Réduction du stress des chèvres durant le transport


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 435/10
Date de publication : Mai 2015
Commande no. 15-014
Dernière révision : Mai 2015
Situation :
Rédacteur : C. Richardson

Table des matières

Introduction

Tout stress subi par les chèvres en cours de transport peut se répercuter sur leur bien-être, leur système immunitaire et la qualité des carcasses. Pour cette raison, le bien-être des chèvres doit être au cœur des préoccupations de quiconque les manipule, depuis le moment de leur groupage en vue de leur expédition jusqu'au moment de leur installation au point de destination final. La réduction ou l'élimination des facteurs de stress liés au transport donne des animaux plus sains ou l'expédition de produits de meilleure qualité. Il faut veiller à ce que les chèvres soient manipulées avec soin, qu'elles soient transportées en toute sécurité et qu'elles bénéficient de conditions appropriées durant le transport et le déchargement.

Préparation en vue du Transport

Toute personne prenant part à la décision de manipuler et de transporter des animaux a la responsabilité des soins qui leur sont prodigués et de leur bien-être tout au long du trajet. La responsabilité du producteur ne se termine pas une fois les chèvres chargées à bord du camion. Quiconque est directement ou indirectement impliqué dans l'expédition ou le transport d'animaux doit comprendre et respecter les règlements visant le transport sans cruauté des animaux dans chacun des territoires qu'ils traversent.

Afin d'abaisser les facteurs de stress pour les chèvres et les travailleurs, il faut y voir avant même de déterminer quelles chèvres seront expédiées. Le fait d'avoir prévu un système de manipulation bien conçu qui tient compte du comportement grégaire naturel des chèvres facilite le tri et le chargement des bêtes en plus d'atténuer le stress auquel elles sont exposées. Avant de rassembler ou de trier les chèvres, inspecter les voies de chargement à la recherche d'éléments en saillie qui risqueraient de les blesser. Former le personnel pour qu'il fasse preuve de patience envers les chèvres et les manipule de manière à les stresser le moins possible. En présence d'animaux, toute tâche faite à la hâte finit habituellement par prendre plus de temps que prévu et par stresser le travailleur de même que les chèvres.

Au moment d'être rassemblées, mises dans des enclos, triées et chargées à bord de camions, les chèvres qui font l'objet d'un élevage extensif sur pâturage et qui ont par conséquent peu de contacts avec les humains subiront un stress plus grand que celles qui ont l'habitude d'être manipulées. Il peut y avoir des avantages à faire circuler les chèvres dans des voies de chargement sans les arrêter pour les traiter ou les trier. Si l'expérience du premier passage dans les voies est « bonne », il sera plus facile de les y conduire et de les leur faire emprunter quand il faudra les charger à bord d'un camion.

Manipulation et chargement

Les travailleurs doivent savoir comment rassembler, attraper et immobiliser convenablement les chèvres. Des conditions très stressantes pour les chèvres augmentent l'incidence de la déshydratation, de la freinte (perte de poids) et des ecchymoses. Le comportement d'une chèvre soumise à un trop grand stress se modifie. La chèvre peut s'arrêter ou refuser d'avancer, s'immobiliser complètement, reculer, s'enfuir ou être bruyante. L'utilisation d'une palette pour trier et manipuler les chèvres leur occasionne peu de stress et d'ecchymoses. On ne devrait pas utiliser d'aiguillons électriques avec les chèvres, car ils ne donnent pas de bons résultats. Un crochet bien utilisé peut servir à entraver les chèvres. Ne jamais saisir les chèvres par la toison. Éviter de les saisir par les cornes, car le bris d'une corne peut endommager le crâne. Les saisir plutôt en posant une main sous la mâchoire et l'autre sur le dessus de la tête. Pour embarquer les chèvres à bord d'un véhicule, les prendre à bras le corps en veillant à leur soutenir la poitrine et l'abdomen. Ne jamais les soulever par la tête, les cornes, les oreilles, la toison ni les pattes.

S'assurer que tous les animaux sont aptes au transport. Un producteur ne doit jamais envoyer à l'abattage un animal qu'il ne voudrait pas retrouver dans son assiette. Légalement, on ne saurait expédier un animal fragilisé, c.-à-d., un animal qui n'est pas à même de surmonter le stress du transport. On doit se rappeler que le transport ne prend pas nécessairement fin au premier point de destination. Les chèvres vendues aux enchères peuvent être mises à bord de camions et transportées plusieurs fois. Ne pas expédier de chèvres qui sont blessées, handicapées, fatiguées, en mauvaise santé, en détresse, sur le point de mettre bas, très jeunes ou très vieilles.

