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Le virus du Nil occidental, une menace pour les chevaux de l'Ontario
Le virus du Nil occidental (VNO) est l'une des nombreuses causes de maladie du système nerveux central chez le cheval, y compris les infections virales, bactériennes ou parasitaires, les troubles du développement ou les traumatismes. On a assisté en 2002 à une propagation rapide du VNO aux États-Unis, vers le sud et vers l'ouest, infectant 15 000 chevaux. Au Canada, on a découvert le virus un peu partout en Ontario, y compris dans les régions de l'Est et du Nord, de même qu'en Nouvelle-Écosse, au Québec, au Manitoba et en Saskatchewan. En raison du risque de maladie grave associé à ce virus chez certains chevaux et certains humains, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD) et le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario (MAAO) désirent rappeler aux propriétaires de chevaux quelques conseils de base à suivre et certaines mesures préventives à prendre afin de réduire les risques d'infection au VNO. Le VNO a été détecté pour la première fois en Amérique du Nord en 1999, à New York. En l'an 2000, il a été découvert dans plusieurs États et tout près de la frontière ontarienne. L'an dernier, il s'est propagé à l'Ontario. On a signalé 738 cas de VNO aux États-Unis chez des chevaux en 2001, dont 551 en Floride. En 2002, des cas ont été déclarés dans de nombreux États américains, de même qu'en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse. En Ontario, 107 cas ont été confirmés ou soupçonnés. On a trouvé des cas d'infection aux endroits suivants : Le virus du Nil occidental appartient à une catégorie de virus appelés « arbovirus ». Les maladies arbovirales sont propagées par divers arthropodes comme les moustiques, les mouches piqueuses et les tiques. Les virus sont transmis aux chevaux par des insectes, dont les moustiques, pendant la saison d'activité de ces derniers (en été et à l'automne). Les oiseaux sont les hôtes naturels de ces virus. | Haut de la page |
Signes cliniquesLa maladie se manifeste tout d'abord par des signes de mortalité chez les oiseaux sauvages de la région, surtout chez les corneilles. Les signes cliniques du VNO ressemblent à ceux d'autres maladies neurologiques, dont la rage. Dans le cas des chevaux cependant, les vétérinaires ont signalé que la maladie se manifestait d'abord par des fasciculations musculaires (contractions ou tremblements) se transformant rapidement en une démarche ataxique (instable). La maladie se manifeste aussi par des troubles locomoteurs, des trébuchements, une inclinaison de la tête, une incapacité de se tenir debout, le tournis, la faiblesse ou la paralysie des membres, une cécité apparente, une lèvre pendante, le bruxisme et se termine par la mort ou l'euthanasie. Chez un animal normal et au meilleur de son rendement, la maladie peut progresser jusqu'au décubitus dans une période de douze heures. Environ 30 % des animaux atteints meurent ou sont euthanasiés. Les humains peuvent également être infectés par le VNO transmis par les moustiques, mais ils ne courent pas autant de risques que les chevaux de contracter une maladie clinique. Bien qu'ils ne constituent pas une menace pour la santé humaine, les chevaux infectés signalent la présence de moustiques porteurs dans la région. La période d'incubation d'une infection au VNO est habituellement de cinq à quinze jours. PréventionUn vaccin contre le VNO, mis en circulation sous réserve de certaines conditions imposées par l'Agence canadienne d'inspection des aliments, est offert par l'entremise d'un vétérinaire breveté. Ce vaccin fait toujours l'objet d'essais pratiques et, bien qu'il satisfasse à toutes les exigences en matière de sécurité, son efficacité à prévenir l'infection ou la maladie clinique chez les chevaux n'a pas encore été pleinement déterminée. Le vaccin doit également être administré en deux doses, dans un intervalle de trois à six semaines, suivi d'un rappel annuel. On recommande un rappel à tous les quatre à six mois pour les animaux à haut