L'histoire des laitons de cheval
Les laitons de cheval proviennent probablement des amulettes du passé.
Les modèles les plus anciens sont de forme circulaire ou en
croissant. Ont suivi les conceptions géométriques selon
les rayons du soleil. L'origine de ces ornements repose sur la croyance
ancienne du pouvoir du " mauvais il. " Comme le mal
est aussi associé à la noirceur, la lumière était
considérée comme l'antidote. Donc, les conceptions classiques
se fondaient sur l'adoration du Soleil. De vieilles impressions présentent
des chevaux ornés de laitons. Elles datent d'aussi tôt
que 1685. Certains laitons de cheval datent d'environ 2 000 ans. On
ne sait pas si les gitans ont d'abord importé les laitons en
Angleterre ou si c'était une influence des Croisades. Par surcroît,
le laiton n'a pas été coulé avant le début
du 19e siècle en Angleterre. Donc, les premiers laitons ont
été fabriqués à la main.
Laitons fabriqués à la main :
Les premiers laitons de chevaux ont été fabriqués
de feuilles de laiton, connues alors sous le nom de " latten
", martelées à la main. Au moyen du cuivre "
latten ", les premiers fabricants ont modelé des formes
pour ensuite les couper, les limer et les marteler afin d'obtenir
la forme désirée. Les marques de marteau sont clairement
visibles à l'arrière des laitons. Les dessins étaient
donc simples et petits.
Laitons coulés :
Les laitons coulés datent d'environ 1825. Comme la demande
a augmenté, les travailleurs spécialistes de la coulée
du métal ont commencé à produire des laitons
finement conçus. Beaucoup de laitons étaient faits sur
mesure.
Les laitons sont moulés, tout d'abord, par pression sur un
modèle en bois dans le sable de la fonderie, en groupes. Les
impressions sont jointes par de courtes cavités pour permettre
au métal fondu de gagner chaque impression. Le morceau de métal
liant chaque laiton est appelé en anglais un " get. "
On les trouvait généralement près d'un appendice
pour accrocher le laiton. On les taillait durant la finition. Les
laitons possèdent aussi deux poignées à l'arrière
afin de pouvoir les placer dans un étau à l'étape
de finition. Généralement, les artisans les limaient;
sinon ils endommageaient le harnais.
On trouvait à Walsall dans le Staffordshire (au nord-ouest
de Birmingham) en Angleterre beaucoup de petites fonderies de cuivre
où l'on coulait des boucles ainsi que des attaches à
harnais. Stanley Bros., de Walsall, a été établi
en 1832 et a toujours pignon sur rue. Au début, les fabricants
s'empruntaient des conceptions les uns les autres. Ce n'est qu'en
1842, qu'une marque de commerce sous forme de diamant a été
ajoutée pour conserver la propriété intellectuelle
du concepteur.
Laitons estampés :
L'estampage des laitons a commencé vers 1880. Cela exigeait
la production d'une estampe en métal, ce qui était très
dispendieux. Seuls quelques fabricants offraient ce service. L'estampage
des laitons a cessé vers la fin de la Première Guerre
mondiale.
Laitons de fabrication récente :
Les laitons de fabrication récente sont d'habitude coulés
en raison du coût de production moins élevé. Le
nickel et l'argent allemand (cuivre avec une touche d'argent) ont
aussi été utilisés pour faire des pièces
décoratives sur les harnais.
Fabricants :
- Thomas Crosbie tenait un catalogue, le " Birmingham Pattern
Book of Harness and Carriage Mountings " c. 1885
- Matthew Harvey, Walsall
- Thomas Newton, Walsall
- William Overton, Walsall, (W.O.W. coulé au dos de ses laitons)
Motifs :
Cercle : le cercle était au début le motif le plus
facile à créer. Fréquemment, il comportait une
portion soulevée au centre et qui était souvent considérée
comme la représentation du Soleil.
Croissant : il s'agit d'un des motifs les plus anciens. Le croissant
pouvait avoir les pointes vers le haut ou vers le bas, ou encore avoir
une conception triple (trois croissants avec des points dans trois
orientations). Le croissant a aussi été utilisé
pour cadrer d'autres motifs.
Cur : le cur est un motif usuel, pris seul ou avec un
nud Staffordshire. Ce nud est associé à
l'emblème de la ville de Walsall.
Étoile : les laitons en forme d'étoile sont relativement
rares. Dans le Nord du Pays de Galles, l'étoile à cinq
pointes était la plus usuelle. Par contre, on a trouvé
des étoiles à six et à sept pointes.
Motifs héraldiques : les laitons héraldiques comprennent
ceux dépeignant le lion, le cheval, le cerf, l'aigle, le hibou,
l'hirondelle, la perdrix, le jeune coq, le phnix, le cygne,
le chien, le renard, le bouc, l'ancre ou le navire à voiles.
Motif selon le métier et laitons réservés :
les groupes professionnels pouvaient avoir leur propre motif, par
exemple :
- les commerçants du bois de construction, dont le motif
était composé de scies entrecroisées, d'un
arbre et de glands
- les meuniers, dont le motif était composé d'une
liasse de blé, d'un moulin à vent et d'un sac
- les brasseries, à qui on associait des barils
- les sociétés de chemin de fer avaient chacune leur
propre motif.
Laitons commémoratifs : les laitons commémoratifs étaient
très populaires, particulièrement ceux célébrant
le règne de la Reine Victoria. On en a aussi frappé
pour Churchill et la Victoire de 1939 1945.
References:
- Richards, H.S., All About Horse Brasses, Twenty-first printing,
1964.
- Keegan, Terry, The Heavy Horse, Its Harness and Harness Decorations,
Pelham Books, 1973 ISBN 0 7207 0560 6
- Newton, Thomas, The Saddlery of All Nations, first edition, 1840,
second edition, 1870.