La pente des rampes de chargement ne devrait pas être supérieure à 35°. La rampe doit reposer sur un quai plat sans qu'il y ait d'écart entre elle et le quai, afin que les chèvres puissent accéder sans peine au véhicule. En l'absence d'un quai, il ne faudrait pas exiger que les chèvres franchissent une marche de plus de 38 cm (15 po) de hauteur. Si le chargement se fait de nuit, veiller à ce que les lumières n'éblouissent pas les chèvres, mais éclairent plutôt l'intérieur du véhicule vers lequel elles doivent se diriger.

Les ombres, les points lumineux et les distractions au sol ou sur les côtés des glissières peuvent provoquer l'immobilisation de chaque chèvre. La vision des chèvres fait en sorte qu'elles doivent baisser la tête pour voir la profondeur. Les chèvres ont besoin de temps pour évaluer la profondeur d'une ombre. Une lumière éblouissante les amène à regimber dans la glissière. Les journées ensoleillées, si les chèvres doivent passer directement de la chèvrerie au camion, recouvrir l'aire de chargement afin d'y maintenir une ombre uniforme. Avant de conduire les chèvres vers l'aire de chargement, s'y rendre soi-même à pied en prêtant attention aux ombres contrastantes, aux points lumineux, aux papiers qui jonchent le sol, aux sacs et aux manteaux pendus de chaque côté et à tout objet qui risquerait de nuire à la circulation des bêtes et de les amener à s'immobiliser, à ralentir et à reculer.

Préparation du véhicule

Pour expédier les chèvres, les producteurs ou expéditeurs peuvent opter pour un transporteur ou utiliser leur propre véhicule. Le véhicule doit être sûr pour les chèvres et respecter le code de la route en vigueur dans les territoires traversés. Les petites remorques d'utilité générale sans parois latérales convenables et ouvertes sur le dessus ne conviennent pas au transport du bétail; les chèvres peuvent sauter par-dessus les parois, tomber de la remorque ou en être expulsées. Les pieds, pattes ou cornes peuvent rester pris ou se briser dans les trous ou les fentes dans les parois des véhicules. Un toit sur le véhicule garde les chèvres en sécurité à l'intérieur et les protège du soleil et des précipitations.

Inspecter l'intérieur du véhicule à la recherche d'éléments en saillie qui pourraient blesser les chèvres durant le chargement ou le trajet. Rembourrer les charnières, loquets et autres pièces saillantes pour éviter qu'elles ne blessent les chèvres qui pourraient tomber ou être projetées contre elles.

Le niveau de bruit dans les remorques à bestiaux est souvent élevé et varie peu en fonction de la vitesse ou du type de route empruntée. Chez les chèvres, le bruit a une plus grande influence que la vitesse sur la libération d'hormones liées au stress. Resserrer les pièces métalliques et les éléments du plancher de la remorque pour réduire les bruits causés par les vibrations. Enrouler du caoutchouc (p. ex., des tuyaux de caoutchouc) autour des cloisons et des glissières de chargement portatives pour réduire les bruits de choc.

Pour éviter que les chèvres ne glissent sur les planchers des véhicules, y ajouter une bonne couche de litière après avoir, au besoin, recouvert au préalable le plancher de sable. Les chèvres risquent davantage de se blesser si elles ne sont pas stables sur leurs pieds. Cloisonner les gros véhicules pour y aménager des compartiments d'au plus 3,1 m (10 pi) de long. Le cloisonnement améliore la stabilité des chèvres.

Circulation d'air dans les véhicules

La circulation d'air au-dessus des chèvres dans les bétaillères évacue l'excès de chaleur, d'humidité, de poussière et de gaz. Des températures et des taux d'humidité élevés à l'intérieur d'un camion, conjugués à une circulation d'air déficiente entraînent des stress thermiques graves. Une bonne circulation d'air est primordiale pour maintenir la santé des chèvres durant le transport et par la suite. Les panneaux des parois extérieures du véhicule doivent être réglables ou amovibles. Le chauffeur doit planifier son trajet et régler ces panneaux en fonction des températures et des précipitations prévues durant le transport. Dès que les conditions changent, il doit s'arrêter et doit pouvoir régler la ventilation en modifiant la position des panneaux facilement et en toute sécurité.

