Accès à volonté
au lait acidifié
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| pH optimal | pH limites | Inactivées /activité interrompue | |
|---|---|---|---|
| Bacillus cereus | 4,3 - 9,3 | < 4,3 et 9,3 | |
| Clostridum perfringens | 6,0 - 7,0 | 5,5 - 9,0 | < 5 et > 8,3 |
| Clostridium botulinum | 4,6 - 9,0 | <4,6 et >9 | |
| E coli (STEC) | 6,0 - 7,0 | 4,4 - 9,0 | <4,4 |
| E coli 0157:H7 | 6,0 - 7,0 | 4,4 - 9,0 | <4,4 |
| Lactobacillus acidophilus | 5,8 - 6,6 | 4,0 - 4,6 - 6,8 | <4,4* |
| Listeria monocytogenes | 7,0 | 4,4 - 9,4 | <4,4 |
| Mycobacterium avium para TB (Johne's) | 6,0 - 7,0 | 5,0 - 7,0 | < 5 pas de croissance |
| Pseudomonas aeruginosa | 6,6 - 7,0 | 5,6 - 8,0 | <5,6 |
| Salmonella | 7,0 - 7,5 | 3,8 - 9,5 | <4,4* |
| Staph aureus | 7,0 - 7,5 | 4,2 - 9,3 | <4,2 |
| Strep pneumoniae | 7,8 | 6,5 - 8,3 | <4,5 |
| Vibrio cholerae | 7,6 | 5,0 - 9,6 | <4,5 |
La teneur en bactéries du lait diminue considérablement après plusieurs heures de contact avec l'acide formique, lorsque le pH est ramené entre 4,0 et 4,5. Les producteurs finnois et leurs conseillers recommandent de préparer les lots de lait acidifié à des intervalles d'un à trois jours.
Le changement le plus manifeste au colostrum, au lait et au lait de remplacement est la séparation qui se produit dans les10 à 30 minutes qui suivent l'acidification à un pH de 4,0 à 4,5. Mais la solution redevient homogène si on la brasse vigoureusement.
Le lait acidifié (y compris le colostrum, le lait chaud, le lait froid et le lait de remplacement) doit être brassé toutes les 30 minutes après avoir été préparé. Puis, il y aura de nouveau une séparation après plusieurs heures. Il est donc nécessaire de brasser la préparation deux à trois fois par jour par la suite. Des recherches ont démontré que l'acidification n'avait pas d'effets néfastes sur le gras, les protéines ou le lactose du lait. Lors d'une récente démonstration à la ferme, un volontaire a goûté à du lait de remplacement acidifié et non acidifié et a signalé qu'il préférait le lait non acidifié. Néanmoins, les veaux boivent aisément le lait acidifié. Un léger changement dans le goût peut d'ailleurs être avantageux pour limiter la consommation de lait dans le cadre de l'alimentation à volonté.
Figure 3. Les photographies ci-dessous illustrent la séparation qui se produit lorsque le lait de remplacement est acidifié à un pH de 4,2. Une séparation semblable se produit avec le colostrum, le lait ou le lait rejeté. La séparation est plus rapide dans le cas du lait tiède. Le lait de remplacement utilisé pour cet essai était un lait entier contenant 22 % de protéines, 17 % de gras et mélangé à raison de 150 g/l. Tous les échantillons ressemblaient à l'échantillon témoin après un brassage vigoureux. Il est essentiel de brasser le lait acidifié de deux à quatre fois par jour afin de garder les composants en solution.

Au cours des six à huit heures qui suivent immédiatement
l'acidification, le lait se sépare de nouveau et doit être
brassé. Après avoir brassé la solution, huit heures
après l'acidification, j'ai observé que les préparations
de lait et de lait de remplacement demeuraient homogènes pendant
12 à 18 heures. Pour faciliter les choses, on peut avoir recours
à un mélangeur automatique relié à une minuterie.
