Dans cette section |
La Biosécurité Sur Les Fermes Chevalines
Table des matières
IntroductionOn entend parfois des propriétaires de chevaux se plaindre que leurs animaux rapportent des affections respiratoires quand ils reviennent du champ de course ou du concours hippique. Cependant, il est possible d'empêcher ces maladies de se propager aux autres chevaux de l'écurie. Qui plus est, c'est économiquement payant de prévenir et de maîtriser consciencieusement les maladies infectieuses, surtout s'il l'on élève des reproductrices. L'arrivée d'un cheval porteur d'une infection dans un élevage de poulinières peut provoquer une vague coûteuse d'avortements et la perte d'une année de production. La vaccination est l'étape primordiale de tout programme de prophylaxie contre les maladies infectieuses. Mais elle n'est efficace que si les vaccins sont administrés dans le respect des règles. Cependant, même dans ce cas, les vaccins ont leurs limites. Il faut donc faire plus que vacciner. Il faut aussi faire en sorte que les chevaux n'entrent pas en contact avec des maladies infectieuses. C'est ce qu'on appelle le concept de biosécurité. La biosécurité désigne l'ensemble des pratiques de conduite d'élevage qui réduisent :
Animal + agent infectieux + environnement = Maladie | Haut de la page | Toutes les maladies infectieuses des chevaux sont le résultat
d’un rapport de forces entre l’animal et sa capacité
de résister à la maladie (son immunité) d’une
part, et les agents infectieux (bactéries, virus et parasites)
et l’environnement d’autre part. On voit dans cette équation
là où il est possible d’agir pour prévenir les maladies
infectieuses. Par exemple, on peut prévenir certaines maladies
en vaccinant, donc en renforçant l’immunité. On peut
aussi prévenir les maladies en empêchant les agents infectieux
de rentrer dans la ferme chevaline. | Haut de la page | Vaccination StratégiqueLa vaccination est la composante essentielle de tous les plans prophylactiques. Elle est efficace quand on la planifie en fonction des besoins particuliers de chaque ferme chevaline. L’établissement d’un programme de vaccination stratégique implique de déterminer trois paramètres :
Pour une information plus complète sur la planification d’un programme de vaccination, il est conseillé de s’adresser à son vétérinaire.
C’est important de vacciner les chevaux en Ontario contre la rage et le tétanos. Pour prévenir l’avortement chez les femelles gestantes, on peut envisager le vaccin contre l’herpès-virus équin 1 (HVE1), p. ex., Pneumobort. Quant aux chevaux de course et de concours qui côtoient continuellement de nouveaux congénères dans les écuries des champs de course, des concours et des foires, il faut les protéger avec les vaccins contre la grippe et la rhinopneumonie (HVE4).
Votre vétérinaire vous recommandera sans doute de protéger vos chevaux contre d’autres maladies. Il fondera ses recommandations sur les besoins propres à votre ferme et sur sa connaissance des maladies qui sévissent dans les environs. | Haut de la page | Prévenir L’introduction et la Propagation des Maladies InfectieusesLa conduite en élevage ferméLa conduite en élevage fermé est une manière de mettre les chevaux à l’abri des maladies infectieuses. Dans un élevage fermé, aucun cheval n’est acheté à l’extérieur ni ne revient à la ferme après un séjour à l’extérieur (y compris les chevaux qui ont quitté la ferme pour des saillies, des concours ou des courses). Il n’y a plus conduite en élevage fermé dès l’instant que :
C’est une bonne pratique de tenir l’élevage aussi fermé que posible. Malheureusement, les fermes chevalines sont souvent le siège de nombreuses allées et venues. Par conséquent, il peut être nécessaire d’aménager à l’intérieur de la ferme des zones qui sont fermées. Par exemple, les pouliches et juments poulinières peuvent loger dans une zone séparée, à l’écart des chevaux de concours qui sont continuellement transportés à l’extérieur. Il faut placer en quarantaine, pendant au moins 30 jours, les chevaux qui arrivent ou qui reviennent à la ferme, avant de les intégrer à l’aire réservée aux juments poulinières. Faire en sorte que ces chevaux n’entrent pas en contact avec les chevaux en séjour, ni ne respirent le même air que ces derniers, pendant au moins 30 jours.
