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Le Petit Journal du cheval Août 2003

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Ministry of Agriculture, Food and Rural Affairs
Ontario Association
of
Equine Practitioners
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Rédacteur en
chef(s) :
Dr. Bob Wright - scientifique vétérinaire, chevaux et animaux non traditionnels/MAAARO
Date de création : Août 2003
Média substitut :

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  • Les chevaux aiment bien le trèfle (de l'espèce Trifolium). Cette plante présente un rapport calcium/phosphore (Ca:P) de 5:1. Le trèfle satisfait lui-même à ses besoins en azote, car il fixe l'azote de l'air. Il est particulièrement utile pour enrichir les pâturages, car on peut l'ensemencer en sol gelé. Le trèfle comporte cependant certains désavantages pour l'alimentation des chevaux :
      • La tige et les feuilles du trèfle rouge sont couvertes de courts poils, et la plante peut donc devenir poussiéreuse au moment du fanage.
      • Le trèfle rouge possède une tige épaisse qui sèche difficilement et est, par conséquent, plus facilement sujet à la moisissure.
      • Le trèfle contient des glycosides d'isoflavone et du coumestan et exerce donc une action oestrogénique. Ces phytoestrogènes peuvent augmenter le nombre d'inséminations requises par conception chez les juments.
      • On observe parfois de la bave chez les chevaux qui consomment du trèfle rouge et blanc infecté par le champignon Rhizoctonia leguminicola. Le champignon produit une mycotoxine appelée slaframine, à l'origine du syndrome de la bave. Les signes cliniques consistent en une salivation excessive, du larmoiement et des coliques.
      • Une cyanogenèse ou production de cyanure peut se produire à l'occasion, surtout lors des automnes secs. Ce trait est déterminé par un gène dominant. Certaines variétés de trèfle peuvent produire du cyanure.
      • Les chevaux qui consomment du trèfle blanc ont parfois des urines rouges. Cette coloration est due aux produits de décomposition du tryptophane qui s'oxydent et donnent une couleur rouge à l'urine, plus facilement observable sur la neige.
      • La photosensibilisation aiguë, également appelée trifoliose est considérée comme une photosensibilisation primaire.
      • La photosensibilisation chronique est attribuable à l'hépatite périportale (fibrose), surtout associée au trèfle hybride.


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