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Le Petit journal du cheval - juin 2006

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Ministry of Agriculture, Food and Rural Affairs
Ontario Association
of
Equine Practitioners
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Rédacteur en
chef(s) :
Dr. Bob Wright - scientifique vétérinaire, chevaux et animaux non traditionnels/MAAARO
Date de création : 01 juin 2006
Média substitut :

Non disponible

Les étiquettes des aliments pour animaux précisent les espèces animales auxquelles ils sont destinés. Les rations formulées pour les bovins, les moutons et les autres ruminants ne devraient jamais être données aux chevaux. Elles contiennent souvent de l'urée, d'autres sources d'azote non protéique et, à l'occasion, du monensin. L'azote non protéique n'est pas nocif comme tel pour les chevaux, mais le monensin et d'autres ionophores sont très toxiques pour eux. La DL50 (dose létale pour 50 % des chevaux) du monensin est de 1 à 2 mg/kg ou 1 à 2 ppm. La moulée pour les bovins peut en contenir jusqu'à 250 à 375 ppm.

Les microorganismes présents dans le rumen des ruminants utilisent l'azote de l'urée ou d'autres substances contenant de l'azote non protéique pour synthétiser des protéines, à la condition que l'animal consomme suffisamment de grains. La protéine produite par ces organismes passe du rumen à l'estomac et à l'intestin grêle, où elle est digérée et assimilée.

Par contre, l'azote non protéique donné aux chevaux est assimilé dans l'intestin grêle et excrété dans l'urine. Il y a très peu d'azote non protéique qui atteint le caecum et le colon pour utilisation par les microorganismes et pour la synthèse des protéines. Les rations contenant de l'azote non protéique, données aux chevaux, présentent des concentrations de protéines plus faibles que prévu puisque l'azote n'est pas disponible pour la synthèse microbienne des pesticides. Par ailleurs, l'azote non protéique n'est pas néfaste pour les chevaux à moins qu'ils en ingèrent des concentrations extrêmement élevées, supérieures à ce qu'on retrouve normalement dans les rations pour bovins et ovins. (Réf: Lewis, LD. Feeding and Care of the Horse, deuxième édition, Lippincott Williams & Wilkins, 1995.)

Les chevaux développent parfois de l'urticaire sur la peau. Il peut s'agir de réactions allergiques à des protéines étrangères contenues dans les aliments, mais ces éruptions sont le plus souvent causées par le contact de la peau avec un produit chimique présent dans l'environnement, comme des insecticides, par exemple. Généralement, l'urticaire ne dure pas longtemps et est sans gravité.


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