Conseils de sécurité visant le harnachement et la monte western


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 462
Date de publication : 11/2006
Commande no. 06-102
Dernière révision : 11/2006
Situation : En remplacement de la fiche technique n° 97-084, Harnachement et monte Western : quelques consignes de sécurité
Rédacteur : Dr Bob Wright - scientifique vétérinaire, Chevaux et animaux non traditionnels/MAAARO

La présente fiche technique est fondée sur un article rédigé par Melvin Bradley, Department of Animal Husbandry, College of Agriculture, et publié dans Science and Technology Guide, par la division de la vulgarisation de l'Université de Missouri-Columbia

Sur les 750 000 chevaux que compte le Canada, 325 000 se trouvent en Ontario. De ce dernier nombre, environ 30 000 servent à l'industrie des courses, les chevaux restants servant à d'autres fins, notamment, et en grande partie, à l'équitation western de compétition ou récréative.

Les lignes qui suivent suggèrent quelques règles à observer pour goûter en toute sécurité aux joies de l'équitation western. Pendant la pose du harnachement ou pendant la chevauchée, le cavalier doit toujours observer les règles de sécurité et faire preuve de jugement.
La première règle concerne l'appariement du cavalier et du cheval. Plus le cavalier est jeune ou novice, plus sa monture devra être âgée et bien dressée. Rien n'est plus risqué que de confier un cheval de deux ans à un cavalier débutant, c'est-à-dire d'associer un cheval et un cavalier qui, l'un comme l'autre, « font leurs classes ». Un parent ne devrait jamais donner un cheval indompté à un enfant qui commence à faire de l'équitation en se disant qu'ils grandiront ensemble. Ce serait courir après les dangers.

Veiller à ce que le harnachement soit de qualité satisfaisante et qu'il soit toujours bien entretenu. S'assurer que les accessoires de la selle sont solides et qu'ils ne risquent pas de rompre lorsque les courroies des sangles sont tendues. Faire attention aux quartiers usés qui risquent d'écorcher les flancs du cheval. Vérifier la solidité de la bride, en particulier des rênes, ainsi que la gourmette du mors.

Pose de la selle

Seller le cheval dans un endroit tranquille et sûr. Attacher le cheval avec deux longes fixées au licou, une à droite et une à gauche, ou, à tout le moins, avec une longe fixée au licou, afin de l'empêcher de brouter. Attirer l'attention du cheval sur la selle. Attendre un peu, s'il est distrait ou effrayé par le passage d'un tracteur, par exemple. S'assurer que le lieu est exempt d'obstacles, tels que balais, fourches et harnachement contre lesquels on risquerait de trébucher.

Vérifier que le tapis de selle ne cache pas de menus débris, tels que chardons ou brindilles, qui risqueraient de piquer le dos du cheval. Placer le tapis assez haut, vers l'encolure, puis le ramener en arrière. De cette façon, le tapis glisse dans le sens du poil et ne risque pas d'endolorir le dos de l'animal. Autrement, l'animal peut être incommodé au point de se mettre à ruer. S'assurer qu'il n'y a pas de pli dans le tapis.

En apportant la selle, s'approcher du cheval par le côté gauche (côté montoir). Accrocher l'étrier droit sur le pommeau de la selle et poser les sangles sur le siège de celle-ci (figure 1). Cette manœuvre a une double utilité : les sangles ne risquent pas de faire trébucher le cavalier pendant qu'il s'approche du cheval et elles ne peuvent pas venir frapper la jambe droite (côté hors montoir) ou les côtes de l'animal quand la selle est déposée sur son dos. Lever la selle aussi haut que l'on peut et la déposer doucement sur le dos du cheval. S'assurer qu'aucune pièce de cuir ne reste prise sous la selle.

