Condamnations liées à
E. coli dans les troupeaux de dindons en Ontario
| Auteur : |
Le personnel du MAAARO
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| Date de création : |
12 novembre 2008
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| Dernière révision : |
12 novembre 2008
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Le laboratoire du Dr Bruce Hunter a récemment fait état
d'une étude sur l'importance du nombre de condamnations liées
à E. coli dans les troupeaux de dindons en Ontario. Pour la première
partie de l'étude, les dossiers de condamnation de quatre importantes
usines de transformation de dindons ont été scannés,
de 1991 à 1997. Cette première partie de la recherche a
indiqué que la cellulite et l'aérosacculite, chez les dindons
mi-lourds et lourds, de même que l'hépatite chez les dindons
à griller, constituaient la principale raison de condamnation des
carcasses.
Dans une deuxième partie, on a effectué un suivi des dindons
de huit grandes installations, du placement du dindonneau jusqu'à
la transformation. Comme les résultats de la première recherche
avaient indiqué que les pertes dues à la condamnation étaient
principalement attribuables à des maladies surtout dérivées
d'E. coli et se révélaient plus graves chez les dindons
lourds, seuls ces derniers ont été pris en compte dans cette
partie de la recherche. Les données recueillies visaient à
mieux comprendre les enjeux touchant les sérogroupes et les sources
d'E. coli, les accumulations de bactéries dans la litière,
la qualité de l'air et l'interaction de tous ces facteurs sur le
rendement et la santé du troupeau.
Les données recueillies ont révélées trois
importants sérogroupes d'E. coli particuliers responsables de graves
épidémies de collibacillose chez les jeunes dindonneaux.
D'autres sérogroupes ont été isolés, cependant
à une fréquence beaucoup moindre. La présence d'E.
coli à toute période de la croissance a diminué le
rendement des troupeaux. Il a été possible d'isoler des
sérogroupes d'E. coli pathogènes dans des étables
propres et désinfectées, ce qui démontre que l'organisme
peut facilement survivre dans les étables entre les récoltes.
L'isolation de l'organisme sur de jeunes volailles d'un jour laisse croire
que les couvoirs pourraient en être une source potentielle. Bien
que l'on ait identifié plus de 55 autres sérogroupes d'E.
coli à partir de lésions de cellulite à la transformation,
ce ne sont pas des souches reconnues comme pouvant causer des maladies
graves. On suppose que l'aérosacculite et la cellulite résultent
de souches potentielles et similaires à des souches d'E. coli non
hautement pathogènes, qui s'attaquent aux dindons victimes d'un
type de stress ou l'autre. Cette hypothèse est renforcée
du fait que les niveaux élevés d'E. coli seuls ne sont pas
nécessairement associés à l'augmentation du nombre
de condamnations. De hauts niveaux d'ammoniaque semblent endommager les
voies respiratoires, donnant accès à E. coli même
quand la litière renferme de faibles niveaux bactériens.
Les condamnations dues à la cellulite étaient plus répandues
dans les dindons lourds que les dindonneaux à griller, et dans
les troupeaux qui offrent un bon rendement, dans les box avec une faible
humidité et un nombre de bactéries élevé dans
la litière. Cela suppose que les oiseaux dont la croissance est
plus rapide passeraient moins de temps debout et que, par conséquent,
ils auraient la poitrine en contact avec de la litière sèche
et abrasive, ce qui endommagerait la peau et fournirait une voie d'accès
et donc d'infection.
Les auteurs ont souligné une tendance à l'augmentation des
niveaux de coliformes dans la litière lors de la période
d'engraissement, alors que les niveaux d'E. coli n'augmentaient pas, d'après
les observations notées à la fin de la période de
couvaison. Comme la litière contient une masse complexe d'organismes
vivants, la possibilité d'en manipuler la composition pour réduire
la charge bactérienne spécifique soulève l'intérêt.
Pour tous les secteurs de l'industrie de la production aviaire, les problèmes
sanitaires liés à E. coli constituent un enjeu de taille.
Malgré toutes les avancées effectuées pour améliorer
l'environnement, la biosécurité et la santé animale
dans les box, les pertes économiques attribuées à
E. coli en Ontario restent encore très élevées. Il
va sans dire que c'est un secteur auquel il convient de consacrer un financement
plus important, ainsi que des ressources en personnel, si la province
veut continuer d'exceller et d'offrir des produits avicoles de la plus
haute qualité.
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