Contrôle
des maladies équines dans les hippodromes et aux événements
équestres
| Auteur : |
Dr Bob Wright -
Scientifique vétérinaire/MAAARO; Dr Bruce Duncan
- vétérinaire, Commission des courses de l'Ontario;
Dr Greg Taylor - vétérinaire, Commission des courses
de l'Ontario |
| Date de création : |
01 Mai 2005 |
| Dernière révision : |
01 Mai 2005 |
Maladies à déclaration obligatoire
Les maladies à déclaration obligatoires sont des maladies
qui revêtent une grande importance pour la santé des
humains ou des animaux ou pour l'économie canadienne. Elles
sont répertoriées dans la Loi sur la santé des
animaux et ses règlements d'application. Dans le cas des chevaux,
les maladies qui doivent être déclarées comprennent,
entre autres, la peste équine, l'anthrax, l'anémie infectieuse
des équidés, la piroplasmose équine, la rage,
l'encéphalomyélite équine du Venezuela et la
stomatite vésiculeuse. Les propriétaires d'animaux,
les vétérinaires et les laboratoires sont tenus de déclarer
au vétérinaire de district de l'Agence canadienne d'inspection
des aliments (ACIA) la présence d'un animal atteint, ou soupçonné
d'être atteint, de l'une de ces maladies. Des mesures de lutte
ou d'éradication seront alors prises immédiatement.
Pour les chevaux qui proviennent de l'extérieur du Canada,
on exigera un test de Coggins négatif, effectué au cours
des 60 derniers jours, ainsi qu'un certificat de santé qui
confirme que le cheval était en bonne santé au moment
de l'examen par un vétérinaire accrédité.
Les chevaux inscrits à une course ou à un concours hippique
doivent avoir un test négatif de Coggins au dossier auprès
de Standardbred Canada (Standardbreds), de Jockey Club Canadien (Purs
sangs) ou de l'organisateur de l'événement en question
(pour les autres types de chevaux), avant d'être introduits
sur les lieux. Il doit s'agit d'un test valide, selon les exigences
de l'association d'éleveurs ou des organisateurs. Dans le cas
des chevaux Standarbred, le test ne doit pas remonter à plus
de deux ans. Dans le cas des purs-sangs et de la plupart des autres
types de chevaux, le test doit avoir été effectué
au cours de la dernière année.
Lorsqu'un humain est mordu par un animal, l'ACIA et le bureau local
de santé publique doivent en être informés et
ils assureront le suivi de l'incident.
Maladies qui n'ont pas à être déclarées
Les maladies qui n'ont pas à être déclarées
sont celles qui sont déjà endémiques au Canada
(c'est-à-dire déjà répandues dans la population
équine). Elles comprennent, entre autres, la grippe équine,
l'herpès équin et la gourme. Il n'existe pas actuellement
de législation provinciale qui régit le déplacement
des chevaux qui arrivent au Canada et en Ontario, dans le cas des
chevaux atteints d'une maladie qui n'a pas à être déclarée.
En vertu de la Loi de 2000 sur la Commission des courses de chevaux,
la Commission des courses de l'Ontario (CCO) peut toutefois fixer
certaines exigences concernant les chevaux qui ont accès aux
hippodromes.
Prévention des maladies équines qui n'ont pas à
être déclarées, dans les hippodromes ou aux événements
équestres
On peut suivre l'une ou plusieurs des consignes suivantes. Les propriétaires
des hippodromes en collaboration avec la CCO peuvent décider
de les rendre obligatoires.
- Reporter l'événement.
- Refuser l'entrée sur les lieux aux animaux provenant d'une
zone où des cas d'infection ont été recensés
(il peut s'agir d'un État, d'une province, d'un hippodrome
ou d'une écurie).
- Vérifier et assurer le suivi du statut sanitaire de tous
les chevaux qui proviennent d'une zone infectée. Le contrôle
peut prendre la forme d'un examen physique ou d'un relevé
de la température rectale, effectués par un vétérinaire
ou un technicien désigné par la CCO ou les organisateurs
de l'événement.
- Exiger une preuve de vaccination valide pour une maladie en particulier.
On peut avoir accès aux directives qui définissent
une vaccination en consultant la fiche d'information sur les directives
relatives à la vaccination des chevaux (Guidelines for the
Vaccination of Horses).
- Placer tous les animaux provenant d'une zone infectée
dans une aire de quarantaine, c'est-à-dire une aire où
les chevaux en séjour (chevaux de l'hippodrome ou de la région)
ne peuvent entrer en contact directement ou indirectement avec des
chevaux ou du matériel infectés provenant d'une zone
infectée par la maladie en question.
Biosécurité
- Les responsables des hippodromes et les organisateurs d'événements
équestres doivent se doter d'un protocole et d'un plan de
gestion pour éloigner les oiseaux sauvages, les animaux et
les insectes de l'établissement où se trouvent les
chevaux.
La gestion portera notamment sur :
- les aires de reproduction des insectes dans les eaux résiduelles
et les étangs de l'établissement;
- la reproduction des rats et des souris;
- l'entrée des oiseaux sauvages dans les stalles, les écuries
et les zones réservées à l'alimentation;
- la reproduction et les déplacements des chiens et chats
errants, ainsi que des animaux domestiques.
- L'assainissement des enclos et des stalles avant l'arrivée
de nouveaux chevaux ou la tenue d'événements.
- Pour tous les poneys, tenir un carnet de vaccination pour la
rage, le virus du Nil, le tétanos, la grippe équine,
la rhinopneumonie et la gourme.
Gestion des flambées de maladie équine
- Isoler tous les animaux infectés dans une écurie
distincte.
- Informer le vétérinaire de la CCO, les dirigeants
du champ de course et les organisateurs de l'événement
du diagnostic soupçonné ou confirmé de la maladie.
- Prévenir la propagation de la maladie par les moyens suivants
:
- Limiter l'accès des gens aux zones et aux chevaux infectés.
- Tous les membres du personnel qui entrent dans ces endroits doivent
changer de vêtement (ou de combinaison de travail) ainsi que
de bottes, et se laver les mains avec un désinfectant.
- Des sections doivent être aménagées afin que
les gens puissent se laver les mains avec un savon désinfectant
et de l'eau ou avec un gel désinfectant à base d'alcool.
- Les bains de pied contenant un désinfectant doivent être
placés à la sortie des zones infectées. Ils
doivent être changés chaque jour, ou plus souvent s'ils
deviennent inefficaces.
Résumé
Il est beaucoup plus facile d'empêcher un cheval infecté
d'arriver au champ de course ou sur les lieux d'un événement
équestre que de régler le problème par la suite.
Le dépistage précoce d'une maladie et la mise en place
de mesures de biosécurité empêcheront généralement
la maladie de se propager rapidement aux autres chevaux.
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