Passer de l'autre côté du cheval, en restant hors de portée des sabots, pour faire retomber les sangles. Puis, faire retomber l'étrier droit. Le fait de passer du côté hors montoir permet de vérifier la position de toutes les pièces de cuir de ce côté. Ne pas essayer de s'y prendre en poussant simplement ces accessoires par-dessus la selle en restant du côté montoir, car dans leur chute ils risquent de blesser les côtes et la jambe antérieure du cheval et d'amener celui-ci à ruer ou à se cabrer (figure 2). Une fois que les pièces de cuir sont en place du côté hors montoir et que la position du tapis est vérifiée ou rectifiée, revenir du côté montoir.

Figure 1. Façon correcte de placer l'étrier droit et les sangles sur la selle.

Figure 1. Façon correcte de placer l'étrier droit et les sangles sur la selle.

Figure 2. La pose de la selle est une expérience douloureuse pour ce cheval. Il cherchera par la suite tous les moyens d'y échapper. (Croquis réalisé par Dawn Peace)

Figure 2. La pose de la selle est une expérience douloureuse pour ce cheval. Il cherchera par la suite tous les moyens d'y échapper. (Croquis réalisé par Dawn Peace)

Étendre le bras gauche sous le ventre du cheval pour saisir la sangle. Si on utilise une fausse sangle (arrière) en plus de la sangle, toujours boucler la sangle (avant) en premier. Passer l'extrémité de la courroie de la sangle dans la ganse ou la boucle. Si la sangle est munie d'un anneau d'attache, passer l'extrémité de la courroie à travers l'anneau en allant de l'intérieur vers l'extérieur, en remontant vers l'anneau sur la selle.

Compléter le sanglage par un nœud de cravate (figure 3). Poser toute longueur de sangle excédentaire à plat sous le quartier en faisant passer l'extrémité de la sangle par la ganse située avant l'anneau de la sangle.

Figure 3. Sanglage terminé en nœud de cravate.

Figure 3. Sanglage terminé en nœud de cravate.

En gardant la main gauche sous la boucle ou l'anneau pour éviter de pincer le cheval, tirer la sangle vers le haut - fermement mais pas trop. On ajustera les sangles une deuxième fois un peu plus tard.
Passer de nouveau le bras gauche sous le ventre du cheval pour attraper la fausse sangle. La boucler sans trop serrer : on doit pouvoir glisser la main sous la sangle une fois qu'elle est ajustée. La fausse sangle ne doit pas gêner l'expansion de la cage thoracique du cheval au moment où il inspire; elle ne doit pas non plus être lâche au point que l'animal puisse s'y accrocher un sabot postérieur.
Après quelques minutes, réajuster la sangle (figure 4). On peut probablement gagner un cran ou deux de plus sans qu'elle soit trop serrée. On doit pouvoir glisser la main sans difficulté sous la sangle au niveau de la boucle.

Passer l'extrémité de la courroie de la sangle dans la ganse. La plupart des courroies ne sont pas assez longues pour pouvoir traîner jusque par terre; il faut cependant veiller à ce qu'elles ne pendent pas et qu'elles ne cognent pas non plus contre les jambes ni le ventre de l'animal si le temps est venteux.

Attacher maintenant les martingales si elles sont à mousqueton. Au moment de desseller, ne pas oublier de les détacher en premier.
Avant de se mettre en selle, il est bon de faire tendre au cheval chacune de ses pattes antérieures, afin de dégager la peau et les poils qui pourraient être coincés sous la sangle. Pour ce faire, le cavalier se tient face à sa monture, mais légèrement sur le côté. Il se penche vers le paturon et signifie au cheval qu'il doit lui laisser tendre sa patte antérieure vers l'avant. La prudence est de mise les premières fois, car certains chevaux se cabreront s'ils ne comprennent pas ce que l'on cherche à faire.

Figure 4. Ajustement de la sangle.

Figure 4. Ajustement de la sangle.

Pour enlever la selle, on procède dans l'ordre inverse. On détache d'abord les martingales si on en utilise, puis on déboucle la fausse sangle (arrière) et enfin la sangle (avant). Une selle qui ne serait retenue que par la fausse sangle pourrait pivoter sur le dos de cheval, provoquant dans certains cas des réactions extrêmement vives.