Les véhicules à plusieurs niveaux peuvent avoir des orifices de ventilation couverts à la hauteur de la route pour empêcher les embruns de pénétrer dans les parties basses du véhicule. On peut protéger les bêtes des vents de travers forts l'hiver en recouvrant les orifices du côté d'où vient le vent. Le chargement des chèvres à bord du véhicule y fait grimper les températures et taux d'humidité tant que le véhicule est à l'arrêt. Sauf les jours où souffle un vent froid, laisser tous les orifices de ventilation ouverts dans les grosses remorques durant le chargement, afin de prévenir l'incidence de stress thermique chez les chèvres embarquées les premières. Le chauffeur peut ensuite régler l'ouverture des parois rapidement, au besoin, juste avant de quitter la cour.

Des études montrent que, dans une bétaillère en mouvement, l'air circule, non pas de l'avant vers l'arrière, mais de l'arrière vers l'avant. L'installation d'orifices de ventilation à l'avant du camion ou de la remorque n'aide pas à améliorer la circulation d'air. La force d'impulsion de l'air le long du véhicule en mouvement ne suffit pas à inverser l'écoulement de l'air de l'arrière vers l'avant à l'intérieur. Beaucoup d'air est perdu à travers les perforations et les orifices de ventilation. L'air qui pénètre par l'avant du véhicule et qui se déplace vers l'arrière est bloqué à l'avant de celui-ci et peut même réduire l'efficacité de la ventilation dans l'ensemble. L'air qui pénètre par les ouvertures à l'avant du véhicule a tendance à être aspiré vers l'extérieur à travers les orifices de ventilation dans les parois latérales à l'avant du véhicule. De plus, les déflecteurs qui opposent une résistance au vent sur les habitacles des camions dirigent l'air par-dessus la boîte du camion, au-delà ou passé les orifices de ventilation situés à l'avant.

Quand une bétaillère est en mouvement, l'écoulement de l'air par-dessus les chèvres est engendré par une différence de pression d'air le long des parois ouvertes de la remorque (ou de la boîte du camion). Pendant que le véhicule est en mouvement, l'air qui passe par-dessus l'avant du véhicule se sépare et crée une zone de basse pression qui aspire l'air vers l'extérieur par les orifices de ventilation latéraux situés à l'avant. Vers l'arrière du véhicule, l'air touche à nouveau celui-ci. Au moment où l'air touche l'arrière du véhicule, la succion est beaucoup moins grande qu'à l'avant, à la hauteur des orifices de ventilation. L'air entre par les orifices de ventilation à l'arrière et se dirige vers l'avant de la remorque par-dessus les chèvres pour ressortir par les orifices de ventilation à l'avant. Le principe est le même quelle que soit la taille ou la longueur du véhicule.

Ne pas utiliser de cloisons pleines entre les compartiments. Ne pas transporter de chèvres dans la partie avant à parois pleines d'une remorque à col de cygne. S'assurer que les gaz d'échappement du moteur ne sont pas aspirés à l'intérieur de la remorque. Couper le moteur pendant le chargement des animaux.

Chargement

Pour prévenir les blessures et les ecchymoses à l'intérieur du véhicule, séparer les chèvres plus grosses et les animaux d'autres espèces des chèvres plus petites. Les chèvres les plus fortes, les mâles en particulier, cherchent à occuper les meilleures places dans le véhicule et à établir un nouvel ordre une fois dans un nouvel environnement. En milieu clos, la tendance des chèvres dominantes à faire preuve d'agressivité peut se traduire par une augmentation des attaques et éventuellement par des blessures. Les attaques par des chèvres plus lourdes sont parfois plus que doublées quand celles-ci sont placées avec des chèvres plus légères. Elles encornent alors leurs congénères ou leur donnent des coups de tête. Les ecchymoses sont plus nombreuses lorsque des chèvres cornues se retrouvent en situation de surpeuplement.