On peut aussi préparer le lait acidifié le matin et le servir
le soir après un bon brassage.
Figure 4. La photographie ci-contre illustre un échantillon témoin ainsi que des échantillons contenant de l'acide formique et de l'AgriAcid à 7h30, puis 15,5 heures plus tard après un brassage vigoureux à 16h, la veille. Les échantillons AcidPak (non illustrés) avaient une apparence similaire.
Il est recommandé de donner du lait gardé à température fraîche aux chevreaux afin d'en limiter la consommation, pour éviter les risques associés à l'ingestion excessive de nourriture et à la diarrhée. Je ne suis pas au courant de recherches concernant particulièrement les chevreaux sur ce sujet; par contre, des chercheurs ont déjà comparé la santé, l'indice de conversion et le gain de poids entre des veaux qui buvaient du lait frais et d'autres qui prenaient leur lait tiède. Pour les trois facteurs à l'étude, les meilleures performances étaient atteintes avec le lait à température fraîche. Plus près de chez nous, un producteur qui participait à une étude pilote a donné du lait tiède à ses veaux. Ils ont eu la diarrhée en moins de 24 heures. On a arrêté de chauffer le lait et la diarrhée a pris fin dans la journée qui a suivi. Dans le cadre d'un autre projet pilote, le contenant de lait a été exposé directement au soleil; le lait était chaud au toucher et les veaux ont attrapé la diarrhée. Là encore, la diarrhée s'est arrêtée lorsque le contenant a été placé à l'ombre et que le lait a été refroidi. Ces observations suggèrent fortement de placer les contenants de lait à l'ombre et de donner le lait aux chevreaux à des températures situées entre 20 et 25 °C.
On a rapporté officieusement, dans le cadre de projets pilotes à la ferme, qu'il était bénéfique pour les chevreaux de téter souvent. Puisque je n'ai pas trouvé de recherches portant précisément sur les chèvres dans ce domaine, voyons si les résultats obtenus avec les veaux pourraient être utiles. La prévention des ulcères de la caillette chez les veaux qui tètent préoccupe les vétérinaires et les éleveurs. L'irritation mécanique causée par des particules grossières dans la nourriture, l'infection au Clostridium perfringens de type A, les carences en oligo-éléments et le stress sont parmi les principales causes reconnues de l'ulcère de la caillette. En raison des mortalités subites qui en découlent et de l'inefficacité des traitements, il est important de prévenir et de combattre les ulcères de la caillette. La fréquence des repas peut être une mesure de prévention puisque les tétées fréquentes réduisent le nombre d'heures par jour auxquelles la muqueuse de la caillette est exposée à un pH élevé. De plus, avec huit tétées par jour, la caillette du veau aura un pH inférieur à 5,0 toute la journée. Si on jette un coup d'il à la Figure 3, on constatera que la croissance de Clostridium perfringens est optimale avec un pH de 5,5 à 9,0. Les tétées fréquentes font en sorte que le pH optimal pour la croissance de Clostridium perfringens n'est pas atteint. En outre, l'accès à volonté à du lait acidifié pourrait aussi être bénéfique, puisque le pH du lait qui pénètre dans la caillette est inférieur à 4,5. On peut donc présumer que le pH de la caillette réagirait de la même manière chez les chevreaux qui tètent plusieurs fois par jour.
Je ne connais pas les chiffres pour les chevreaux, mais j'ai quelques données pour les veaux. Au cours de l'été 2005, nous avons enregistré sur vidéo les activités de huit veaux qui avaient un accès à volonté à la nourriture. En moyenne, les veaux observés prenaient sept repas par jour et tétaient durant 48 minutes. Les veaux prenaient davantage de repas à l'aube et en fin de journée et les repas étaient moins fréquents durant le jour. Les veaux étaient en groupes de quatre, et il y avait trois tétines pour quatre veaux.