Pose de la bride

Pour poser la bride en toute sécurité, on doit commencer par détacher le cheval. Ne pas laisser le licou attaché aux longes. Passer la muserolle du licou sur le chanfrein et refermer la têtière autour de l'encolure, afin d'avoir de quoi agripper le cheval s'il cherche à bouger.

La corde-longe posée sur le bras droit, étaler la têtière de la bride en écartant les doigts de la main droite et tenir le mors de la main gauche. Il est conseillé de tenir les rênes dans la main gauche ou de les poser sur le bras gauche pour éviter qu'elles ne traînent par terre et qu'elles soient foulées par le cheval ou le cavalier (figure 5).
Approcher de la bouche du cheval en tenant le mors dans la main gauche. Faire attention que les montants et le frontail de la bride ne heurtent pas les yeux du cheval. Si on est assez grand(e), on peut y arriver en passant le bras par dessus l'encolure du cheval. L'objectif est de passer le mors dans la bouche du cheval sans que les montants de la bride ne lui blessent les yeux ni que le mors ne cogne brutalement contre ses dents et ses gencives.

Figure 5. Façon correcte de poser la bride.

Figure 5. Façon correcte de poser la bride.

Une fois le mors poussé doucement contre les dents, enfoncer le pouce gauche dans la bouche du cheval, derrière les incisives, pour l'inciter à ouvrir la bouche. Les chevaux bien entraînés ouvrent la bouche d'eux-mêmes dès le début de cette manœuvre, avant même que le cavalier n'engage le pouce dans leur bouche.

Soulever la bride pendant que l'on passe doucement le mors sur les dents. Ensuite, coucher l'oreille droite du cheval vers l'avant afin de passer la têtière de la bride par-dessus. Faire bien attention. Veiller à ce que les montants de la bride ne lui blessent pas les yeux. Glisser ensuite l'oreille gauche sous la têtière. Passer du côté droit du cheval et s'assurer que la bride est bien en place avant d'attacher le sous-gorge.

S'assurer que la bride est correctement ajustée avant de se mettre en selle. Vérifier les trois points suivants : la position du mors, l'ajustement de la gourmette et le réglage du sous-gorge. La gourmette et le sous-gorge doivent avoir juste ce qu'il faut de mou.
Lorsqu'on se tient devant le cheval, le mors doit être suffisamment haut dans la bouche pour qu'un petit pli se dessine aux commissures. Mais s'il y a deux ou trois plis, c'est que le mors est placé trop haut.

Tenue vestimentaire

Les personnes qui montent à cheval pour la première fois le font souvent dans un centre d'équitation où ils louent un cheval. Il est très important de porter une casquette de sécurité et des bottes à talon épais. En Ontario, aux termes de la Loi de 2001 sur la sécurité des cavaliers [L.O. 2001, chap.4, art. 2 (1)], aucun centre d'équitation ne doit permettre à un cavalier âgé de moins de 18 ans de monter à cheval, « sauf s'il a le matériel suivant et qu'il l'utilise de la manière appropriée :

  1. Une casquette de cavalier qui répond aux normes courantes de conception et de fabrication pour le matériel d'équitation établies par l'American Society of Testing and Materials (ASTM), le British Standards Institute (BSI) ou aux normes de sécurité européennes appropriées.
  2. Des chaussures à semelle rigide et à talon d'au moins 1,5 cm.
  3. Un harnachement installé correctement sur le cheval. »

De plus, en vertu du Code de la route, [L.R.O. 1990, chap. H.8], « Nulle personne âgée de moins de 18 ans ne doit monter à cheval sur une voie publique à moins d'avoir le matériel suivant et de l'utiliser de la manière appropriée :