En Transit

Planifier avec soin Planifier avec soin l'itinéraire et le moment du départ. Prendre en considération les conditions météorologiques prévues au cours d'un trajet de moyenne à longue durée. Le passage aux douanes, la congestion dans les centres urbains ou la traversée de zones de travaux sont de nature à prolonger le temps de séjour des chèvres à l'intérieur du véhicule. Le confort des chèvres est plus grand quand le véhicule roule à vitesse uniforme que s'il s'arrête et repart de façon répétée. Le microclimat à l'intérieur du véhicule dépend de l'air qui y circule. Par temps chaud, il se peut que la chaleur accumulée après un arrêt ne puisse être évacuée si le véhicule est immobilisé ou roule à vitesse réduite. Si l'on s'attend à du temps chaud ou chaud et humide, envisager de charger le véhicule et de faire le trajet de nuit ou pendant les parties plus fraîches de la journée.

La conduite du véhicule influence grandement la stabilité et l'équilibre des chèvres en cours de transport. Ces dernières prennent peur si elles sont bousculées ou ont du mal à prendre pied sur le plancher d'un véhicule en mouvement. Aménager le quai de chargement de telle sorte que le véhicule ait le moins possible de virages, d'arrêts et de redémarrages à faire au départ. Un départ brusque a des répercussions sur les équilibres hormonal et sanguin et peut provoquer une augmentation des battements cardiaques allant du simple au double.

Les chèvres préfèrent se tenir parallèlement à la direction du camion, bien qu'elles changent souvent de position. Des études montrent que, dans les 10 premières minutes du trajet, les chèvres affichent différents comportements; elles ont surtout tendance à sauter et à bêler. Dans des situations de surpeuplement, les chèvres qui sont tombées ont fait perdre pied à leurs congénères et les chèvres tombées ont été piétinées.

Conduire le véhicule en douceur pour éviter que les chèvres ne fassent de chutes. C'est au moment du freinage et dans les virages que se produisent 75 % des chutes, les 25 % restants étant causés par les bosses dans la chaussée et l'accélération. Toujours accélérer lentement et en douceur. Planifier le freinage et ralentir graduellement. Modérer la vitesse dans les virages ou sur les routes cahoteuses.

Faire un arrêt pour vérifier l'état des chèvres peu après le départ. Sous toutes les conditions météorologiques ou au cours de longs trajets, le surpeuplement peut nuire aux chèvres. Voici des signes de surpeuplement et d'inconfort des animaux en cours de transport :

  • animaux agités qui ne cessent de bouger;
  • animaux qui cherchent à prendre pied;
  • animaux bruyants pendant une période prolongée;
  • animaux qui se couchent involontairement et qui peuvent même être incapables de se relever.

Densités de chargement - Chèvres (système métrique)

Figure 1. Densités de chargement - Chèvres (système métrique)
(Offert par le Conseil de recherches agro-alimentaires du Canada)

Explication de texte: Densités de chargement - Chèvres (système métrique)

Utiliser les graphiques des figures 1 et 2 pour déterminer la densité de chargement qui convient à un véhicule donné. Pour les trajets de plus de 24 heures, réduire la densité de chargement de 15 % par rapport à la densité maximale admise afin de permettre aux chèvres de se coucher. Si l'agitation ne cesse pas ou si les bêtes semblent souffrir de la chaleur ou du froid, intervenir le plus tôt possible. Rectifier le réglage des panneaux dans les parois du véhicule, au besoin. Au cours des longs trajets, s'arrêter pour jeter un coup d'œil aux chèvres toutes les trois heures. Les chauffeurs devraient vérifier leur chargement chaque fois qu'ils s'arrêtent et peuvent sortir du véhicule.

Exemple 1. Calcul effectué à partir de la surface minimale par animal

Le tracé inférieur du graphique montre que, pour des chèvres de 45 kg, la surface minimale par animal indiquée sur l'axe de droite est de 0,25 m2. Une remorque standard de 2,61 m de largeur (2,55 m de largeur à l'intérieur) et de 6 m de longueur offre une surface de 15,3 m2. Le nombre maximal de chèvres de 45 kg que peut contenir cette remorque est donc de 61. Si le temps est chaud et humide ou si le trajet doit être long, le nombre maximal de chèvres à bord de cette remorque serait de 52.