Puisque les chevreaux restent instinctivement en groupe pour manger et dormir, il est suggéré de mettre un grand nombre de tétines à leur disposition. Quatre tétines pour 10 chevreaux devraient suffire. Les plus jeunes imitent les plus âgés et apprennent ainsi rapidement. En alimentation libre, les tétines et le lait sont accessibles à volonté et, en général, les chevreaux ne devraient pas attendre pour téter. Des recherches menées sur des veaux, en Colombie-Britannique, ont démontré qu'un nombre insuffisant de tétines réduisait le temps passé à chaque tétine ainsi que l'ingestion quotidienne de lait, augmentait les déplacements des animaux en vue d'avoir accès aux tétines et réduisait l'accès aux tétines (4 tétines pour 3 veaux versus 1 tétine pour 3 veaux).

Figure 5. La présence d'un grand nombre de tétines permet
aux plus petits chevreaux et aux plus timides d'avoir un meilleur accès
à ces dernières. Les chevreaux plus âgés donnent
l'exemple aux plus jeunes. La présence d'un clapet de pied sur
les conduites simplifie la tâche du préposé qui montre
aux chevreaux à utiliser les tétines, car le lait arrive
plus facilement lorsque les chevreaux commencent à téter.
Les chevreaux devraient boire une quantité de lait équivalente à environ 20 % de leur poids chaque jour. Ils peuvent téter quotidiennement autour de 700 à 800 ml au cours de leur première semaine de vie, puis 1200 ml et 1500 ml chaque jour durant leur deuxième et troisième semaine respectivement. Cette consommation peut être de beaucoup supérieure aux quantités fournies par les systèmes d'alimentation manuelle. Le gain de poids et l'indice de consommation seront exceptionnels, comme en témoigne l'état de chair des chevreaux.
Dans l'ensemble, non. Les coûts associés au lait et au lait de remplacement seront plus élevés. Toutefois, des recherches sur l'élevage des veaux ont démontré que les coûts du lait et du lait de remplacement sont compensés par la meilleure santé des animaux et les économies réalisées en raison de l'utilisation moindre de médicaments, ce qui confirme l'avantage de l'alimentation libre par rapport à l'alimentation rationnée.
Ici encore, je ne connais pas de recherches concernant précisément les chevreaux. Des chercheurs suggèrent qu'une plus prise alimentaire plus importante pourrait être bénéfique pour le système immunitaire des jeunes veaux. Le gain de poids durant les quatre ou cinq premières semaines n'a pas d'effet dommageable sur la future production de lait. Les veaux seront plus grands que ceux dont l'alimentation est rationnée. Ils auront également leur chaleur environ deux semaines plus tôt et seront donc en mesure de se reproduire plus rapidement. Les génisses nourries dans le cadre de régimes " intensifs" de lait de remplacement produisent plus de lait au cours de leur première lactation. Des résultats semblables seraient tout à fait bienvenus chez les chèvres.
Oui. Le système utilisé en Finlande met l'accent sur l'accès à volonté à de l'eau propre ainsi qu'à une ration de démarrage composée de grains ou de granulés, dans le cadre des régimes à base de lait acidifié. Ce conseil vaut également pour les autres méthodes d'alimentation. L'ingestion de grains augmentera considérablement au cours de la quatrième semaine du chevreau. Des recherches démontrent que les veaux qui ont accès à volonté à la nourriture ne consomment pas autant de moulée de démarrage que les veaux rationnés. Toutefois, en postsevrage, les veaux en alimentation libre rattrapent rapidement la consommation des veaux rationnés. Des travaux récents démontrent qu'il n'est pas dommageable pour le développement du rumen d'offrir du foin aux veaux, contrairement à ce que des études antérieures ont suggéré.
Le sevrage peut être brusque ou progressif. Les veaux en alimentation libre qui boivent du lait acidifié sont sevrés brusquement, à la cinquième ou sixième semaine. Les producteurs rapportent que les veaux ainsi sevrés manifestent une certaine anxiété lors du retrait des tétines. Mais la réaction des veaux au sevrage n'est pas pire que celle des veaux élevés selon les méthodes d'alimentation standards. Il est également possible de sevrer les animaux de façon graduelle.
