéraux pour terminer leur développement corporel tant après
le se-vrage que pendant la fin de la gestation. Brebis gestantes - Une certaine
quantité d'aliment com-plémentaire riche en énergie, en protéines
et en minéraux ainsi qu'un coccidiostatique peuvent être nécessaires
aux brebis prolifiques pour assurer le développement des foetus, la vigueur
des agneaux à la naissance et une sé-crétion abondante de
colostrum de bonne qualité. Défis
et Contraintes de L'Alimentation ComplémentaireUne fois la décision
prise de commencer un programme d'alimentation complémentaire pour les
brebis élevées en plein air se pose la difficulté de trouver
le moyen commode de distribution du complément approprié. De nombreux
pro-ducteurs ont fait des essais consistant à verser le complément
au seau dans des mangeoires légères. Cette méthode fonc-tionne
très bien quand la complémentation est destinée à
un petit groupe d'animaux et ne dure qu'une courte période. Par contre,
quand le troupeau est important, le travail et le risque de blessures qu'elle
implique pour le berger en limitent habituellement le succès et les possibilités
d'une utilisation prolongée. Il y a des méthodes plus faciles et
plus rapides que de verser du grain au seau dans des mangeoires ins-tallées
dans la pâture! Distribution des
Compléments sans Mangeoire
Un fait que l'on oublie souvent quand
on veut supplé-menter la ration des moutons, c'est que la structure parti-culière
de leur gueule leur permet de ramasser les particules d'aliments éparpillées
sur la pâture, même si elles se retrouvent enfouies au milieu de brins
d'herbes. À condition que l'aliment soit sous la forme de grains entiers
ou de gra-nulés et qu'il soit déposé sur une surface propre
(herbe, ga-zon ou neige propre), les brebis apprennent rapidement à en
récupérer la moindre parcelle. De ce fait, pour supplémenter
les brebis qui sont élevées au pâturage et qui restent tout
l'hiver dehors, on peut distribuer directement sur une surface de sol propre l'aliment
complémentaire s'il se présente sous forme de particules suffisamment
grosses (figure 1).
Figure 1.
On peut distribuer l'aliment complémentaire des brebis sur un
sol propre à condition qu'il s'agisse de grains entiers ou de
granulés.

|
Haut de la page | Méthodes
de Distribution
Au seauLa méthode la plus simple consiste
à répandre l'aliment complémentaire sur le sol avec un seau.
Cependant, si l'en-droit où l'on distribue l'aliment change constamment,
il peut être difficile de doser l'aliment comme il se doit et de le ré-pandre
de façon régulière et uniforme pour que chaque bre-bis ait
une « bonne longueur de mangeoire », autrement dit qu'elle trouve
devant elle la quantité d'aliment dont elle a besoin. Trémies
mobiles à déchargement par gravitéCe sont des trémies
à ouverture réglable qui laisse passer l'aliment selon un débit
prédéterminé. Elles sont conçues suivant des principes
différents, certaines étant équipées de tuyaux flexibles
qui acheminent l'aliment, d'autres laissant tomber l'aliment directement par l'ouverture.
Généralement construites par les éleveurs eux-mêmes,
elles sont tractées par des véhicules tout terrain, des tracteurs
et autres véhi-cules comme les remorques ou les traîneaux, ou bien
elles sont montées directement sur ces machines. L'aliment est déposé
en une bande continue débutant à l'endroit où a com-mencé
la distribution, d'où le risque que l'aliment soit piétiné
et souillé par les brebis lorsqu'elles s'approchent pour manger. Distributeurs
portatifs (chariots, remorques)*Ces distributeurs mobiles de conception
plus évoluée dis-tribuent l'aliment en tas distincts autour desquels
les brebis font cercle, ce qui limite le risque que l'aliment soit piétiné.
La plupart fonctionnent sur le principe de la roue : une quantité prédéterminée
d'aliment est déposée après chaque tour complet de la roue.
Idéalement, la circonférence du pneu doit être égale
à deux fois la longueur corporelle d'une brebis. Une version bon
marché du distributeur mobile est cons-tituée d'un gros pneu à
flancs pleins dans la circonférence duquel est percé un orifice
garni d'un tube coudé en PVC ou en acier. Le tube coudé se remplit
d'aliment pendant la rotation de la roue et déverse l'aliment après
chaque tour de roue. La grosseur du tube détermine la quantité d'aliment
déposée par tour de roue. Au moins un fabricant de l'Ontario
vend des chariots distributeurs dans lesquels un tambour actionné par une
roue peut être calibré de manière qu'il dépose une
quantité donnée d'aliment à chaque tour de roue. L'aliment
stocké dans la trémie se déverse dans le tambour. Le chariot
peut être remorqué par un véhicule tout terrain ou autre véhicule
plus gros (figure 2). *Remarque: La description des distributeurs
mobiles est donnée à titre indicatif uniquement dans le but d'aider
les producteurs d'ovins. Elle ne signifie pas que les produits sont cautionnés
par le ministère de l'Agriculture et de l'Ali-mentation de l'Ontario.
Figure 2.
Distribution de l'aliment complémentaire à l'aide d'un
chariot-distributeur.

| Haut de la page |
Rations
Complémentaires pour Brebis Élevées en Plein Air
Plus
les particules de l'aliment sont grosses, plus elles sont faciles à ramasser
par les moutons même au milieu des plantes de la pâture. Comme les
ovins ruminent (régurgitent et mâchent) les grains de céréales
et de maïs entiers, ces der-niers sont de bons ingrédients de la ration
complémentaire et, de surcroît, ils présentent l'avantage
de ralentir la libéra-tion de l'énergie. Quoiqu'on puisse utiliser
des aliments composés en granulés, ceux-ci renferment des matières
transformées qui se détériorent rapidement en présence
d'hu-midité. En revanche, l'utilisation d'aliments en granulés est
le seul moyen de mettre à portée des animaux les minéraux,
les produits pharmaceutiques et tout autre matériau granu-laire. Les aliments
qui se prêtent à la distribution au sol sont le maïs-grain entier,
les grains entiers des autres céréales, les graines entières
de soya (brutes ou torréfiées), les aliments en granulés
(aussi gros que possible) et tout autre aliment nutritif qui a les paramètres
physiques pour passer sans dom-mage dans le distributeur et résister au
contact avec le sol extérieur. Conclusion
Bien que le programme d'alimentation des brebis repro-ductrices doive
reposer avant tout sur la bonne gestion des fourrages et des pâtures, la
distribution de divers complé-ments alimentaires peut s'avérer indispensable
pour aider les brebis à répondre aux objectifs précis de
production. On peut très bien distribuer les compléments à
même la surface du sol, pâture, herbe ou neige, dès l'instant
que celle-ci est propre. On peut utiliser des outils de technicité diverse,
al-lant des seaux aux appareils spécialement conçus pour cet usage.
Quelle que soit la méthode choisie, le type de complé-ment alimentaire
utilisé doit être adapté aux critères du programme,
de façon qu'il puisse être récupéré en totalité
par les brebis. C'est la raison pour laquelle les grains entiers et les aliments
en granulés sont recommandés pour la distri-bution d'aliments complémentaires
sur le sol ou sur la neige. | Haut de
la page | Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
|