Calculs

Surface de la remorque : 2,55 m de largeur x 6 m de longueur
= 15,3 m2

Surface de 15,3 m2/0,25 m2/chèvre de 45 kg
= 61,2 chèvres

Surface de 15,3 m2/0,25 m2/chèvre de 45 kg x 85 % = 52,0 chèvres

Exemple 2. Calcul à partir de la densité de chargement maximale de la remorque

Le tracé supérieur du graphique montre que, pour des chèvres de 45 kg, la densité de chargement maximale indiquée sur l'axe de gauche est de 181,5 kg/m2. Une remorque standard de 2,61 m de largeur (2,55 m de largeur à l'intérieur) transporterait 462,8 kg de ces chèvres par mètre de longueur de plancher. Une remorque de 6 m transporterait au maximum 2 777 kg de ces chèvres, soit 61 chèvres. Si le temps est chaud et humide ou si le trajet doit être long, le nombre maximal de chèvres à bord de cette remorque serait de 52.

Calculs

Poids des chèvres par mètre de longueur du plancher de la remorque : 2,55 m de largeur de remorque x densité de chargement maximale de la remorque de 181,5 kg/m2 pour des chèvres de 45 kg
= 462,8 kg

6 m de longueur de plancher x 462,8 kg de chèvres/m
= 2 777 kg de chèvres

2 777 kg de chèvres/45 kg/chèvre
= 61,7 chèvres

2 777 kg de chèvres/45 kg/chèvre x 85 %
= 52,5 chèvres

Densités de chargement - Chèvres (système impérial)

Figure 2. Densités de chargement - Chèvres (système impérial) (Offert par le Conseil de recherches agro-alimentaires du Canada)

Explication de texte: Densités de chargement - Chèvres (système impérial)

Exemple 3. Calcul effectué à partir de la surface minimale par animal

Le tracé inférieur du graphique montre que, pour des chèvres de 90 lb, la surface minimale par animal indiquée sur l'axe de droite est de 2,5 pi2. Une remorque standard de 102 po de largeur (8,3 pi de largeur à l'intérieur) et de 20 pi de longueur offre une surface de 166 pi2. Le nombre maximal de chèvres de 90 lb que peut contenir cette remorque est donc de 66. Si le temps est chaud et humide ou si le trajet doit être long, le nombre maximal de chèvres à bord de cette remorque serait de 56.

Calculs

Surface de la remorque : 8,3 pi de largeur x 20 pi de longueur
= 166 pi2

Surface de 166 pi2/2,5 pi2/chèvre de 90 lb
= 66,4 chèvres

Surface de 166 pi2/2,5 pi2/chèvre de 90 lb x 85 %
= 56,4 chèvres

Exemple 4. Calcul à partir de la densité de chargement maximale de la remorque

Le tracé supérieur du graphique montre que, pour des chèvres de 90 lb, la densité de chargement maximale indiquée sur l'axe de gauche est de 36 lb/pi2. Une remorque standard de 102 po de largeur (8,3 pi de largeur à l'intérieur) transporterait 299 lb de ces chèvres par pied de longueur de plancher. Une remorque de 20 pi transporterait au maximum 5 980 lb de ces chèvres, soit 66 chèvres. Si le temps est chaud et humide ou si le trajet doit être long, le nombre maximal de chèvres à bord de cette remorque serait de 56.

Calculs

Poids des chèvres par pied de longueur du plancher de la remorque : 8,3 pi de largeur de remorque x densité de chargement maximale de la remorque de 36 lb/pi2 pour des chèvres de 90 lb
= 299 lb

20 pi de longueur de plancher x 299 lb de chèvres/pi
= 5 980 lb de chèvres

5 980 lb de chèvres/90 lb/chèvre
= 66,4 chèvres

5 980 lb de chèvres/90 lb/chèvre x 85 %
= 56,5 chèvres

Temps chaud

Il est primordial de maintenir une bonne ventilation durant tout le temps où les chèvres se trouvent à bord du véhicule. Si le temps est chaud et particulièrement humide, prendre des précautions supplémentaires pour éviter le stress causé par la chaleur chez les chèvres.

Veiller à ce que rien n'obstrue la circulation d'air dans le véhicule. Éviter d'installer des cloisons à l'intérieur du véhicule de manière à ne pas nuire à la circulation d'air. L'air qui circule dans le véhicule évacue la chaleur et l'humidité, ce qui procure aux chèvres les bienfaits du refroidissement par convection. Au niveau de l'échange de chaleur, l'air qui se déplace assure un meilleur gradient de température entre la chèvre et le milieu qui l'entoure. L'élimination de l'humidité autour de la chèvre crée un meilleur gradient de densité de vapeur d'eau en améliorant les pertes par évaporation, ce qui permet à la chèvre de tolérer des températures plus élevées.