Contrairement aux veaux, les chevreaux sont le plus souvent élevés en groupe. Les maladies respiratoires et la diarrhée sont les deux plus importants problèmes associés à l'élevage en groupe des veaux. En fait, l'utilisation des huttes est devenue populaire pour isoler les veaux et diminuer les risques de maladie. Des études ont été réalisées récemment en Suède sur l'effet de la taille du groupe et du taux de croissance de veaux laitiers logés dans des enclos dotés de distributeurs de lait automatiques (Svensson et Liberg, Prev. Vet. Med. 73, 2006). Les auteurs ont observé que " les maladies respiratoires étaient plus fréquentes chez les veaux logés en groupe de 12 à 18 (rapport de cotes : 1.4); leur taux de croissance était de 0,022 cm/jour de moins que les veaux logés par groupe de six à neuf animaux (ce qui équivaut à environ 40 g/jour). Nous n'avons observé aucune différence entre les veaux gardés en petits groupes par rapport à ceux qui étaient gardés en groupes plus nombreux pour ce qui est de la diarrhée. " Je ne suis pas au courant de recherches portant sur le lien entre la taille des groupes et la santé des chevreaux. Toutefois, il est probable que l'accès aux tétines durant les principales périodes de repas soit un facteur limitatif.
Dans la plupart des fermes de vaches laitières où se déroulent les projets pilotes, les veaux sont en groupes de quatre à neuf. Ces fermes obtiennent de très bons résultats. De nombreux cas de larmoiement et de toux ont été observés à l'une de ces fermes, dotée d'une étable à environnement contrôlé. Lorsque l'humidité relative a été réduite de 65 % à 50 % et que la température a été réglée à 10 -11°C, les symptômes ont disparu. Il est important de surveiller attentivement les conditions d'humidité et de température dans les étables où logent des chevreaux.
À un endroit, la température de l'étable abritant les chevreaux laitiers a été réglée à 13 °C. À cette température, les chevreaux ne s'entassent pas les uns contre les autres autant que sous des températures plus basses. L'étable en question était dotée d'un très bon système de ventilation offrant une bonne circulation d'air.
En Finlande, les conseillers en élevage recommandent de nourrir les veaux avec du lait acidifié dans les fermes qui ont des problèmes de diarrhée. Selon eux, le lait acidifié prévient la diarrhée. Les veaux peuvent boire de 9 à 12 litres par jour en alimentation libre. À ces quantités, les fèces sont de consistance molle, mais il ne s'agit pas du tout de diarrhée causée par une bactérie. Dans le cadre du projet pilote, la diarrhée n'a pas été signalée comme un problème. En fait, les cas de diarrhée étaient rares chez les animaux en alimentation libre, sauf dans trois fermes où le lait acidifié avait été servi tiède ou chaud. Étant donné que l'acidification réduit les quantités de bactéries, le risque de diarrhée causée par du lait contaminé devrait être moindre chez les veaux qui boivent du lait acidifié. Les producteurs de chèvres laitières ont adopté cette méthode d'alimentation pour contrer la diarrhée chez leurs chevreaux et signalent maintenant que le problème a disparu.
Un peu plus haut en parlant des tétées fréquentes, j'ai mentionné que le lait acidifié qui présente un pH de 4,0 à 4,5 devrait être bénéfique pour les veaux, surtout pour prévenir les infections au Clostridium perfringens de type A. Cette bactérie est diagnostiquée de plus en plus souvent chez les veaux souffrant d'ulcère de la caillette ou chez ceux qui meurent subitement. Puisque la croissance optimale de la bactérie se produit sous un pH qui se situe entre 5,5 et 9,0, le lait qui pénètre dans la caillette à un pH de 4,0 à 4,5 devrait offrir un milieu peu propice à la croissance de Clostridium et à sa sporulation. Il est certain que des recherches seraient nécessaires pour confirmer ou infirmer cette théorie. Il reste que les tétées fréquentes ou l'ingestion de lait acidifié devraient être considérées comme moyens de prévention, puisque les autres méthodes semblent peu efficaces.