  • Une casquette de cavalier qui est conforme aux exigences prévues par la Loi de 2001 sur la sécurité des cavaliers.
  • Des chaussures d'équitation qui sont conformes aux exigences prévues par la Loi de 2001 sur la sécurité des cavaliers. »

Indépendamment de son âge, le cavalier doit, pour sa sécurité, porter une casquette de cavalier et des bottes d'équitation quand il monte à cheval. Les bottes sont des bottes à talon épais et à cou-de-pied élevé qui empêchent le cavalier de rester pris dans les étriers. Les bottes d'équitation à cou-de-pied élevé, mais à talon plat, ne remplissent pas aussi bien ce rôle. Les souliers de course ne sont pas acceptables.

Porter une tenue appropriée pour l'équitation. Ne pas porter de shorts pour monter à cheval. Les pantalons longs protègent mieux les cuisses du frottement de la selle et des écorchures. Les pantalons sans couture d'entre-jambe sont plus confortables que les jeans et risquent moins de provoquer des irritations. Sur les terrains vagues broussailleux, les jambières de cuir offrent une protection, mais il faut se méfier des courroies qui se trouvent dans leur partie supérieure. Elles peuvent rester accrochées au pommeau. Les gilets et les chemises amples peuvent aussi être problématiques s'ils s'accrochent au pommeau.

La plupart des cavaliers utilisent des étriers à semelle standard de deux pouces de largeur. Ces étriers conviennent aussi bien au cavalier qui passe seulement le bout du pied dans l'étrier qu'à celui qui engage le pied jusqu'au cou-de-pied. Les étriers profonds sont réservés aux cavaliers qui pratiquent la capture au lasso. Ils permettent au cowboy de mettre pied à terre rapidement après avoir attrapé le veau. Ils ne sont pas conseillés pour l'équitation d'agrément. À cause de leur profondeur, un pied de petite taille peut facilement passer à travers et rester accroché. La plupart des cavaliers qui trient le bétail utilisent des étriers spéciaux à bout fermé contre lequel leur pied vient se caler. Ils doivent porter des bottes munies de robustes supports de voûte plantaire.

Mise en selle

Avant de se mettre en selle, il est bon d'attacher les rênes au pommeau en laissant du jeu et de libérer le cheval dans un rond de longe. Chemin faisant, le cavalier se fait une idée de l'humeur du cheval, ce qui peut lui donner des indications de la façon dont celui-ci réagira au fait d'être chevauché.

Il est préférable que la mise en selle se fasse à l'intérieur de l'enceinte d'un rond de longe ou d'un manège de dressage. Inspecter l'endroit où l'on fera travailler le cheval. Se tenir à l'écart des bâtiments, des clôtures et des arbres. Se méfier de tout objet pouvant se trouver par terre, d'un terrain glissant ou cahoteux, de la présence d'autres chevaux, d'autres personnes, de chiens et de la circulation automobile; le cheval peut s'en effrayer et faire des embardées.

Avant de se hisser sur la selle, vérifier de nouveau la sangle pour s'assurer qu'elle n'est ni trop tendue ni trop lâche. Si un cheval corpulent a le garrot un peu sorti et que l'ouverture de l'arcade de l'arçon est trop étroite, la selle risque de tourner au moment où le cavalier voudra se mettre en selle. Utiliser une bricole par mesure de sécurité.

Pour se mettre en selle sans problème, tendre les rênes avec la main gauche et saisir un bout de crinière devant la selle. De la main droite, tourner l'étrier face à soi de manière à pouvoir y engager le pied gauche. Surveiller le cheval. S'il fait mine de se dérober ou d'avancer, lui dire « Wo! », tirer sur les rênes et l'obliger à rester sur place.

Prendre une impulsion du pied droit et se hisser. Agripper le pommeau de la main droite et se hisser en gardant le corps près du cheval. Retenir le cheval s'il veut avancer. Ce faisant, prendre garde de ne pas enfoncer la pointe du pied gauche dans ses côtes. Se tenir debout, en appui sur le pied gauche dans l'étrier, et passer la jambe droite par-dessus la croupe du cheval en prenant soin de ne pas la toucher. Si le cheval est jeune, ce contact peut l'effrayer; s'il est vieux, il peut l'inciter à s'élancer avant que l'on soit en selle.