Éviter les conditions de surpeuplement qui peuvent amener une très forte élévation des températures et de l'humidité. Réduire la densité de chargement normale de 15 % les jours chauds et humides (figures 1 et 2). Réduire au minimum la fréquence et la durée des arrêts, afin d'éviter les élévations rapides de température à l'intérieur du véhicule. Si les chèvres sont transportées sur une longue distance, s'assurer que, pendant les heures les plus chaudes de la journée, le véhicule se déplace à grande vitesse sur une autoroute.

Faire un arrêt pour vérifier l'état des chèvres après la première heure de transport, puis toutes les 2-3 heures. Ne jamais garer un véhicule chargé en plein soleil. Lors des arrêts pour se reposer ou manger, le chauffeur doit garer son véhicule à l'ombre et à angle droit par rapport à la direction du vent. Il devrait prendre ses pauses en dehors des heures les plus chaudes de la journée.

Le stress thermique est le problème dont souffrent le plus souvent les animaux en cours de transport. La zone thermoneutre pour les chèvres se situe entre 12 et 24 °C (54 et 76 °F) dans les régions tempérées.

La zone thermoneutre correspond à la fourchette de températures à l'intérieure de laquelle les chèvres n'ont aucun des efforts suivants à fournir pour maintenir leur température corporelle à l'intérieur de la plage normale :

  • brûler de l'énergie pour se réchauffer ou se rafraîchir;
  • ajuster leurs vaisseaux sanguins ou leur toison pour augmenter ou diminuer les pertes de chaleur;
  • changer de posture pour chercher de l'ombre, s'abriter, s'écarter du vent;
  • manger davantage.

Les chèvres ont recours à la respiration rapide ou halètement pour se rafraîchir. Le halètement les rafraîchit huit fois plus efficacement que la transpiration. S'assurer qu'aucune chèvre ne se tient le cou allongé et la gueule ouverte pour respirer; ce sont là des signes de stress thermique sévère. Pour ranimer une chèvre souffrant d'une trop grande exposition à la chaleur, lui faire couler de l'eau froide sur le dos de la tête. Ne jamais mouiller complètement d'eau froide une chèvre qui souffre de chaleur, car le choc thermique pourrait la tuer. Il est possible de soumettre les chèvres à une brumisation si elles se trouvent dans un enclos.

Se renseigner sur l'indice humidex (Canada) ou l'indice de chaleur (É.-U.) avant le départ. Comparer cette donnée du service météorologique à l'indice température-humidité présenté à la figure 3. Les chauffeurs peuvent consulter le tableau pour voir si la perception de la chaleur se situe dans la zone d'alerte, de danger ou d'urgence. Ils pourront ainsi réviser leurs plans en conséquence.

Par temps chaud et humide, si le véhicule est garé pour un motif d'urgence et que le chargement ne peut être déplacé ni mis à l'ombre, chercher de l'aide. Les services d'incendie ont de gros ventilateurs qu'ils peuvent installer le long des parois latérales du véhicule pour aspirer l'air hors du véhicule. Il est beaucoup plus efficace d'essayer d'aspirer l'air que de souffler de l'air dans le véhicule. Utiliser des tuyaux souples pour faire couler de l'eau sur le toit du véhicule, afin de rafraîchir l'air à l'intérieur. Ne pas arroser les chèvres à bord du véhicule, surtout pas par temps humide, car cela n'aurait pour effet que de faire augmenter le taux d'humidité à l'intérieur du véhicule. Faire couler l'eau sur le toit. Ouvrir le robinet lentement, car tout bruit soudain produit par l'eau frappant le toit fera paniquer les chèvres.

Tableau 1. Facteur de refroidissement éolien

Vitesse
du vent
(km/h)
Température réelle de l'air (°C)
10 4 -1 -7 -12 -18 -23
8
9
2
-3
-8
-15
-21
-26
16
4
-2
-8
-15
-22
-29
-34
24
2
-5
-12
-21
-28
-34
-41
32
0
-8
-16
-23
-31
-37
-45
40
-1
-9
-18
-26
-33
-39
-48
48
-2
-11
-21
-28
-36
-42
-51
56
-3
-12
-21
-29
-37
-44
-54
64
-3
-12
-22
-29
-38
-47
-56
72
-4
-13
-22
-30
-39
-48
-57
80
-4
-13
-23
-31
-40
-48
-58

Offert par le Conseil de recherches agro-alimentaires du Canada.