Les virus sont reconnus comme étant très résistants aux conditions acides. Je ne trouve pas de recherches sur le virus de l'arthrite/encéphalite caprine à ce sujet, mais il est probable qu'il tolère des pH de 4,0 à 4,5. Dans six mois, nous devrions obtenir une évaluation du statut sanitaire du premier groupe de chevreaux élevés avec du colostrum et du lait de chèvre acidifiés.
Ma première expérience avec l'alimentation libre fut avec des chevreaux dans une laiterie qui faisait la traite de plusieurs centaines de chèvres. Le taux de mortalité chez les chevreaux était de 32% et la plupart des décès étaient associés à des diarrhées qui survenaient lorsque les chevreaux étaient âgés de 7 à 10 jours. La qualité du colostrum (récolte trop tardive), la sous-alimentation (maigreur), le stress dû au à l'ingestion excessive de lait (ballonnement après la tétée) et la diarrhée ont été les principaux problèmes que nous avons tenté de résoudre en mettant en place un protocole d'alimentation qui visait à permettre aux chevreaux de téter à volonté pour satisfaire leurs besoins naturels. L'objectif était de faire en sorte que les chevreaux ingèrent de petites quantités à la fois et prennent plusieurs repas. Nous cherchions aussi à faire augmenter la consommation de colostrum et de lait de transition au cours des premiers jours suivant la naissance afin d'éliminer le stress associé à la faim.
L'accès à volonté à du lait de chèvre
ou de vache ou du lait de remplacement acidifiés a remporté
beaucoup de succès dans plusieurs fermes caprines de l'Ontario.
L'adoption de cette méthode semble plus rapide auprès des
chèvres que des vaches laitières.
Figure 6. La photographie ci-contre illustre des chevreaux naissants en train de téter du colostrum acidifié donné en alimentation libre. Après la mise en place de cette nouvelle méthode d'alimentation à la ferme, le taux de mortalité est passé de 32 % à 3 % en 2005. Les éleveurs donnent aux chevreaux du colostrum, du lait et du lait de remplacement acidifiés durant les trois premières semaines qui suivent la naissance, au cours de la période de mise-bas de 2006. Selon un rapport récent, 200 chevreaux sont nés au cours d'une période de 30 jours et un seul est mort (écrasé).
L'alimentation libre permet d'offrir plusieurs repas légers aux chevreaux naissants au cours des 12 premières heures suivant la naissance, au moment où ils assimilent facilement les immunoglobulines assurant leur immunité passive. Le protocole qui suit a fait ses preuves dans le cadre du projet pilote. Il permet de profiter de tous les avantages du colostrum et du lait frais. Il est possible que le protocole ne puisse pas s'appliquer cependant aux chevreaux qui participent aux programmes sur l'arthrite/encéphalite caprine et sur la maladie de Johne. On peut remplacer le colostrum de chèvre par du colostrum, du lait ou du lait de remplacement acidifiés de vache pour les chevreaux qui font partie des troupeaux témoins dans le cadre du programme de contrôle de l'arthrite /encéphalite caprine.
En
conditions naturelles, il n'y a pas d'intervalles de 4, 6, 8 ou 10 heures
entre les repas des nouveau-nés. Il est essentiel de leur donner
accès à volonté au lait dès la naissance.
On peut, bien sûr, leur donner le premier boire avec un biberon.
Mais les chevreaux doivent s'entraîner à utiliser les tétines
et s'y habituer et cela doit se faire dans les premières heures.
Les chevreaux en alimentation libre qui boivent du lait acidifié doivent aussi avoir accès à volonté à l'eau et aux grains. Ces derniers sont essentiels pour faciliter le développement du rumen.
