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Le Point sur le Virus du Nil Occidental
Le virus du Nil occidental (VNO) est l'une des nombreuses causes de maladies du système nerveux central chez les chevaux, qui peuvent être d'origine virale, bactérienne, parasitaire ou traumatique, ou encore liées au développement. À la fin de l'été et au début de l'automne 2002, le VNO s'est répandu rapidement vers le sud et l'ouest aux États-Unis. Au Canada, on a découvert le virus un peu partout en Ontario, y compris dans les régions de l'Est et du Nord, de même qu'au Québec, au Manitoba et en Saskatchewan. Cet été, on a signalé des cas cliniques de chevaux atteints dans diverses régions de l'Ontario et du Manitoba. Les symptômes cliniques du VNO sont semblables à ceux d'autres affections neurologiques, y compris la rage. Cependant, les vétérinaires ont signalé que l'infection due au VNO se manifestait d'abord par des fasciculations musculaires (fibrillation musculaire ou tremblements) et que les chevaux devenaient rapidement ataxiques (démarche instable). La maladie chez un animal en santé et au meilleur de sa forme peut progresser pour aller jusqu'au décubitus dans les 12 heures suivant l'infection. Les autres symptômes sont les suivants : troubles locomoteurs, trébuchements, inclinaison de la tête, incapacité de se tenir debout, tournoiements, faiblesse ou paralysie des membres, cécité apparente, lèvre pendante et bruxisme, se terminant par la mort ou l'euthanasie. Les humains peuvent aussi être infectés par le VNO que transportent les moustiques, mais ils sont moins susceptibles que les chevaux d'en tomber cliniquement malades. L'infection des chevaux indique la présence de moustiques dans la région, mais ne constitue pas un risque pour la santé humaine. La période d'incubation de l'infection au VNO est habituellement de cinq à quinze jours. Le virus du Nil occidental appartient à une classe de virus appelée arbovirus. Les affections virales dues aux arbovirus se propagent par l'entremise de différents arthropodes, tels que les moustiques, les mouches piqueuses et les tiques. Les virus sont transmis aux chevaux par des insectes, comme les moustiques, pendant les saisons au cours desquelles ceux-ci sont actifs (été et automne). Les oiseaux sont les hôtes naturels de ces virus. À la mi-septembre, un questionnaire a été distribué
à 190 vétérinaires équins afin d'obtenir
certaines données préliminaires relativement à
la situation du virus du Nil occidental au 14 septembre en Ontario.
Cinquante vétérinaires ont répondu au questionnaire.
Les réponses ont été regroupées par régions
géographiques, selon le comté de résidence du
vétérinaire. On s'est servi de la région géographique
pour établir une relation entre le nombre de cas d'infection
au VNO et le nombre de chevaux du comté. Le Dr Bob Wright avait
préalablement estimé la population totale de chevaux
en Ontario, par comté. Les régions sont les suivantes
:
Le nombre total de chevaux soignés par les vétérinaires participants a été estimé à 42 410, ce qui représente 13 % des 325 000 chevaux de l'Ontario. Dix-huit pour cent des chevaux traités ont été vaccinés. Cependant, au 14 septembre, environ la moitié seulement avait été vaccinée deux fois dans un intervalle de 3 à 4 semaines.
On a demandé aux vétérinaires d'indiquer le nombre de cas d'affections neurologiques observés au cours de deux périodes différentes : du 1er janvier au 31 juillet 2002 et du 1er août au 14 septembre 2002. Cent neuf (70 %) des 156 cas signalés cette année sont apparus depuis le 1er août, tandis qu'on en a rapporté 47 seulement au cours des 7 mois précédents. On a constaté une augmentation plus importante dans le Sud par rapport aux autres régions, spécialement dans le comté d'Essex, avec 83 % des cas détectés en août et septembre. Quarante-deux des 156 chevaux malades sont morts (27 %). On a aussi demandé aux vétérinaires de signaler le nombre de chevaux soupçonnés d'être infectés par le virus du Nil occidental ou diagnostiqués comme tels et de mentionner les outils diagnostiques utilisés. On a observé des symptômes cliniques compatibles avec ceux du VNO chez 76 chevaux, ce qui représente 49 % du total des cas de maladie neurologique signalés de janvier au 14 septembre 2002. On a dressé un résumé des cas par région en regroupant les données obtenues auprès du Laboratoire de santé animale (LSA) de l'Université de Guelph, de l'Université Cornell, de l'Université de l'État du Michigan et du Laboratoire de diagnostic de la province du Manitoba à Winnipeg. Plusieurs des résultats du LSA ne faisaient pas mention du lieu où habitait le cheval et ne pouvaient donc pas faire l'objet de recoupements avec les données du questionnaire. Ces résultats ont été regroupés dans la catégorie « Inconnu ». Ils sont présentés au tableau 2.
La majorité des cas présentant des symptômes cliniques et la majorité des chevaux séropositifs provenaient du Sud, en particulier du comté d'Essex. Les échantillons de laboratoire pour les tests du VNO sont soumis à l'Université Cornell par l'entremise du LSA ou de Vita-Tech, à l'Université de l'État du Michigan et au Laboratoire de diagnostic de la province du Manitoba à Winnipeg. La figure 1 présente les laboratoires utilisés et la proportion d'échantillons envoyés aux divers laboratoires par les vétérinaires de l'Ontario. Figure 1. Distribution des échantillons servant au test de diagnostic du VNO par les répondants
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