En 2006 et 2007, le nombre de chevaux déclarés
infectés par le virus du Nil occidental en Ontario était
nul. Un relâchement de la vigilance apparaît facilement
chez les propriétaires, qui commencent à douter de l'utilité
du maintien de la vaccination contre cette maladie.
Selon une étude sur la flambée de la maladie du Nil
occidental survenue en Saskatchewan en 2003, les chevaux non vaccinés
avaient 23 fois plus de chances d'être touchés par
une forme clinique de la maladie que ceux qui avaient reçu
le vaccin, et l'efficacité de celui ci était de 96
%. L'étude en question montre que la vaccination s'est accompagnée
d'un effet préventif. (Réf : Waldner ET, Townsend
HGG. Equine Vet J 2007; 39:498-503).
La faible incidence de la maladie du Nil occidental chez les chevaux
ontariens est probablement liée au fort pourcentage de protection
de cette population et à la résistance acquise par
les oiseaux sauvages. Cependant le virus est encore présent
dans le milieu, et la vaccination est encore fortement recommandée.