Temps frais

Les caprins, leurs petits en particulier, sont sujets aux pertes de chaleur corporelle et aux engelures. Si le temps est frais et pluvieux et par temps froid, prévenir le stress causé par le froid en cours de transport. Surveiller les signes d'inconfort des animaux (stress causé par le froid) durant le transport (p. ex., animaux mouillés, animaux se nourrissant de litière ou présence de liquides gelés sur la face ou les naseaux).

Par temps frais ou froid, les chèvres perdent leur chaleur corporelle beaucoup plus rapidement si elles sont mouillées, car, une fois mouillée, leur toison ne peut retenir l'air qui pourrait les garder au chaud. Augmenter la couche de litière pendant les périodes fraîches de l'année. Couvrir davantage d'ouvertures dans le véhicule, afin de protéger les chèvres des vents froids, de la pluie verglaçante et des embruns provenant de la route.

Le refroidissement éolien abaisse la température ambiante. Les bulletins météorologiques donnent le facteur de refroidissement éolien (qui détermine l'inconfort ressenti en fonction de la température de l'air et de la vitesse du vent).

Le tableau Facteur de refroidissement éolien (tableau 1) combine la température réelle de l'air et la vitesse à laquelle roule le véhicule. Il indique la température ressentie par les chèvres à bord du véhicule pendant que celui-ci est en mouvement. Les panneaux réglables dans les parois de la bétaillère peuvent être réglés de l'extérieur.

Éviter le surpeuplement. Si les chèvres sont à tel point collées les unes contre les autres qu'elles ne peuvent changer de position ni s'écarter du vent, elles risquent de souffrir d'engelures. Par temps froid, faire un arrêt pour vérifier l'état des chèvres après la première heure de transport, puis toutes les 2-3 heures.

Dèchargement

Quelle que soit la longueur du trajet, les chèvres sortiront du véhicule fatiguées et auront moins d'énergie pour des activités qui sollicitent les muscles, comme courir loin, sauter ou se battre. Ne pas les pourchasser à la sortie du véhicule. Les faire descendre sur un quai de déchargement plat, si possible. Laisser les chèvres avancer à leur propre rythme. Les pourchasser les expose à plus de stress, à des chutes et à des ecchymoses, en plus de leur faire brûler leurs réserves d'énergie déjà épuisées. Faire préparer les installations de manipulation avant de laisser sortir les chèvres. Parcourir à pied le trajet jusqu'aux installations pour enlever les obstacles qui pourraient faire regimber les chèvres et les inciter à revenir sur leurs pas et à nuire à la fluidité des déplacements. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est se positionner derrière le groupe et le forcer brusquement à avancer; les chèvres les plus à l'arrière sautent alors sur celles qui sont devant elles, leur infligeant des ecchymoses sur le dos et les épaules. De plus, les efforts des manipulateurs à l'arrière qui entrent trop profondément dans la zone de fuite des chèvres en marchant ou en courant et qui forcent les chèvres à sauter les unes sur les autres sont sans effet sur les chèvres à l'avant du groupe. Par ailleurs, crier ou faire beaucoup de bruit accélère rarement le processus et ne fait qu'ajouter au stress des animaux. Ce qu'il faut faire, c'est marcher en direction du groupe en longeant celui-ci, ce qui incite les chèvres à avancer au moment où l'on arrive à la hauteur de leur épaule ou de leur point d'équilibre. L'instinct moutonnier incite alors les chèvres à imiter leurs congénères; il en résulte moins de chutes, d'ecchymoses ou de mouvements de repli vers l'arrière.

Manipulation des chèvres à l'abattoir

Durant le transport, les pertes de poids sont attribuables à la freinte. Le pourcentage de freinte varie en fonction de multiples facteurs. La brutalité avec laquelle les chèvres sont manipulées durant le chargement et le déchargement, la durée de la contention avant le chargement, la période de l'année et la durée du trajet ont tous une influence sur la freinte. La freinte peut atteindre les 10 % ou plus et représenter une perte importante pour le producteur ou le transformateur.

