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Industrie
ontarienne du cheval
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| Auteur : | Dr. Bob Wright - scientifique vétérinaire, chevaux et animaux non traditionnels/MAAARO |
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| Date de création : | Automne 2000 |
| Dernière révision : | Automne 2000 |
Ces maladies sont mentionnées dans la Loi sur la santé des animaux (fédérale) et relèvent du mandat de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. On ne signale aucun cas de métrite équine, de dourine, de piroplasmose (babésiose) ni de morve.
En Ontario, on n'a relevé qu'un cas d'anémie infectieuse des équidés en 1997 et 1998. Aucun nouveau cas n'a été détecté en date du 31 octobre 2000. Les années précédentes, le principal foyer d'infection au Canada se trouvait en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique.
Deux souches de rage font actuellement l'objet d'un suivi en Ontario. La souche du renard arctique a pratiquement été éliminée grâce au programme de vaccination des animaux sauvages administré par le ministère des Richesses naturelles de la province. Les mouffettes constituent encore un réservoir pour ce virus. Aucun cas de rage n'a été détecté chez les chevaux en Ontario en 1997, en 1998 et jusqu'en août 1999. Depuis cette date, cependant, quatre chevaux ont été infectés dans les comtés de Bruce, Grey et Huron. La présence de rage chez les ratons laveurs de la région de Brockville constitue une nouvelle menace.
Au Canada, on ne connaît aucun cas de lymphangite épizootique des chevaux, de variole équine, d'encéphalite japonaise des chevaux et d'encéphalomyélite équine du Venezuela.
De 1938 à l'automne 1992, aucun cas d'encéphalite équine de l'Est n'a été détecté en Ontario. Depuis 1992, trois infections sporadiques ont été relevées dans la province. Au cours de l'automne 1994, cette maladie a été diagnostiquée chez deux chevaux de la région de Bracebridge. Cinq autres chevaux sont morts lors de la poussée épidémique de 1994, mais ils n'ont fait l'objet d'aucun test. Aucun cas n'a été détecté depuis cette date.
Cette année comme les années précédentes, en Ontario, aucun cas d'infection par le virus de la vallée du Nil n'a été confirmé chez des oiseaux sauvages ni chez les chevaux. Une surveillance a été assurée à grande échelle pendant tout l'été et l'automne (capture de moustiques, prélèvement de sang dans des groupes de poulets d'alerte, ramassage et examen d'oiseaux sauvages morts).
En 1999, en Ontario, une flambée épidémique a touché les chevaux Standardbred d'une écurie située sur un terrain de course et ceux de deux installations d'entraînement. Chez des chevaux Standardbred choisis au hasard, l'incidence des anticorps de l'artérite virale était de 26 %. Ce chiffre est voisin de celui signalé dans l'étude de 1998 de la NAHMS sur les Standardbred (23,9 %).
La gourme est une infection très contagieuse et grave provoquée par la bactérie Streptococcus equi et qui touche les chevaux et les autres équidés. La maladie se caractérise par une forte inflammation des muqueuses de la tête et de la gorge, qui s'accompagne d'une enflure marquée et souvent d'une rupture des ganglions lymphatiques laissant échapper de grandes quantités de pus épais et d'aspect crémeux. La gourme du cheval est due à la sous-espèce Streptococcus equi equi, souvent appelée Strep. equi. Cet organisme peut être isolé à partir du nez et des ganglions lymphatiques des animaux touchés, et on le trouve également dans la poche gutturale des animaux porteurs.
Occasionnellement, on note des cas de gourme dans des élevages au Canada, et la maladie est commune dans le monde entier chez les chevaux. Une épidémie de gourme due à une souche de Strep. equi atypique a mis plusieurs mois à se propager à l'ensemble d'un élevage.
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Des chevaux sont morts soudainement après avoir consommé des aliments pour bovins qui étaient contaminés par du monensin. Cette substance est un antibiotique ionophore qu'on emploie dans l'industrie de la volaille comme anticoccidien et dans l'industrie des bovins parce qu'il accroît le rendement des aliments. Étant donné les risques d'empoisonnement au monensin, les fabricants d'aliments pour chevaux prennent grand soin d'éviter la contamination par des substances destinées à la volaille ou aux bovins.
À la fin de l'été, certains vétérinaires ont signalé la production de bave filamenteuse en quantité excessive chez des chevaux. Cette salivation surabondante peut apparaître chez des chevaux qui se sont alimentés dans des pâturages contenant de grandes quantités de trèfle infecté par Rhizoctonia leguminicola. Ce champignon se développe sur les feuilles des plantes pendant les été frais et humides et il produit de la slaframine, un alcaloïde toxique.
Depuis 1999, on a signalé sept cas de placentas démateux
au Animal Health Laboratory de l'Université de Guelph, dont
trois ont donné lieu à des avortements ou à la
naissance d'un poulain mort-né. L'intoxication par la fétuque
est la cause la plus commune de l'dème du placenta. Ce
type de problème survient lorsque la fétuque et le foin
sont contaminés par Neotyphodium coenophialum (ancien
nom : Acremonium), un champigon endophyte qui contient des
alcaloïdes d'ergopeptine. On a identifié au moins 20 alcaloïdes
d'ergopeptine produits par des champignons endophytes qui infectent
diverses herbacées et céréales fourragères.
Le principal alcaloïde présent dans la fétuque
infectée est l'ergovaline. Les juments sont très sensibles
à ces substances; dans leur cas, la consommation de fourrage
infecté peut retarder la fin de la gestation, rendre le placenta
démateux et provoquer une agalactie. À la naissance,
les poulains peuvent être de petite taille, faibles ou morts-nés.
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