La conduite en élevage fermé ne doit pas être la seule protection contre l’introduction des maladies infectieuses. On doit aussi avoir un plan pour réduire les risques qu’une maladie infectieuse grave entre dans la ferme. | Haut de la page | Achat de nouveaux chevauxTôt ou tard, la plupart des propriétaires font l’acquisition de nouveaux chevaux qu’ils doivent intégrer à leur troupeau. C’est une opération qui demande à être organisée de façon à réduire au minimum le risque d’introduire en même temps une maladie infectieuse. Trois facteurs sont importants pour réduire ce risque quand vous achetez de nouveaux chevaux :
Chevaux en séjour (déjà présents)Assurez-vous que vos propres chevaux sont vaccinés avant d’amener de nouveaux chevaux dans le troupeau. Même si vous les avez vaccinés, consultez vos registres pour vérifier que vos chevaux ont été vaccinés le nombre de fois minimum spécifié sur l’étiquette du vaccin. Vaccinez tous les poulains de plus de 6 mois qui ne le sont pas encore.
Pensez à vacciner également les poulains de moins de 6 mois, même si vous devez les vacciner à nouveau quand ils atteindront l’âge de 6 mois. Source des chevaux achetés
Introduction de nouveaux sujets
Comme on peut prendre 1 à 2 semaines ou plus avant de recevoir les résultats des épreuves de dépistage, il faut prélever les spécimens et les envoyer au laboratoire dès l’arrivée des animaux. | Haut de la page | Il est très utile de connaître les antécédents sanitaires du cheval ou des chevaux que vous achetez et du troupeau dans lequel vous projetez d’acheter. Les chevaux arrivant de pays extérieurs à l’Amérique du Nord sont soumis à une période d’inspection et de quarantaine dont la longueur varie selon le pays d’origine. Pour les chevaux venant des États-Unis, les maladies qui doivent être dépistées sont la stomatite vésiculeuse, la fièvre équine du Potomac et l’encéphalite des équidés. Les encéphalites virales comprennent les encéphalomyélites équines de l’Ouest, de l’Est et du Venezuela. L’encéphalite provoquée par le virus West Nile est une maladie nouvelle en Amérique du Nord qui a infecté des personnes et des chevaux en 1999 et en 2000. (Ces maladies se sont déclarées dans certaines régions des États-Unis plus que dans d’autres.) Pour plus d’information sur ces maladies, voir la fiche d’information Encéphalite virale équine, sur le site Web du MAAARO à http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/horses/facts/info_equv.htm.
Les personnes et le matériel peuvent eux aussi transporter des maladies infectieuses. Certaines maladies sont propagées par l’intermédiaire des vêtements et des bottes. Certaines peuvent même être transportées sur le corps d’une personne. Si vous empruntez du matériel dans d’autres fermes, veillez à le nettoyer avant de l’utiliser dans votre élevage. Les animaux autres que les équidés peuvent même être des vecteurs de quelques maladies équines. Surveillez et limitez également les déplacements des personnes et des animaux sur votre ferme.
RésuméVoici les mesures que vous pouvez prendre pour réduire le risque d’introduire des maladies infectieuses :
Il est difficile de contrôler toutes les allées et venues sur la ferme, mais vous pouvez repérer celles qui représentent le plus de risque. Cette surveillance doit notamment viser les personnes qui ne font pas attention à la lutte contre les maladies infectieuses, à celles qui se rendent fréquemment dans d’autres fermes et qui viennent de visiter d’autres fermes le jour où elles arrivent chez vous.
Nous remercions le Secrétariat d’État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
||||||||||||||
Ce site est mis à
jour par le gouvernement de l'Ontario, Canada
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario,
Dernière mise à jour :