risque, c'est-à-dire les chevaux performants et ceux qui se rendent dans les régions où les moustiques sont présents à l'année. Pour une protection complète, les vaccins doivent être administrés deux mois avant la présence de moustiques. Il faut inoculer complètement les animaux avant le début de la saison des moustiques. Une vaccination incomplète pendant la saison pourrait ne pas assurer une protection suffisante. Les insectifuges dont l'usage est autorisé sur les chevaux ont un effet répulsif de courte durée à l'égard des moustiques. Vous pouvez réduire la population de moustiques chez vous et dans votre voisinage en réduisant la quantité d'eau stagnante où pondent les moustiques. Éliminez tout endroit où l'eau peut s'accumuler, par exemple, de vieux pneus, des seaux inutilisés, des tonneaux d'eau de pluie ou des auges. Au lever du jour et au coucher du soleil, moment où les moustiques sont les plus actifs, il est conseillé de laisser les chevaux à l'écurie ou de les tenir à l'écart des endroits frais, ombragés et humides. | Haut de la page |
Encéphalite équine de l'Est (EEE)Une autre maladie transmise par les moustiques, l'encéphalite équine de l'Est (EEE), constitue une source de préoccupation pour l'Ontario. L'encéphalite équine de l'Est a été détectée dans des chevaux qui habitent la province ou qui ont été infectés lors de déplacements dans d'autres régions de l'Amérique du Nord. Les humains, les chevaux, les porcs et les oiseaux sont à risque d'infection pendant les périodes où la population de moustiques est élevée. De 80 à 90 pour cent des chevaux infectés contractent la maladie de manière aiguë et mortelle et les survivants montrent des signes de troubles neurologiques. De 1938 à l'automne 1992, aucun cas d'EEE n'a été diagnostiqué en Ontario. Depuis 1992, on a recensé quatre infections sporadiques à l'EEE dans la province. À l'automne 2001, on a confirmé l'infection de deux chevaux manifestant des signes cliniques. L'un d'eux habitait au sud de Muskoka et l'autre avait participé à des concours dans la même région et ailleurs en Ontario. En 2002, le dépistage de l'EEE chez un quarter horse du Sud-Ouest de l'Ontario s'est avéré positif. En 2001, on en a diagnostiqué des cas dans les États voisins du Michigan et du Wisconsin. DiagnosticUn certain nombre de clients se renseignent sur la façon de diagnostiquer ou de confirmer la présence du VNO chez leurs chevaux. Nous rappelons aux propriétaires que les signes qui se manifestent chez les chevaux atteints du VNO ressemblent à ceux qui sont associés à un certain nombre d'autres maladies équines, y compris la rage, l'encéphalite équine de l'Est, l'encéphalomyélite équine à protozoaire, la forme neurologique de l'herpèsvirus et la spondylopathie cervicale. Dans les cas où le cheval meurt ou est euthanasié, le diagnostic de rage doit être écarté. Il faut avertir l'Agence canadienne d'inspection des aliments lorsqu'on soupçonne un cas de rage. Si la présence du VNO est confirmée chez un cheval vivant, deux échantillons de sang doivent être prélevés (un au stade aigu de la maladie et l'autre à celui de la convalescence) à trois semaines d'intervalle et soumis ensemble au laboratoire. Si le VNO est confirmé chez un cheval mort, un échantillon réfrigéré ou congelé du tronc cérébral doit être envoyé au laboratoire. Veuillez communiquer avec votre vétérinaire si vous désirez obtenir des conseils sur la prévention de ces maladies et bien d'autres. Vous pouvez également vous adresser au bureau de santé publique de votre région ou consulter l'une des sources suivantes. Pour de plus amples renseignements au sujet de l'encéphalite virale équine, consultez la fiche d'information intitulée Encéphalite virale équine à l'adresse www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/horses/facts/info_equv.htm ou communiquez avec le Centre d'information agricole au 1 877 424-1300. Sources de renseignements sur le virus du Nil occidental Renseignements généraux :
| Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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