Faire en sorte que l'étrier droit soit en bonne position pour recevoir le pied. Un bon truc pour se simplifier la vie consiste à « bloquer » les étriers. Il s'agit de placer la selle sur un support pour selles ou un chevalet, de mouiller la sangle de l'étrier, de la tordre et la laisser sécher dans la position voulue en y insérant un manche à balai. Quand le cuir est sec, l'étrier devrait rester en place prêt à recevoir le pied. Il faut éviter d'avoir à chercher l'étrier du bout du pied droit le long des côtes du cheval.

Faire porter son poids sur l'étrier droit avant de s'asseoir sur la selle. Ne pas s'asseoir sur la selle pour ensuite aller chercher du pied l'étrier. Ce genre de manœuvre risque de faire ruer un cheval qui a tendance à regimber sous la charge. On doit, en outre, avoir les rênes bien en main. Si le cheval essaie d'avancer, ne pas lui permettre de baisser la tête pour préparer une ruade. Lui apprendre à rester immobile pendant qu'on se met en selle et à ne se mettre en mouvement que sur un ordre donné.

Monte

Avant de partir en promenade, chevaucher quelques instants le cheval dans un lieu qui lui est familier. L'utilisation d'un rond de longe ou d'un petit manège de dressage permet au cheval de se défouler avant la promenade. Prendre le temps de le connaître et d'observer son tempérament dans son environnement habituel. La plupart des chevaux qui sont enclins aux ruades ne tardent pas à manifester ce défaut sitôt qu'on les chevauche. Une fois que la monture est calme, on peut la diriger ailleurs, partir en randonnée ou lui faire répéter d'autres exercices.

Quand on se promène à cheval sur une route de l'Ontario, toujours circuler du côté droit, dans le sens de la circulation. Lorsqu'un véhicule ou un cheval plus rapide veut doubler, se ranger le plus à droite possible.

Par précaution, mettre pied à terre pour traverser un trottoir ou une chaussée à revêtement dur, parce que le cheval risque de glisser. Cette précaution est d'autant plus pertinente si ces surfaces sont humides ou tachées d'huile. Chaque fois qu'on traverse des routes à revêtement dur, aller au pas. Toujours attendre pour traverser que la circulation des véhicules rapides s'interrompe suffisamment longtemps.

Le cheval ne voit pas le paysage comme les humains. Il ne perçoit pas les couleurs et ne distingue qu'une mosaïque terne composée de zones reflétant plus ou moins la lumière. À la vue d'objets insolites, il est enclin à s'effrayer et à faire des embardées.

Le cavalier doit habituer son cheval à affronter chaque situation sans accroître sa frayeur. Fermement, mais avec douceur, encourager le cheval à s'approcher de l'objet qui lui fait peur. Ne pas le punir. Lui laisser le temps de flairer et de regarder l'objet. Lui parler tranquillement. Si on le houspille ou si on le fouette, il aura encore plus peur et réagira encore plus vivement à sa prochaine rencontre avec l'objet.

Si on se promène à cheval en compagnie d'un autre cavalier, chevaucher de front dans la mesure du possible. C'est plus agréable pour apprécier le paysage et c'est plus sûr pour les chevaux. En effet, le cheval qui se colle à un autre ou qui le suit de trop près s'expose à des coups de pieds.

Pendant les randonnées en groupe, se souvenir que les chevaux n'aiment pas être laissés en arrière. Par exemple, si un cavalier prend du retard sur le groupe parce qu'il referme une barrière, son cheval sera impatient de rattraper ses congénères. En pareil cas, il vaut mieux que tous les cavaliers s'arrêtent et repartent en même temps. Les jeunes chevaux sont particulièrement nerveux quand ils se retrouvent loin derrière le groupe, à cause de leur instinct grégaire. Certains peuvent même s'affoler.

