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Recommandations de biosécurité à l'intention des
propriétaires de petits toupeaux de volaille
| Auteur : |
S. Babek - Vétérinaire
principal, Prévention des maladies - volaille; P. Innes
- Vétérinaire principal, Biosécurité
provinciale |
| Date de création : |
10 Novembre
2005 |
| Dernière révision : |
7 janvier
2008 |
Table des matières
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Les personnes qui élèvent des volailles ou du gibier à plume à des
fins personnelles ou pour un revenu d'appoint, qui pratiquent en
somme ce type d'élevage de façon artisanale, doivent être conscientes
des risques que des maladies comme la grippe aviaire représentent
pour leur troupeau et les grands élevages commerciaux. Le terme
« biosécurité » s'entend justement de la gestion de ces
risques. La biosécurité consiste à prévenir l'introduction et la
propagation de dangers comme les maladies. Voici des recommandations
qui portent sur des moyens simples et peu coûteux de réduire ces
risques au minimum et d'empêcher que ne se déclarent de graves épidémies.
1. Interdire l'accès
aux visiteurs et observer de bonnes pratiques d'hygiène
Bon nombre d'organismes pathogènes, tels que bactéries
et virus, peuvent être introduits dans un troupeau par des humains
et du matériel contaminés. Ces organismes microscopiques sont transportés
sur des bottes, des vêtements et des véhicules qui peuvent sembler
tout à fait propres.
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Veiller à ce que les
seules personnes qui entrent en contact avec les oiseaux soient
celles qui leur prodiguent des soins. Toujours demander aux éventuels
visiteurs de revêtir des survêtements de protection et d'enfiler
des bottes propres.
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Interdire de s'approcher du troupeau à quiconque
possède des oiseaux ou a été récemment en contact avec des oiseaux
(après avoir visité un autre troupeau ou avoir pris part à une
exposition aviaire, par exemple). S'assurer que les personnes
qui prodiguent des soins au troupeau (employés et bénévoles) ne
possèdent pas d'oiseaux ni ne participent à des événements où
des oiseaux sont présents, car ils augmenteraient alors les risques
d'introduction de maladies dans le troupeau.
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Prévoir des vêtements et des chaussures exclusivement
destinés aux travaux à proximité des oiseaux et les garder à l'entrée
de la structure ou du bâtiment.
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Laver et désinfecter les bottes et le matériel
(pelles, racloirs, balais, etc.) qui viennent en contact avec
les oiseaux ou leurs excréments. Nettoyer quotidiennement les
cages ainsi que les surfaces en contact avec la moulée et l'eau.
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Bien se laver les mains avant de soigner les
oiseaux et après.
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2. Éviter tout contact avec
des oiseaux sauvages
Les oiseaux sauvages sont vecteurs de nombreuses
maladies, dont la grippe aviaire. Réduire au minimum les contacts
avec les espèces sauvages et leurs excréments afin de mieux protéger
le troupeau de ces maladies.
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Garder le troupeau dans un lieu grillagé ou,
idéalement, dans une structure fermée où ils ne peuvent avoir
aucun contact avec des oiseaux sauvages. Protéger toutes les ouvertures
(portes, fenêtres et orifices de ventilation) par des grillages
et s'assurer que ceux-ci sont en bon état.
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Ne jamais servir aux oiseaux une eau, comme
l'eau d'un étang, qui risque d'être contaminée par des excréments
d'oiseaux sauvages. Faire analyser l'eau au moins une fois par
année. Si l'approvisionnement en eau est assuré par un puits,
il est recommandé d'utiliser un désinfectant approprié comme du
chlore.
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Conserver la moulée dans un contenant étanche,
à l'épreuve des oiseaux et des rongeurs.
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3. Éviter
de ramener des maladies à la ferme
La cohabitation d'oiseaux d'espèces différentes
ou de provenances différentes augmente les risques d'introduction
de maladies dans le troupeau. Il est préférable de ne garder ensemble
que des oiseaux du même âge et de la même espèce (système d'élevage
par renouvellement intégral).
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Si l'élevage comporte des oiseaux d'âges différents
et/ou d'espèces différentes, réduire au minimum les contacts entre
les groupes en gardant ceux-ci dans des locaux distincts.
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À l'arrivée de nouveaux oiseaux à la ferme,
s'assurer d'obtenir une fiche d'information complète à leur sujet,
notamment au sujet des maladies dont ils ont souffert et des vaccins
qui leur ont été administrés. Il y a des vaccins, comme certains
de ceux qui servent à lutter contre la laryngotrachéite infectieuse
aviaire (LTI), qui peuvent provoquer l'apparition de la maladie
chez les sujets non vaccinés. Se renseigner auprès d'un vétérinaire
sur les méthodes de vaccination à adopter.
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Les oiseaux qui ont été conduits à une foire
agricole ou à un marché, ou qui s'ajoutent au troupeau doivent
être mis en quarantaine à leur arrivée, c.‑à‑d. gardés
à distance du reste du troupeau, pendant au moins 2-4 semaines
après le retour ou l'arrivée à la ferme. Pendant cette période,
se tenir à l'affût de tout signe de maladie et nettoyer et désinfecter
les cages et le matériel utilisé pour ces oiseaux. Utiliser des
vêtements de protection, des chaussures et du matériel distincts
pour les oiseaux en quarantaine et toujours les manipuler en dernier.
Si le même matériel et les mêmes vêtements sont utilisés, les
nettoyer et les désinfecter avant et après la manipulation de
ces oiseaux.
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Ne pas partager de matériel ni de fournitures
avec d'autres éleveurs d'oiseaux. Nettoyer et désinfecter avant
et après l'utilisation tout matériel emprunté ou partagé.
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4.
Faire le dépistage des maladies et les déclarer
Un dépistage précoce est essentiel si l'on veut réussir à endiguer
rapidement une épidémie.
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Si les oiseaux présentent des signes de maladie,
tels qu'abattement, anomalie dans l'activité de ponte ou la consommation
d'aliments, éternuements, difficulté à respirer, écoulement nasal
ou oculaire, diarrhée ou mort subite, appeler sur-le-champ un
vétérinaire.
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Éliminer les oiseaux morts sans tarder en
recourant à une méthode d'élimination autorisée, comme l'enfouissement
ou le compostage. Consulter au préalable le vétérinaire pour le
cas où il voudrait prélever des échantillons et les faire analyser
par un laboratoire.
Même si l'élevage de volailles à des fins de consommation ou à des
fins récréatives fait partie du patrimoine agricole de l'Ontario,
il n'en reste pas moins que les propriétaires d'oiseaux doivent
connaître les principes de biosécurité et les mettre en pratique,
afin de ne pas compromettre la salubrité des aliments ni nuire aux
élevages commerciaux de volaille.
Voici les coordonnées du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation
et des Affaire rurales de l'Ontario pour plus d'information sur
la gestion sanitaire des volailles et la biosécurité :
Site Web du MAAARO :
http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/poultry/health.html
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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