Il existe deux types de freinte qui correspondent aux pertes d'eau associées à la réduction du contenu du tube digestif, des intestins et de la vessie, d'une part, et aux pertes d'eau dans les tissus, d'autre part. Le premier type de freinte se produit lorsque les animaux sont privés d'eau avant ou durant le transport. Les pertes de poids au niveau des tissus résultent de la perte de liquides tissulaires. Ce type de freinte se produit quand les animaux subissent un stress occasionné par des manipulations brusques et le transport, par exemple. Des études menées sur les bovins montrent que les animaux reprennent le poids perdu en un jour ou deux dans le cas du premier type de freinte et en 10 à 36 jours dans le cas de la freinte au niveau des tissus. Une freinte excessive peut se traduire par des chargements comportant un nombre accru d'animaux présentant de la viande à coupe sombre à l'abattage. Des études montrent que le stress pendant le chargement, en cours de transport et au déchargement augmente, chez les chèvres, les changements métaboliques responsables d'une détérioration de la qualité de la viande consécutive à des dommages aux muscles. Certains de ces changements commencent à s'atténuer trois heures après l'arrivée des chèvres à leur destination ultime.

Les chèvres soumises à un stress juste avant la transformation à l'abattoir voient leur métabolisme musculaire se modifier considérablement, ce qui peut nuire à la qualité de la viande. Tous les avantages procurés par un abaissement des facteurs de stress pendant le chargement et le transport seront perdus si les chèvres sont exposées à des facteurs de stress avant l'abattage. Le stress brule les réserves d'énergie emmagasinées dans les muscles. La transformation réalisée alors que l'animal est vidé de son énergie musculaire ou qu'il est en train de la récupérer peut donner une viande à coupe sombre.

Même si le jeûne contribue à réduire la contamination des carcasses par le contenu du tractus gastro-intestinal durant la transformation, le fait de priver les chèvres de nourriture et d'eau peut aussi augmenter le stress qu'elles subissent. Donner de l'eau aux chèvres jusqu'au moment de les charger à bord du véhicule. Il est très rare qu'elles boivent durant la période d'attente qui précède l'abattage. Leur servir des aliments durant la période d'attente à l'abattoir. Un long jeûne occasionné par une période d'attente prolongée, surtout par temps chaud, augmente le stress subi par les chèvres et peut détériorer la condition musculaire au point de nuire à la qualité de la viande.

Groupage

Un environnement peu familier et l'isolement de leurs congénères suffisent à rendre les chèvres nerveuses. Le nouvel environnement qu'elles trouvent à l'abattoir peut constituer un facteur de stress plus grand pour les chèvres que la privation de nourriture. Plus longue est la durée d'isolement des chèvres, plus grand est le stress émotionnel qu'elles subissent. Pour faciliter la manipulation et réduire le stress préalable à la transformation, veiller à ce que chaque chèvre ait toujours un contact visuel avec la chèvre qui la précède.

Chèvres transportées à la ferme

La manipulation, le chargement et la durée du transport sont des facteurs de stress pour les chèvres. La recherche indique que le stress attribuable au transport peut inhiber le système immunitaire de la chèvre. Il a été démontré que trois jours après un trajet de 12 heures par temps chaud et sec, la température rectale, la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire se situaient à la limite supérieure des valeurs critiques. Des autopsies révèlent que les chèvres deviennent vulnérables à des infections respiratoires après de longs trajets sous des conditions qui leur sont défavorables.

Des chercheurs se penchent sur l'administration au bétail de certains électrolytes après le transport, dans le but de contrer plus rapidement les effets du stress occasionné par le transport. Dans le cadre d'une étude menée au Nigéria pendant la saison chaude et sèche, on a administré oralement à des chèvres de l'acide ascorbique (vitamine C) avant le chargement en vue d'un trajet de 12 heures. L'expérience a été concluante, car elle a permis de réduire considérablement les effets du stress chez les chèvres.

Résumé

La diminution du stress durant le transport peut améliorer la santé des chèvres et la qualité des carcasses. Toute personne qui participe au transport de chèvres est tenue de réduire ou d'éliminer les éventuelles sources de stress. Utiliser des installations d'attente et de chargement conçues de manière à garantir le bien-être des animaux et à minimiser les facteurs de stress. Conduire le véhicule en douceur de manière à garantir la sécurité des animaux durant le trajet. Veiller à ce que les véhicules utilisés conviennent au transport des chèvres et soient confortables pour elles. Pour préserver la qualité de la viande, fournir aux chèvres un peu d'eau et d'aliments et éviter qu'elles ne se trouvent isolées avant la transformation.

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La version anglaise de cette fiche technique a été rédigée par Craig Richardson, spécialiste des soins des animaux, MAAARO, Kemptville.

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