Quand on chevauche en file indienne, on doit respecter un écartement d'au moins la longueur d'un cheval. Si on talonne un autre cheval ou si on va se coller contre lui, le cheval et le cavalier risquent de recevoir un coup de pied, quand ce n'est pas le cheval qui suit de trop près qui risque de marcher sur les talons du cheval de devant et de le blesser gravement.

Ne pas dépasser au petit galop un autre cheval qui est au pas, sauf si on sait pertinemment que le cheval en question est très bien entraîné. À la vue d'autres chevaux qui se mettent à courir, une longue hérédité veut que le cheval s'affole et cherche à se joindre à eux. Aux temps préhistoriques, les chevaux devaient à cet instinct de fuite de pouvoir échapper à leurs prédateurs. Il n'est pas rare que des jeunes chevaux insuffisamment domptés s'affolent et ruent quand d'autres chevaux les dépassent au galop et qu'on ne les laisse pas participer à la galopade.

Bien des gens montent à deux sur un cheval et, probablement, la plupart des chevaux peuvent le supporter. Cette pratique n'est pourtant pas aussi sûre qu'elle ne paraît. Il faut absolument que la personne assise derrière ait l'expérience de l'équitation. Lorsque le cheval manifeste de la nervosité à cause de la présence d'un deuxième cavalier, ce dernier réagit généralement en serrant les jambes et cette pression indue sur les flancs du cheval ne fait qu'aggraver une situation déjà précaire.

Rares sont les cavaliers qui ont besoin d'éperons ou qui en connaissent bien l'usage. On ne doit pas se servir d'éperons uniquement parce que cela donne l'allure « cowboy ». En fait, ces accessoires ont un rôle bien précis et, employés à cet usage, doivent l'être avec parcimonie. Il est bien sûr flatteur de faire porter des éperons à un cavalier en herbe dont les pieds arrivent à peine à mi-épaule du cheval; pourtant, ce qui arrive souvent, c'est que les éperons taraudent les côtes de l'animal, lequel finit par se rebiffer et mettre son petit cavalier en fâcheuse situation.

Les cavaliers qui font le pitre ou qui chahutent sont des candidats à l'accident. Il est rare qu'un bon cavalier juge nécessaire de faire des bouffonneries pour prouver son talent. Au contraire, se conduire ainsi ne fait que prouver une dangereuse insouciance et inviter les accidents. Toujours chevaucher avec les jambes de part et d'autre du cheval, à moins de monter en amazone.

À l'approche d'un obstacle à sauter, détendre les rênes et laisser le cheval prendre son temps. Le cheval est doté d'un appareil visuel différent de celui de l'humain. En donnant du mou aux rênes, le cavalier permet au cheval de baisser et de redresser la tête de façon à évaluer la hauteur et l'éloignement de l'obstacle. Cela lui permet aussi d'utiliser sa tête et son encolure pour mieux garder son équilibre.

Ne pas obliger le cheval à avancer trop vite sur un terrain inégal. Lui laisser le temps et détendre les rênes. Il aura plus de chances de pouvoir régler son allure et de se reprendre si son sabot venait à rouler sur une pierre.

Ne jamais permettre à sa monture de retourner en courant à l'écurie tant qu'on est en selle. Sinon, le cheval risquerait de contracter une fâcheuse manie, celle de chercher constamment à retourner à l'écurie et à être débarrassé de son harnachement. À la fin de la promenade, il est bon de descendre de cheval et de faire à pied, à côté de lui, les quatre cents derniers mètres qui le séparent de l'écurie. Cela donne aussi l'occasion au cavalier et à sa monture de reprendre leur souffle et de savourer les dernières minutes de promenade.

Sources consultées

Loi de 2001 sur la sécurité des cavaliers, L.O. 2001, chap.4

Code de la route, L.R.O., 1990, chap. H.8.

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