Figure 7. Les chevreaux aiment à se tenir en groupe lorsqu'ils mangent. Il doit donc y avoir assez de tétines pour permettre à plusieurs chevreaux dans l'enclos de téter en même temps. Les chevreaux rassasiés s'amusent souvent entre eux dans l'enclos.

Identifier clairement - Acide formique dilué. Attention- Irritant pour la peau, les yeux et les poumons. Garder hors de la portée des enfants. Instructions pour le mélange : tout en brassant vigoureusement, ajouter 30 ml à 1 litre de lait entier ou de lait de remplacement. Mélanger 40 à 45 ml à 1 litre de colostrum. Vérifier si le pH se situe entre 4 et 4,5.
Le lait tiède peut être acidifié, mais il se sépare plus rapidement et exige des brassages plus fréquents et plus vigoureux.

Mélanger 30 ml d'acide dilué à 1 litre (1000 ml) de lait ou de lait de remplacement. Ajouter 40 à 45 ml d'acide dilué à 1 litre de colostrum. Vérifier si le pH se situe entre 4 et 4,5.
Mélanger 150 ml d'acide dilué à 5 litres de lait.
Mélanger 300 ml à 10 litres
Mélanger 450 ml à 15 litres
Mélanger 600 ml à 20 litres
Brasser vigoureusement au moment d'ajouter l'acide. Brasser encore 30 minutes plus tard, et ensuite à trois autres reprises au cours de la journée. Utiliser un mélangeur à peinture et une perceuse sans fil à basse vitesse (Figure 9).
Vérifier si le pH de la solution se situe entre 4,0 et
4,5 après avoir effectué le mélange (Figure
10).
L'été, nourrir les chevreaux avec du lait à
la température ambiante.
L'hiver, donner du lait dont la température se situe autour
de 20 à 25°C. Ne pas réchauffer le lait.
Conserver le lait dans de contenants fermés pendant 1 à 3 jours. Garder les mouches et les chats à l'écart.
Nettoyer les tétines, les clapets, les conduites et le contenant avec de l'eau tiède et du savon à vaisselle.
Offrir de l'eau propre aux chevreaux et du grain à volonté. Installer les tétines à une hauteur appropriée au-dessus du sol, dans l'enclos.
Les méthodes d'alimentation conventionnelles peuvent être efficaces lorsqu'on a peu de chevreaux. Les exploitations de chèvres laitières prennent toutefois de l'expansion; le nombre de chèvres et de chevreaux par ferme augmente donc aussi. L'alimentation individuelle des chevreaux exige beaucoup de main-d'uvre, ce qui incite les éleveurs à chercher d'autres méthodes d'alimentation. Les mangeoires mobiles, l'alimentation libre et les systèmes d'alimentation automatisés (informatisés) sont des choix à considérer pour l'alimentation en groupe des chevreaux. Le principal défi demeure la prévention et le contrôle des maladies respiratoires dans les systèmes de logement en groupe. Le logement en bâtiment clos avec réglage de la chaleur et de la ventilation entraîne des coûts additionnels et présente des risques plus élevés de maladies respiratoires. Les chevreaux se développent bien à des températures oscillant autour de 13 °C, mais il est préférable de leur servir du lait dont la température se situe entre 20 et 25 °C. Nous avons donc besoin d'innovations pour que l'alimentation libre ou les systèmes automatisés deviennent un choix viable pour les plus grosses fermes.
Plusieurs éleveurs et gérants de fermes laitières (vaches ou chèvres) ont mis en place des projets pilotes afin d'approfondir la compréhension des méthodes d'accès à volonté à la nourriture. Ils se sont révélés d'excellents chercheurs et professeurs.
| Auteur : | Par Dr Neil Anderson - vétérinaire principal/Prévention des maladies - Ruminants/MAAARO |
|---|---|
| Date de création : | 01 Avril 2006 |
| Dernière révision : | 23 mars 2010 |